Catégorie : actualités

  • Lancement des Pélamis.

    Lancement des Pélamis.

    Images_5 Au Portugal, va commencer l’exploitation commercial de plusieurs Pélamis, serpents de mer produisant de l’électricité grâce à la houle.
    Long de 150 Mètres, large de 3.5, le moteur produit de l’électricité lors qu’il est agité par les vagues.
    Dans le cas de ces trois pélamis, ce sont 2000 foyers qui seront fournis en électricité par cette technique.
    Pour le Portugal et sa très longue façade maritime, on comprend bien l’intérêt que peut présenter cette innovation.
    25 devraient donc suivre, et si le succès se profile à l’horizon, nul doute que cette production s’y multipliera.
    Le pays a toujours tiré profit de sa façade maritime (il lui serait difficile de faire autrement), il est logique que cela continue.

    Ce projet est un investissement de 70 millions d’euros, généralisé, il pourrait produire 20 % de la consommation énergétique du pays. Les énergies renouvelables, et il y a de grosses possibilités au Portugal pourrait rapidement couvrir 40 % des besoins.

    Le constat est donc simple, le problème du renouvelable n’est que le problème de recherches et d’investissements.

    Dimanche 12 octobre 2008

  • GM et Ford : on a aussi parlé fusion…

    GM et Ford : on a aussi parlé fusion…

    Images_4 Certains mettaient leur sérieux en avant, maintenant il est plutôt clair que les constructeurs US ont mangés un clown.
    Comme, là aussi, on ne change pas de méthode perdante, on avait imaginé un montage, finalement abandonné.
    Aucune des fusions envisagées, que ce soit à deux ou à trois, n’apporterait la moindre solution aux problèmes des constructeurs, à savoir :
    – 20 années de bénéfices flambés dans le rachat de leurs propres actions,
    – Une gamme inadéquate de chars d’assaut sur roues, à une époque "light" au niveau consommation,
    – le financement de la protection sociale, en déclin, reposant uniquement sur les entreprises concernées,
    – le libre-échange.

    La question qui se pose aussi, est une question de pertinences des médias dominants.
    Faut il que cette question soit évoquée sur les médias alternatifs pour qu’ils ressortent des informations tenues sous le coude ?
    Pourquoi et dans quel but ? Tout le monde connait les déboires des constructeurs, la proposition de fusion était une évidence, étant donné la psychologie des dirigeants US, notamment ceux de GM.

    Les malheurs des trois constructeurs viennent de leur esprit de système, ils ont agi avec cet esprit de système, figé, conformiste et sans imagination.
    Les dirigeants européens aussi sont des hommes du même tonneau, tout ce qu’ils ont trouvé comme "mesures fortes", ce sont des mesures d’experts comptables.
    Pas de quoi enflammer les foules, donc, juste le constat que le coup de torchon est nécessaire dans bien des milieux. Trop d’apparatchiks et pas assez de compétences.

    Dimanche 12 octobre 2008

  • L’indice Reuters-Jefferies CRB est au plus bas depuis Janvier 2007

    L’indice Reuters-Jefferies CRB est au plus bas depuis Janvier 2007

                        Le Reuters Jefferies CRB Index est un des indices les plus suivis aux Etats-Unis pour anticiper au sein des tensions inflationnistes, la part des matières premières et de l’énergie (commodities). Son suivi permet en particulier sur de courtes périodes de quantifier l’aspect spéculatif global des variations de prix de ces commodities. Cet indice est constitué de pétrole WTI, de gaz naturel, de grains, de cheptels, de métaux industriels ou précieux et de produits softs (maïs, soja, sucre, coton, café, cacao)…un vrai inventaire à la Prévert (FIG.).Crbindex2_2

                         Entre le mois d’Août 2007, où apparaît le mini scandale des subprimes, devenu depuis une formidable escroquerie des Sociétés financières américaines aux hypothèques titrisées vénéneuses, et le  3 Juillet 2008, cet indice est passé de 300 à 474 soit une hausse de 58% en moins de 11 mois. Cette ascension simultanée du pétrole, du gaz, des produits de base alimentaires, des métaux nous avait amené à l’époque à dénoncer une vague de spéculations utilisant ce genre de panier de référence et permettant à tout épargnant de base américain de se mettre à l’abri de la dévaluation de sa monnaie. Les évidences avancées telle que la soi-disant pénurie de pétrole ou la captation des terres cultivables par les biocarburants n’étaient que de sombres faire-valoir qui supportaient la spéculation.Crbindex4

                   Effectivement, les symptômes étaient évidents et le diagnostic exact: la Bête allait dégonfler! Et bien elle a même perdu tout embonpoint superflu (FIG.). Le CRB index est descendu Vendredi en dessous de 290 rejoignant les plus bas de Janvier 2007. Les excès de la hausse se transformant en excès à la baisse.

                     Le mouvement de décrue risque de se poursuivre encore sur certains produits du panier de cet indice. Un des points clés va être de savoir jusqu’à quel niveau l’Arabie Saoudite acceptera-t-elle de voir baisser les cours du brut? C’est elle qui a la capacité d’ouvrir ou fermer le robinet, mais elle risque de laisser un peu traîner les choses, ne serait-ce que pour montrer à ses petits camarades de l’OPEP les plus agités que c’est elle qui a la main. Pendant ce laps de temps les prix du brut poursuivront leur détente, en effet les agences EIA américaine et AIE de l’OCDE ont encore dans la manche des baisses de consommation de pétrole à annoncer, pour 2008 et 2009.

                           Nul doute qu’avec de telles évolutions de l’indice CRB et la crise ambiante, les tendances inflationnistes américaines vont rapidement se détendre, c’est même la déflation qui sera la vraie menace.

    Le 12 Octobre 2008.

  • 49 millions de voitures particulières vendues dans le monde en 2007, mais combien en 2008?

    49 millions de voitures particulières vendues dans le monde en 2007, mais combien en 2008?

                         Le CCFA publie une petite note qui souligne que 49 millions de voitures particulières ont été vendues dans le monde en 2007 soit une croissance de 6% par rapport à 2006. Malgré la baisse des ventes au Japon (-6,2%) et aux Etats-Unis (-2,5%) cette forte croissance est assurée par les achats en Europe Centrale et Orientale (+21%), en Asie hors Japon et Corée (+16%) et en Amérique du Sud (+27%). Il est clair maintenant que ce taux de croissance mondial ne pourra pas être répété en 2008. Les ventes de voitures aux USA étaient en recul de 13% à fin Septembre, elles vont dépasser les -15% sur toute l’année 2008. Les ventes au Japon poursuivent leur décrue ( -2,9% pour le premier semestre et -5,7% en Septembre). Ce qui est nouveau également, ce sont les baisses de ventes en Europe de l’Ouest (-3,9% à fin Août). Compte tenu de ces éléments on peut estimer que la croissance des ventes de voitures particulières en 2008, devrait être faible ou proche de zéro.Ventesvoituresparticul2007b

    Le 12 Octobre 2008;

  • Laisse tomber, c’est une valse…

    Laisse tomber, c’est une valse…

    Images_2 Le renchérissement de l’énergie a conduit GM et Chrysler a fait ressortir les vieilles barbes.
    Comme on ne change pas les recettes qui perdent, les deux firmes veulent fusionner.
    "de tous côtés, par la hausse des prix de l’essence qui a éloigné les consommateurs de la gamme rentable des véhicules utilitaires sport, par une économie affaiblie qui éloigne les consommateurs des concessionnaires, et par un crédit plus difficile à obtenir qui complique l’obtention de prêts pour les acheteurs potentiels  ".
    Les big three, n’ont rien compris aux besoins des consommateurs, désargentés, et s’y sont encore moins adaptés.

    Bien sûr, en y invitant l’autre éclopé, Ford, les constructeurs américains auront donc atteint le stade optimum dont ils rêvaient, celui du communisme.
    Le seul problème de ces firmes a été d’être dirigé par des imbéciles cupides, pardon, des apparatchiks plus doués pour le lobbying que pour la technique et les réelles études de marché.

    Ils sont d’autant moins pardonnables dans cette conjoncture, que leurs budgets sont conséquents. Mais, tels les trois singes, ils étaient dotés de sens défaillants, ne sachant plus écouter, ne sachant plus voir et ne sachant plus parler. Ils en étaient arrivés au stade où ils s’intoxiquaient eux-mêmes, plus qu’il ne se renseignaient. Le retour sur terre est inévitable et rude. Mais l’union de deux tuberculeux, ne fera pas une firme en bonne santé…

    samedi 11 octobre 2008.

  • J’apparatchik, tu apparatchiks, il…

    J’apparatchik, tu apparatchiks, il…

    P1000189 Quand ça va bien, ça va bien, quand tout va mal, il faut "prendre du champ" (lire, s’enfuir avec ses stocks options).
    C. Goshn a choisi un bouc émissaire second, en la personne de Patrick Pélata, personnage incontournable par ses diplômes, (prestigieux), son expérience vécue nulle( "ancien élève de l’École nationale des Ponts et Chaussées, titulaire d’un doctorat en socio-économie de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris".), donc le parfait apparatchik
    On sort les mots magiques et creux: "dans une situation qui nécessite d’être au plus près du terrain -ils ne l’étaient donc pas avant-, cette évolution permet un renforcement du management opérationnel de l’entreprise".
    Le sacro-saint "terrain", que personne ne connait, encore moins sociologiquement, avec leurs salaires délirants, autant qu’immérités.

    S’ils avaient sentis le "terrain", ils auraient fait fabriquer des modèles peu couteux, peu gourmands, facile d’entretien.
    Au lieu de cela, ils vont licencier, accroissant ainsi la déprime de la demande, la crise politique et sociale, abandonnant tout sentiment quand à la formation de la demande.
    La demande, c’est pas eux, c’est le "marché".
    Le salarié est appelé à trinquer, par le licenciement d’abord, ensuite en épongeant les pertes des "dirigeants près du terrain".
    Lesquels ne savent, ni diriger, ni ce que c’est le terrain.
    On peut aussi noter la disproportion médiatique : la nomination de P. Pélata est surtraité par rapport aux 4 000 licenciements (pardon, départs volontaires un peu forcés).

    Photo : du vent tout ça, ça fera tourner les éoliennes…

    Samedi 11 octobre 2008

  • Dans la descente aux enfers des cours, les actions des énergies renouvelables sont en tête

    Dans la descente aux enfers des cours, les actions des énergies renouvelables sont en tête

                          Sentiment que la pénurie de capitaux va les éprouver, intuition qu’en période de crise économique la cause des énergies renouvelables va régresser, quoi qu’il en soit les cours des Sociétés "du green business" poursuivent leur descente aux enfers (TAB.). Renouvelablescours200810b

                         A tout seigneur, tout honneur, notre française THEOLIA s’est imposée cette semaine encore, en perdant 39% de sa valeur et se rapprochant des 4 euros. Besoin de capitaux, un modèle qui ne marche pas quand l’argent est cher, quand les fournisseurs se font payer d’avance, pour livraison dans deux ans. Une seule solution, arrêter d’investir, replier la voilure, rembourser en partie les dettes et trouver un acquéreur.

                        Puis viennent les deux allemandes SolarWorld (-39%) et Q-Cells (-38%) et l’américain SunPower (-36%). Le solaire pâtit de nombreuses études qui annoncent la surproduction programmée de cellules solaires dans le monde, les financiers se posent de sérieuses questions sur la rentabilité hypothétique des multiples investissements en cours. Si l’on prend en compte toutes les annonces faites par les 30 premiers fabricants mondiaux la capacité de production va passer de 5GW en 2008 à plus de 9 GW en 2009. Cette croissance de 80% de la taille de l’outil de production ne sera pas absorbée par la croissance du marché, prévue entre 40% et 50%. La course à la taille et à la prise de parts de marché laissera des morts sur le bord de la route: ceux qui auront des prix de revient excessifs (Allemands, Français,..) à faible notoriété ou présentant des produits de peu de qualité. On vient de voir la production de l’allemand Conergy se faire absorber par le coréen LG.

                          Le cours de l’action du leader des constructeurs d’éoliennes européen, VESTAS plonge lui aussi cette semaine de 35% de sa valeur. Depuis le début de l’année c’est celui qui perd le moins de plumes de l’échantillon suivi, en ligne avec l’Euro Stoxx 50 à -43%, mais sa subite chute montre la désaffection globale du marché à cette sous-classe d’actifs. Les énergies renouvelables ne font plus rêver la Bourse.

                          Cependant dans une future économie en profonde récession, c’est le secteur qui va profiter le plus des aides gouvernementales, parce que les lois sont déjà votées, parce qu’aider "l’écologie" est politiquement correct, parce que cela permet de maintenir une aide aux industries nationales, bien sûr si elles existent. L’Allemagne applique cette politique depuis des années, subventionner son industrie éolienne et solaire et rendre obligatoire leurs services par des règlements européens.

                         Remarque: les deux américaines dans le fuel éthanol Pacific Ethanol et Verasun, les plus touchées depuis le début de l’année, sont en très grandes difficultés. Leurs jours sont maintenant comptés.

    Le 11 Octobre 2008.

  • Lee’s miserables…

    Lee’s miserables…

    Images Pendant la guerre civile aux Etats-Unis, les soldats de lee s’étaient surnommées "lee’s miserables", en raison de leur pauvreté.
    Désormais, les pouilleux en devenir sont les soldats de l’Otan. Les budgets militaires ne suivent pas, et déjà, des soldats français devaient s’équiper à leurs frais.
    Désormais, ce sont les hélicoptères de renfort qui n’iront pas en Afghanistan, faute d’argent.
    On peut se poser la question aussi de la santé mentale des responsables : "ils avaient crée un fond", de quoi, pour qui, pour quoi, alimenté par qui ?
    Les dépenses militaires doivent être alimentés par le budget des états, non par des fonds-truc-machin-chose  qui viennent d’on ne sait où.

    Mais, désormais, il semble que la guerre US en orient tire à sa fin. Les budgets militaires sont sur la sellette, et la région perd de son importance.
    Le complexe militaro-industriel perd la main. Les programmes sont arrêtés les uns après les autres, et une baisse globale de budget se profile, baisse importante : on passerait de 571 Milliards à 300…
    Mais quand cela commencera, ça ne s’arrêtera pas en chemin.
    La rétractation des consommations, fait perdre aussi son importance relative à la région et aux autres régions pétrolières
    Plus le mouvement s’approfondira, plus leur importance diminuera. Le contrôle de cette zone, aura révélé sa vacuité d’être.

    Vendredi 10 octobre 2008

  • Valeurs énergétiques.

    Valeurs énergétiques.

    P1000144 EDF et GDF-Suez se sont rudement ramassés pendant cette semaine boursière historique.
    EDF baisse de 5.81 % aujourd’hui, de 26 % cette semaine, GDF-Suez, dégringole de 34 %.
    Le masque a été brutalement arraché. La rumeur d’un tarif régulé en Belgique a provoqué la réaction.
    Cela résume bien la philosophie de l’ouverture : l’ouverture pour la hausse des tarifs.
    Reste que si cette annonce a été démentie, ce n’est, devant la crise politique, économique et sociale qui s’annonce, qu’une question de temps.
    Les temps vont devenir très risqués et l’environnement juridique va évoluer très vite.

    Les ouvertures de marchés et les dénationalisations n’auront duré que ce que durent les roses.
    Il n’y a aucune raison que ces sociétés échappent à une récession globale, ni puissent continuer à se livrer à des orgies d’augmentations de tarifs, dans un contexte social de plus en plus tendu et explosif.
    La rétractation immobilière a entrainé la rétractation bancaire et financière, qui elle même entraine l’industrie dans sa chute. L’industrie entraine la consommation d’énergie à la baisse.

    Dans ces conditions, les privatisations se révèleront comme un bref instant. Les sociétés privés ne peuvent perdurer dans un environnement récessif. Prises dans l’étau de la récession et de la dépression, ou de la très grande dépression, elles se seront révélés être des mirages.
    Seul un état peut endosser les investissements à long terme nécessaires à leur existence, les aléas de conjoncture sont mortels à des sociétés privées.
    Là aussi, comme le dit R. Bonnaterre, les "prévisions" sont loin, très loin de la moindre objectivité, et d’ailleurs, elles ne peuvent l’être, mais révèle plus les désirs des opérateurs, au travers d’opération de magie divinatoire, qu’une méthode.

    Source : Boursorama

    Vendredi 10 octobre 2008

  • L’Agence Internationale de l’Energie consulte toujours les augures pour déterminer les consommations de pétrole en 2008

    L’Agence Internationale de l’Energie consulte toujours les augures pour déterminer les consommations de pétrole en 2008

                           Le comportement de l’AIE et de ses prévisions de consommations mondiales de pétrole qui relèvent d’un époustouflant folklore, ont déjà été soulignés plusieurs fois sur ce Blog. Mais je ne peux résister à la jubilation intérieure que j’éprouve en vous rapportant que ce mois-ci, l’AIE a revu pour la énième fois ses prévisions à la baisse. Ce mois ci, sur la croissance des consommations mondiales de pétrole entre 2008 et 2007, ce sont 240 mille barils par jour qui disparaissent pour atteindre la valeur de 430 mille baril/jour (FIG.). Partie d’un étonnant 2,2 millions de barils d’accroissement à mi-2007 et qui a du participer à cet étonnant climat de pseudo pénurie pétrolière, voila la "prévision" qui tend vers zéro. Il reste encore deux mois à l’AIE pour atteindre ce chiffre magique qui indiquera que la baisse de consommation de pétrole dans les pays OCDE aura été mise à profit par les pays NON OCDE et le tout à bilan d’accroissement de consommation NUL. Une nouvelle époque énergétique qui s’ouvre et qui va perturber bien des scénarios (LIRE).Aie200810

    Le 10 Octobre 2008.