Catégorie : actualités

  • Famine et pétage de sous ventrières… II

    Famine et pétage de sous ventrières… II

    Images_2 La question alimentaire repose sur plusieurs paramètres.
    Le premier est le paramètre démographique, mais c’est le moins inquiétant.
    En effet, malgré ce que l’on dit, le passage de 6.5 milliards d’hommes à 9 est peu vraisemblable.
    D’abord, parce que les "experts" en la matière se sont furieusement plantés, et si leur échec n’est pas criant, c’est que la projection minimale était suffisamment basse pour ne pas les déshonorer.
    Ensuite, le freinage démographique est bien plus rapide qu’ officiellement annoncé.
    Deuxième paramètres, les terres cultivables.
    Elles diminuent sous l’effet de la désertification, du surpâturage, de l’urbanisation.

    Enfin, des forêts sont détruites, notamment en Indonésie, au Brésil, pour cultiver des "bio"carburants. La vitesse de déboisement de l’ Amazonie, qui s’était réduite, augmente à nouveau, pour la canne à sucre, pour le soja et l’ élevage, mais pas pour l’alimentation humaine, au moins celle des plus pauvres…
    Un autre élément de la reconstitution des crises alimentaires d’ancien régime est la croyance en le marché.
    En effet, la seule régulation par les prix ramène à la guerre civile…
    Et en France n’avait jamais existé.
    Il faut s’attendre à de furieux coups de béliers…

  • Famine et pétage de sous ventrières…

    Famine et pétage de sous ventrières…

    Images La coexistence dans le monde de famine et de pétage de sous ventrières, déjà existantes, et déjà condamnées s’accentue.
    Exit la propagande banque mondiale "la pauvreté reflue". Elle s’accentue, et s’accentue dans la vie et les budgets de tous les jours, les budgets alimentaires.
    Tous les pays du monde ont enterrés l’ OMC, car ce sujet est désormais trop sensible.
    On privilégie le marché intérieur, pour diminuer les tensions sociales.
    En Chine, ou en Russie, on en a, vulgairement parlant, plus rien à faire du libéralisme économique.

    En même temps, la poussée de la consommation de viande repose le problème de la concurrence homme/animal, sempiternel problème, mais accru aujourd’hui.
    L’envolée du prix de l’énergie fait flamber le prix des intrants.
    Certains produits se renchérissent à cause de la poussée des "bio" carburants, ou sont directement utilisés comme carburants.
    Une crise que l’on méprise se fait jour.
    Une crise classique, alimentaire, et crise d’ancien régime.
    Il n’y a plus assez pour tout le monde, et la famine tue les plus pauvres.

    Photo : GNU free documentation license

  • Toshiba a présenté un générateur électronucléaire compact à la Commission Nucléaire des USA

    Toshiba a présenté un générateur électronucléaire compact à la Commission Nucléaire des USA

    Toshiba                      A la demande de Francis Rousseau, Kaori Hiraki,  en charge de la communication au Siège de Toshiba, a affirmé que Toshiba n’était pas l’auteur des nombreuses informations et illustrations circulant sur le Web et annonçant la commercialisation par son Groupe d’un "micro réacteur électronucléaire". Mais il a reconnu que Toshiba avec l’Institut Central de Recherche de l’Industrie Electrique japonais le CRIEPI avaient développé un système de nouvelle génération, basé sur réacteur électronucléaire "super compact" baptisé 4S (Super-Safe, Small and Simple) qui peut fournir une puissance électrique de 10 MW environ. De par son design innovant ce générateur peut fournir de l’énergie pendant 30 ans sans recharge, il demande peu de frais de maintenance et  sa sécurité opérationnelle est élevée ("enhancing"). Ce système serait donc conçu pour alimenter des régions isolées dans le monde, affirme Hiraki.

                          Il nous informe aussi  qu’en 2007 Toshiba a présenté pour une "revue préliminaire" le système 4S à la Commission de Régulation Nucléaire des USA (NRC) "en vue de la sécurisation de la commercialisation du système" pour une commercialisation vers 2010!

                           On croit rêver! Que peut dire la NRC devant une telle demande? Qu’il n’y a pas de problème, qu’on peut vendre sur catalogue cette mini centrale. Qu’effectivement dans les montagnes reculées afghanes ou pakistanaises,  les islamistes de tous poils pourront enfin s’éclairer. Imaginez la réaction du bon peuple américain … et japonais.

                            En fait l’hypothèse la plus vraisemblable, à mon humble avis, parce que les gens de Toshiba sont japonais et qu’ils savent bien l’impact psychologique que peut avoir un gadget "nucléaire" sur une population, serait qu’ils auraient présenté ce projet à l’ARMEE AMERICAINE. Cette dernière est en effet, complètement obsédée par son autonomie énergétique. Elle imagine plein de solutions, afin de pouvoir rester à 100% opérationnelle durant un conflit, malgré une rupture d’approvisionnement énergétique. Elle envisage par exemple de savoir synthétiser son carburant de façon autonome, à partir de bois ou de charbon. Une telle centrale électrique "super compacte" pourrait alors constituer un des éléments de la solution militaire américaine. Mais il faudrait en savoir plus sur le schéma global du système.

  • Le baril de pétrole gagne 3$ sur des craintes de baisse des approvisionnements

    Le baril de pétrole gagne 3$ sur des craintes de baisse des approvisionnements

                                                                                              Icewt_wti_month_11 Hier, Vendredi 8 Février 2008, le baril de pétrole WTI (FIG.) à New York et de Brent à Londres ont gagné 3$ chacun en quelques heures. En parallèlle le US Bond à 10 ans perdait 8 points de base à 3.65%, venant de 3.73% la veille, sur fond de baisse de la Bourse de New York. Ces mouvements provenant fondamentalement d’une défiance vis à vis de la Bourse, se sont portés acheteurs sur le pétrole en raison de nouvelles convergentes portant sur les risques d’approvisionnements.

    • problèmes de fuites de pipeline au Nigeria avec Shell,
    • arrêt de la plateforme d’Elgin en Mer du Nord, Total ayant informé qu’il avait un problème de désulfurisation,
    • annonce que les livraisons de Brent seront en baisse de 15% en Mars à 4.88 millions de barils,
    • et cerise sur le gâteau, annonce de l’OPEP que le seuil de 80$ le baril constitue le nouveau point bas en dessous duquel les volumes seraient réduits.

                         Ces nouvelles, constituent le fond de sauce qui permet à quelques fonds alternatifs de venir faire leurs amplettes dans le Pétrole. Retournement de tendance d’autant plus surprenant que les stocks US se reconstituent et que les volumes produits par l’OPEP croissent.

  • Thatcher, que c’est loin…

    Thatcher, que c’est loin…

    Images Total suspend sa production de gaz, suite à des problèmes techniques sur le champ d’Elgin Franklin, à 240 km d’ Aberdeen.
    Ce champ fourni, en condensats et en pétrole, l’ équivalent de 230 000 barils équivalent pétrole.
    Soit 5.5 % de la production britannique en liquide et 4.5 % de gaz.
    Dans la déplétion qui touche le royaume-uni, au niveau gazier et au niveau pétrolier, c’est un nouveau coup dur.
    En effet, aucun approvisionnement britannique n’est sécurisé par des contrats de long terme, au moins au niveau gazier, mais tout avait été laissé à la bienfaisance du marché.

    Désormais, la vision thatchérienne s’efface, l’industrie britannique a disparue (120 milliards de déficits extérieurs), le charbon a été rayé de la carte (pour des raisons politiques plus que géologiques), la bourse a des vapeurs.
    Les britanniques doivent s’attendre à des jours difficiles.
    Margaret Thatcher est bien (politiquement et économiquement) morte…

  • Gazprom abandonne son projet d’usine de liquéfaction de la Mer Baltique

    Gazprom abandonne son projet d’usine de liquéfaction de la Mer Baltique

    Gazprom                          Gazprom envisageait de construire une usine de gaz naturel liquéfié (GNL) sur les rives de la Mer Baltique, dans la région de Saint Petersbourg. Le canadien Petro-Canada  devait participer au projet et construire un terminal de regazéification au Québec. Des discussions allaient bon train avec ENI et BP sur le sujet. Mais voila, il a fallu arbitrer entre les projets de gazoduc Nordstream et d’exploration Shtokman qui doit lui aussi produire du GNL à terme. Le projet de 3.5 milliards de dollars de la Mer Baltique est donc abandonné au grand dam de Petro-Canada qui doit rechercher un nouveau fournisseur de GNL.

                            Les ressources financières et gazières de Gazprom ne sont pas illimitées.

  • Exxon-Mobil fait geler 12 milliards de dollars de biens du Venezuela

    Exxon-Mobil fait geler 12 milliards de dollars de biens du Venezuela

    Exxonmobil                             Le procés faisant suite à l’expropriation d’Exxon-Mobil et de ConocoPhillips par le Venezuela, du gisement d’huiles lourdes de Cerro Negro, suit son cours. Exxon vient de gagner plusieurs recours auprès de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, des Antilles hollandaises qui ont gelè des fonds venezuéliens  pour un total de 12 milliards de dollars. Ces biens appartiennent à la pétrolière d’Etat la PDVSA. Ces sommes s’ajoutent aux 300 millions de dollars gelés par le District de New York en Décembre dernier. Les actifs du champ de Cerro Negro figuraient pour environ 750 millions de dollars dans les comptes d’Exxon-Mobil.

                      On le voit, la position d’Exxon face à son expropriation est très intransigeante. Il est sûr que le Groupe pétrolier veut étabir un précédent face aux multiples menaces de pays producteurs de pétrole qui ne souhaitent que de reprendre leurs billes, une fois les investissements réalisés.

                      On dit aussi PDVSA très affaibli et endetté par les prélèvements massifs d’Hugo Chavez dans les caisses pour ses oeuvres sociales.

  • Airbus coupé de moitié ?

    Airbus coupé de moitié ?

    Images_2 Airbus envisage en 2008 entre 500 et 700 commandes, soit la moitié de 2007.
    Cette année là, le compagnie avait bénéficié de 1341 commandes.
    La projection globale pour 2026 est de 24300 avions, pour 2800 G $.
    Aucune explication n’est fournie sur la cause. Bien qu’on les devine.
    Récession mondiale, baisse du dollar US, mais aussi renchérissement de l’énergie en attendant sa raréfaction absolue.

    Il est clair aussi que cela a été un choix délibéré de favoriser le transport aérien, notamment aux états-unis.
    Les dépenses d’investissements sont minimisées, et les aéroports sont plus économiques que des kilomètres de lignes.
    Le système ferroviaire est antédiluvien, et dans les pays où existent des lignes de chemin de fer acceptables et rapides, le triomphe de l’aérien est modeste.
    Autant de paramètres à prendre en compte pour la production aérienne.
    Un autre pays, la Russie, souffre quand à elle d’un défaut de production locale.
    Quand à la taille du pays, elle explique la nécessité du transport aérien (le chantier d’électrification du transsibérien, commencé en 1929, n’a été fini que récemment).
    Le manque d’espace, explique aussi les difficultés d’Airbus. En effet, elle ne dispose pas d’un marché intérieur aussi vaste que Boeing.

  • Le Nevada nouvelle Arabie saoudite…

    Le Nevada nouvelle Arabie saoudite…

    Images de la géothermie.
    En effet, le potentiel de la région en énergie géothermique est colossal.
    Situé dans une zone très active, la vulcan power company a annoncé un plan pour produire 1 GW d’énergie géothermique verte aux villes de Los Angeles et Las Vegas.
    La vapeur naturelle, elle, montre un potentiel de 2500 mégawatts et n’est exploitée qu’à hauteur de 240.
    Mais, ne réalité, le gros de l’amélioration ne viendra pas de l’investissement dans la production, mais dans l’exploitation (le transport).

    En effet, c’est de 4 à 8 milliards de $ qui devraient être investi dans les infrastructures.
    Mais il ne faut pas non plus négliger le phénomène négawatt.
    Dans une région fortement consommatrice, peuplée de plus de 50 millions d’habitants, tout effort dans ce sens sera aussi une priorité, et bien plus productif.
    Ces économies devront aussi porter sur l’eau, car apparemment, le stress hydrique augmente, et le barrage Hoover qui avait permis le développement de la Californie est désormais au maximum de ses capacités.
    Rien ne sert de produire, si c’est pour un ventre sans fond.
    En effet, le barrage fut aussi, en son temps, une source "inépuisable" d’énergie électrique.

  • Pas plus de 8…

    Pas plus de 8…

    Images_4 Même les pétroliers deviennent vertueux :
    "personne n’a besoin d’une voiture qui fait 19 à 28 litres au 100"…
    C’est de Mark Moody Stuart de la compagnie Shell.
    A part l’hypertrophie de l’égo…
    Il faut, selon lui interdire tout véhicule consommant plus de 8 litres :
    " Il nous faut une réglementation très stricte disant qu’on ne peut pas conduire ou construire un véhicule en dessous d’une certaine norme "

    " Sans réglementation, l’essence sans plomb n’aurait jamais vu le jour, les pots catalytiques, les ceintures de sécurité et les coussins gonflables non plus ".
    Selon lui, l’union européenne devrait légiférer…
    Plus c’est gros, plus c’est cher, et tant pis si cela consomme.
    Beaucoup de constructeurs sont spécialisés dans de grosses voitures chères.
    Voici l’explication de base.
    Bizness is bizness.
    Mais 8 litres, c’est une belle taille ?