Catégorie : actualités

  • Géopolitique du moyen-orient.

    Géopolitique du moyen-orient.

    Images_2Le "Turkish Weekly" est on ne peut plus clair. Le torchon brûle entre Washington et Ankara.
    Les disputes entre PKK et Turquie auront pour effet de rejeter la Turquie dans une alliance avec les Iraniens, les syriens et les russes.
    Syrie, Iran et Turquie ont ceci en commun d’avoir de très importantes minorités Kurdes sur leur sol.
    Pareille conjoncture aussi favorable n’aurait été rêvé à Moscou. La Bataille de l’Orient est en train d’être gagné par les russes.
    Pendant ce temps, le Pakistan glisse dans la violence, son armée est impopulaire et lasse, la violence s’accroit chaque

    jour dans les zones tribales, et Musharraf et devenu un dictateur d’un gabarit honorable.
    L’Afghanistan glisse dans la guerre et l’Otan n’a plus aucune chance (c’est dit) de la gagner.
    Pour un militaire américain "comparé au Pakistan, la situation en Irak est presque sous contrôle".
    Le contrôle des ressources du golfe et à fortiori de la Caspienne glisse définitivement hors des mains US…
    Normal, le pétrole, c’est de l’huile…

  • Le comique de service.

    Le comique de service.

    ImagesVous connaissez le Brésil ?
    Il y a deux spécialités.
    Les enfants SDF, et le slip qui rentre dans le cul.
    Une nouvelle énergétique du pays de la samba, veut aussi nous bipp censuré, faire prendre des vessies pour des lanternes.
    Une découverte INCROYABLEMENT ridicule de pétrole offshore.
    5 à 8 milliards de barils.
    Qui devrait faire du Brésil l’égal du Vénézuela, et l’un des plus gros exportateur.

    Bon.
    Moi, en homme naïf qui croit ce que l’on me dit, je prends donc le montant maximal.
    8 milliards, soit 8000 millions, divisons par 84 (la consommation mondiale journalière), on arrive à (ne soyons pas chien, arrondissons) 96 jours.
    Après ça, les "plus grandes réserves gazières et pétrolières du monde", ça ne fait pas lourd, du tout.
    Ou alors, les autres sont vraiment à l’agonie.

  • Ethanol : le Québec arrête l’extension.

    Ethanol : le Québec arrête l’extension.

    QuebecLe gouvernement Charest va empêcher le développement de l’éthanol de première génération, pour des "problèmes écologiques et économiques évidents".
    Aucune autre usine d’éthanol à maïs grain ne sera construite au Québec.
    "Il faut se tourner vers d’autres sources".
    On partira donc d’éthanol de seconde génération, d’éthanol cellulosique, fait à partir de déchets, ou de résidus forestiers et agricoles.

    On les rencontres souvent, dans de simples promenades. Si l’on y fait attention, on perçoit en forêts de fortes senteurs d’alcools. Le bois tombé à terre a entamé un pourrissement.
    Simple utilisation d’un phénomène on ne peut plus naturel, et certainement plus écologique qu’un maïs souvent transgénique, qui nécessite beaucoup d’eaux, d’intrants, de pesticides, pour un rapport énergétique médiocre, sinon négatif.

  • Crédit Suisse voit un regain dans le raffinage US

    Crédit Suisse voit un regain dans le raffinage US

    Suis2               Crédit Suisse, dont les spécialistes en Sociétes pétrolières sont très écoutés, recommande de surpondérer les purs raffineurs américains comme Tesoro, Sunoco ou Valero Energy. Les cours de ces pétrolières US sont proches de leur maximum en raison de superbes résultats obtenus au cours du premier semestre de cette année. Les résultats du troisième trimestre qui ont été beaucoup plus décevants, ont fait un peu décliner les cours.

                        Nous allons montrer que cette reprise des profits du raffinage US n’est pas gagnée en raisons des cours irréalistes actuels du pétrole brut.

                    Pour comprendre le raffinage il faut intégrer quelques données simples.

    Les volumes: les opérations de raffinage conduisent à des produits plus légers et donc plus volumineux. Par exemple Sunoco au T3 a introduit dans ses raffineries 952200 baril par jour et il a produit 988300 bl/j de produits raffinés soit un gain de 3,8%. Mais il a du fournir de l’énergie pour raffiner, ce qui a consommé 45500 bl/j. Le bilan fait donc apparaître une perte en volume de 1%.

    La valeur ajoutée: elle dépend de la différence entre les prix des produits à l’entrée de la raffinerie et ceux des productions à la sortie de la raffinerie. Plus l’outil de production sera adaptable et plus la production sera orientée vers les produits chers. En ce moment, à l’entrée de l’hiver c’est du fuel qu’il faut produire aux dépens de l’essence (FIG.)Raff11    Cette valeur ajoutée peut être aussi optimisée par des opérations de désulfurations et de conversion profonde qui permettent d’utiliser des pétroles lourds, riches en Soufre ou des "fonds de barils" peu onéreux. Une bonne raffinerie doit donc être grande et sophistiquée. Il est alors possible en orientant les consommations et les productions d’optimiser les marges. Total par exemple disposait de deux raffineries en UK. Il en a vendu une, la plus petite, et il investit dans la plus grosse.

                          La Fig. qui représente les ratios des prix au baril, sur le NYMEX, essence/brut et fuel-gasoil/brut permet de comprendre pourquoi le deuxième trimestre 2007 fut très rémunérateur pour les raffineurs. Il suffisait de produire de l’essence. La décroissance du ratio des cours essence/brut au troisième trimestre explique la baisse de rentabilité du raffinage américain.

                         Pour le quatrième trimestre, il est évident qu’il faut produire du fuel-gasoil à 110$/baril. La conversion profonde devient alors très rentable. Cependant, les marges sur l’essence, qui est majoritairement consommée, même en hiver, ne sont toujours pas très rémunératrices. Il est ainsi difficile d’adhérer à l’optimisme de Crédit Suisse, sur un regain des marges de raffinage au T4, du moins pour l’instant.

  • Efficacité énergétique en hausse.

    Efficacité énergétique en hausse.

    Images_2L’efficacité énergétique mondiale a augmenté de 1.6 % par an depuis 1990, d’après l’ADEME.
    A performance égale, la consommation globale actuelle serait (si c’était possible) supérieur de 40 %.
    Pour l’UE les économies d’énergies réalisées atteignent 100 millions de tep, et représentent 24 milliards d’euros par an.

    La performance française est bonne pour les transports, la meilleure du monde (les automobiles françaises consomment peu), mais déplorable au niveau logement.
    C’est Borloo qui va être content.
    Il faut rappeler que dans un premier temps, la croissance chinoise avait vu une diminution notable de la consommation d’énergie par mise aux rencarts des équipements les plus obsolétes, comme la fin du bloc de l’est a vu l’efficacité énergétique progresser dans cette région.
    Néanmoins, le cauchemar des membres de l’Opep est peut être en train de se réaliser. Depuis 2000 et l’augmentation des prix de l’énergie, l’efficacité énergétique progresse plus vite encore.
    On n’ose imaginer la performance, si l’on n’avait pas laisser tomber les POLITIK d’économies d’énergies, il y a 20 ans.

  • « Prévisions irréalistes »

    « Prévisions irréalistes »

    Depletion_arabia Sadad al Husseini estime que la production est à un plateau, qui devrait durer une quinzaine d’années, avant que la production ne décline.
    Encore sera t’il difficile techniquement et coûteux financièrement de maintenir ce plateau 15 ans.
    Pour M Husseini, l’occident fait des "prévisions irréalistes".
    Voilà, où le bât blesse.
    La faiblesse psychologique des dirigeants occidentaux, qui prennent leurs désirs pour des réalités, truquant tout, pour

    faire correspondre leurs attentes à leurs espoirs, que ce soit les taux d’inflation, de chômage, ou même des réserves d’uranium, de gaz, de pétrole ou de charbon.
    Ceci, finalement sans fin, ni but.
    Vieux problème de ces fins d’ empire.
    A l’origine, on n’ose pas mentir à un dirigeant.
    On pas par le stade où on n’ose pas lui dire la moindre vérité.
    Et pire, au stade terminal, où nous en sommes, Les dirigeants n’osent pas se dire la vérité, ni la voir d’ailleurs.

  • Le Royaume-Uni demande du gaz pour se chauffer

    Le Royaume-Uni demande du gaz pour se chauffer

    Braque10                     Les prix du gaz au Royaume-Uni, après un hiver doux, avaient atteint au cours du premier semestre de cette année des niveaux de misère, de l’ordre de 4$ par million de BTU (MMBTU), alors qu’un cours "normal" se situe entre 5$ et 6$/MMBTU. Au cours du troisième trimestre les niveaux de prix avaient rejoint ce seuil de rentabilité. En ce moment, avec l’arrivée de l’hiver et la hausse des cours du charbon ces cours atteignent 9,6$/MMBTU, soit plus du double des niveaux de début d’année. L’exploitation du gaz en Mer du Nord est à nouveau rémunératrice, mais les cours de l’électricité anglaise vont se tendre, en effet, 40% de l’électricité en UK est produite par des centrales au gaz.

                         Aux USA, les stocks étant plutôt élevés les cours sur le NYMEX se situent entre 7$ et 8$/MMBTU.

  • Les stocks de brut à Cushing au plus bas

    Les stocks de brut à Cushing au plus bas

    Cush11           Les stocks américains de produits pétroliers sont demeurés à peu près étales, la semaine dernière. En particulier, les stocks de fuel-gasoil sont restés stables. Mais les stocks de brut ont surtout baissé à Cushing, de 1,7 millions de barils, lieu de transaction physique du brut WTI. Ils atteignent ainsi un plus bas de 13,4 mbl ce qui explique les tensions anormales sur les cours du pétrole américain. Les importations de brut à moins de 10 millions de barils (9,7 mbl) n’ont pas suffi à reconstituer une partie des stocks.

  • Gazprom s’en prend aux tout petits

    Gazprom s’en prend aux tout petits

    Gazp1           Après avoir fait plier les plus gros comme RDShell ou BP, l’administration de Vladimir Poutine s’attaque à une Société cotée à Londres, Imperial Energy Corp. qui a le malheur de possèder 40% de ses réserves dans la région de Tomsk en Sibérie. Après des ennuis classiques avec le Ministre russe de l’Environnement, on l’accuse de ne pas correctement évaluer ses réserves. Pendant ces chamailleries, vient la transaction: Gazprom voudrait acheter 25% du capital de Imperial Energy, mais à prix cassé ("discount price") autour de 390M$. Le "board" doit donc choisir entre laisser entrer Gazprom au capital ou continuer à subir les attaques de l’administration russe. D’après vous, qui va gagner?

  • Le charbon hors de prix en europe

    Le charbon hors de prix en europe

    Bazillepeonies                    D‘après l’Agence Bloomberg les prix pour l’an prochain, du charbon, livré en Europe, sont entrain de s’apprécier autour de 115$ la tonne. Tout d’abord parce qu’il est très cher à l’embarquement en Australie (77$/tonne) en raison de la saturation des moyens de manutention, mais aussi en raison du manque de navires de frêt qui demandent près de 40$/tonne pour l’acheminement d’Australie ou d’Afrique du Sud en Europe (Amsterdam, Rotterdam ou Anvers). Avec de tels prix les centrales électriques thermiques anglaises ont intérêt à "switcher" au gaz naturel. Les cours du gaz anglais au National Balance Point sont donc très soutenus à plus de 41p/therm, ils étaient à 30p/therm au trimestre précédent (sce: BP). Les prix de l’électricité en Europe vont flamber et les profits de notre leader du CAC, EDF, ont de beaux jours devant eux. Son cours vers les plus hauts, devrait continuer son ascension.