Catégorie : actualités

  • EDF passe commande de six nouveaux générateurs de vapeur de remplacement à MHI-COMEX Nucléaire

    EDF passe commande de six nouveaux générateurs de vapeur de remplacement à MHI-COMEX Nucléaire

    Atmea_6001                          Mitsubishi Heavy Industries (MHI) est un des grands leaders mondiaux des technologies de génération d’électricité dans les technologies classiques, la géothermie et les centrales nucléaires. Il travaille en collaboration étroite avec le français AREVA qui ensemble font sûrement l’équipe la plus avancée technologiquement au monde et espérons-le, une des futures équipes leaders des centrales à neutrons rapides. MHI est aussi associé à COMEX Nucléaire depuis 2002 pour tout ce qui touche aux problèmes de maintenance des centrales nucléaires EDF. Après avoir ensemble remporté un contrat de renouvellement de six générateurs de vapeurs pour les centrales EDF en 2005, ils viennent de remporter un nouveau contrat pour six nouveaux générateurs livrables en 2013 et 2014.

                              Il faut savoir que ces échangeurs de chaleur entre le circuit primaire et le circuit secondaire sont des ensembles de 300 tonnes et de 21 mètres de haut. Le corps de l’échangeur qui doit résister à l’eau chaude sous pression fortement corrosive est en acier faiblement allié de manganèse de molybdène et de nickel. Les 4000 tubes de l’échangeur sont en Inconel TT690, thermiquement traité, pour résister à la corrosion fissurante de l’eau chaude sous pression dans les parties sous contrainte mécanique (stress corrosion). C’est une des pièces maîtresses de l’ensemble qui conditionne l’utilisation de températures élevées pour un rendement optimal de la centrale. La rénovation programmée de ces ensembles devrait donner une deuxième jeunesse au parc électronucléaire d’EDF.

    Le 8 Janvier 2009.

  • Alcoa renouvelle son accord de fourniture d’électricité par le Québec jusqu’en 2040.

    Alcoa renouvelle son accord de fourniture d’électricité par le Québec jusqu’en 2040.

                           Alcoa et un des grands de l’Aluminium au monde avec des productions qui atteignaient annuellement , avant la crise, 4 millions de tonnes d’Aluminium de première fusion et 15 millions de tonnes d’alumine, matière première indispensable à la production du métal par électrolyse. Ses productions au quatrième trimestre 2008 ne sont pas encore publiées mais on sait qu’elles ne seront pas bonnes, dégradées par la crise dans la construction automobile (voitures et poids lourds) et par le ralentissement des activités dans l’aéronautique civile. Alcoa a donc décidé de prendre toute une série de mesures de crise avec réduction drastique des productions d’Aluminium de 750 mille tonnes par an, soit 18% de ses productions. Des réductions d’activités dans la transformation de l’Aluminium et dans les prestations à l’industrie automobile vont également lui permettre de réduire ses effectifs mondiaux de 13%, soit 13500 personnes. Enfin ses dépenses en capitaux vont être réduites de 50%.Alcoaprod2008t3

                            Dans le poste réduction des coûts, Alcoa a su mener plusieurs actions stratégiques. La principale est la renégociation de l’accord de fourniture d’électricité par la Province du Québec jusqu’en 2040 où il produit 1,1 millions de tonnes d’Aluminium par an, soit plus de 25% de sa production, avec l’électricité la moins chère de la zone OCDE. Il est en train également de développer un grand centre d’extraction et de purification de bauxite au Brésil qui va lui permettre d’accéder à une alumine très économique. Enfin les approvisionnements en divers produits chimiques de base (soude, carbone, fluorure d’aluminium,…) proviendront de plus en plus de Chine.

                           La vitesse et l’ampleur des réactions d’Alcoa face à la crise illustrent la profondeur du marasme industriel actuel. L’action Alcoa à moins de 11$ à New York a perdu les trois quarts de sa valeur en six mois

    Le 8 Janvier 2009.

  • La spéculation à la hausse fait monter les stocks et baisser les cours du pétrole WTI aux Etats-Unis

    La spéculation à la hausse fait monter les stocks et baisser les cours du pétrole WTI aux Etats-Unis

                         Celui qui peut stocker du pétrole aux Etats-Unis joue gagnant en l’achetant aujourd’hui et en le revendant à terme avec un mark-up de 5 dollars le baril sur l’échéance Mars ou de 10 dollars sur l’échéance Mai par exemple. C’est comme un grand cru, plus on le garde, plus il vaut cher. A part que dans ce cas ce sont des mois de garde et non des années. On nomme cette situation: contango. Relance Obama, quotas OPEP en retrait, raffinage restreint, l’ensemble du marché est persuadé de la hausse future. Alors les stocks physiques de pétrole en Amérique n’arrêtent pas de croître. Le stock le plus représentatif est celui de Cushing, bourgade de l’Oklahoma où s’échangent physiquement les volumes de WTI cotés sur le NYMEX à New York. Les stocks à Cushing sont à leur plus haut historique à plus de 32 millions de barils (FIG.) gagnant plus de 4 millions de barils en une semaine. Wticushing200901

                         Ce nouveau niveau record dépasse le maximum de 28 millions de barils atteint en 2007 tout simplement parce que les traders ont depuis investi dans de nouvelles capacités de stockage, c’est pour eux un excellent investissement, à forte rentabilité dans les situations actuelles.

                         Mais paradoxalement la mise en stock de pétrole, sans risque pour celui qui a déjà vendu à terme ce stock de pétrole physique, a tendance à faire baisser les cours. C’est ce qui s’est passé hier où, sur la nouvelle des montées des stocks hebdomadaires et sur les mauvaises nouvelles concernant l’emploi américain, les cours du pétrole WTI ont perdu 6 dollars par baril en passant de 48.6$ la veille à 42.6$ en clôture à New-York. Les spéculateurs qui jouent la hausse sur les futures vont se retrouver en très mauvaise posture, ce qui va entraîner à plus de baisse des cours quand ils déboucleront leur position, en vendant du papier décoté.

                          Ces Marchés, aux mécanismes non bornés, accessibles à tous, possesseurs ou non de stocks physiques créent une insupportable variabilité dans les cours. Le cours du WTI, échéance Février, à baissé de 12% hier. Un assainissement de ces mécanismes par au moins une limitation de l’accès à ce marché aux professionnels, est un préalable indispensable à la mise en place d’une politique énergétique cohérente aux Etats-Unis et par conséquence, à l’échelon mondial.

    Le 8 Janvier 2009.

  • Des importations trop élevées font monter les stocks de pétrole hebdomadaires américains et chuter les cours

    Des importations trop élevées font monter les stocks de pétrole hebdomadaires américains et chuter les cours

                           Des importations de pétrole brut et de produits pétroliers à 13,7 millions de barils par jour pour la semaine à cheval entre 2008 et 2009, quantités trop fortes d’au moins 1,5 millions de barils/jour, ne forment pas un évènement  totalement inattendu. Tous les ans, pour des raisons fiscales, des livraisons sont reportées en début d’année suivante afin de minimiser les stocks de fin d’année. Alors les tankers attendent dans le Golfe du Mexique le jour de l’an pour livrer leur chargement. Les stocks se sont accrus globalement de 8 millions de barils à la fin de la semaine dernière. Les cours du brut WTI ont perdu près de trois dollars sur la nouvelle à New York (FIG.). La demande globale à 19,8 millions de barils/jour reste soutenue. Ces données, souvent entachées de grosses erreurs, doivent être prises avec beaucoup de philosophie, mais ce sont elles qui orientent la spéculation.Wticours20090107

    Le 7 Janvier 2009.

  • Eolienne à tout faire…

    Eolienne à tout faire…

    Images_4 Les éoliennes, étaient, à une époque de l’histoire européenne, la base de tout vie industrielle. Il existait des moulins pour tout faire, le meunier traditionnel n’étant qu’une toute petite partie des utilisations possibles.
    S’ils n’avaient passé leur temps qu’à faire cela, ils seraient morts de faim. On sciait, on fabriquait beaucoup de choses avec les moulins.
    reprenant cette tradition, une firme hollandaise lui donne une autre destination : capter l’humidité de l’air, et produire de l’eau.

    Le prototype produit 500 litres d’eau/ jour, mais on pourrait en produire 8 M3, et on parle aussi de dépollution et dessalinisation, et là, on atteindrait 50 à 60 M3.
    Les besoins croissants d’eau, entraine des investissements de plus en plus couteux, notamment ceux liés à la dessalinisation.
    Ces investissements sont couteux au départ, et couteux en énergie en fonctionnement.
    Même si la consommation d’énergie est bien moindre aujourd’hui (filtration par osmose inversée), elle est loin d’être nulle.
    En outre, ce système peut parfaitement s’adapter à des petits besoins, notamment de petites communautés humaines isolées.
    On peut penser à des iles, ou des villages à des endroits arides, dont le raccordement au réseau serait trop couteux ou impossible.

    clin d’oeil de l’histoire : les hollandais étaient les rois des moulins.

    Mercredi 7 janvier 2009

  • Alerte au gaz…

    Alerte au gaz…

    Images_3 La guerre du gaz entre Ukraine et Russie se continue et s’envenime. Il ne passe désormais plus un M3 par l’Ukraine, que ce soit la faute de l’un, ou de l’autre, à la limite, peu importe.
    Regardons la situation.
    On disait la Russie en difficulté financière. Mais la difficulté financière n’existe que si on accepte l’architecture financière. Elle peut être dénoncée. L’histoire n’a jamais manqué de déconfiture en la matière.
    Le système de crédit s’est toujours recrée.

    En revanche, on a soit affaire à une montée en puissance russe (si la Russie a pris le risque de couper le gaz à l’Europe occidentale, soit à un loupé ukrainien (ils pensent qu’ils vont être soutenus).
    Or s’il y a une chose qu’il faut écarter, c’est la possibilité de se passer de la Russie en matière de gaz.
    Avec 30 % de la production, elle est incontournable.
    Il est impossible de trouver 30 % en remplacement.
    Si l’Europe avait un brin de jugeote, elle verrait la seule voie disponible : la réduction de la dépendance, par la réduction de la consommation et l’intégration de la Russie au "concert européen".
    Dans les deux cas, on va s’apercevoir d’un retour, c’est celui de l’économie réelle. Une crise bancaire n’existe que parce que les hommes qui la gère ont leurs limites intellectuelles (dans le cas de Trichet, assez basse d’ailleurs).
    Dans une crise d’approvisionnement, il n’y a que deux possibilités. ON et OFF. Il est possible que les russes aient choisis ce moment de bruit au proche orient, de déclin américain et de repli sur la sphère nord américaine pour entamer une crise dont l’Ukraine est finalement au deuxième plan.

    La question s’adresse à l’Europe dans sa globalité. Vladimir Poutine, alors premier ministre, avant de devenir président, offrit à l’Europe la véritable fin de la guerre froide, par l’établissement d’une véritable sécurité.
    Aujourd’hui, ce n’est qu’une impression, mais elle peut être interprétée comme une patience à bout.
    Elle veut une réponse, OUI ou NON.
    Manquer d’argent est une chose. Se retrouver dans le froid, sans gaz, en est une autre.
    Les pays d’Europe occidentale ont désormais à se résoudre à un choix.
    Ils sont dans la panade, car ils ont horreur de ça.
    Il faut réfléchir, jouer aux échecs, alors qu’ils étaient dans le béni-oui-ouisme US.
    Mais aujourd’hui, BHO (Barack Hussein Obama) a d’autres chats à fouetter.
    Le système américain se replie sur lui, sur sa crise économique, politique et morale, abandonne le proche orient et l’Europe.

    Mercredi 7 janvier 2009

  • Situation des taux d’intérêts aux Etats-Unis en ce début de 2009

    Situation des taux d’intérêts aux Etats-Unis en ce début de 2009

                               Il a déjà été souligné ici combien la volonté de nos banquiers centraux européens de vouloir garder la main sur la politique monétaire en maintenant des taux de refinancement des banques à des niveaux supérieurs à ceux de l’inflation sous-jacente et surtout supérieurs au taux américain, introduisait un biais concurrentiel inacceptable. Un pays ne peut aller bien que si son système bancaire fonctionne, la crise financière que nous traversons nous l’a rappelé. Bien sûr les hiérarques de la BCE vont continuer à baisser les taux, la mort dans l’âme, par force. Ils font partie intégrante de cette "Europe frigide" que décrit Elie Barnavi. Europe sans idéal, incapable d’affirmer ses valeurs. Une Europe qu’on ne peut pas aimer. La référence est cependant là: le taux de la FED est quasiment à zéro, actant la gravité de la crise que le monde traverse.Taux10ans200901 

                       Alors les bons du Trésor américains poursuivent leur baisse. Le 10 ans est à peine au dessus de 2%, du jamais vu dans l’histoire financière des dernières décennies (FIG. courbe verte). Ceux qui prêtent leur argent pour 10 ans à ces taux là savent qu’ils seront finalement perdants, mais ils pensent ainsi éviter le pire. Les papiers émis par les Sociétés ou autres Organismes sont pénalisés par un spread qui atteint 250 points de base (2,5 points de pourcent) pour les Aaa (courbe rouge) et qui atteint encore près de 600 points de base pour les Sociétés classées Bbb par Moodies (courbe bleue). La détente des taux a été nette en Décembre, elle semble se poursuivre en ce début d’année, mais la prime de défiance est encore très élevée, ce que traduit la divergence entre les courbes.

                       La montée du prix de l’argent va obliger bon nombre d’entreprises à revoir leur politique de dépense de cash. Les projets pétroliers et gaziers les moins rentables vont être repoussés à plus tard. Les grands projets écologiques aux rentabilités douteuses, étalées sur de longues années, vont à coup sûr en pâtir. Citons par exemple l’éolien offshore, le photovoltaïque, les biocarburants de deuxième génération, la géothermie, les piles à combustible. Il n’est pas sûr que les incitations financières provenant des Etats suffiront à relancer la machine. Mais ce sera l’occasion pour toutes ces filières de revenir sur leurs marges abusives occasionnées par des demandes débridées et faussées par l’argent public déversé sans contrôle. Les fêtes solaires espagnoles font parti du passé, nombreux en parlent déjà avec nostalgie.

    Le 7 Janvier 2009.

  • Gaza  : deux guerres.

    Gaza : deux guerres.

    Map_gaza Dans l’actualité brulante de ce jour concernant Gaza, il faut noter, au niveau tactique, deux manières de faire la guerre.
    La première, Israélienne, est une guerre à l’occidentale, reposant sur le moteur et le carburant.
    Pour Guderian, l’arme principale du blindé, ce n’était pas son canon, mais sa capacité de se mouvoir.
    Cette manière de faire la guerre se distingue par une puissance de feu effarante, une maitrise aérienne sans partage, et un coût financier démesuré.

    Mais, il ne faut jamais sous estimer son ennemi, ce qui avait été déjà le cas dans la guerre israélo-libanaise.
    Le Hezbollah avait ressorti une très vieille manière de faire la guerre, pas du tout moyenne orientale, mais vietminh et vietcong.
    Ces techniques reprenaient les anciennes manières de combattre vietnamienne : on creuse, et on creuse, et on creuse.
    Les dépôts de munitions, sont fréquents mais peu importants.
    Grâce à une main d’oeuvre abondante (et qui nécessite le soutien de la population), on truffe le sol de réseaux de communications, qui permet de mépriser les bombardements, et une fois les attaques au sol lancées, de tourner l’adversaire, de le harceler et de se replier sitôt qu’on est en difficulté.
    Il peut avancer, mais son avance ne lui de ne tenir que le sol sous ses pieds, le "terrain conquis" redevient hostile immédiatement, qui plus est, en zone urbaine.
    Dans ce contexte, parler de "percée" dans un territoire si petit d’ailleurs, c’est grotesque.
    Les français purent conquérir l’indochine au XIX° siècle, grâce à des rapports sociaux tendus.
    Les mandarins, assez mal vus de la population, ne disposèrent pas de la main d’oeuvre nécessaire pour mettre en place cette infrastructure. Ni d’une assez grande coopération de la population pour la construire.
    Pour ce qui est du moteur, il est clair qu’il devient inutile et la puissance de feu est terrifiante, mais contre les civils uniquement.

    Gaza serait semble t’il donc, truffé de tunnels, servant de dépôt d’armes, de voies d’attaques et de replis.
    Les pertes militaires infligées au Hamas et revendiquées par Israël sont d’ailleurs très légères : 130 tués.
    De plus, comme d’habitude, les pertes adverses sont surestimées, les propres pertes minorées.
    D’ailleurs, les Gazaouis utilisent aussi une autre manière de faire la guerre : leur natalité.
    La première au monde, elle est clairement aussi une "natalité de combat".

    Deux manières de faire la guerre, donc, une high-tech et l’autre très primitive, mais déterminée.
    Mais, contrairement à ce que l’on nous a dit à une époque, la guerre, c’est sale et ça fait beaucoup de victimes.

    Mardi 6 janvier 2009

  • Méthamphétamines pour le marché automobile.

    Méthamphétamines pour le marché automobile.

    Methamphetamine Les méthamphétamines sont la seule explication plausible des marchés automobiles mondiaux et nationaux.
    Drogues d’état et drogues de constructeurs.
    Le marché automobile français finit l’année 2008 avec un tout petit -0.7 %.
    D’autres baisses, en Europe, aux USA, partout dans le monde, sont plus carabinées.
    Mais ce marché automobile, globalement, n’est pas sain.
    Il est beaucoup trop influencé par les politiques de crédit des banques des constructeurs, et trop influencé par les politiques tout court. La prime à la casse, succédant et dopant le bonus malus écolo

    Pourtant, en 2009, les différentes mesures (aides directes aux constructeurs, primes d’état pour le maintien du marché), ne devraient pas vraisemblablement inverser la tendance.
    On ne saurait imaginer pire que les milliards des contribuables américains, servent seulement à faire des prêts, pour liquider les stocks et libérer les aéroports.
    Une aide de ce genre, d’ailleurs, ne gagnerait pas trois mois.
    L’écroulement du marché après septembre et la faillite de Lehman Brothers, indique la fragilité du marché, maintenu à crédit, et la porosité des liens entre immobilier et automobile.
    Celle-ci, était souvent le premier recyclage des plus values (on aurait imaginé plus intelligente utilisation).
    On a eu donc une crise en deux phase, notamment aux USA. Une première baisse de 15 % du marché, du à la crise immobilière et une crise équivalente causée par l’effondrement du crédit.
    Un autre paramètre doit rentrer en ligne de compte, c’est que la dévaluation de certaines monnaies (livre, couronne islandaise), conduit tout droit à des rétractations de consommations (pétrolières et automobile), et que cette crise est loin d’être exclue pour les USA.

    Une année 2009, donc, de tous les périls.

    Mardi 6 janvier 2009

  • « Mettre le paquet »…

    « Mettre le paquet »…

    Photos_164 … sur la filière bois, qui laisse, en plan, trop de ressources inexploitées.
    On applaudira la volonté présidentielle de N. Sarkozy, tout en regrettant le début des années 2000. A cette époque, cette industrie "graisseuse", pas "moderne", était destinée aux nouveaux pays de l’UE (genre Roumanie), pour les "aider".
    On a donc laissé fait crever des dizaines d’entreprises françaises, pas assez "fun", en fermant simplement, un peu, le robinet du crédit.
    Bien entendu, cette sous utilisation de l’espace français a un coût : sans doute pourrait on doubler la population employée dans cette filière (450 000 personnes).

    Mais, la politique de gribouille qui n’a cessé qu’il y a 3 ou 4 ans, est à souligner, encore et encore.
    En effet, ces firmes, mêmes peu importantes en effectifs, consomment énormément de capitaux, c’est une filière ou la moindre machine, c’est le veau d’or.
    On a coutume de dire qu’un emploi qui y est crée, coûte le million de francs.
    C’est sans doute en dessous de la vérité. Crée les 450 000 emplois possibles, c’est investir 70 milliards d’euros, et rajouter quelques milliards dans la formation professionnelle.
    Après, bien entendu, en avoir gaspillé aussi quelques dizaines dans la cure d’amaigrissement du début de décennie et mis à la ferraille quelques milliards.

    Investir, ce sera possible, dès que JC Trichet aura été étouffé par un Bretzel.

    Mardi 6 janvier 2009