Catégorie : énergie fossile

  • L’Irak « possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde » déclare le vice premier ministre

    L’Irak « possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde » déclare le vice premier ministre

    Kpcchairman                           Barham Salih, vice Premier Ministre irakien favorable à la libéralisation de son pays, a déclaré au Times que sur la base de nouvelles prospections sismiques et études géologiques, conduites par des compagnies pétrolières internationales réputées, les réserves de pétrole de son pays pouvaient être évaluées à 350 milliards de barils. Un tel chiffre représente le triple des réserves estimées à ce jour. Il est à comparer aux très contreversés 264 milliards de barils de réserves de l’Arabie Saoudite.

                               Quel que soit le chiffre retenu que personne n’est capable de bien définir, il est certain que l’exploitation efficace des réserves de ce pays, avec l’aide des Groupes pétroliers internationaux serait un apport important dans l’approvisionnement mondial de pétrole. A ce jour l’Irak participe pour 2,4 millions de barils par jour. Dans un contexte moins belliqueux et plus consensuel, ses productions pourraient être accrues d’au moins 50%. Les dollars issus de ces exportations pourraient permettre de reconstruire ce pays qui a pour exemple les Emirats du Golfe Persique dont le rayonnement économique et culturel  ne peut qu’inciter les peuples de la région à réagir contre l’obscurantisme.

  • Les consommations en baisse de pétrole de l’OCDE devraient contenir la demande mondiale

    Les consommations en baisse de pétrole de l’OCDE devraient contenir la demande mondiale

                     La consommation mondiale de pétrole sur la période 2000-2007 a crû avec une pente moyenne de 1,3 millions de barils par jour. Cependant les croissances des deux dernières années à 0,97 millions pour 2006 et 0,73 millions pour 2007 sont inférieures à cette moyenne. Une analyse des consommations dans la zone OCDE et dans l’autre zone NON OCDE donne peut-être une explication à ce phénomène qui pourrait être durable. En effet les consommations dans l’OCDE, ensemble de pays riches, sont passées par un maximum en 2005 et depuis régressent (FIG.) d’environ 0,35 millions de barils/jour. Par contre celles des pays n’appartenant pas à l’OCDE croissent linéairement de 1,15 millions de barils/jour. La consommation mondiale est la somme de ces deux phénomènes qui évoluent de façon divergente.Ocdeoil

                           La décroissance des consommations des pays riches, poussée par la formidable montée des prix des produits pétroliers, devrait se poursuivre et s’amplifier. L’exemple des Etats Unis nous montre que seules les ventes de voitures hybrides connaissent une croissance soutenue, les ventes de SUV’s et autres pickups sont en déclin, les usines ferment temporairement pour réguler les stocks d’invendus. Les ventes de carburants en Californie régressent (FIG.) les consommations américaines en produits pétroliers au mois de Janvier ont baissé de 0,44 millions de barils/jour en Janvier 2008 par rapport à celles d’il y a un an. Californiebase100_3

    La croissance des pays NON OCDE devrait  être également impactée par la hausse des prix du baril et la mise en place de taxes carbone qui obligeront les dirigeants à faire la vérité des prix. La Chine ne peut pas poursuivre indéfiniment ses aides aux pétroliers pour masquer les hausses des prix des carburants.

                    En conclusion, toute étude prospective, un tant soit peu sérieuse, portant sur les équilibres entre offre et demande de produits pétroliers ne peut s’affranchir d’une hypothèse de réduction de la croissance de la demande. Une croissance mondiale annuelle rapidement plafonnée à 0,5 million de barils par jour semble être la plus probable à court ou moyen terme.

    Le 19 Mai 2008

  • TOTAL trouve un accord d’un milliard de dollars avec les autorités nigérianes

    TOTAL trouve un accord d’un milliard de dollars avec les autorités nigérianes

    Total_2007_carte_nigeria                              Total, quatrième Société pétrolière au Nigeria, est la première à avoir trouvé un accord avec les autorités politiques d’Abuja. Total va prêter un milliard de dollars à la Société d’Etat Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) pour financer sa participation dans les projets amonts d’exploration et production. NNPC par la suite, remboursera Total en cash et non en pétrole ou en gaz, ce qui permettra au Nigeria de consacrer une partie des productions pour alimenter en gaz les centrales électriques en cours de construction. Un tel accord répond aux exigences du Pouvoir nigérian qui veut consacrer une partie des productions énergétiques au développement de son pays. Il ne reste plus qu’aux autres groupes pétroliers présents au Nigeria que sont Shell, Chevron, Exxon et ENI de trouver des accords similaires avec le pouvoir local.

    le 19 Mai 2008

  • Penser la guerre autrement.

    Penser la guerre autrement.

    Pour le général Desportes, commandant du centre de doctrine de l’emploi des forces, les armées occidentales sont incapables de gagner une guerre, essentiellement pour des raisons de doctrine erronnée.
    Gargantua Bâties sur la technologie et le pétrole, en gros sur une puissance de choc énorme, les armées occidentales tournent à vide.
    Elles peuvent avoir gagné des guerres (Irak, Afghanistan) et voir renaitre immédiatement une opposition armée, réduite, certes, mais déterminée, fluide et ingénieuse.
    Le combat à distance, d’ailleurs, peut se révéler un échec. Malgré sa puissance de feu et le martyr des civils Libanais, les forces israéliennes n’avaient pas réussi à enfoncer les défenses du hezbollah dans le sud Liban en 2006.
    Le reste de la guerre avait davantage évoqué les pires combats de 1915, avec des avances minimes et de lourdes pertes.

    Voici in-extenso l’avis :
    " très dangereuse interprétation américaine de la ‘révolution dans les affaires militaires’, selon laquelle la technologie pouvait directement produire des résultats politiques. Nous savons que c’est faux, comme les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan ou du Liban le montrent : la technologie ne produit pas d’effet politique. Ce qui est mort aussi en Irak, c’est l’idée qu’il y avait des victoires militaires rapides qui pouvaient conduire à des résultats durables. Nous avons compris que le résultat militaire ne conduit plus directement au résultat stratégique. Parce que l’Amérique est la puissance dominante, nous avons suivi ce courant de pensée. Mais les difficultés que rencontrent aujourd’hui les armées occidentales montrent bien qu’il est urgent désormais de penser la guerre autrement ".
    Et oui, pour faire la guerre, il ne faut pas que des véhicules, des avions ou des hélicoptères (du matériel qui coûte cher, mais dont la perte est acceptable), mais aussi des fantassins, qui, même peu armés et peu formés, tiennent le terrain.
    Là, la perte est beaucoup moins facile à accepter politiquement, et les guerres actuelles seraient impossibles, faute de soutien populaire.
    De toute façon, avec les armées occidentales à la taille réduite, ce changement de doctrine reste aléatoire.
    Pour le reste, il n’y a qu’à mesurer l’actualité des propos de Rabelais, dans "les guerres picrocholines".

  • OCS : extension et raffermissement

    OCS : extension et raffermissement

    Ocs L’OCS (organisation de coopération de Shangaï) approfondit ses liens et les étend.
    C’est désormais l’Inde qui rejoint plus en avant le groupe (formé par la Russie, la Chine et divers pays d’Asie centrale), dont elle était seulement observateur (comme l’Iran et le Pakistan).
    Russie, Inde et Chine ont établi une déclaration commune sur le Kosovo, L’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan.
    Sur le nucléaire Iranien, le soutien de New-Delhi à Téhéran va même au delà du soutien accordé par la Chine et la Russie.

    New-Delhi, en effet, affirme le droit sans partage de l’Iran à l’énergie nucléaire, et les modèles informatiques prévoient, en cas de destruction de la centrale de Bushreh, une contamination massive du sous-continent, raison de l’hostilité de l’Inde à toute attaque contre l’Iran.
    De plus, l’Inde est fortement demandeuse du gaz Iranien et un projet prévoit un gazoduc Iran-Pakistan-Inde (gazoduc de la paix), qui priverait encore plus Nabucco de toute raison d’être et priverait les pays occidentauux de ce qu’ils considèrent comme LEUR gaz.
    En ce qui concerne leur sécurité alimentaire, les trois grands affirment avoir pris les mesures nécessaires pour assurer leur auto-suffisance.
    L’extrémisme des occidentaux et notamment américains, renforce à chaque coup porté, pensé ou tenté, l’alliance. C’est souvent un des paradoxes de l’histoire.

  • L’Administration fédérale américaine remet ses royalties pétrolières sur le marché

    L’Administration fédérale américaine remet ses royalties pétrolières sur le marché

    Bodman1                                                         C‘est un peu biscornu, mais finalement compréhensible. Le Secrétaire d’Etat à l’Energie, Samuel Bodman, avait décidé de se faire payer les royalties sur l’extraction pétrolière dans les zones fédérales en nature, ce qui lui permettait de faire gonfler la réserve stratégique (SPR ou strategic petroleum réserve). Depuis le mois de Septembre 2007 ce mécanisme a permis de faire gonfler la Réserve de 12 millions de barils à 702 millions de barils en fin de semaine dernière. Mais le Congrès, dans un soucis d’alimenter le Marché à voté une suspension de ce mécanisme, jusqu’à ce que les prix du brut passent en dessous de 75$/baril. L’Administration a donc décidé de vendre 16,1 millions de barils de pétrole à 127$/baril, livrable durant six mois à partir du mois du 1er Juillet, correspondant aux royalties qui lui reviennent durant la période. Elle reprend donc ce qu’elle faisait auparavant, la vente aux compagnies pétrolières des royalties qui lui reviennent.

                          Il n’y a toujours pas de pénurie de pétrole aux USA, les américains sont assez riches pour l’acheter "à tout prix".

    Le 18 Mai 2008

  • Un exemple de stimulation de l’offre par les prix: le nombre de forages pétroliers aux USA

    Un exemple de stimulation de l’offre par les prix: le nombre de forages pétroliers aux USA

                             La progression des prix du baril de pétrole, au-delà de toute espérance de n’importe quel prospecteur d’or noir, incite les américains à investir lourdement dans la réhabilitation de gisements anciens, à l’aide des techniques modernes de production. Le nombre de forages pétroliers en activité multiplié par 2,5 en trois ans, croît de façon pratiquement ininterrompue (FIG. courbe rouge)pour atteindre 381 unités au mois de Mai 2008. Ces nouveaux forages sont réalisés essentiellement dans le Texas, le Nord Dakota, l’Oklahoma, le Colorado, la Californie. En comparaison le nombre de forages gaziers, quatre fois plus nombreux que les forages pétroliers, semble se stabiliser aux environs de 1500 unités (courbe verte).Forage1

                            Les productions de pétroles et condensats des Etats-Unis sont passées par un minimum historique en Septembre 2007 avec 6,7 millions de barils par jour. Depuis les données mensuelles du mois de Février et les données hebdomadaires, peu fiables, semblent montrer que cette production est remontée à 7 millions de barils. Cette progression lente devrait être maintenue par la mise en production des nombreux nouveaux forages en cours et par la mise en production par Chevron, du forage offshore de Blind Faith dans le Golfe du Mexique. Cet accroissement des productions locales US couplées à la montée en production d’éthanol (0,52 millions de barils/jour en Février) et à la stabilisation des consommations en produits pétroliers devrait entraîner une réduction des volumes importés aux USA et donc des tensions mondiales sur le marché mondial du pétrole.Usprod

    Le 18 Mai 2008

  • Carburants subventionnés.

    Carburants subventionnés.

    Images_3 Dans un certain nombre de pays, le carburant est subventionné.
    La banque Mondiale pousse à l’abandon de ces subventions.
    Cela peut semblé étrange vu d’ici, ou seuls certaines professions, mendiantes, profitent de ce genre de mannes.
    Ce peut être compréhensible pour les contrées où le pétrole a détruit tout autre activité.
    Il faut bien qu’il y ait une certaine compensation.
    Mais certains sont aussi des pays importateurs nets.

    Mais la réduction des subventions est aussi synonyme de crise sociale.
    Avec la crise alimentaire, une augmentation des prix de l’essence serait … explosive, socialement parlant.
    Si, effectivement, leur abandon est plus ou moins inéluctable, il est clair que ce n’est pas le moment.
    Il serait censé et bien préférable d’attendre une détente des budgets alimentaires.
    Cette augmentation supplémentaire ajouterait encore au climat social détérioré.
    L’énergie a rejoint la nourriture dans les dépenses forcées.
    Il est préférable que les gouvernements ne l’oublient pas.
    Il n’existe que deux sortent de gouvernants. Ceux qui obéissent aux banquiers, et ceux qui les exécutent.

  • Medvedev offre un tiers des réserves fédérales de gaz à Gazprom

    Medvedev offre un tiers des réserves fédérales de gaz à Gazprom

    Gazprom_2                          Cadeau de Bienvenue, explique Kommersant, Gazprom vient de recevoir neuf champs gaziers qui appartenaient à la réserve fédérale russe. Ils représenteraient des réserves globales de 3800 milliards de m3, soit un tiers des réserves fédérales russes, qui s’ajoutent aux 29000 milliards de m3 que possèderait Gazprom jusque là. La consommation annuelle mondiale de gaz naturel est de 3000 milliards de m3 et celle de l’Europe est de 580 milliards de m3. Il semblerait que dans ce cadeau il existe une pépite qui serait le champ de Chayanda, avec des réserves estimées à 1300 milliards de m3 de gaz.

                             Cette information explique pourquoi la hausse des cours de Gazprom était justifiée. Anticipation initiée ou intuition géniale?

             Le 16 Mai 2008.

  • Bataille contre la faim. II

    Bataille contre la faim. II

    Images_4 Je me souviens d’un professeur d’histoire. Il nous racontait être revenu de Syrie enfant en 1941, après les combats qui opposèrent l’armée de Vichy aux anglo-gaullistes.
    Ce qui l’avait surpris en arrivant, c’est que la population avait un unique sujet de préoccupation, c’était de manger.
    Les rations officielles donnaient la moitié du minimum vital.
    Pour le reste, il fallait se débrouiller.
    Avoir un lopin, un jardin, de la famille à la campagne, le marché noir. A n’importe quel prix.
    Alors, quand on voit des films "historiques", où on voit des cocottes avec des bibis d’époque se dire "il faut résister", on se dit que le cinéaste aurait du aller aussi à l’école et se renseigner avant.

    Les autorités ne facilitaient guère la vie de la population.
    L’armée allemande, grâce aux frais d’occupation créait le marché noir, mais la population trafiquait l’esprit tranquille avec les patrouilles allemandes.
    En effet, la nourriture les indifférait. Ils avaient de quoi manger.
    Cela se corsait avec les autorités locales françaises, qui avaient tendances à pratiquer la confiscation sauvage, tout en se gardant de faire des procédures. Les gendarmes avaient faim aussi.
    Le pire, c’était, pour les pauvres bougres qui voulaient s’alimenter, de tomber sur le maquis.
    Il pratiquait aussi la confiscation, prenait les noms, en promettant les poursuites légales plus tard.
    Mais le maquis ne prit une certaine importance qu’à la fin de la guerre, c’est en grand partie le STO (service du travail obligatoire) et la déportation du travail qui le créa.
    Ce bref rappel historique était pour dire qu’on arrive très bien à tenir une population avec la pénurie organisée. Enfin, du moins, tant que ça dure. Après, c’est une autre histoire.

    Autre rappel : à cette même époque, un certain nombre d’hôpitaux psychiatrique se mis à pratiquer l’eugénisme. Certains réussirent fort bien et eurent un taux de réussite de 100 %. Bien entendu, il y eut des cancres qui ne perdirent personne.