Catégorie : énergie fossile

  • Est il possible de tomber encore plus bas ?

    Est il possible de tomber encore plus bas ?

    Images Quand un pays comme la Grande Bretagne connait une crise importante telle celle de la fin des années 1970, que se passe t’il ?
    On peut toucher le fond, subir une bonne crise et remonter.
    Mais le Royaume-uni n’a pas eu de chance.
    Il a gagné au tiercé.
    Il a découvert le pétrole et le gaz de la mer du nord, ce qui lui a permis de se payer une cocotte dépensière, Mrs Thatcher, il a liquidé son industrie, ses mines de charbon (la plupart rentables), pour se consacrer à jouer aux sous en bourse.

    Il faut avouer que le contexte, pétrole+gaz+bourse, auquel s’est ajouté à partir de 2002, bulle immobilière et du crédit, était particulièrement favorable.
    Puis, comme tout bon joueur, il s’est mis à perdre, et de plus en plus.
    D’abord le pétrole et le gaz, ensuite l’immobilier et la bourse. Pour se rappeler maintenant, ce qu’il avait perdu en gagnant contre Napoléon, son indépendance alimentaire.
    La conjoncture du Royaume Uni s’avère donc très défavorable. Il ne produit plus rien, et tout augmente.
    Jusqu’où la dégringolade ira t’elle ?

  • La faim comme outil.

    La faim comme outil.

    Images_2 A l’heure actuelle, on présente Staline comme un tyran. Nul doute, il l’était. Parmi ses crimes, la famine des années 1930. Nul doute aussi, il l’a planifiée, exécutée, sans état d’âme.
    Dans le même temps, l’URSS exportait 1.5 millions de tonnes de blé.
    Voyez comme il était vilain.
    On oublie cependant un certain nombre de choses.
    Si Staline put faire exécuter une famine pareille, c’est qu’il possédait une administration éprouvée en la matière, venant du tsarisme.
    Et c’est bien connu, qu’en cas de crise en  Russie, on faisait deux choses : on criait : "c’est la faute aux juifs", et la police organisait un pogrom.
    Ensuite souvent, on aggravait la famine. Avec le même schéma.

    Exportations de denrées, suivie d’une déportation de population.
    Staline n’avait rien inventé.
    La Russie non plus. La famine est la plupart du temps, organisée, ou du moins, tolérée, admise.
    A l’heure actuelle, d’ailleurs, la plupart des pays souffrant de la faim exportent aussi des denrées alimentaires, pendant que les plus pauvres crèvent.
    L’Argentine vit une crise de ce genre.
    Les agriculteurs, bénis des dieux dans cette période, ne veulent pas payer de taxes, ils veulent produire des produits d’exportations, quand à la situation du pays, ce n’est visiblement pas du tout leur problème.
    Ces gens là, sont visiblement charmant.
    Ils rappellent l’histoire de la colonisation britannique en Inde.  Pendant que les habitants crevaient de faim, on développait aussi les cultures d’exportations. 
    Après, il ne faudra pas s’étonner, non plus, de la renaissance de l’extrémisme politique.
    En tout cas, il faut avoir des hommes politiques qui se préoccupent de leur concitoyens et ne les considèrent pas comme des nuisances.

  • « La crise est immense »

    « La crise est immense »

    Images Nicolas-le-guignolo a fait son show.
    Il dit qu’il a changé, ce qui n’intéresse personne.
    Et que cela va continuer.
    la croix rouge et le secours populaire lancent un appel.
    "Il y a des risques d’émeutes de la faim également dans notre pays  ".
    Et pour eux, cette "crise est immense".

    "Nous constatons d’une part une augmentation du nombre de personnes qui viennent chercher de l’aide dans nos permanences, et d’autre part l’apparition de nouveaux profils  ".
    En gros, des gens qui n’arrivent plus à se nourrir, faute de moyens et un gouvernement qui regarde ça comme la famine d’Irlande.
    Il ne faut surtout rien faire pour troubler le marché.
    Le risque de dérapage est donc maximum.
    Il faut un gouvernement complètement décervelé pour avoir une révolution, mais il faut avouer, que nous sommes bien servis.
    Alors qu’un certain nombre de pays ont pris les mesures nécessaires pour protéger leur population, ici l’inaction est totale.
    L’augmentation des budgets charitables, pas plus que la concurrence n’y changeront quoi que ce soit.
    Une seule inconnue demeure, la date du changement de politique.
    En la matière, c’est bien le libéralisme le responsable.

  • Delta et northwest…vont former « Tragic airways »

    Delta et northwest…vont former « Tragic airways »

    Images_2 Ou l’alliance du cul de jatte et de l’aveugle.
    "Déficitaires et inefficaces, les compagnies aériennes américaines connaissent une crise structurelle", titre "le Monde".
    La cause en est le prix du kéroséne, et la RECESSION.
    Est mis en cause, la dérégulation : "depuis, le transport aérien américain s’est gravement détérioré. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines  ".
    Vlan dans les dents, tiens ça Ronnie…
    "  "A terme, les "Six" ne seront plus que quatre, peut-être trois. Mais ces fusions génèrent autant de problèmes – d’hétérogénéité des flottes, par exemple – qu’elles n’en résolvent. Surtout, elles ne changeront rien aux difficultés structurelles du secteur

    En effet, northwest et delta vont surtout fusionner… leurs dettes, leurs nanards, leur incompétence.
    Le bilan du libéralisme économique est terrible pour les zétazunis.
    Chemin de fer miteux, infrastructure desuéte, électricité digne du tiers monde, transport aérien sinistré, secteur industriel en ruine, santé tuberculeuse…
    Bien entendu, il a fallu trente ans pour voir les résultats.
    Mais ils sont là, et patent.
    Si on écrivait à Nicolas-le-pas-au-courant pour lui dire ?

  • Crise alimentaire et fin du libéralisme.

    Crise alimentaire et fin du libéralisme.

    Images Viet-Nam, Inde et FAO au menu.
    Les deux pays cités ont tordus le coup à la libre circulation des marchandises, dans le but de protéger leur population et limiter la hausse des prix.
    La crise alimentaire, d’ailleurs ne se limite pas qu’aux pays du tiers monde :
    "Les premières victimes seront les pays pauvres mais également les pays industrialisés où le pouvoir d’achat des travailleurs ne suffit plus ".
    Quand à la FAO, elle montre du doigt le responsable, et en même temps pointe le risque :
    " La demande croissante à l’échelle mondiale de biocarburants, associée au besoin accrue en terres, pourrait mettre sous pression les terres marginales qui assurent des fonctions de subsistance fondamentales pour les ruraux pauvres et sont fréquemment exploitées par des femmes ".

    On aurait donc :
    "le déplacement partiel ou total des activités agricoles des femmes vers des terres de plus en plus marginales  ", avec en prime, la réduction de la disponibilité en eau et en bois.
    Comme on peut le deviner, dans ce contexte grave, le laisser-faire aboutira à une situation explosive très vite, là où elle ne l’est pas déjà.
    Les interventions, le réglage, ne peut s’obtenir que pays par pays, par une intervention étatique et l’établissement de règles et priorités.

  • Alberta : budget record.

    Alberta : budget record.

    Images Un "modèle"encore, c’est l’Alberta. Le budget explose à 37 milliards de dollars, les assurances maladies sont éliminés.
    L’excédent se monte à 1.6 milliards.
    Là, on rejoint le modèle thatchérien.
    On s’assoit sur une découverte géologique phénoménale et on donne les leçons à ceux qui n’en ont pas et qui doivent lutter avec les effets pervers de ces productions minières qui entraine hausse de la monnaie et désindustrialisation.
    Le syndrome Thatcher  se déploie au Canada sur un mode beaucoup plus étendu et pervers.

    En effet, les ressources minérales canadiennes sont bien plus étendues et diversifiées que les britanniques, et le pays beaucoup moins densèment peuplé.
    L’opposition en Alberta fustige le gouvernement qui "n’économise pas pour l’avenir de la province".
    Pour eux, entasser des torches-culs , c’est "préparer l’avenir". 
    En réalité, la seule manière de "préparer l’avenir", c’est de brider et limiter la production d’hydrocarbures, pour appliquer le proverbe koweiti : "Oil in the ground is better than dollar in bank".
    Le Canada et l’Alberta risquent de payer cher cette profusion de ressources naturelles.
    D’abord au point de vue écologique, ensuite au point de vue économique.
    En effet, le "modèle hollandais" démontrait qu’une ressource naturelle (le gaz de groningue) n’apportait en réalité aucune valeur ajouté. Elle faisait simplement baisser l’efficacité globale de l’économie d’autant.

  • L’Etat de l’Alaska exaspéré par les atermoiements des pétrolières

    L’Etat de l’Alaska exaspéré par les atermoiements des pétrolières

    Sarahpalin1                           Le gisement de Point Thomson découvert en 1977 en Alaska, dans la région des North Slopes, doit contenir entre 8000 et 9000 milliards de pieds cube de gaz associé à des liquides. Les droits d’exploitation de ce gisement sont répartis entre l’opérateur ExxonMobil(36%), BP (32%), Chevron (25%) et ConocoPhillips pour le reste. Le Department of Natural Resources (DNR) de l’Etat de l’Alaska vient de rejeter le 23ème plan de développement de ce gisement inexploité. Ce rejet est basé sur le fait que le nouveau plan n’apporte rien de fondamentalement différent par rapport aux précédents.

                                Le Gouverneur de l’Etat, Sarah Palin, soutient ce rejet prononcé par son administration, mais l’affaire n’est pas terminée en raison des procédures d’appel qui vont suivre.

                                       En fait l’exploitation de ce champ ne sera sérieusement envisagée que lorsque le gazoduc reliant les North Slopes au réseau canadien sera en bonne voie de réalisation. Les conflits entre les grandes pétrolières américaines et l’administration sur ce sujet rejaillissent sur ce projet qui ne peut pas être rentabilisé sans une structure de transport de gaz adaptée. Les pétrolières américaines n’ont pas accepté que l’Alaska ait retenu TransCanada comme opérateur du futur gazoduc reliant les gisements au réseau canadien et de là au réseau américain.

                                       Ce ne sont donc pas les réserves de gaz qui manquent, ce sont les projets cohérents de mise en valeur de ces réserves, avec une juste répartition des profits entre les Etats et les Groupes pétroliers. Les dysfonctionnements de l’Alaska sont des illustrations schématiques de ce manque de cohésion.

    Le 23 Avril 2008

  • Nouvelles énergies-énergies nouvelles…

    Nouvelles énergies-énergies nouvelles…

    Images_4 Le baril atteint les 120 $ et les pays producteurs ne veulent pas engager d’investissements, sans garantie de débouché sur 30 ans.
    la raison ? La volatilité de la demande, beaucoup plus qu’on ne l’a dit.
    En effet, chaque $ d’augmentation entraine des investissements en chaine, pour réduire la note, et chaque dollar d’augmentation risque d’entrainer la récession, si elle n’est déjà là.
    Le Grenelle de l’environnement n’a strictement encore rien sorti, mais les ménages s’aperçoivent des flambées (de prix, pas de cheminées), aussi, avec pragmatisme, on va vers des investissements de remplacement.

    Les chaudières gaz deviennent anecdotiques, pour les chaudières fioul, les fabricants stopperont les chaines de fabrication sous peu, sans aucun doute, seuls surnagent les chaudières à granules et les PAC (pompes à chaleur) de tous ordres, haute, basse température, aérothermie, géothermie.
    Même si ce n’est pas la solution miracle, le principe est bon, celui d’une réduction de consommation.
    Et le cartel de l’OPEP est aussi pragmatique.
    Il sait très bien que le pétrole occupe une place hypertrophiée, très aisément réductible, même dans le transport.
    En effet, la différence de consommation suivant les marchés (10.5 L en moyenne aux zétazunis, 6.5 en europe pour un véhicule particulier), indique des marges de manoeuvres importantes, et les voitures récentes sont très sobres.
    En outre, bien des pans de l’économie se sont drogués au pétrole. Visiblement certains subissent une cure de désintoxication profonde. le premier est l’agriculture, et l’enchérissement du coût des voyages va booster des productions locales, de même que l’enchérissement du coût de l’alimentation qui en résulte.
    Succès donc pour les pays pétroliers, mais succès à mon sens, très provisoire.

  • Le sultanat d’Oman veut relancer ses productions de gaz et de pétrole

    Le sultanat d’Oman veut relancer ses productions de gaz et de pétrole

    Omanmap                             La production de pétrole du sultanat d’Oman qui n’est pas membre de l’OPEP, est descendue à 710 mille barils par jour en 2007. Elle était, par exemple, d’un million de barils par jour en 2001. Pour contrer ce déclin le sultanat veut adjuger cinq nouveaux blocs d’exploration production sur terre et en offshore, sur la base de contrats de partage de production. Le pétrolier Total qui est bien introduit dans cette région désirerait obtenir un de ces blocs, nous informe l’Agence Reuters.

    Le 22 Avril 2008

  • L’assistance aux gros gisements irakiens attribuée au TOP 5

    L’assistance aux gros gisements irakiens attribuée au TOP 5

    Irakoil3                               Hussein al Shahristani, le ministre irakien du pétrole, a annoncé que les futurs contrats d’assistance, d’une durée de deux ans, aux exploitations de pétrole irakien, allaient  être attribués dans le courant du mois de Juin. Exxon Mobil avec le champ de Zubair, BP avec celui de Rumaila et l’alliance Chevron-Total avec le champ de West Qurna seraient dans le Sud du pays alors que Shell serait dans le Nord avec les contrats de Kirkouk et Maysan. Par la suite le gisement de gaz d’Akkas dans l’extrême Ouest serait attribué.

                                   L’objectif pour l’Iraq est de pouvoir produire 500 mille barils par jour de pétrole supplémentaire par rapport aux 2,2 millions produits aujourd’hui.

    Le 22 Avril 2008