Catégorie : énergie fossile

  • Petrobras voit sa capacité de production de pétrole et de gaz croître de 25% en 2008

    Petrobras voit sa capacité de production de pétrole et de gaz croître de 25% en 2008

    Petrobras_logo1                         Les productions brésiliennes de pétrole et de gaz de la Société d’état Petrobras au mois de Mars ont atteint 2,1 millions de barils équivalent pétrole en croissance de 1,4% par rapport à celles de Mars 2007. La Société, en raison de la mise en production programmée de cinq plateformes de forage (quatre dans le bassin de Campos et une dans le bassin d’Espirito Santo) s’attend à une croissance en 2008 de ses capacités de production de 500 mille barils par jour supplémentaires. Les productions de Petrobras en 2009 devraient donc atteindre les 2,5 millions de barils par jour.

                         Ces mises en production sont recensées sur le site de Staniford, Oil Megaprojects 2008 qu’il faut absolument consulter, dans une volonté de sortir des banalités géologiques à la mode du moment.

    Le 17 Avril 2008

  • Chine : inflation.

    Chine : inflation.

    Images_2 Les prix en Chine ont augmentés de 8.3 % en Mars et 8.7 % en avril. L’inflation alimentaire atteint, elle sur le premier trimestre 21 %.
    En réalité, la hausse est bien plus vertigineuse et le mois de février a été horrible.
    Horrible, autant que l’hiver, et la Chine est un pays qui jongle avec les pénuries, surtout énergétiques.  Pénurie de charbon, de gazole et d’essence y sont monnaie courante, de même que celle d’électricité.
    L’hiver a vu toutes ces pénuries se conjuguer et se manifester en même temps.
    S’y est ajouté, cette année, une inflation alimentaire record, encore alimentée par les transports défectueux.

    L’indice, non lissé, des prix a eu un énorme coup de chaud.
    La révolution industrielle chinoise, le boum immobilier a conduit à la réduction des surfaces cultivées.
    Mais, comme on ne mange ni robinet, ni ordinateur portable, ni briques, on peut comprendre la fébrilité des autorités, et la grogne de la rue.
    De même, la situation sociale a eu une grande influence sur la crise tibétaine. Des émeutes et des mouvements insurrectionnels trouvent un terreau fertile dans une situation tendue.
    De même, il ne faut pas se leurrer.
    Malgré toute la propagande, une partie de la Chine est dénutrie, et une plus grosse partie n’a aucune marge de manoeuvre.

  • Découverte brésilienne.

    Découverte brésilienne.

    Images_2 Les actualités ont le don de m’esbaudir. En effet, on annonce la découverte d’un gisement "KOLOSSAL" au large du Brésil. 5 à 8 milliards de barils/ jour exploitables.
    Soyons généreux, le gisement "KOLOSSAL" représente  une centaine de jours, même pas de consommation. En plus, il est d’une exploitation d’une facilité déconcertante : 2000 mètres d’eau, 3000 de rochers et sable, 3000 de sel.
    Mais certains n’hésitent pas devant les mots : "Le troisième plus important gisement de pétrole au monde découvert au large du Brésil  ", titrent "les échos", et eux parlent de 33 milliards de barils, faisant du gisement le troisième après Ghawar (83 milliards) et Burgan (72).

    Mais le gisement exploitable est sans doute plus près des 8 milliards que des 33. En outre, pour Ghawar et Burgan, ce sont les productions passées, et pour Carioca (le gisement en question), c’est uniquement une projection.
    En outre, ce pétrole sera cher, techniquement difficile à exploiter, surtout pour le sel qui ne se laisse pas forer facilement (éboulements fréquents).
    Non, l’optimisme affiché n’a pas lieu d’être.
    On retombera sur la même problématique : un réservoir, sans doute large, mais sur lequel il n’est pas facile de mettre un robinet à débit suffisant.
    "Cela mettrait un terme à toutes ces annonces qui affirmaient que l’on n’avait plus de pétrole, que l’on n’en découvrirait plus et qu’il fallait qu’on change notre mode de vie   ".
    Le cher Roger Read devrait être mis au courant, non la terre n’est pas plate.

  • Le Brésil possèderait d’immenses réserves de pétrole

    Le Brésil possèderait d’immenses réserves de pétrole

    Petrobras_logo1                              D‘après le Directeur de l’Agence Nationale du Pétrole brésilienne, Haroldo Lima, grâce à la nouvelle découverte du gisement de Carioca, situé sous une épaisse couche de sel, son pays possèderait des réserves de pétroles qu’il évalue à 33 milliards de barils, ce qui en ferait le troisième Etat le plus riche en pétrole du monde. Cette nouveau gisement, situé dans le bassin de Santos, serait quatre fois plus important que le champ de Tupi découvert en Novembre dernier. Petrobras se contente de dire qu’il va poursuivre les forages afin de mieux évaluer la taille de ce champ.

                       Sur la nouvelle l’action Petrobras a gagné 7,8%. De leur coté Repsol a crû de 9,3% à Madrid et BG Group a pris 5,4% à Londres, ils sont associés à Petrobras dans l’exploration des gisements offshore brésiliens à hauteur de 25% pour Repsol et 30% pour BG Group.

    A titre de comparaison les USA possèdent 22 milliards de barils de réserves prouvées.

    Le 15 Avril 2008

  • La fin des productions de pétrole américaines est reportée sine die

    La fin des productions de pétrole américaines est reportée sine die

                                 Pour produire du pétrole sur un territoire donné il faut que quatre conditions soient respectées: 1) qu’il y ait du pétrole (géologie), 2) que le territoire soit politiquement accessible (politique), 3) qu’il existe des techniques adaptées à l’exploration et à l’exploitation des gisements (technique) et enfin 4) que la prospection et l’exploitation soient rentables (économie). Si l’une de ces conditions n’est pas respectée l’exploration et la production ne peuvent pas exister. L’examen de ces quatre conditions pour le territoire américain montre qu’elles sont à nouveau satisfaites.Oilpr2

                   Il existe des gisements de pétrole dans le sous sol des USA et de ses côtes: c’est le cas dans le Golfe du Mexique dont l’exploitation offshore n’est qu’à ses débuts, c’est le cas en Alaska du côté des North Slopes, c’est sûrement le cas dans la mer de Chuckchi où les droits d’E&P se sont vendus des fortunes à la dernière vente aux enchères, c’est peut-être aussi le cas dans les White Hills qui intéressent Chevron et Total.

                   Le territoire est politiquement accessible, malgré les colères de Sarah Palin, la dynamique Gouverneur de l’Alaska.

                    Les techniques existent et progressent en particulier dans les forages offshore et dans la localisation fine des réservoirs les plus profondément enfouis.

                     La rentabilité: c’était le point le plus délicat qui pendant de longues années à fait interrompre certaines exploitations et a surtout fortement dégradé l’exploration et le développement aux Etats Unis. Par exemple, Sarah Palin a mis en demeure BP et Exxon de lancer le développement du gisement de Point Thomson en Alaska dont ils possèdent les droits depuis les années 70! Un gazoduc trans Alaska est toujours en projet. Les gisements de la mer de Chuckchi attendent les premiers forages.

                     Les nouvelles conditions économiques avec un prix du baril de brut semble-t-il durablement établi au dessus de 100$, modifient profondément la donne. Les investissements repoussés il y a dix ans où le prix du baril oscillait entre 10$ et 20$ deviennent d’actualité, la prospection de zones hostiles ou protégées ne fait plus peur. De nombreuses exploitations arrêtées dans les années 90 retrouvent une jeunesse économique inattendue. Un indicateur de cette reprise de l’activité est simplement donné par le nombre de puits en activité (FIG.)Puitsus Depuis le mois de Mars 2000 on peut constater que le nombre de puits exploités aux USA est passé par un minimum de 882 unités en Avril 2002. Il est passé au dessus de 2000 en Novembre 2006, puis a légèrement décru avec la chute des cours qui a atteint un plus bas de 50$ le baril en Janvier 2007. Depuis le nombre de puits s’est redressé pour atteindre un plus haut de 2029 puits en Mars dernier.

                       La reprise des productions de pétrole et de condensats de gaz aux USA n’est pas un hasard statistique, c’est un phénomène lié à l’activité économique des hommes de ce pays. Remarque: 45% des puits exploités dans le monde le sont aux USA. 

                       La géologie ne fait pas tout et les mathématiques qui avec le postulat "moins il y en a et moins on en extrait"  permettent de tracer de belles sigmoïdes avec des ponts d’inflexions à 50% des réserves extraites oublient simplement le travail de l’homme et son opiniâtreté qui fait que moins il y en a, plus il en cherche.

                        Il est donc à pronostiquer que la montée des cours du pétrole et du gaz vont faire croître les productions de liquides (pétrole + condensats de gaz) aux USA dans les années à venir, c’est du moins ce que pronostique l’Energy Information Administration.

    Le 15 Avril 2008

  • Crime contre l’humanité.

    Crime contre l’humanité.

    Terreur Pour Jean Ziegler, le "bio" carburant est un crime contre l’humanité.
    "Jean Ziegler a averti que le monde se dirigeait "vers une très longue période d’émeutes" et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires. ".
    Le premier producteur à utiliser les céréales pour fabriquer ses carburants, les zétazunis, détruisent ainsi 138 millions de tonnes de maïs.
    Le FMI, quand à lui doit :
    "cesser de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes  ".
    Quand aux 100 millions de personnes devenues pauvres, le chiffre est largement tronqué :
    "on précipite 2 milliards de personnes sous le seuil de pauvreté  ".

    Quand à la responsabilité, elle est clairement établie :
    "Les plans d’ajustement structurels du FMI imposent toujours des plantations d’exportation qui doivent servir à produire des devises  ".
    Avec, bien entendu le sacrifice de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance.
    On imagine les ravages quand tous les pays exportateurs privilégient leur propre population -ce qui est normal-.
    On a un processus révolutionnaire désormais clairement engagé, comme il y a eu mondialisation, il est mondial et a son coupable :
    " Cette semaine, les grandes banques … ont admis la conclusion avancée par le reste du monde : elles se sont fourvoyées, elles sont à l’origine de la crise du crédit, et tout le monde souffre de leurs erreurs. Le fait d’admettre tout ceci ne pourra pas cependant prévenir un retour de flamme.  Les banquiers ont réalisé, mais trop tard, les dangers que représentent cette vision caricaturale du banquier que la plupart des gens ont maintenant en tête ". Incompétent, cupide, les brillants sujets paraissent désormais à la limite de la débilité mentale profonde.
    "le mécontentement engendré par la hausse des prix du pétrole et de la nourriture, l’augmentation des inégalités de revenus, tout cela contribue à une incertitude vis-à-vis du capitalisme   ".
    Le capitalisme n’avait besoin de personne pour se mettre à mort.
    La confiance est cassée. Sa crédibilité fait rire tout le monde.
    Quand aux capacités mentales de quelques uns, on peut vraiment se poser des questions :
    " Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression qui s’exerce   ".

  • L’or du FMI…

    L’or du FMI…

    Images_3 La vente de 400 et quelques tonnes d’or du FMI intéresse Chavez.
    On sait qu’il n’aime pas les zétazunis, qui ne l’aime pas non plus, qu’il se méfie du dollar (il pratique le troc avec les chinois, et a commencé à changer cette devise contre des euros), et qu’il déteste le FMI, plus que cordialement.
    Cet achat, de l’ordre de 12 milliards de $ lui permettrait de changer une (petite) partie de ses réserves (dont il ne sait que faire), tout en le préservant de la dévaluation des monnaies fiduciaires.
    Néanmoins, il est probable que cet achat n’aura jamais lieu (les zétazunis ne le permettront pas), que les banques centrales d’un certain nombre de pays (Chine, Russie, Vénézuela) l’achètent déjà en grandes quantités.

    Mais un message on ne peut plus clair vient d’être envoyé. Ce message a la forme d’un missile et vise le dollar.
    Il dit que l’or vaut beaucoup et le dollar plus grand chose.
    Chavez est donc loin d’être idiot, lui aussi.
    Il vient, à l’aide de quelques paroles de se livrer à une consolidation. Il consolide le cours de l’or, en même temps qu’il noie un peu plus le dollar.
    La stratégie de Chavez est tous azimuts. Il rachéte la dette publique des pays d’ Amérique latine, diversifie ses réserves de devises, s’arme et met la main sur tous les outils économiques.
    Avec les réserves de pétrole de l’Orénoque, c’est sans doute l’avénement d’un empire vénézuélien dans ce continent et dans les caraïbes.
    Le plus grand concurrent ne sera pas les zétazunis, nettement en perte de vitesse, mais le Brésil.

  • La Faim…

    La Faim…

    Holodomor La faim, question lancinante va devenir LA question des prochaines années.
    Non pas, comme on l’a dit parce que chinois et indiens consomment mieux. Une bulle de la construction a lieu chez eux, les espaces arrachés à l’agriculture augmentent fortement.
    Les transports bon marché tuaient l’autosuffisance, ainsi que les politiques néolibérales, au profit des cultures d’exportation.
    Mais il est vrai que la culture d’exportation c’était tellement mieux. On faisait connaissance avec la monnaie. Car l’autosuffisance, c’est aussi l’autoconsommation. Le paysan français de 1938 "ne manque de rien, sauf d’argent"…Une récolte vendue en une fois, des achats de subsistance échelonnés, c’était aussi cohérent.

    Les pays développés qui se gargarisent du "libre marché", souvent sont eux mêmes exportateurs et subventionnent fortement. Ils n’ont guère oublié 1939-1945, sauf bien entendu les britanniques qui fulminent contre tout ceux qui ne veulent pas du marché bienfaisant.
    Il faut dire qu’une période protectionniste, si elle améliorait globalement la situation dans le monde ferait littéralement crever sur pied et l’économie Britannique et la Grande-Bretagne.
    Ce pays désormais ne produit rien, rien que du vent, un  pays bookmaker…
    Mais ne soyons pas jaloux, ceux qui lancent l’alarme pensent d’abord au tiers monde, sans voir les familles qui chez nous survivent à 1200 euros par mois et qui sont, elles aussi proche de l’asphyxie.
    Les émeutes de la faim devraient donc se reproduire, s’amplifier, s’étendre.
    Elles sont le reflet EXACT de la pénurie d’énergie, et conséquence de la flambée des prix.
    la situation immobilière est une plaie, la situation financière une catastrophe, la situation économique un désastre, la situation énergétique une bombe, mais rien n’atteint en intensité, la crise alimentaire.
    Dans tous ces domaines, les moyens d’action des états sont considérables, mais, pour le moment, ils ne veulent rien faire.
    On va donc assister à des famines irlandaises. A bien des époques d’ailleurs, la famine était une décision politique.

    Les dirigeants ne valent pas mieux que Staline, mais pour eux, c’est pas personnel, c’est pour le bizness.
    Une parole du parrain…

     

  • La production de pétrole américaine s’est stabilisée en 2007

    La production de pétrole américaine s’est stabilisée en 2007

                        Les prédictions "déplétionnistes" de certains "experts" qui voyaient les productions de pétrole américaines décroître sur le rythme observé entre 2003 et 2005 de 5% par an en sont pour leurs frais. En effet après un ralentissement de cette chute en 2006 c’est la stabilité globale des productions US, à 5,1 millions de barils par jour, qui est observée pour 2007 (FIG.)Usaoi1

                     Cette inflexion puis cette stabilisation des productions sont liées à l’accroissement des prix du baril de pétrole et à la reprise des investissements de prospection et de production. Ce phénomène de reprise est général sur tout le territoire américain. En Californie par exemple de la San Joaquim Valley jusqu’à Long Beach 2750 puits ont été forés en 2007 soit 20% de plus qu’il y a cinq ans. Le forage d’un puits coûte entre 350 et 550 mille dollars, mais à 100 dollars le baril il suffit de quelques dizaines de barils par jour pour obtenir une superbe rentabilité. L’autre paramètre est le reprise des productions dans la région du Golfe du Mexique dite PADD3 (FIG.) avec une reprise des productions offshore qui devrait s’accélérer en 2008 et 2009.

                      Une autre zone importante dite PADD5 comprenant l’Ouest des Etats Unis, allant de la Californie à l’Alaska, ne voit pas encore ses productions se stabiliser.Usaoil3   Cette zone riche de gisements non encore exploités ou explorés que ce soit dans les région des North Slope et des White Hills ou de la mer de Chuckchi, devrait retrouver un jour, son statut de pôle majeur de production d’hydrocarbures américain.

           Le 13 Avril 2008

  • Les importations chinoises de pétrole sont toujours en forte croissance

    Les importations chinoises de pétrole sont toujours en forte croissance

    Chinoismoderne                      D‘après l’Administration chinoise les importations de pétrole au mois de Mars auraient dépassé les 4 millions de barils par jour (17,3 millions de tonnes) alors qu’elles avaient atteint 4,4 millions de barils par jour au mois de Février. Pour l’ensemble du premier trimestre ces importations à 45,5 MT, sont en croissance de 15% par rapport à celles du premier trimestre 2007. Ceci représente un accroissement de consommation de 550 mille barils par jour.

                          Pour une croissance de consommation mondiale de pétrole en 2008 estimée entre 1 et 1,2 millions de barils par jour, la croissance de la consommation chinoise représente donc la moitié de ce total.

    Le 13 Avril 2008