Catégorie : solaire

  • Boeing annonce que Spectrolab a encore battu son record de conversion photovoltaïque

    Boeing annonce que Spectrolab a encore battu son record de conversion photovoltaïque

     Spectrolab est une filiale de Boeing, implantée en Californie et dont la spécialité est de concevoir et de réaliser des cellules photovoltaïques multijonctions qui convertissent en énergie électrique, l'énergie du rayonnement solaire, après focalisation d'un faisceau de lumière sur la petite surface de la cellule. Ces systèmes présentent deux inconvénients majeurs: la nécessité par effet de loupe ou de miroir de focaliser le rayonnement sur la cellule et par conséquence de disposer d'un dispositif de suivi précis de la position du soleil dans le ciel (LIRE). Mais ils présentent les avantages de posséder de faibles surfaces de cellules et d'afficher d'excellents facteurs de conversion d'énergie. Spectrolab revendique d'avoir atteint un rendement de 41,6% avec ses dernières cellules. Ceci est près de deux fois supérieur aux meilleures cellules photovoltaïques à base de Silicium.

    Il est évident qu'un jour, ces formidables propriétés de conversion propre et soutenable de l'énergie solaire en énergie électrique, feront de l'effet photovoltaïque un des grands pourvoyeurs d'énergie dans le monde.

    Lentilles-fresnel-concentrix-texte  

    LIRE le communiqué de Boeing.

    Le 27 Août 2009

  • Photovoltaïque allemand: des professionnels demandent la mise en place de barrières protectionnistes européennes contre les importations chinoises!

    Photovoltaïque allemand: des professionnels demandent la mise en place de barrières protectionnistes européennes contre les importations chinoises!

    Business-update  Les industriels du photovoltaïque allemand ont largement profité, depuis des années, de la politique tarifaire obligatoire et très généreuse appliquée à la génération de courant d'origine solaire dans leur pays (LIRE). Mais une telle approche de distorsion forte des conditions de marché, crée des émules et attire tous les producteurs de modules du monde vers le nouvel Eldorado. Depuis le quasi arrêt des autorisations ruineuses de mise en route d'installations photovoltaïques en Espagne, en fin 2008, toute la profession, en sous charge de travail et sevrée de commandes, s'est rabattue sur le marché allemand où, depuis, on s'étripe. Les constructeurs chinois arrivent avec des prix de quasi dumping et raflent les commandes des opérateurs. Les Groupes allemands comme Conergy ou Solarworld se sont officiellement émus de cette situation, nous informe l'Agence Bloomberg, et demandent l'instauration de barrières douanières tarifaires européennes applicables aux importations de produits chinois subventionnés.

     Cette situation montre les limites d'une politique de "Feed in Tariff" trop débridée. Elle illustre également l'immense malaise d'une industrie allemande des modules photovoltaïques qui a grandi dans un marché largement favorisé jusque là et qui se retrouve avec des procédés peu efficaces (LIRE), en concurrence avec une production asiatique à très faible coût. Mais l'instauration de barrières douanières, associées à des aides tarifaires importantes, n'est-ce pas un peu trop demander à la collectivité européenne de la part des acteurs industriels d'une politique écologique allemande qui ne rêvaient, il y a un an à peine, que d'exportations triomphantes vers tout le restant de l'Europe.

     Le greenbusiness, c'est d'abord du business. Il faut être compétitif pour survivre! Zut alors!

    Le 25 Août 2009

  • Californie: de l’énergie solaire pour accroître la récupération de pétrole chez Chevron

    Californie: de l’énergie solaire pour accroître la récupération de pétrole chez Chevron

    BrightSource-Californie  Le pétrolier américain Chevron vient de passer un marché à BrightSource, spécialiste du solaire thermique américain, afin d'installer une unité de génération de vapeur d'eau destinée, par injection dans les puits, à fournir la chaleur pour accroître le taux de récupération de pétrole d'un de ses champs pétroliers californien. Cette unité de 29 MW thermiques, implantée à Coalinga, Californie, viendra remplacer partiellement une unité de génération de vapeur au gaz actuellement en opération. L'ensemble sera composé de 3800 miroirs plats disposés sur une surface de 40 hectares appartenant au pétrolier qui feront converger le rayonnement solaire sur une tour de génération de vapeur d'eau. Il sera opérationnel dès 2010.

     Ce projet sûrement très simple pour BrightSource puisqu'il n'y a pas génération de courant, illustre la complémentarité des sources d'énergie entre solaire et gaz naturel. Les 2200 heures d'ensoleillement à 100% qui caractérisent la région, génèreront une large part de la vapeur d'eau nécessaire à l'exploitation du gisement de pétrole californien.

       Rappelons que BrightSource est plus connu pour avoir signé divers projets de génération de puissance électrique auprès des distributeurs d'électricité en Californie ou dans le Colorado (LIRE). L'ensemble représente à ce jour une puissance électrique de 2,6 GW en projet ou en cours de réalisation.

    Le 23 Août 2009

  • Photovoltaïque : une stratégie produit du N°1 chinois, Suntech, poussée vers le haut de gamme

    Photovoltaïque : une stratégie produit du N°1 chinois, Suntech, poussée vers le haut de gamme

         La publication des résultats d'activité du N°1 chinois du photovoltaïque, Suntech, durant le second trimestre 2009 illustre la nature général des problèmes posés aux Groupes chinois et la stratégie particulière adoptée par cet industriel pour résoudre ses problèmes.

    1- Les ventes de Suntech sont focalisées sur l'Europe: elles représentaient 84% des ventes au premier trimestre, elles pèsent encore 78% du chiffre d'affaire au second trimestre (FIG.I)

    Suntech-2009-Q2-Europ-share

    2- Dans un marché en surproduction, les prix des modules ou des cellules photovoltaïques s'effondrent. La qualité et les performances du produit sont les seuls arguments qui permettent de se démarquer de la concurrence.

          D'où la stratégie de Suntech de volonté de prise de parts de marché en dehors de l'Europe (Etats-Unis, Chine, Japon) à l'aide de sa nouvelle gamme de produit Pluto dont les performances sont mises en avant. Elle est présentée comme la meilleure dans sa catégorie en Silicium polycristallin, avec un rendement homologué de conversion en module de 15,6%. Suntech revendique par exemple une part de marché en Californie de 25% durant ce dernier trimestre. La bataille commerciale avec First Solar doit être terrible.

        Grâce à cette stratégie Suntech prévoit pour 2009 des volumes de ventes en croissance (FIG.III) qu'il actualise de 800 MW en début d'année à 600 MW aujourd'hui, pour une capacité de production de 1000 MW. Bien sûr cette croissance en volume ne sera pas suffisante pour maintenir le chiffre d'affaires annuel qui devrait plonger d'un quart environ. Mais la rentabilité devrait être assurée grâce à la baisse des prix du silicium et des wafers chinois.

    Suntech-2009-Q2-volumes

            Suntech semble vouloir aborder 2010 avec une capacité globale de production conservée de 1000 MW mais surtout avec 30% de cette capacité dédiée à la production de son produit haut de gamme Pluto (FIG.III).

    Suntech-2009-Q2-Pluto

    CONSULTER la présentation de Suntech du deuxième trimestre.

    Le 21 Août 2009

  • Nissan et la filiale de Shell dans le photovoltaïque vont coopérer sur la charge rapide des batteries EV

    Nissan et la filiale de Shell dans le photovoltaïque vont coopérer sur la charge rapide des batteries EV

    Silicium  L'alliance des cellules solaires et des batteries pour traction est un concept très riche qui débouchera sur une nouvelle vision des véhicules électriques, essentiellement mus à l'énergie solaire. C'est une alliance naturelle qui modifiera en profondeur l'équation des transports. La transformation directe de la lumière en électricité avec des rendements compris entre 10% et 20% est un merveilleux phénomène, commun pour un module photovoltaïque, mais inégalable à ce jour par n'importe quel système biologique conduisant à n'importe quelle forme de biocarburant (LIRE). Il n'y a pas photo! L'arrivée du moteur électrique dans les transports incite tout naturellement à faire immédiatement appel au concours du photovoltaïque, source non polluante d'énergie électrique.

    C'est donc sur ce sujet, avec l'aide du Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie nippon, que Nissan et Showa Shell vont coopérer pour mettre au point un système de charge rapide pour batteries de traction à l'aide de modules solaires en tampon avec le réseau. Ce concept devrait permettre d'accéder à des modes de charge rapide sans trop solliciter le réseau. Rappelons que par l'intermédiaire de sa filiale japonaise, Showa Shell, le pétrolier Shell possède de grosses ambitions dans le photovoltaïque avec sa technologie CIS (Diséléniure de Cuivre et d'Indium).

    LIRE le communiqué de Nissan

    Le 20 Août 2009

  • Les nuages politiques semblent s’accumuler sur les tarifs du solaire allemand

    Les nuages politiques semblent s’accumuler sur les tarifs du solaire allemand

                        Le marché des modules photovoltaïques a connu bien des vicissitudes en 2008 avec, à partir de l'automne, un quasi arrêt des aides et des autorisations espagnoles à l'installation de ces équipements. En raison de ce gel du marché espagnol, c'est l'Allemagne qui a repris le leadership en devenant le premier débouché européen des modules solaires en 2009. Ce marché germanique devrait atteindre cette année dans les 1,5 GW de modules installés. Il représente une grosse part du gâteau du marché mondial qui devrait se rapprocher des 4 GW. C'est donc un marché très important pour la profession. C'est par exemple la principale zone commerciale du N° 1 mondial, l'américain First Solar qui s'impose grâce à une politique de prix très agressive et des productions locales dans la technologie Cd-Te. Mais c'est aussi un gros débouché pour les productions chinoises et bien sûr allemandes.

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                     Ucilla Wang de Greentech Media, la journaliste d'origine coréenne qui connaît le mieux le monde du solaire américain, rapporte qu'un analyste de la Deutsche Bank, Alexander Karnick, vient de publier une note attirant l'attention des investisseurs sur les risques politiques inhérents à cette activité en Allemagne. C'est une activité fortement soutenue par les Verts de la coalition au pouvoir, mais de plus en plus d'hommes et de femmes politiques allemands s'insurgent contre les aides tarifaires jugées trop avantageuses qui profitent beaucoup aux entreprises chinoises. Rappelons que les tarifs pratiqués, entre 320 et 430 euros par MW selon la taille de l'installation, sont particulièrement avantageux pour l'opérateur, mais le sont beaucoup moins pour le consommateur d'électricité allemand. Dans le cadre des élections à venir et d'une probable dislocation de la coalition au pouvoir, il existe une possibilité non nulle pour que la politique d'aide à l'industrie photovoltaïque en Allemagne soit challengée et que les aides tarifaires soient réduites. Une telle décision entraînerait, pour les années à venir, de fortes modifications de volumes et de prix pour les industriels du photovoltaïque sur le territoire allemand.

                       Il apparaît de façon de plus en plus évidente que pour poursuivre sa croissance l'industrie du photovoltaïque va devoir fortement réduire les prix de ses modules, afin que les opérateurs puissent dégager une rentabilité acceptable, malgré des aides tarifaires modérées qui devront tendre vers zéro. Les technologies en couches minces qui permettent de produire, de façon totalement automatisée, des modules de plusieurs m2 de surface, sont appelées à se confronter aux productions de modules chinois, composées essentiellement de cellules issues de wafers de silicium, connectées entre elles. La politique de First Solar qui a réussi à prendre en quelques trimestres la place de N°1 mondial, illustre par sa politique de réduction des coûts et de montée en volumes de production la bonne démarche. Au deuxième trimestre de cette année, l'américain a produit 278 MW de modules contre un peu moins de 220 MW au premier trimestre. Grâce à la montée en puissance des productions de ses usines en Malaisie, le constructeur atteint un coût moyen du Watt produit de 87 cents. Son objectif est d'arriver à 65 cents en 2010 (FIG.).

    Le 18 Août 2009

  • L’industrie du photovoltaïque en difficulté en Europe: le leader Q-Cells va supprimer 500 postes de travail en Allemagne

    L’industrie du photovoltaïque en difficulté en Europe: le leader Q-Cells va supprimer 500 postes de travail en Allemagne

                         Nous avons maintes fois souligné ici le caractère économiquement insupportable des productions européennes de modules photovoltaïques à base de Silicium cristallin en face d'une demande déprimée, de prix de marché en forte chute et d'une concurrence chinoise très agressive. Les changements de données économiques, sous les coups d'une offre excédentaire par rapport à la demande, dans une industrie de composants électroniques ou électriques, peuvent être d'une très grande brutalité. L'exemple de l'Allemand Q-Cells, leader mondial du marché il y a à peine un an, illustre tout à fait ce propos. Pour des volumes commercialisés sensiblement constants aux premiers semestres 2008 et 2009 (264 et 272 MW respectivement) l'industriel a vu son chiffre d'affaire baisser de 580 à 366 millions d'euros, avec des effectifs en forte croissance qui sont passés de 1880 personnes à 2569 personnes en un an. De plus Q-Cells qui venait de traverser une période de silicium rare et cher, avait conclu des accords à long terme d'approvisionnement de wafers qui lui auraient coûté 50 millions d'euros de plus que le prix de marché au cours de ce premier trimestre. On assiste donc au spectacle d'un ancien leader industriel, complètement pris à contre pied par un marché évoluant très vite et dans la mauvaise direction.

    Q-Cells-2009-T2

                         Le Management, devant la situation assez catastrophique, se devait de réagir (TAB.). Il vient d'annoncer une série de mesures opérationnelles et financières dont il est possible de souligner les plus importantes:

    1. La fermeture de 4 lignes de production les plus anciennes (360MW) de son usine allemande de Thalheim, accompagnée d'une revue des emplois indirects (overhead). L'ensemble devrait conduire à la suppression de 500 postes et à une réduction des coûts de production de 25%. C'est l'Usine de Malaisie qui devrait prendre l'essentiel du relai.
    2. La disparition des contrats à long terme d'approvisionnement de wafers,
    3. La décision de pousser les feux dans les diverses filiales de Q-Cells impliquées dans les technologies en couches minces. Il faut souligner l'originalité de cet "industriel" qui, au sein de filiales séparées, pousse les feux dans les trois technologies en couche mince en vigueur : Silicium hétérojonction, CIGS et CdTe. Cette situation, unique au monde, illustre l'inaptitude d'un management de Q-Cell à faire des choix technologiques.
    4. Enfin, les Financiers vont essayer de mieux gérer les engagements en capitaux et la variation des besoins en fonds de roulements.

                   L'annonce de ce plan de restructuration n'a pas été accompagnée d'un rebond du cours de l'Action, indice de mesures jugées insuffisantes par les milieux financiers.

    LIRE le plan élaboré par ce Groupe et la présentation des comptes à mi-année.

    Le 14 Août 2009.

  • Le norvégien REC voit ses comptes plombés au deuxième trimestre par la chute des prix des modules solaires

    Le norvégien REC voit ses comptes plombés au deuxième trimestre par la chute des prix des modules solaires

                       Le norvégien REC avec plus de 2000 tonnes de silicium et de silane commercialisées tous les trimestres est un gros acteur mondial du Silicium. Cette activité au deuxième trimestre de cette année a été globalement satisfaisante grâce à de bonnes ventes de Silane. C'est également un bon acteur mondial dans les wafers de Silicium, puisqu'il a réussi, grâce à des contrats à long terme de fournitures, à commercialiser durant le second trimestre, 184 MW de ces produits intermédiaires à un prix moyen de l'ordre de 1,3 dollars par Watt, ce qui est un très bon prix de vente par les temps qui courent. Il a cependant dû réduire ses productions de wafers pour maintenir à peu près ses stocks à niveau constant. De plus, ses clients ne devraient pas poursuivre très longtemps des approvisionnements de wafers à des prix 30 à 40% plus élevés que les prix asiatiques.

                      Mais c'est l'activité modules solaires qui emploie 700 personnes en Norvège et en Suède qui plombe les comptes de ce trimestre. Des prix de ventes de modules passés au dessous des trois dollars le Watt font apparaître de lourdes pertes avec des marges négatives et des dépréciations de valeurs de stock. Pour une capacité annuelle de production de modules de 150 MW dans l'usine suédoise, durant le premier semestre il n'a commercialisé que 40 MW de modules. De plus REC est en train de terminer un très gros investissement de production à Singapour (FIG.) qui va lui apporter dès 2010 une capacité de production supplémentaire de 590 MW de modules solaires. Ces investissements de taille démesurée par rapport à la part de marché de cet industriel, illustrent la gravité de la surcapacité de production annoncée.

    REC-Singapour

                       REC est d'autre part associé pour un tiers avec Evergreen et Q-Cells, dans une production de wafers en Allemagne, Sovello, qui a pratiquement stoppé ses productions durant tout le trimestre, afin d'essayer de réduire ses stocks.

                      Toutes ces nouvelles annoncent, bien sûr, de futures mesures de rationalisation dans le business photovoltaïque européen.

    LIRE le rapport trimestriel de REC et CONSULTER sa présentation

    Le 11 Août 2009

  • Certains industriels du photovoltaïque investissent massivement malgré la crise

    Certains industriels du photovoltaïque investissent massivement malgré la crise

                              Une étude de Henning Witch de iSuppli, reportée par Reuters, souligne la différence d'attitudes entre celle des industriels du photovoltaïque asiatiques tels Suntech, Sharp, Yingli ou JA Solar qui poursuivent leur expansion et celle d'industriels occidentaux comme Q-Cells, SunPower ou BP Solar qui ont fortement réduit leur programme d'investissement. Cette étude estime que les livraisons de modules atteindront les 3900 MW en 2009 pour des productions de 6500 MW. La profession est donc en large surcapacité de production et met des produits en stock. Witch rejoint les conclusions d' IC Insights rapportées ici en Juin dernier (LIRE), la profession devrait présenter des  surcapacités de production jusqu'en 2012.

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                          Pour iSuppli c'est le chinois Suntech qui va devenir le N°1 mondial de cette industrie en 2009, devançant ainsi l'allemand Q-Cells. Tout un symbole!

                          Cette industrie va être amenée à maintenir de très faibles prix durant 2 ou 3 ans, surproduction oblige, mais elle va aussi demander l'aide des divers gouvernements pour l'aider à franchir cette mauvaise passe économique. La Chine par exemple, qui amorce un plan d'aide au photovoltaïque, illustre cette évolution. Il faut donc s'attendre à des croissances en volumes élevées dés 2010 et 2011. Des disparitions ou des fusions de certains opérateurs fragilisés, en particulier en Europe, ne sont pas à exclure, ce qui tendrait  à ramener le Marché plus rapidement que prévu vers l'équilibre.

    Le 11 Août 2009

  • Sanyo veut accroître ses productions de cellules solaires pour satisfaire la demande japonaise

    Sanyo veut accroître ses productions de cellules solaires pour satisfaire la demande japonaise

    Sanyo-HIT-85microns                            Sanyo vient de présenter les résultats trimestriels de son activité composants (piles, batteries, modules solaires, etc.) qui sont en retrait de 29% par rapport à la même période l'an dernier. Cette contre performance est en particulier due à de faibles ventes d'installations photovoltaïques en Europe. Mais Sanyo anticipe une demande croissante de la part du marché domestique, en raison de la reprise, depuis le début Avril, des subventions au photovoltaïque de la part du Gouvernement nippon. C'est la raison pour laquelle Sanyo envisage de poursuivre ses investissements au Japon dans la production de cellules solaires en Silicium polycristallin dans sa technologie HIT (LIRE). Son objectif est de doubler la capacité de production de son usine de Shiga et de la porter ainsi à 200MW en 2011. Cet investissement lui permettra d'atteindre une capacité globale de production de 450 MW qui serait éventuellement portée à 600 MW par la suite. A partir des cellules produites au Japon, Sanyo assemble les modules dans son usine hongroise pour l'Europe et dans son usine mexicaine pour le marché américain.

                       Rappelons que Sanyo s'est associé à Nippon Oil pour industrialiser un outil de production de modules photovoltaïques en technologie en couches minces, au sein de leur filiale commune Eneos.

                      La chasse gardée nippone constitue une bonne base d'appui pour les industriels japonais en période de surproduction mondiale de modules photovoltaïques.

    Le 9 Août 2009