Catégorie : solaire

  • Honda Soltec un nouvel acteur du photovoltaïque en couche mince au Japon

    Honda Soltec un nouvel acteur du photovoltaïque en couche mince au Japon

    Honda                        Une filiale du Groupe Honda, Honda Soltec, vient d’annoncer qu’elle allait commercialiser de nouvelles cellules photovoltaïques au Japon. Honda Soltec a adopté une technologie couche mince dite CIGS (Séléniure de Cuivre Indium Gallium ) qui présente l’intérêt d’obtenir de bons rendements de conversion, proches de ceux des meilleurs Silicium cristallins. Honda veut servir à la fois le marché industriel et grand public avec son nouveau produit. Il disposerait pour l’instant d’une capacité de production limitée à 27,5MW.

                            Le Japon comporte un grand nombre d’acteurs dans le photovoltaïque. Citons parmi les plus importants Sharp, Sanyo, Kyocera, Mitsubishi Electric, Showa Shell Sekiyu, Kaneka. La reprise des aides d’Etat japonaises au photovoltaïque en 2009 va leur permettre de renforcer leur base industrielle. Il est cependant peu probable que toutes puissent survivre dans les années à venir.

    Le 24 Octobre 2008.

  • LG Electronics a décidé de produire des panneaux photovoltaïques en Corée du Sud

    LG Electronics a décidé de produire des panneaux photovoltaïques en Corée du Sud

    Lg                              Les intentions de LG Electronics de se lancer dans le business du photovoltaïque étaient bien connues et avaient été confirmées par l’annonce récente du rachat de la production de l’allemand Conergy (LIRE) qui s’était retrouvé dans des difficultés de trésorerie. LG Electronics vient enfin d’annoncer son intention de produire en Corée. Pour cela il va convertir une de ses usines de Gumi, en Corée du Sud, à ces productions. Les installations pourront produire annuellement 120 MW de modules dès le début 2010. L’investissement dans une ligne supplémentaire de production permettra de doubler la capacité en 2011.

                               C’est un peu tard pour entrer sur le Marché du photovoltaïque, mais la Corée ne pouvait pas rester plus longtemps à l’écart de cette technologie d’avenir. C’est donc, un nouvel acteur qui participera à l’apport de capacités de productions supplémentaires sur le Marché mondial et qui ainsi, assurera une pression accrûe sur les prix.

    Le 21 Octobre 2008.

  • L’allemand SolarWorld démarre une nouvelle usine de production américaine

    L’allemand SolarWorld démarre une nouvelle usine de production américaine

                          L‘allemand SolarWorld annonce qu’il vient de démarrer ses productions de cellules solaires dans sa grande usine de Hillsboro dans l’Oregon. Son objectif est de porter la capacité de production de cette unité qui part du Silicium pour produire des wafers et des cellules solaires, à 500MW en 2011. Ce sera alors la plus grande usine du Groupe. Une partie de ces productions sera assemblée en modules dans son l’usine américaine de Camarillo (Fig.) pour alimenter le marché américain. L’autre partie sera vendue soit à d’autres usines du Groupe soit au marché OEM (concurrents).

                        SolarWorld, deuxième industriel allemand dans le photovoltaïque derrière Q-Cells, est en train de déplacer son centre de gravité industriel vers les Etats-Unis, en raison de la taille et du dynamisme du marché américain. Il dispose également pour se développer d’une usine en Corée qui pour l’instant ne fait que de l’assemblage de modules.Solarworldplants

    Le 17 Octobre 2008.

  • Sanyo veut accentuer sa présence sur le marché photovoltaïque américain

    Sanyo veut accentuer sa présence sur le marché photovoltaïque américain

    Sanyo                        En réaction à la nouvelle législation américaine, favorable au développement des énergies solaires, Sanyo Electric a annoncé son plan d’accroissement des capacités de production de modules solaires de son usine de Monterrey au Mexique. Sa production devrait passer de 20MW aujourd’hui à 50 MW en 2009. Les produits qui utilisent des wafers de 4 inches (104 mm) devraient également être convertis en wafers de 5 inches (125mm) ce qui apporte une réduction des coûts d’assemblage des modules. Sanyo aborde le marché américain avec son produit de très haut de gamme de technologie hybride HIT qui met en oeuvre du Silicium monocristallin couplé avec un revêtement de quelques microns de Silicium amorphe. Avec des rendements de conversion de 22% ces produits génèrent le double de puissance au m2 que les produits standards polycristallins ou en couches minces. Ces produits sont donc destinés à des applications où, par manque de surface disponible,  la densité de courant est le paramètre clé (immeubles dans les centres urbains, maisons individuelles, surfaces commerciales).

                            Sanyo avec des capacités de production de 260MW aujourd’hui, qu’il devrait porter à 600 MW en 2011, se focalise sur ce créneau haut de gamme du photovoltaïque. Sanyo pourrait, d’autre part, engager un développement de masse de cellules photovoltaïques en couches minces, mais ce serait en association avec Nippon Oil avec lequel il est en discussions.

    Le 16 Octobre 2008.

  • Sharp veut attaquer le marché de masse américain du photovoltaïque

    Sharp veut attaquer le marché de masse américain du photovoltaïque

    Sharpsolar1                         Le patron de Sharp Solar aux Etats-Unis, Ron Kennedi, est très clair sur sa stratégie: il veut s’attaquer frontalement au marché des unités solaires de plusieurs mégawatts destinées à équiper les grands Groupes fournisseurs d’électricité des Etats américains qui imposent des quotas d’énergie renouvelable dans leur mix énergétique. Son arme nouvelle : la technologie en couche mince qui va lui permettre de se battre sur les prix. Sharp dispose maintenant d’une capacité de production en technologie couche mince de Silicium de 160MW, elle sera portée à 640 MW en 2010 avec la mise en production d’une nouvelle usine au Japon. La stratégie de Sharp est donc de s’attaquer aux marchés de volumes des Etats-Unis en s’affrontant à First Solar qui domine ces marchés avec sa technologie économique en couche mince à base de Cd-Te.

                            La stratégie de Sharp qui compte atteindre des volumes de productions répartis à parts égales entre Silicium cristallin et technologie en couche mince de 1000 MW chacun à l’horizon 2011 est donc assez simple. D’une part, satisfaire le marché des maisons individuelles ou des petites installations commerciales ou industrielles avec des produits à base de Silicium cristallin, à forte valeur ajoutée (design, fort rendement de conversion, stockage d’énergie en tampon dans des batteries, etc.). D’autre part attaquer les marchés de masse américains et européens avec un produit économique et donc en se battant sur les prix, en face de clients industriels voulant produire de l’électricité à moindre coût. Pour cela il propose un module en technologie tandem-junction, de large surface 1400mm X 1000mm et de 128 W de puissance, soit un coefficient de conversion de 9%.

                          C’est la segmentation du marché actuelle qui tient compte de l’espace disponible pour implanter les capteurs: faibles surfaces en agglomérations, contraintes d’esthétique, nécessité de très forts rendements de conversion. Ces contraintes disparaissent en plein désert et c’est alors la rentabilité des capitaux investis et la fiabilité des systèmes qui deviennent prépondérantes. C’est donc dans ce segment de marché où la guerre des prix va se déclarer en premier.

                         First Solar propose une solution technique originale à base de tellurure de cadmium. Un des points faibles potentiels de cette technologie est la rareté du Tellure dans le monde. C’est un sous-produit, avec le Sélénium, retrouvé dans les boues des anodes lors de la purification du Cuivre par électrolyse. Certains, comme IMEC en Belgique, pensent que les ressources de Tellure seront à terme insuffisantes pour assurer plusieurs gigawatts de production. Mais nous n’en sommes pas encore là et la guerre des prix sera féroce.

    Le 14 Octobre 2008.

  • Le Department of Energy américain subventionne le stockage thermique couplé aux énergies solaires par concentration

    Le Department of Energy américain subventionne le stockage thermique couplé aux énergies solaires par concentration

                               Les systèmes solaires par concentration, qu’ils se présentent sous forme de tour en haut de laquelle sont focalisés des centaines de rayons lumineux provenant de miroirs orientés au sol, ou sous formes de miroirs paraboliques faisant converger les rayons sur un tube de quartz situé dans la focale, présentent tous les deux un point commun: la fête s’arrête dès que le soleil se cache. D’où la recherche par les concepteurs d’un mode de stockage de l’énergie thermique solaire disponible quand il fait beau, pour pouvoir en disposer le soir venu par exemple et vendre ainsi son énergie électrique à un bon tarif, en heure de pointe. Cette extension de la plage horaire de production d’électricité de trois ou quatre heures environ dans un premier temps, fait l’objet de recherches et de développements intenses. Le Department of Energy américain vient de débloquer 67 millions de dollars pour aider au financement d’une quinzaine de projets.Stockagenergiecimentb_4

                        Le stockage thermique fait généralement appel l’une des trois familles suivantes:

    1. le stockage de chaleur dans un solide (énormes blocs de ciment ou de céramiques parcourus par des tubes échangeurs dans lesquels circule le fluide caloporteur)
    2. le stockage de chaleur dans un liquide (sel fondu)
    3. le stockage utilisant la chaleur latente de transformation entre deux phases.

                       Ces systèmes, en tampon avec le circuit principal, doivent être financièrement acceptables et c’est peut-être là le plus difficile, mais ils doivent être aussi compatibles avec les températures hypercritiques (600°C puis plus tard 700°C) de vapeur d’eau pour activer les nouvelles centrales à vapeur à très bons rendements. Ces deux contraintes et bien d’autres, suffisent à rendre le problème très complexe.

                            Parmi les projets primés les plus intéressants par le DOE citons:

    • le projet très avancé d’Abengoa qui veut étudier, pour une tour, un système constitué d’un fluide hypercritique et d’un stockage thermocline en céramique. Dans le stockage thermocline la source chaude est située au dessus de la source froide dans la même cuve.
    • le projet de l’Université de New York qui va étudier le CO2 comme fluide caloporteur et qui échangera avec des céramiques à très hautes températures
    • le projet de l’Université de l’Arkansas qui veut étudier des bétons supportant des températures de 600°C

                          Mais il y a aussi des sujets très opérationnels comme celui d’Acciona (22 M$) qui veut installer un stockage thermique de 4 heures et 800MWt pour l’intégrer dans son usine de 64 MWe de Boulder et qui demande un financement d’un prototype (à 22 M$ le prototype va ressembler étrangement à l’unité industrielle!).

                         Le stockage thermique de l’énergie, spécifique du solaire par concentration, présente un intérêt évident d’accroissement de la plage d’utilisation de la centrale, mais il majore de plusieurs millions de dollars ou d’euros l’enveloppe d’investissement nécessaire. Par exemple, un projet de stockage à base de blocs de béton serait évalué aujourd’hui aux environs de 10 à 12 millions d’euros pour assurer 50 MW d’autonomie pendant trois heures. Il est donc important de réaliser toutes les études d’optimisation avant de se lancer industriellement.

    Le 4 Octobre 2008.

  • L’avenir des industries japonaises du photovoltaïque repose sur la maîtrise de technologies industrielles innovantes.

    L’avenir des industries japonaises du photovoltaïque repose sur la maîtrise de technologies industrielles innovantes.

    Sharpsolar1                        Sharp vient d’annoncer que sa nouvelle usine de cellules photovoltaïques en couches minces Silicium amorphe de Katsuragi, Nara préfecture, venait de démarrer. Sa capacité de production va atteindre 160 MW, pour un investissement de 200 millions de dollars. Les produits qui vont sortir de cette usine seront destinés aux larges projets solaires européens. De plus Sharp confirme son intention de lancer la réalisation d’une usine de même type en Europe (Italie) avant le printemps 2011. Son objectif global est toujours d’atteindre une capacité de production, toutes technologies confondues, de 1000 MW en 2010 puis d’atteindre 6 GW dans le courant de la décennie suivante.

                       Avec l’aide du gouvernement japonais qui va reprendre ses aides fiscales au photovoltaïque domestique pour l’exercice 2009, Sharp a bien l’intention de retrouver sa place de N° 1 mondial. C’est pour cela qu’il faut s’attendre à une future lutte fratricide sur les prix, dans une course aux parts de marché mondial, entre les grands industriels japonais, chinois, américains et allemands. La clé du succès sera la maîtrise des technologies comportant de larges réserves de gain de productivité. Il se pourrait que les technologies en couches minces, faisant appel à des procédés de production en continu mieux adaptés aux productions de masse, sortent victorieuses de cette confrontation. La démarche industrielle de Sharp va dans ce sens.

                        De plus, on vient également d’apprendre que Sanyo Electric, un des bons acteurs du photovoltaïque japonais, était entré en discussions avec Nippon Oil Corp. pour constituer un Joint Venture dans les technologies photovoltaïques en couches minces.

                        L’industrie japonaise du photovoltaïque se prépare à affronter le rouleau compresseur  chinois, la maîtrise de procédés industriels innovants sera la clé de la réussite.

    Le 2 Octobre 2008.

  • Sanyo va créer une usine de production 70 MW de wafers dans l’Oregon

    Sanyo va créer une usine de production 70 MW de wafers dans l’Oregon

    Sanyo                     Dans le cadre de son plan d’extension de capacité de production de cellules photovoltaïques, le japonais Sanyo vient de décider d’investir dans une nouvelle usine à Salem, dans l’Oregon. Cette unité qui devrait  commencer à produire en 2009 et être totalement opérationnelle en 2010, pourra produire annuellement 70 MW de lingots et de wafers de silicium. Sanyo qui avait une capacité de production mondiale de 260 MW au mois d’Avril dernier, aura porté ce potentiel à 340 MW en Avril 2009. Il devrait atteindre au moins 600 MW en 2010. Cette montée en capacité de production très rapide de Sanyo est indispensable pour qu’il reste dans le TOP 10 mondial des producteurs de cellules photovoltaïques à l’horizon 2010. En effet pour pouvoir résister à la concurrence cette montée en puissance sera indispensable, tout en conservant un haut niveau de qualité des produits et des prestations.

    Le 28 Septembre 2008.

  • Les dissensions entre le Sénat et la Chambre américaine font plonger les cours des Sociétés concernées

    Les dissensions entre le Sénat et la Chambre américaine font plonger les cours des Sociétés concernées

                       A la clôture Vendredi à New York les cours des Sociétés de l’industrie photovoltaïque étaient en fort retrait par rapport à la veille, effaçant ainsi les gains des jours précédents. First Solar perdait 8,6%; SunPower 7,1%; Suntech 10,6%. Dans le mouvement, en Allemagne, Q-Cells perdait 7,3% et Solarworld 5,4%. Ces variations de cours sont à imputer aux chamailleries entre Sénateurs et Représentants dans le processus de navette entre les deux Chambres. Les Représentants ayant apporté des modifications à la Loi, votée par le Sénat, qui définit les aides financières à l’investissement de l’industrie solaire américaine pour les 8 ans à venir. Or ces modifications ne seraient pas acceptables pour l’Administration. Il existe donc un risque de Veto du Président. Il est probable qu’un compromis sera trouvé avant la fin de la cession parlementaire prolongée par les affaires de "bailout" bancaires, mais décidément ces élus américains ont le sens du psychodrame, surtout en période pré-électorale!

                     Ces variations n’ont pas amélioré le score du secteur des énergies renouvelables (TAB.)Renouvelablescours200809b

  • La baisse des prix du Silicium de qualité photovoltaïque devrait s’amorcer en 2009

    La baisse des prix du Silicium de qualité photovoltaïque devrait s’amorcer en 2009

    Silicium                     L‘activité solaire photovoltaïque connaît dans le monde des croissances annuelles en volumes de 40%. Cette tendance, malgré d’importants investissements réalisés dans le monde pour assurer les fournitures en silicium de qualité photovoltaïque polycristallin (polysilicon), entraîne les prix moyens du silicium et des wafers à la hausse, pour le plus grand bonheur des industriels norvégiens, allemands, américains, japonais, chinois ou taiwanais produisant ces composants.

                            Au cours du premier semestre 2008 c’est l’Espagne qui a tiré le marché, stimulé par une demande artificiellement forte en raison des craintes d’arrêt des subventions espagnoles à la génération d’électricité d’origine photovoltaïque. Les cours du Silicium qui étaient de quelques dizaines de dollars le kg en 2002 ont atteint des centaines de dollars en 2008. Mais la Chine s’apprêterait à déverser des milliers de tonnes de Silicium sur le marché, certains parlent d’un flux annuel de 88 mille tonnes dont 44 mille seraient en cours de construction. Les analystes et bureaux d’études penchés sur ces problèmes prévoient donc un retour des prix du Silicium polycristallin vers les 100$/kg pour l’an prochain.

                           De telles hypothèses sont confirmées par les décisions récentes d’un très grand du silicium: le norvégien Renewable Energy Corp (REC) qui alimente le marché en silane, en silicium et en wafers de silicium. REC vient de revoir son plan de développement de son usine du Montana. Elle devait initialement produire annuellement 9000 tonnes de silane et 6000 tonnes de silicium. REC vient de décider d’accroître la production de silane de 2300 tonnes de plus, mais aussi de ramener celle de silicium à 4000 tonnes.

                          De la même façon, Shin Etsu qui sait produire un million de wafers par an dans ses usines au Japon et aux USA, a décidé d’amortir tous ses investissements sur trois ans.

                          Le sentiment que l’âge d’or va disparaître est général. Une baisse des prix stimulerait la demande et serait une excellente nouvelle pour l’ensemble de la filière photovoltaïque qui dépend d’aides tarifaires en Allemagne ou en Espagne qui intègrent déjà ces baisses de prix.

    Le 26 Septembre 2008.