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  • Une vision graphique du mix des consommations d’énergies primaires illustre le positionnement relatif des nations

    Une vision graphique du mix des consommations d’énergies primaires illustre le positionnement relatif des nations

      Les consommations en énergie primaire des décennies à venir devront tout d'abord bannir le charbon pour essayer de stabiliser les teneurs en CO2 dans l'atmosphère et se restreindre dans l'utilisation du pétrole devenu plus cher à extraire de gisements offshores profonds ou de sables bitumineux. Chacune des nations devra donc tendre vers un mix de consommation énergétique qui privilégiera un cocktail composé de gaz naturel, de nucléaire, d'hydroélectricité et des diverses formes d'énergies renouvelables en proportions variables selon le choix et les possibilités de chacun des pays. Pour illustrer le chemin à parcourir par chacun, il peut être instructif de représenter les mix de consommations énergétiques en 2008 dans un diagramme ternaire: pétrole, charbon et cocktail d'autres ressources (FIG.).

    Mix-energies-primaires-2008   

      La lecture d'un tel diagramme demande un peu d'entraînement. Il suffit de comprendre qu'en tout point la somme des trois types de variables est égal à 100%. Que les consommations relatives en pétrole de la Russie et de la Chine sont très voisines de 19% et que celles de la Grèce et de l'Arabie Saoudite sont très proches de 60%. Les consommations de charbons de la Grèce, du Japon, de l'Allemagne et des USA sont toutes voisines de 25%, celles de l'Arabie Saoudite et de la Norvège sont nulles. Les consommations en cocktail écologique de la Grèce, de la Pologne et de la Chine sont très faibles (entre 11% et 13%).

     L'éloignement de chacun des points du coin gauche du triangle, qui représente une consommation d'énergie sans pétrole et sans charbon montre le chemin à parcourir. La Chine, la Pologne qui ne veut pas dépendre du gaz naturel russe, la Grèce sont loin du but. Mais ces deux dernières nations européennes devraient profiter de programmes d'aides spéciaux de la part de la Commission pour les aider à rejoindre le coin  du diagramme. On attend toujours, avec peu d'espoir, les programmes de fermetures de centrales à charbon de l'Allemagne, des USA ou du Japon. La grande Bretagne avec son programme nucléaire devrait se diriger dans les décennies à venir en direction du point actuel de la France. Enfin on notera la position idéale de la Norvège, économe en pétrole qu'elle produit. Quand à la Suède et à la France elles devraient élaborer un programme d'éradication d'utilisation du charbon pour se retrouver sur l'axe zéro charbon.

    Le 22 Août 2009

  • Les cours du pétrole à New York rattrapent ceux du Brent à Londres

    Les cours du pétrole à New York rattrapent ceux du Brent à Londres

      Poussés par un retour en faiblesse du dollar, illustrée par la nouvelle baisse de l'indice USDX et par une baisse des importations de brut et de produits pétroliers aux Etats-Unis, les cours du pétrole à New York ont repris près de 7 dollars par baril durant la semaine, atteignant ainsi les plus hauts de l'année à près de 74$/baril. Le spread entre Brent et WTI, étroitement lié à la saturation du marché physique américain par un excès de produits en stock, est pratiquement revenu à zéro (FIG.), annonçant ainsi un retour au premier plan du marché américain. Le jeu spéculatif des traders entre les cours du NYMEX et ceux de l'ICE à Londres semble être d'une grande complexité pour un non initié.

    Cours-BRENT-WTI-2009-08

        Sur le moyen terme, depuis les 35$/baril du mois de Février, la spéculation joue toujours un affaiblissement du dollar et un raffermissement du pétrole, à contre courant de la consommation physique de la ressource toujours aussi déprimée. L'arrivée des premiers ouragans dans les Caraïbes va ajouter la touche d'incertitude nécessaire à une franche réussite de la mayonnaise spéculative.

    Le 22 Août 2009

  • Le raffinage américain va devoir réduire la voilure dans les années à venir

    Le raffinage américain va devoir réduire la voilure dans les années à venir

        La baisse des consommations en produits pétroliers aux Etats-Unis, l'accroissement de la part des biocarburants comme l'éthanol dans les carburants qui a dépassé les 7% de l'essence produite (FIG.), la mise en place probable des droits d'émissions de CO2 qui vont pénaliser financièrement les raffineries, le vieillissement du parc américain constitué de 150 raffineries environ, la concurrence programmée des importations provenant de raffineries "low cost" indiennes ou du Moyen-Orient, tout pousse les opérateurs des raffineries américaines à être pessimistes pour l'avenir.  Une étude de Purvin & Getz prévoit que dans les deux ans à venir 6% de la capacité de raffinage, soit 1,1 millions de barils/jour, devront disparaître nous rapporte la Houston Chronicle. Une étude de Deloitte prévoit pour sa part que 10% de la capacité de raffinage devra être arrêtée dans les années à venir. Ce sont les raffineries les moins modernes et donc les moins rentables qui seront démobilisées en premier. Certains acteurs marginaux dans le raffinage risquent aussi de ne pas tenir le coup. Bien sûr la région de Houston, Texas se sent concernée par ces nouvelles. La baisse régulière tu taux d'utilisation des capacités de raffinage qui était supérieur à 90% durant l'été 2007 et qui est passé maintenant au dessous des 85%, est un indicateur très clair des difficultés rencontrées par cette industrie.

    Ethanol-part-essence-US-2007-2009-05

       La situation en Europe ne semble pas pour l'instant aussi critique ne serait-ce qu'en raison d'une moindre utilisation des biocarburants et de la part des importations de produits russes. Mais la future concurrence des produits raffinés en provenance du Moyen-Orient et la baisse régulière des consommations de carburants en Europe et à l'exportation, devraient à terme produire les mêmes effets de surcapacité de raffinage.

    LIRE l'article de la Houston Chronicle.

    Le 21 Août 2009

  • Photovoltaïque : une stratégie produit du N°1 chinois, Suntech, poussée vers le haut de gamme

    Photovoltaïque : une stratégie produit du N°1 chinois, Suntech, poussée vers le haut de gamme

         La publication des résultats d'activité du N°1 chinois du photovoltaïque, Suntech, durant le second trimestre 2009 illustre la nature général des problèmes posés aux Groupes chinois et la stratégie particulière adoptée par cet industriel pour résoudre ses problèmes.

    1- Les ventes de Suntech sont focalisées sur l'Europe: elles représentaient 84% des ventes au premier trimestre, elles pèsent encore 78% du chiffre d'affaire au second trimestre (FIG.I)

    Suntech-2009-Q2-Europ-share

    2- Dans un marché en surproduction, les prix des modules ou des cellules photovoltaïques s'effondrent. La qualité et les performances du produit sont les seuls arguments qui permettent de se démarquer de la concurrence.

          D'où la stratégie de Suntech de volonté de prise de parts de marché en dehors de l'Europe (Etats-Unis, Chine, Japon) à l'aide de sa nouvelle gamme de produit Pluto dont les performances sont mises en avant. Elle est présentée comme la meilleure dans sa catégorie en Silicium polycristallin, avec un rendement homologué de conversion en module de 15,6%. Suntech revendique par exemple une part de marché en Californie de 25% durant ce dernier trimestre. La bataille commerciale avec First Solar doit être terrible.

        Grâce à cette stratégie Suntech prévoit pour 2009 des volumes de ventes en croissance (FIG.III) qu'il actualise de 800 MW en début d'année à 600 MW aujourd'hui, pour une capacité de production de 1000 MW. Bien sûr cette croissance en volume ne sera pas suffisante pour maintenir le chiffre d'affaires annuel qui devrait plonger d'un quart environ. Mais la rentabilité devrait être assurée grâce à la baisse des prix du silicium et des wafers chinois.

    Suntech-2009-Q2-volumes

            Suntech semble vouloir aborder 2010 avec une capacité globale de production conservée de 1000 MW mais surtout avec 30% de cette capacité dédiée à la production de son produit haut de gamme Pluto (FIG.III).

    Suntech-2009-Q2-Pluto

    CONSULTER la présentation de Suntech du deuxième trimestre.

    Le 21 Août 2009

  • Nissan et la filiale de Shell dans le photovoltaïque vont coopérer sur la charge rapide des batteries EV

    Nissan et la filiale de Shell dans le photovoltaïque vont coopérer sur la charge rapide des batteries EV

    Silicium  L'alliance des cellules solaires et des batteries pour traction est un concept très riche qui débouchera sur une nouvelle vision des véhicules électriques, essentiellement mus à l'énergie solaire. C'est une alliance naturelle qui modifiera en profondeur l'équation des transports. La transformation directe de la lumière en électricité avec des rendements compris entre 10% et 20% est un merveilleux phénomène, commun pour un module photovoltaïque, mais inégalable à ce jour par n'importe quel système biologique conduisant à n'importe quelle forme de biocarburant (LIRE). Il n'y a pas photo! L'arrivée du moteur électrique dans les transports incite tout naturellement à faire immédiatement appel au concours du photovoltaïque, source non polluante d'énergie électrique.

    C'est donc sur ce sujet, avec l'aide du Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie nippon, que Nissan et Showa Shell vont coopérer pour mettre au point un système de charge rapide pour batteries de traction à l'aide de modules solaires en tampon avec le réseau. Ce concept devrait permettre d'accéder à des modes de charge rapide sans trop solliciter le réseau. Rappelons que par l'intermédiaire de sa filiale japonaise, Showa Shell, le pétrolier Shell possède de grosses ambitions dans le photovoltaïque avec sa technologie CIS (Diséléniure de Cuivre et d'Indium).

    LIRE le communiqué de Nissan

    Le 20 Août 2009

  • La Chancelière Merkel veut aider les véhicules électriques… en 2012!

    La Chancelière Merkel veut aider les véhicules électriques… en 2012!

                            La Chancelière Merkel pense à son avenir politique d'après les élections. Elle étudie avec son gouvernement la possibilité de subventionner le marché des véhicules électriques. Elle désirerait que le marché allemand s'élève à 100 mille véhicules de ce type par an, pour atteindre un million d'EV circulant sur les routes allemandes en 2020. Mais voilà, aucun constructeur allemand que ce soit BMW, Daimler ou VW, n'a encore développé le véhicule rêvé par la chancelière. Alors on attendra … 2012 pour mettre en place les aides. Les véhicules électriques "Made in Japan" ne sont pas dignes de l'attention germanique. Ils ne sont même pas peints en vert (FIG.)! Quand aux véhicules qui vont être commercialisés par Renault ou Peugeot, ils attendront que leurs concurrents allemands soient prêts pour recevoir une quelconque aide.

                            Ce sont là les limites de l'écologie germanique, Monsieur Borloo. Elles sont parfaitement admises par une Commission Européenne, pourtant si à cheval sur les conditions d'une libre concurrence.

    Nissan-LEAF 

    Le 20 Août 2009

  • L’alliance Matsushita-Sanyo offre à Toyota la possibilité de varier ses sources d’approvisionnement en batteries

    L’alliance Matsushita-Sanyo offre à Toyota la possibilité de varier ses sources d’approvisionnement en batteries

                  Au sein de l'alliance annoncée entre les deux leaders japonais des batteries Matsushita et Sanyo les cartes vont être redistribuées. Il semblerait que les batteries Lithium-Ion pour véhicules hybrides seront tout d'abord managées par Sanyo. Il y avait eu déjà l'annonce d'une coopération avec Volkswagen sur le sujet (LIRE), Sanyo ayant été choisi comme fournisseur de batterie Li-Ion pour la voiture hybride à la marque Audi en 2011 (FIG.). Cette orientation semble confirmée par l'annonce de Toyota d'approvisionner également auprès de Sanyo des batteries au Lithium pour ses modèles hybrides à venir. C'est un début certes modeste, le deal serait de 10 mille batteries en 2011, mais il confirme le choix de Sanyo comme premier fournisseur dans ce créneau.

                    Ces volumes sont à comparer au rythme des 700 mille batteries Ni-MH par an actuellement atteint et au un million annoncé pour le milieu de la prochaine décennie, mais qui devra sûrement être rapidement anticipé compte tenu du succès mondial des modèles hybrides et de la volonté de Toyota de descendre en gamme dans ces modèles.

    Alliances-batteries-15 

    Le 20 Août 2009

  • Les batteries Lithium-Ion sans Cobalt vont devenir monnaie courante

    Les batteries Lithium-Ion sans Cobalt vont devenir monnaie courante

                             Le Cobalt, métal rare et cher (45$/kg), est très largement utilisé dans les batteries modernes. Que ce soit dans les batteries de type Ni-MH où le Cobalt est mis en oeuvre sous forme d'hydroxydes à base de Nickel et de Cobalt et sous forme d'alliages hydrurables de terres rares de Ni, de Co et autres métaux de transition. C'est aussi le cas dans certaines batteries Li-Ion qui utilisent des oxydes lithiés de Cobalt ou de Nickel et Cobalt ou encore de ternaires Ni, Co, Mn. L'utilisation massive de ce type de batteries dans la traction électrique impose, pour des questions de coûts, de s'affranchir du Cobalt. Un candidat de substitution tout désigné est le Fer, beaucoup moins onéreux. C'est ainsi que le Japan's National Institute of Advanced Science and Technology (AIST) en collaboration avec un des maîtres japonais de la synthèse d'oxydes lithiés pour batteries, le chimiste Tanaka, a développé de nouveaux oxydes à base de Fer, Nickel et Manganèse. Parmi les produits étudiés un oxyde de type Li (Fe0,2Ni0,2Mn0,6)O2 présente des capacités spécifiques (250 Ah/kg) et des tensions de décharge (3,45V en accumulateur) qui en font un candidat particulièrement intéressant pour les applications de masse.

                                Bien sûr les tests de longévité, de sécurité ainsi que les problèmes de Propriété Industrielle détermineront pour chacun des constructeurs le choix entre ce type d'oxyde, ou un oxyde de Manganèse de type spinelle (Li Mn2O4) ou un phosphate de Fer lithié (LiFePO4).

    Tanaka-Fe-Ni-Mn 

                     L'AIST reprenant des travaux utilisant des oxydes lithiés contenant du Titane établit une loi empirique montrant que la tension de décharge de ces oxydes dépend de leur teneur cumulées en Fer, Manganèse et Titane (FIG.II).

    Tanaka-Fe-Ni-Mn2

    LIRE l'article en japonais de l'AIST. 

    Le 20 Août 2009

  • Le Chinois BYD va fournir des batteries au constructeur de Shanghai SAIC

    Le Chinois BYD va fournir des batteries au constructeur de Shanghai SAIC

    BYD-SAIC                        Le Chinois BYD (épelez à l'américaine ça fait plus pro!) vient d'annoncer qu'il allait fournir les batteries pour équiper les véhicules hybrides d'un gros constructeur d'automobile chinois. Gasgoo.com vient de nous apprendre que ce constructeur n'est autre que SAIC (Shanghai Automotive Industry Corp.) qui veut lancer un nouveau modèle hybride. BYD est un très grand producteur de batteries en Chine qui s'est diversifié dans la production automobile. Ses produits qui se doivent d'être économiques et de forte puissance sont à base de phosphate de fer lithié (LiFePO4).

                     Si quelqu'un pouvait en douter (SAIC avait en particulier testé en 2008 les produits Jonson-Controls SAFT), il est maintenant clair que les constructeurs chinois vont utiliser des batteries chinoises dans leurs véhicules hybrides ou électriques. Rappelons que BYD et Volkswagen qui produit en Chine, ont également décidé de coopérer dans le domaine des batteries pour véhicules hybrides ou électriques (TAB.).

    Alliances-batteries-14   

    Le 18 août 2009

  • Les nuages politiques semblent s’accumuler sur les tarifs du solaire allemand

    Les nuages politiques semblent s’accumuler sur les tarifs du solaire allemand

                        Le marché des modules photovoltaïques a connu bien des vicissitudes en 2008 avec, à partir de l'automne, un quasi arrêt des aides et des autorisations espagnoles à l'installation de ces équipements. En raison de ce gel du marché espagnol, c'est l'Allemagne qui a repris le leadership en devenant le premier débouché européen des modules solaires en 2009. Ce marché germanique devrait atteindre cette année dans les 1,5 GW de modules installés. Il représente une grosse part du gâteau du marché mondial qui devrait se rapprocher des 4 GW. C'est donc un marché très important pour la profession. C'est par exemple la principale zone commerciale du N° 1 mondial, l'américain First Solar qui s'impose grâce à une politique de prix très agressive et des productions locales dans la technologie Cd-Te. Mais c'est aussi un gros débouché pour les productions chinoises et bien sûr allemandes.

    FirstSolar-cents-par-Watt  

                     Ucilla Wang de Greentech Media, la journaliste d'origine coréenne qui connaît le mieux le monde du solaire américain, rapporte qu'un analyste de la Deutsche Bank, Alexander Karnick, vient de publier une note attirant l'attention des investisseurs sur les risques politiques inhérents à cette activité en Allemagne. C'est une activité fortement soutenue par les Verts de la coalition au pouvoir, mais de plus en plus d'hommes et de femmes politiques allemands s'insurgent contre les aides tarifaires jugées trop avantageuses qui profitent beaucoup aux entreprises chinoises. Rappelons que les tarifs pratiqués, entre 320 et 430 euros par MW selon la taille de l'installation, sont particulièrement avantageux pour l'opérateur, mais le sont beaucoup moins pour le consommateur d'électricité allemand. Dans le cadre des élections à venir et d'une probable dislocation de la coalition au pouvoir, il existe une possibilité non nulle pour que la politique d'aide à l'industrie photovoltaïque en Allemagne soit challengée et que les aides tarifaires soient réduites. Une telle décision entraînerait, pour les années à venir, de fortes modifications de volumes et de prix pour les industriels du photovoltaïque sur le territoire allemand.

                       Il apparaît de façon de plus en plus évidente que pour poursuivre sa croissance l'industrie du photovoltaïque va devoir fortement réduire les prix de ses modules, afin que les opérateurs puissent dégager une rentabilité acceptable, malgré des aides tarifaires modérées qui devront tendre vers zéro. Les technologies en couches minces qui permettent de produire, de façon totalement automatisée, des modules de plusieurs m2 de surface, sont appelées à se confronter aux productions de modules chinois, composées essentiellement de cellules issues de wafers de silicium, connectées entre elles. La politique de First Solar qui a réussi à prendre en quelques trimestres la place de N°1 mondial, illustre par sa politique de réduction des coûts et de montée en volumes de production la bonne démarche. Au deuxième trimestre de cette année, l'américain a produit 278 MW de modules contre un peu moins de 220 MW au premier trimestre. Grâce à la montée en puissance des productions de ses usines en Malaisie, le constructeur atteint un coût moyen du Watt produit de 87 cents. Son objectif est d'arriver à 65 cents en 2010 (FIG.).

    Le 18 Août 2009