Blog

  • L’industrie en France est-elle réellement en déclin?

    L’industrie en France est-elle réellement en déclin?

                           Sur la base de statistiques OCDE qui montrent que le secteur industriel en France a perdu en moyenne et de façon monotone plus de 100 millions d'heures de travail par an depuis onze ans (1,2 milliards d'heures évaporées soit 20% de la valeur de 1997, LIRE), il m'était apparu comme évident que les mesures préconisées par ceux qui nous dirigent, n'étaient pas à la hauteur de la menace. Ce sentiment étant amplifié par la crise économique mondiale que doit affronter en ce moment notre industrie très affaiblie et qui va afficher de façon évidente de piètres résultats en 2009. Mais la seule mesure des heures de travail perdues, bien que deux fois supérieures, en valeur relative, à celles de l'Allemagne durant la même période, ne suffit pas à rendre compte de la réalité économique. L'industrie en France est-elle en plein désarroi où au contraire fait-elle de formidables gains de productivité qui vont la rendre plus forte, une fois la crise passée?

    Valeur-ajoutée-industrie-1997-2008 

                   Pour mesurer plus précisément les performances de l'industrie française durant les onze ans considérés les statistiques de l'INSEE, aisément accessibles sur Internet par un citoyen lambda, ne sont pas pléthoriques. Il est un indicateur cependant très intéressant: ce sont les valeurs de la variation de la Valeur Ajoutée de l'industrie en volume d'une année sur l'autre. Ceci revient à comparer la Valeur Ajoutée de l'année N par rapport à celle de l'année N-1 mais avec les prix de l'année N-1. Par exemple en 2008 la valeur ajoutée de l'industrie en France s'est élevée à 241,2 milliards d'euros alors qu'elle était de 239,1 milliards d'euros en 2007 ce qui correspond à une croissance à prix courants de 0,9%. Mais après correction des effets prix d'une année sur l'autre, c'est en fait une décroissance en volume de 2,3% qui est mesurée entre 2008 et 2007. Chiffre inquiétant.

                     L'INSEE publie la valeur de cet indicateur depuis 1950. Durant les onze années considérées ici, il est possible de remarquer que cet indicateur de variation annuelle de Valeur Ajoutée en volume présente une allure dans le temps qui n'est pas très encourageante (FIG., courbe violette). On peut en particulier mesurer le décrochement autour de 2001 qui apparaissait sur les heures travaillées. Enfin, 2008 et surtout 2009 vont faire apparaître un formidable plongeon de cet indicateur tiré vers le bas par l'industrie automobile (-15% en 2008), l'industrie des biens intermédiaires (-3,9% en 2008)  mais aussi, de façon assez surprenante, par l'Industrie agro-alimentaire aux variations en volume négatives depuis trois ans, avec un très mauvais – 4,2% en 2008.

                   Cette valeur dans le temps confirme donc la mauvaise situation de l'industrie en France. Il renforce ce sentiment que les mesures économiques préconisées par ceux qui nous dirigent, en particulier sous la forme d'un grand emprunt qui devrait permettre d'apporter une aide à certains secteurs de l'industrie française, se révèleront notoirement insuffisantes. Ce sont des mesures beaucoup plus importantes et structurelles qu'il faudrait prendre dès à présent, pour tenter le limiter la casse en 2010 et au-delà. Il n'est pas certain que le courage politique, entravé par des préoccupations électorales, soit à temps au rendez-vous.

                  L'opposition qui recherche désespérément des idées, aurait dans un projet de politique industrielle français un boulevard à dérouler. Mais l'énarchie là aussi dirige et cette bête n'a jamais très bien compris les problèmes de l'industrie.

                CONSULTER les statistiques de l'INSEE sur le sujet.

    Le 16 Août 2009.

  • L’industrie du photovoltaïque en difficulté en Europe: le leader Q-Cells va supprimer 500 postes de travail en Allemagne

    L’industrie du photovoltaïque en difficulté en Europe: le leader Q-Cells va supprimer 500 postes de travail en Allemagne

                         Nous avons maintes fois souligné ici le caractère économiquement insupportable des productions européennes de modules photovoltaïques à base de Silicium cristallin en face d'une demande déprimée, de prix de marché en forte chute et d'une concurrence chinoise très agressive. Les changements de données économiques, sous les coups d'une offre excédentaire par rapport à la demande, dans une industrie de composants électroniques ou électriques, peuvent être d'une très grande brutalité. L'exemple de l'Allemand Q-Cells, leader mondial du marché il y a à peine un an, illustre tout à fait ce propos. Pour des volumes commercialisés sensiblement constants aux premiers semestres 2008 et 2009 (264 et 272 MW respectivement) l'industriel a vu son chiffre d'affaire baisser de 580 à 366 millions d'euros, avec des effectifs en forte croissance qui sont passés de 1880 personnes à 2569 personnes en un an. De plus Q-Cells qui venait de traverser une période de silicium rare et cher, avait conclu des accords à long terme d'approvisionnement de wafers qui lui auraient coûté 50 millions d'euros de plus que le prix de marché au cours de ce premier trimestre. On assiste donc au spectacle d'un ancien leader industriel, complètement pris à contre pied par un marché évoluant très vite et dans la mauvaise direction.

    Q-Cells-2009-T2

                         Le Management, devant la situation assez catastrophique, se devait de réagir (TAB.). Il vient d'annoncer une série de mesures opérationnelles et financières dont il est possible de souligner les plus importantes:

    1. La fermeture de 4 lignes de production les plus anciennes (360MW) de son usine allemande de Thalheim, accompagnée d'une revue des emplois indirects (overhead). L'ensemble devrait conduire à la suppression de 500 postes et à une réduction des coûts de production de 25%. C'est l'Usine de Malaisie qui devrait prendre l'essentiel du relai.
    2. La disparition des contrats à long terme d'approvisionnement de wafers,
    3. La décision de pousser les feux dans les diverses filiales de Q-Cells impliquées dans les technologies en couches minces. Il faut souligner l'originalité de cet "industriel" qui, au sein de filiales séparées, pousse les feux dans les trois technologies en couche mince en vigueur : Silicium hétérojonction, CIGS et CdTe. Cette situation, unique au monde, illustre l'inaptitude d'un management de Q-Cell à faire des choix technologiques.
    4. Enfin, les Financiers vont essayer de mieux gérer les engagements en capitaux et la variation des besoins en fonds de roulements.

                   L'annonce de ce plan de restructuration n'a pas été accompagnée d'un rebond du cours de l'Action, indice de mesures jugées insuffisantes par les milieux financiers.

    LIRE le plan élaboré par ce Groupe et la présentation des comptes à mi-année.

    Le 14 Août 2009.

  • Les consommations de pétrole des pays membres de l’OCDE en forte baisse au mois d’Avril

    Les consommations de pétrole des pays membres de l’OCDE en forte baisse au mois d’Avril

                         L'Energy Information Administration américaine qui réalise généralement un excellent travail dans la mise à jour des statistiques de consommation de pétrole dans les pays membres de l'OCDE, nous indique que les consommations du mois d'Avril de ces pays ont baissé de 3,6 millions de barils/jour (-7,5%) par rapport à il y a un an. Sur les quatre premiers mois écoulés depuis le début de l'année cette baisse ressort à 2,86 millions de barils par jour. Les Etats-Unis et le Canada participent pour la plus grande part à cette baisse (FIG.) sur les produits autres que l'essence, le Japon économiquement mal en point poursuit son retrait et enfin l'Europe participe de façon significative à cette baisse, à l'exception notable de l'Allemagne pour laquelle consommer toujours plus de pétrole semble faire partie de sa politique écologique soutenue et proverbiale.

    Baisse-conso-OCDE-2009-04 

                     Ces chiffres sont d'une grande importance, parce que ce sont eux qui déterminent la consommation mondiale de pétrole. Nombreux sont ceux qui brandissent le drapeau rouge de l'accroissement des consommations chinoises de pétrole, alors que la Chine n'est encore qu'un acteur de second plan dans le bilan global (FIG.II). Les pays OCDE devraient représenter d'après l'EIA dans les 54% des consommations mondiales en 2009, alors que la Chine ne pèsera encore que moins de 10% de ces dernières et moins d'un tiers des consommations de la Zone Asie-Océanie (FIG.II).

    Conso-pétrole-monde-P2009 

    Le 14 Août 2009

  • Eurostat: la production industrielle de l’Europe ne s’est pas améliorée au mois de Juin

    Eurostat: la production industrielle de l’Europe ne s’est pas améliorée au mois de Juin

                  Eurostat nous informe que l'indice production industrielle, corrigé des variations saisonnières, du mois de Juin en Europe est ressorti à 89.8 et que celui de la Zone Euro n'a été guère plus brillant à 88,7 pour une base 100 en 2005. Ces deux indices sont légèrement plus bas que ceux du mois de Mai. Une comparaison des valeurs mesurant les variations des productions industrielles de l'Allemagne et de la France depuis 2005 met en évidence cette profonde stagnation depuis le début de l'année (FIG.). L'activité industrielle allemande qui avait atteint l'indice 115 à l'été 2008, est depuis largement retombée de plus de 20 points. Celle de la France qui n'arrivait péniblement durant l'été 2008, au niveau de celle de 2005 (indice 100), est retombée, elle aussi, de près de 13 points. Cette moindre chute de l'activité industrielle française permet, à ceux qui nous gouvernent, de dire que notre pays résiste mieux à la crise. Effectivement en évitant de monter, on tombe de moins haut!…Monsieur de Lapalisse l'aurait d'ailleurs déjà fait remarquer.

                   Cette situation industrielle déprimée en Europe devrait se poursuivre durant tout l'été en raison des entrées de commandes très faibles déjà observées et reportées sur ce Blog (LIRE). Le déclin industriel de la France (LIRE) va encore accuser une forte avancée en 2009.

    Pro-industrielle-2009-06 

    Le 12 Août 2009

  • Les productions de véhicules en Amérique du Nord sont restées faibles au mois de Juillet

    Les productions de véhicules en Amérique du Nord sont restées faibles au mois de Juillet

                    Les productions de véhicules au mois de Juillet en Amérique du Nord sont restées à de très faibles niveaux avec 607 mille véhicules sortis de chaines d'assemblage (FIG.). Un fait notable cependant les usines Chrysler ont repris en partie leurs productions (52000 véhicules) après deux mois d'arrêt quasi total.

                    A fin Juillet les "Trois Grosses" américaines avaient vendu depuis le début de l'année 2,62 millions de véhicules pour des productions de 2,09 millions. Ce sont donc 530 mille véhicules qui sont sortis de leurs stocks, ce qui est une bonne chose pour amorcer une lente reprise de l'industrie automobile américaine stimulée par la prime à la casse, en attendant les nouveaux modèles plus écolos "made in USA".

    Prod-mensuelle-véhicules-NA-2009-07 

    Le 12 Août 2009

  • La récession économique américaine se répercute favorablement sur les émissions de CO2

    La récession économique américaine se répercute favorablement sur les émissions de CO2

                       Sans que les pauvres éoliennes ni les rares modules solaires n'y soient pour grand chose, l'EIA nous informe que les émissions de CO2 américaines devraient se trouver réduites d'environ 5% en 2009 par rapport à l'année précédente. Ce sont près de 300 millions de tonnes de CO2 qui ne seront pas largués dans l'Azur cette année, sur un total prévu à 5,5 milliards de tonnes. Pour cela deux raisons principales:

    1. la baisse des consommations de produits pétroliers: kérosène, fuel et autres fractions lourdes qui participeront pour une réduction de près de 100 millions de tonnes de CO2,
    2. la forte baisse des consommations de charbon dans la génération d'électricité en raison de la faiblesse des appels de courants et de la concurrence du gaz naturel dont les prix se sont effondrés. Marginalement la chute des productions d'acier participe également à cette baisse des consommations de coke et de charbon. Le résultat est une baisse des émissions de CO2 de 170 millions de tonnes.

    CO2-USA-outlook-2009 

                     La consommation de charbon aux Etats-Unis est essentiellement utilisée dans la génération d'énergie électrique avec une pointe de consommation durant l'été pour alimenter les générateurs d'air conditionné (FIG.II).

    Charbon-US-2006-2009

                   Les distributeurs d'électricité qui doivent souvent respecter des plafonds d'émissions de CO2 par MWh commercialisé, font de plus en plus appel aux énergies renouvelables mais surtout aux centrales à gaz. De ce fait la moindre croissance de consommation de charbon, puis sa décroissance est un processus qui a débuté depuis deux ans environ aux Etats-Unis (FIG.III). La baisse des consommations au premier trimestre 2009 mesure l'ampleur de la crise économique en ce début d'année.

    Charbon-US-2007-2009 

    Le 12 Août 2009

  • Le norvégien REC voit ses comptes plombés au deuxième trimestre par la chute des prix des modules solaires

    Le norvégien REC voit ses comptes plombés au deuxième trimestre par la chute des prix des modules solaires

                       Le norvégien REC avec plus de 2000 tonnes de silicium et de silane commercialisées tous les trimestres est un gros acteur mondial du Silicium. Cette activité au deuxième trimestre de cette année a été globalement satisfaisante grâce à de bonnes ventes de Silane. C'est également un bon acteur mondial dans les wafers de Silicium, puisqu'il a réussi, grâce à des contrats à long terme de fournitures, à commercialiser durant le second trimestre, 184 MW de ces produits intermédiaires à un prix moyen de l'ordre de 1,3 dollars par Watt, ce qui est un très bon prix de vente par les temps qui courent. Il a cependant dû réduire ses productions de wafers pour maintenir à peu près ses stocks à niveau constant. De plus, ses clients ne devraient pas poursuivre très longtemps des approvisionnements de wafers à des prix 30 à 40% plus élevés que les prix asiatiques.

                      Mais c'est l'activité modules solaires qui emploie 700 personnes en Norvège et en Suède qui plombe les comptes de ce trimestre. Des prix de ventes de modules passés au dessous des trois dollars le Watt font apparaître de lourdes pertes avec des marges négatives et des dépréciations de valeurs de stock. Pour une capacité annuelle de production de modules de 150 MW dans l'usine suédoise, durant le premier semestre il n'a commercialisé que 40 MW de modules. De plus REC est en train de terminer un très gros investissement de production à Singapour (FIG.) qui va lui apporter dès 2010 une capacité de production supplémentaire de 590 MW de modules solaires. Ces investissements de taille démesurée par rapport à la part de marché de cet industriel, illustrent la gravité de la surcapacité de production annoncée.

    REC-Singapour

                       REC est d'autre part associé pour un tiers avec Evergreen et Q-Cells, dans une production de wafers en Allemagne, Sovello, qui a pratiquement stoppé ses productions durant tout le trimestre, afin d'essayer de réduire ses stocks.

                      Toutes ces nouvelles annoncent, bien sûr, de futures mesures de rationalisation dans le business photovoltaïque européen.

    LIRE le rapport trimestriel de REC et CONSULTER sa présentation

    Le 11 Août 2009

  • La Keio University va développer un bus entièrement électrique

    La Keio University va développer un bus entièrement électrique

                          Laboratoire du véhicule électrique du futur au Japon, la Keio University veut valoriser ses recherches appliquées sur l'Eliica (FIG.) à un bus de grande taille. Pour cela elle vient de décrocher une subvention de 5 millions de dollars du Ministère de l'Environnement japonais, informe le Nikkei. D'après les premières études, ce lourd véhicule présenterait une autonomie à pleine charge de 150 km grâce à une batterie de 120 kWh qui serait fournie par Toshiba. La structure du bus serait produite par Isuzu Motors et le système de charge de la batterie serait développé par Tokyo Electric Power. Les tests de ce nouveau concept devraient débuter en 2011.

    Remarque: un bus dans Tokyo parcourt dans les 120 km par jour.

    Eliica

                 Le concept de traction de l'Eliica à quatre paires de roues motrices (FIG.II) devrait parfaitement s'adapter à un véhicule de grande taille.

    Eliica-chassis 

    VOIR le site en Anglais de la Keio University.

    Le 11 Août 2009

  • Certains industriels du photovoltaïque investissent massivement malgré la crise

    Certains industriels du photovoltaïque investissent massivement malgré la crise

                              Une étude de Henning Witch de iSuppli, reportée par Reuters, souligne la différence d'attitudes entre celle des industriels du photovoltaïque asiatiques tels Suntech, Sharp, Yingli ou JA Solar qui poursuivent leur expansion et celle d'industriels occidentaux comme Q-Cells, SunPower ou BP Solar qui ont fortement réduit leur programme d'investissement. Cette étude estime que les livraisons de modules atteindront les 3900 MW en 2009 pour des productions de 6500 MW. La profession est donc en large surcapacité de production et met des produits en stock. Witch rejoint les conclusions d' IC Insights rapportées ici en Juin dernier (LIRE), la profession devrait présenter des  surcapacités de production jusqu'en 2012.

    Modules-2006-2009 

                          Pour iSuppli c'est le chinois Suntech qui va devenir le N°1 mondial de cette industrie en 2009, devançant ainsi l'allemand Q-Cells. Tout un symbole!

                          Cette industrie va être amenée à maintenir de très faibles prix durant 2 ou 3 ans, surproduction oblige, mais elle va aussi demander l'aide des divers gouvernements pour l'aider à franchir cette mauvaise passe économique. La Chine par exemple, qui amorce un plan d'aide au photovoltaïque, illustre cette évolution. Il faut donc s'attendre à des croissances en volumes élevées dés 2010 et 2011. Des disparitions ou des fusions de certains opérateurs fragilisés, en particulier en Europe, ne sont pas à exclure, ce qui tendrait  à ramener le Marché plus rapidement que prévu vers l'équilibre.

    Le 11 Août 2009

  • Canadian  Solar un Groupe qui illustre l’évolution du business photovoltaïque à base de silicium

    Canadian Solar un Groupe qui illustre l’évolution du business photovoltaïque à base de silicium

                      Canadian Solar comme son nom l'indique est une Société de droit canadien. Elle a été créée en 2001 par le Dr Shawn Qu, un ancien de chez ATS Automation, la maison mère de Photowatt International, plus connu en France. Canadian présente la particularité d'avoir localisé toutes ses productions en Chine (lingots de Silicium, wafers, cellules et modules) ainsi que son Centre de Recherches. Canadian Solar est cotée sur le Nasdaq. C'est une entreprise de taille moyenne du business du photovoltaïque qui faisait plus de 92% de son chiffre d'affaire en Europe au premier semestre 2008, mais qui depuis la catastrophe de l'embargo espagnol, essaie de se diversifier aux Etats-Unis et en Asie. Le volume de production est passé par un maximum au troisième trimestre 2008 à 60MW, pour s'effondrer ensuite à moins de 20 MW durant deux trimestres successifs et revenir à 48 MW au cours du deuxième trimestre 2009.

    Canadian-Solar-dollar-par-watt 

                 La comparaison des chiffres de ce dernier trimestre connu avec ceux du T2 2008 est instructive sur l'évolution du business: pour des volumes commercialisés sensiblement identiques (47 et 48 MW) le chiffre d'affaire trimestriel est passé de 213 M$ au T2 2008 à 114 M$ aux deuxième trimestre 2009. Illustration d'une radicale baisse des prix (FIG.), phénomène bien connu des industries des composants électriques et électroniques durant les périodes de surproduction.

                 Mais ce qui impressionne le Marché dans cette aventure, c'est le retour rapide à la rentabilité de l'entreprise par cette remontée des volumes dans un marché globalement déprimé. Le Dr Qu explique que cet exploit est dû à une très grande flexibilité de ses opérations chinoises et à un très faible coût de la transformation du wafer au module, le coeur du métier. Ce coût était de 0,71 $/Watt au premier trimestre, il est passé à 0,60 $/Watt au deuxième trimestre de cette année.

                Avec une estimation du prix de revient du wafer à moins d'un dollar par Watt (LIRE LDK), Canadian est profitable avec un prix de vente de 2,4 $/Watt soit sensiblement à 1,5 fois le coût du produit, à condition de "faire du volume" pour couvrir ses frais fixes.

                C'est la raison pour laquelle les cours des Sociétés chinoises du photovoltaïques profitent d'un regain d'intérêt en Bourse, Canadian Solar illustrant le dynamisme de cette reprise, avec un quasi doublement de son cours en un mois (FIG.II)

    Cours-PV-asie-2009-08 

    Le 10 Août 2009