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  • Inexorable et lent déclin des productions du pétrolier TOTAL

    Inexorable et lent déclin des productions du pétrolier TOTAL

                          On ne peut que se poser des questions sur la pertinence des choix stratégiques des équipes dirigeantes du pétrolier TOTAL depuis plusieurs années. Hurler avec les loups n'est pas dans les traditions de ce blog, mais il est des moments où se taire est mentir. Un examen des productions moyennes trimestrielles de pétrole et de gaz (FIG.) montre le déclin inexorable des volumes extraits au cours du temps. Le chiffre de ce deuxième trimestre 2009 décrochant le bonnet d'âne à moins de 2,2 millions de barils/jour dont un inexcusable 1,328 million de barils pour le pétrole et les gaz liquéfiés.

                          Alors que penser de ces investissements de Total  dans les zones à risques de l'Afrique de l'Ouest, de ces alliances ambigües avec des dirigeants russes ou vénézuéliens aux réactions imprévisibles, de cette méconnaissance profonde de tout le continent Nord-américain, de la non présence au Brésil, des investissements massifs dans les sables bitumineux de l'Athabasca pour une future et lointaine rentabilité hypothétique, d'une diversification  "petit bras" dans le photovoltaïque sur des technologies trop onéreuses pour l'Europe, d'une politique pagnolesque du "retenez-moi ou je fais un malheur" dans le nucléaire.

                        Non tout cela ne semble pas très sérieux, les résultats sont là pour en attester. Il est vrai qu'au sein du Conseil d'Administration certains vieux briscards qui ont fait bien pire, au sein d'Alcatel par exemple, ne peuvent être que confits d'indulgence.

    Extractions-2009-T2 

    Le 31 Juillet 2009

  • Le budget de prime à la casse américain épuisé en moins d’une semaine!

    Le budget de prime à la casse américain épuisé en moins d’une semaine!

    Cash-for-clunker                  Le "Cash for clunkers rebate program" prévoit une enveloppe d'un milliard de dollars pour attribuer 3500 à 4500$ par voiture de plus de 25 ans d'âge et qui devra être remplacée par un modèle récent plus sobre en carburant. Un tel programme concerne donc 250 mille véhicules environ. Quatre jours après le lancement du programme un sondage auprès de 2000 "dealers" montre qu'ils ont signé 25000 ventes avec reprise d'un véhicule. Or il y a 23000 vendeurs de voitures aux Etats-Unis. Le budget alloué est donc épuisé.

                      Cette anecdote illustre de façon éclatante combien la prévision de réactions économiques des citoyens américains devant une incitation financière, bien sûr mise en musique par tout le réseau des vendeurs du pays, peut être largement sous-estimée par une Administration lointaine. Il y avait pourtant l'exemple européen qui montre que ce genre de prime est un puissant levier pour faire anticiper une décision d'achat, le plus puissant de toutes les mesures de relance. Certains membres du Congrès demandent le vote d'une rallonge à ce programme qui aurait dû être dix fois plus ample. 

    LIRE un papier sur l'impact des décisions de report d'achat et l'effet des primes à la casse.

    Le 31 Juillet 2009

  • Ralentissement du rythme des  nouvelles installations d’éoliennes aux Etats-Unis

    Ralentissement du rythme des nouvelles installations d’éoliennes aux Etats-Unis

                      La crise financière est passée par là. Il est un secret de Polichinelle de révéler que peut être les producteurs d'éoliennes et leurs sous-traitants aux Etats-Unis souffrent d'un manque d'entrées de commandes. Le Book to Bill n'est pas bon. Après un premier trimestre acceptable, avec un volume de 2800 MW de nouvelles turbines installées, le second semestre s'avère être moins brillant avec 1200 MW de nouveaux équipements mis en place révèle l'AWEA (American Wind Energy Association). D'après cette association il est fort probable que cette tendance va se poursuivre durant la deuxième partie de l'année: "elle voit un nombre réduit d'équipements en chantier chez les producteurs d'éoliennes et chez leurs sous-traitants". Les projections sur le deuxième semestre (barre jaune) conduiraient à des volumes pour 2009 qui seraient donc inférieurs aux réalisations de 2008 (FIG.).

    éolien-US-2009-Q2 

    LIRE le communiqué de l'EWEA.

    Le 30 Juillet 2009

  • Les cours du pétrole WTI se replient sur un mouvement de valorisation du dollar

    Les cours du pétrole WTI se replient sur un mouvement de valorisation du dollar

                       Il est possible de lire ce matin dans des dépêches et diverses revues renommées à la fibre économique que les cours du pétrole se seraient repliés en raison de la montée des stocks hedomadaires de brut américain de 5 millions de barils en fin de semaine dernière. Ce genre d'interprétation qui tendrait à faire penser que le marché du pétrole est un marché normal évoluant avec le niveau des stocks, est de toute évidence erroné. En effet, plusieurs raisons militent pour réfuter cette interprétation assez simpliste:

    1. les stocks de pétrole américains, alimentés par la spéculation, connaissent une hausse continue depuis le début de l'année. L'excès de stock peut être évalué à 150 millions de barils et n'a aucun impact sur les cours du pétrole,
    2. cette poursuite de la montée des stocks, alimentée par la spéculation, était attendue par le marché en raison d'une courbe des cours à terme en fort contango. Les ouragans de l'été sur le Golfe sont attendus.
    3. les stocks à Cushing à 32 millions de barils proches de la saturation limitent les échanges physiques sur le marché new-yorkais, la conséquence est une prise de relai du leadership par le Brent à Londres qui devance le WTI

                     Par contre depuis deux jours le dollar a amorcé un mouvement de reprise vis à vis de l'euro et les cours du pétrole WTI hier à New York ont suivi l'évolution de l'indice USDX, panier des taux de change du dollar avec les principales monnaies, reflet symétrique habituel de la spéculation sur le pétrole en relation avec les taux de change du dollar (FIG.).

    WTI-USDX-Jul-29 

                         Depuis belle lurette le marché financier du pétrole et de ses dérivés se moque éperdument de l'état des stocks, des échanges physiques et des conditions économiques du moment. Tant que la puissance politique n'aura pas bridé un tant soit peu ce marché, la spéculation pourra s'exprimer en toute liberté. Pour l'instant elle joue à moyen terme la baisse du dollar, la baisse de crédibilité de l'Administration Obama et l'hostilité des milieux industriels et financiers envers cette dernière. Les projets de Taxe Carbone (Cap & Trade) et de Sécurité Sociale ont du mal à séduire les milieux dirigeants américains.

    Le 30 Juillet 2009

  • Shell confie à Technip et Samsung l’étude d’une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel

    Shell confie à Technip et Samsung l’étude d’une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel

                                Les techniques offshore d'exploration et d'extraction de gaz naturel deviennent de plus en plus profondes et s'éloignent des côtes. La mise à disposition pour certains gisements d'unités flottantes de liquéfaction (FLNG) où viendraient accoster les méthaniers est un projet économiquement raisonnable. Ce type d'usine flottante permettrait en effet de s'affranchir de la construction de longs gazoducs sous marins et des servitudes associées. Shell dans le cadre d'un projet de coopération à long terme vient de confier à Technip et à Samsung  l'étude d'une telle unité industrielle flottante. Elle devrait être capable de séparer les fractions liquides et autres gaz liquéfiés à basse pression  à hauteur de 1,5 million de tonnes par an et de traiter le gaz naturel et de le liquéfier avec une capacité de 3,5 millions de tonnes par an. Il n'est pas dit le sort réservé au CO2 contenu dans le gaz naturel.

                               Ce projet illustre la montée en puissance programmée de la part du gaz naturel dans le mix énergétique mondial, pour les décennies à venir.

    Shell-Float-LNG  

    LIRE le communiqué de Shell

    Le 29 Juillet 2009

  • BP fringuant dans le pétrole, semble plutôt ramer dans les énergies renouvelables

    BP fringuant dans le pétrole, semble plutôt ramer dans les énergies renouvelables

                          Les résultats du deuxième trimestre de BP sont dans la ligne de ceux du trimestre précédent avec de bonnes performances en volumes dans l'extraction du pétrole et du gaz qui dépasse, hors filiale russe TNK-BP,  les 3 millions de barils équivalent pétrole par jour pour le troisième trimestre consécutif, malgré la crise et les restrictions de productions OPEP (FIG.). Dans l'aval, le raffinage à plus de 2,2 millions de barils par jour se tient également très bien. Mais les résultats de BP dans les énergies renouvelables qui sont consolidés avec les résultats du Siège, semblent beaucoup moins brillants.

    • Dans le solaire les ventes de BP Solar sur le semestre en net retrait, n'atteignent que les 42 MW contre 73 MW un an auparavant. BP mentionne un accord avec RGE en Allemagne pour la réalisation d'une centrale photovoltaïque.
    • Dans l'éolien la puissance installée reste inchangée par rapport à celle du premier trimestre à 672 MW.
    • BP ne dit mot de son alliance avec Verenium dans les biocarburants de deuxième génération.
    • Il mentionne par contre que la filiale commune avec Rio-Tinto, Hydrogen Energy, qui doit produire en Californie, de l'électricité à partir de coke de pétrole et de charbon selon un procédé IGCC équipé de capture de CO2, gaz utilisé pour l'amélioration de l'extraction pétrolière (EOR), a reçu une subvention de 308 millions de dollars de la part de l'Administration US.

    Productions-2006-2009-T2 

                   Ces résultats illustrent, malgré leurs énormes ressources financières et humaines, les difficultés qu'éprouvent les grosses pétrolières et leurs Etats Majors pléthoriques à gérer ces entreprises des énergies renouvelables aux profils de Start-up.

    LIRE le rapport BP du T2 2009

    Le 28 juillet 2009

  • Des chercheurs japonais associent un électrolyte organique et un électrolyte aqueux pour former un accumulateur Lithium-air

    Des chercheurs japonais associent un électrolyte organique et un électrolyte aqueux pour former un accumulateur Lithium-air

                     Les systèmes électrochimiques fonctionnant avec une électrode métallique et l'oxygène de l'air sont bien connus. Parmi les exemples les plus élaborés citons les systèmes air-zinc qui utilisent des solutions alcalines comme électrolyte dans lesquelles les produits de la réaction de décharge que sont les zincates Zn(OH)42- et l'ion hydroxyle, sont solubles. Dans le cadre des systèmes Li-Air  qui fonctionnent en milieu organique la réaction est rapidement stoppée par l'insolubilité des oxydes de lithium. Les chercheurs de l'AIST japonais (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology), organisme qui travaille en relation avec les grandes industries japonaises et forme les futurs cadres de ces industries, ont repris le sujet. L'AIST est une sorte CNRS qui travaillerait en relation avec les industries sur des objectifs très concrets et dont les Attachés quitteraient le CNRS pour suivre et développer leur Projet dans l'Industrie, pour devenir ensuite les dirigeants de ces Groupes. La fin du pantouflage des énarques incompétents, anciens chefs de cabinets ministériels, et du statut de Chercheur à Vie! Totalement ICONOCLASTE! Impensable chez nous! La CGT et le MEDEF voteraient contre.

                      Ils semblent avoir réussi à coupler deux demi-cellules l'une en solvant organique dans laquelle se décharge le Lithium et l'autre en milieu aqueux à base de lithine (LiOH) dans laquelle fonctionne une électrode à oxygène (FIG.), grâce à une séparation permsélective aux ions Li+ constituée d'un oxyde solide le LISICON qui est un oxyde de Lithium, de Zn et de Germanium proche de la composition Li2ZnGeO4

    Lithium-air process

                      Pour qu'un tel système arrive à fonctionner dans une configuration batterie, dans des conditions réelles d'application, il est nécessaire que l'électrolyte solide, d'une épaisseur la plus faible possible, présente durablement une parfaite sélectivité aux ions Li+ et ne laisse passer aucun anion ou molécule d'eau lors de la charge.

                       Dans une configuration pile au Lithium mécaniquement rechargeable, il serait nécessaire de vidanger la solution concentrée de lithine et de la remplacer par une nouvelle plus diluée et de changer la cassette de lithium métallique. Une activité industrielle en parallèle serait chargée de convertir à grand frais la lithine en lithium métallique (FIG.II).

    Lithium-air-pile

    LIRE un papier de l'AIST sur le sujet.

    Le 28 Juillet 2009.

  • Un évènement: Nissan va présenter son premier véhicule électrique au Japon

    Un évènement: Nissan va présenter son premier véhicule électrique au Japon

                       Cérémonie en grande pompe en perspective chez Nissan qui annonce la future présentation de son premier véhicule électrique le 2 Août à Yokohama, lieu où se trouve le Siège Social du Groupe. Cette première voiture sera commercialisée en 2010 au Japon et aux Etats-Unis. Le constructeur révèle qu'elle va être équipée d'un puissant moteur électrique de 80 kW conférant au véhicule de bonnes capacités d'accélération, le tout alimenté par une batterie de type Lithium-Ion polymère d'AESC de 24 kWh, logée sous le châssis du véhicule. Equipée d'un dispositif de récupération d'énergie à la décélération et au freinage, la voiture aura une autonomie de 160 km. Grâce à un dispositif de communication avec un centre de données, le conducteur pourra connaître à tout moment l'autonomie de son véhicule et les possibilités de recharge.

    Mitsutest                    Il semble donc que Nissan ait fait, pour le lancement de sa technologie électrique, le choix  d'un véhicule assez élaboré destiné dans un premier temps à une clientèle aisée, approche marketing très japonaise. Elle se démarque de celle de Mitsubishi qui propose avec le modèle i-MiEV un véhicule urbain assez fun (FIG.), équipé d'un moteur de 47 kW et d'une batterie de 16 kWh pour la même autonomie. La démarche de Mitsubishi semble être plus dans l'air du temps, mais seuls les résultats des ventes jugeront de la perspicacité des démarches marketing des deux Groupes. Il faudra également attendre les modèles de RENAULT qui seront plus spécifiquement orientés vers un marché européen moins guindé.

                        Ne vous y trompez pas! Il y a dans ces démarches des deux industriels nippons l'amorce d'un profond bouleversement énergétique qui tout au long de ce siècle va voir l'électricité peu à peu se substituer aux carburants d'origine pétrolière. Pour cela de nombreux progrès dans l'efficacité énergétique des véhicules, par réduction de la masse en particulier avec l'adoption de composants en fibres de carbone, et dans le stockage de l'énergie électrique embarquée, participeront à cette révolution inéluctable.

    Remarque: la batterie de la plateforme Nissan présentée à la Presse comportait 48 modules en série de 500 Wh. Chaque module de 7,2V, 70 Ah étant constitué de quatre éléments de 35 Ah en configuration 2S2P.

    Nissan-modules

    LIRE le communiqué de Nissan et les détails des fonctionnalités du véhicule.

    Le 28 Juillet 2009

  • La spéculation semble avoir laissé tomber provisoirement le maïs américain, se focalisant sur le pétrole

    La spéculation semble avoir laissé tomber provisoirement le maïs américain, se focalisant sur le pétrole

                                  Que de bêtises avons nous lues, sur bien des blogs et autres rapports d'officines, sur les méchants paysans américains affamant les populations des pays en voie de développement pour égoïstement produire du maïs destiné à la production d'éthanol. La galette de maïs mexicaine devint hors de prix. Une large bouffée d'antiaméricanisme primaire, rendue possible par une spéculation tous azimuts, durant le printemps et l'été 2008, se répandit dans les milieux anarcho-écolos. José le destructeur des Mc Donalds l'avait bien dit!  Que de bêtises sur un soi-disant peak-oil, que de courbes de consommations d'énergie à la croissance parabolique annonçant la pénurie inéluctable et imminente. Puis soudain, vint la crise! Financière, incomprise, tout d'abord, puis économique, beaucoup plus profonde, fortement liée à une demande de consommation de biens moins obséquieux, à la mise en évidence d'un pouvoir d'achat dégradé pour un large pan des populations laborieuses et vieillissantes subitement sevrées de prêts à la consommation, besoin de biens plus basiques, rejet des Marques affabulatrices, sensibilité des nouvelles générations à l'impact de leurs choix sur le monde. Ensemble détonant, conduisant à une pénurie d'offre de produits plus simples, plus dépouillés, correspondant à une demande nouvelle, indicatrice de l'élargissement du phénomène de Seconde Transition Démographique.

    Mais-essence-mai-juillet-2009 

                     Mais l'appât du gain de certains n'a bien sûr pas disparu, les mécanismes d'avant la crise sont toujours aussi vivaces. Alors au mois de Mai, dans un climat de demande déprimée, les cours des commodities sont repartis à la hausse. Le CRB Reuters-Jefferies index, panier de la ménagère de commodities, s'est apprécié de 20% en cinq semaines, portant le baril de pétrole à 72$ le baril, l'essence à New York à 86$ le baril et le maïs à 450 dollars les 5000 boisseaux sur le Chicago Board Of Trade. Mais à partir de la mi-juin ce mouvement de hausse purement spéculatif, sur une amorce de stabilisation du dollar s'est essoufflé et les cours des commodities se sont repliés, le pétrole revenant vers les 60$/baril. Depuis la mi-juillet les chemins entre produits pétroliers et maïs ont divergé (FIG.). Les cours du maïs, abandonnés par la spéculation sur des nouvelles de récoltes record, ont poursuivi leur baisse, perdant 25% de leur cote en un mois. Par contre, les cours des produits pétroliers repris en main par les financiers sont repartis sur une tendance haussière. Défiance envers le Président Obama dont l'idéologie irait parfois à l'encontre des profits de ces milieux et favoriserait l'affaiblissement du dollar?

                         Ce désintérêt de la spéculation pour le maïs, tout comme son désintérêt pour le gaz naturel devant des volumes de production importants, entraînent une baisse des cours des commodities favorables aux producteurs d'éthanol. On a vu ainsi le cours d'Archer Daniels (ADM) se valoriser de plus de 5% à plus de 30$ en fin de semaine dernière. De plus en plus de personnes raisonnables affirment vouloir juger les biocarburants sur leurs performances mesurées économiques et écologiques réelles et non pas sur des chiffres faux qui circulent dans les salons écolos. Réaction contre cette tentation de vouloir brûler les Dieux encensés la veille et contre cette démarche irrationnelle faite d'émotions et animée par des gourous souvent incultes. 

    Le 27 Juillet 2009.

  • Quelques projets et réalisations dans le charbon en avant-première de Copenhague

    Quelques projets et réalisations dans le charbon en avant-première de Copenhague

                          Pendant les blablas préparatoires de la réunion de Copenhague sur le réchauffement climatique, la vie continue et certaines nations élaborent de fastueux projets pour brûler toujours plus de charbon. C'est le cas du Sud-africain Eskom qui après avoir abandonné son projet de centrale nucléaire trop dispendieux, envisage de construire une troisième centrale électrique au charbon de 4800 MW. Les antinucs vont pouvoir se réjouir de la bonne nouvelle, cela va générer dans les 4 millions de tonnes de CO2 de plus par an (1 TWh = 1 million de tonnes de CO2).

                          De son côté la Corée du Sud, pour on ne sait quelle obscure raison, veut se lancer dans un projet de type Fischer-Tropsch qui produirait annuellement à partir de charbon, dès 2018, dans les 200 mille tonnes par an de produits chimiques et 6,3 millions de barils d'essence. Dans ce cadre là, le grand groupe de métallurgie coréen Posco s'associerait à SK Energy pour industrialiser une unité de Syngas (CO + H2) qui permettrait de s'affranchir de l'importation de GNL.

                         Le japonais J-Power vient d'annoncer qu'il allait démarrer la production d'électricité avec sa deuxième tranche au charbon de 600 MW de la centrale d'Isogo, près de Yokohama.

                          Enfin, côté chinois, le ralentissement dans la production d'électricité n'était que provisoire. Shenhua le premier producteur de charbon en Chine annonce que ses ventes de Juin, à 22 millions de tonnes, sont en augmentation de 17%. Les petites mines concurrentes, repartent toutes rapidement en production, en prévision d'une forte demande.

                         Quoiqu'on en dise, malgré la crise, les émissions de CO2 ont vraiment de beaux jours devant elles. Les cours du charbon sur le port australien de Newcastle se sont stabilisés au dessus de 70 $ la tonne, assurant ainsi une bonne rentabilité aux opérations d'extraction charbonnière.

    Charbon-newcastle-2009-07 

    Le 25 Juillet 2009