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  • GE Energy veut valider sa technologie de cycle de rankine organique sur une installation slovène

    GE Energy veut valider sa technologie de cycle de rankine organique sur une installation slovène

                     General Electric travaille depuis des années sur la récupération de l'énergie résiduelle des effluents gazeux à l'aide d'un cycle de Rankine à solvant organique (ORC). Ce procédé repose sur l'évaporation directe d'un solvant autre que l'eau dans un échangeur dont la vapeur va aller alimenter une turbine pour être par la suite recomprimée (FIG.). Des études sont menées à la fois aux Etats-Unis, en particulier en collaboration avec le DOE (LIRE) et en Allemagne, à Munich, par les équipes de GE Global Research. C'est cette équipe bavaroise qui veut tester en vraie grandeur les derniers perfectionnements apportés à cette technologie dans une centrale slovène de 7 MW  fonctionnant au biogaz et équipée de trois turbines Jenbacher de 2,4MW. L'objectif est de placer une boucle ORC sur l'un des équipements. D'après les spécialistes ce perfectionnement permettrait d'améliorer de 5 points le rendement de la turbine.

    GE-organic rankine cycle 

                       Bien sûr un tel équipement de perfectionnement doit être simple, peu onéreux et de maintenance simplifiée pour qu'un retour sur investissement soit facilement dégagé.

                       Une autre option technologique pour la récupération de l'énergie repose sur l'effet thermoélectrique qui grâce aux progrès en cours sur les matériaux devrait permettre de récupérer dans les 8% des énergies perdues dans les gaz d'échappement (LIRE), mais là aussi le prix des équipements est un point clé.

    LIRE  le communiqué de GE Energy.

    Le 7 JUillet 2009

  • Quelques nouvelles des constructeurs automobiles sur l’électromobilité

    Quelques nouvelles des constructeurs automobiles sur l’électromobilité

    Chery-EV-S18                Il est maintenant admis par tous les constructeurs automobiles que l'introduction d'un moteur électrique sous le capot  est la voie d'avenir pour avancer sur le chemin de l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules. C'est une des solutions indispensables pour répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus urbanisés et sensibles à l'impact de leurs choix sur le monde. Cette conviction largement partagée est assez nouvelle, l'opiniâtreté des constructeurs japonais et la vulgarisation de la traction électrique en Chine ont totalement fait basculer les opinions des décideurs vers cette évidence. L'Asie, une fois de plus a compris et agi plus vite que les "stratèges occidentaux", empêtrés dans leurs obséquieux 4X4 chromés et fort rentables. Mais là où les divergences persistent entre constructeurs, c'est sur le moyen de basculer d'un marché de l'esbroufe statutaire à un marché de la bonne conscience écologique. Les deux grands japonais, Toyota et Honda, ont fait, depuis longtemps, le choix du véhicule hybride, minimum technique nécessaire pour récupérer l'énergie en phase de décélération et de freinage à l'aide de batteries de type Ni-MH de moins d'un kWh. En couplant cette technologie à des moteurs de très haute efficacité énergétique et en optimisant les divers paramètres du véhicule (traînée, frottement des roues, masse), il est possible d'arriver à définir des modèles de voitures très économes en carburant. C'est le cas par exemple de la Prius Gen. III qui annonce une consommation de 4,7 litres aux cent kilomètres avec un moteur de 1,8 litre de cylindrée. Toyota et Honda vont donc, tous les six mois environ, sortir un nouveau modèle hybride pour, peu à peu, étendre cette solution au sein de leur gamme. De nouveaux modèles plus petits et donc moins onéreux ont déjà été annoncés par Honda et Toyota. A l'autre extrémité il y a ceux qui ont choisi de sauter directement aux modèles tout électrique, choix beaucoup plus risqué, mais en avance sur une demande de consommateurs en pleine évolution. Le plus avancé dans cette stratégie semble être Mitsubishi Motors qui fait réaliser sa batterie lithium-Ion par GS-Yuasa, un grand professionnel des batteries. Le constructeur japonais va sortir sa i-MiEV sous diverses finitions dont un modèle pour Peugeot. Ce véhicule sera équipé d'une importante batterie Li-Ion de 16 kWh pour une autonomie de 160 km environ. L'Alliance Renault-Nissan suit derrière mais présente en France un mulet Kangoo, à deux ans du lancement commercial, non équipé de sa batterie définitive (LIRE), ce qui ne fait pas très sérieux et ouvre la voie à un certain questionnement sur la maîtrise technique est industrielle du projet. Les chinois Chery et BYD suivent tout cela avec intérêt et présentent leurs premiers modèles. Ils ont pour eux l'audace des nouveaux venus, une formidable industrie chinoise des batteries en pleine expansion, dont BYD est un des grands acteurs, et l'immense marché chinois quasiment captif.

                      Voila pour les protagonistes essentiels de l'électromobilité. Entre ces deux choix extrêmes, il existe un immense champ d'exercice et de progrès qui concerne les véhicules hybrides rechargeables au réseau, les Plug-In. Ce sont des versions hybrides qui disposeront d'une certaine autonomie en mode tout électrique. Toyota vient d'annoncer qu'il allait proposer un premier modèle en 2012 et qui présenterait une autonomie électrique de 20 à 30 km. Ce genre de véhicule compte tenu de la complexité technique et des contraintes de coûts devrait occuper un créneau haut de gamme dans un premier temps. Toyota se propose d'en commercialiser 20 à 30 mille unités durant la première année de lancement.

                     Parmi les grands constructeurs européens tout le monde rame pour rattraper le retard. Le patron de Volkswagen, le Dr Martin Winterkorn, déclare vouloir se consacrer au pur hybride dans un premier temps, puis vouloir prendre son temps pour évoluer vers les versions Plug-In. Pour le constructeur allemand les versions 100% électrique ne représenteront que 1 à 1,5% du marché, sauf dans les très grandes métropoles et en Chine ou la proportion pourrait être plus élevée. La position originale de la Chine justifie sûrement les discussions en cours de VW avec le chinois BYD. Quand à Peugeot, en s'approvisionnant auprès de Mitsubishi pour le petit modèle électrique, cela lui permettra d'occuper la scène médiatique avec un bon produit et de préparer ses futurs modèles hybrides. Il annonce timidement un 4X4 3008 diesel  hybride pour 2010 qui pourrait être suivi par d'autres modèles, éventuellement produits en Chine?

                         Ces anecdotes montrent combien la reconversion de l'industrie automobile vers des solutions plus respectueuses de l'environnement est un processus tortueux et aléatoire. Nous ne parlerons pas de l'industrie automobile américaine en plein marasme qui demandera de longues années pour sortir du gouffre technologique et financier dans lequel elle est plongée. Une activité humaine qui arrête de croire au progrès technique pendant quelques années se retrouve rapidement  profondément en retard, surtout durant les périodes de changement de modèles de choix de modes de vie et de consommation, comme celle que nous traversons actuellement. 

    Le 5 Juillet 2009.

  • Avec la stabilisation du dollar, baisse annoncée des cours au Casino du pétrole

    Avec la stabilisation du dollar, baisse annoncée des cours au Casino du pétrole

                         Les professionnels l'avouent eux mêmes, le marché du pétrole constitue un vaste Casino animé par quelques centaines de courtiers plus ou moins allumés. Mais cet état de fait semble particulièrement bien satisfaire les autorités politiques qui n'y voient rien à redire et rechignent à encadrer plus strictement l'accès à la Salle de Jeu, comme cela se fait dans tous les Casinos. Alors que dire de ce vaste marché qui a connu un remarquable rallye au mois de Mai (FIG., courbe bleue), indexé avec un puissant levier sur la baisse des cours du dollar (FIG., courbe verte, de 50 euros exprimés en dollars), jouant ainsi le rôle de couverture vis à vis des variations de change. Mais depuis le début du mois de Juin la baisse du dollar est stoppée, faute de devise alternative crédible. La crise économique en Europe et les chamailleries de politique monétaire au sein de la BCE disqualifient l'euro, la Livre Sterling ne fait plus le poids, le Yen, monnaie d'un pays vieillissant n'a pas l'envergure nécessaire. Alors le dollar est condamné à demeurer la monnaie de réserve mondiale et sa baisse n'a plus de raison d'être (FIG., courbe rouge des mêmes 50 euros au mois de Juin). Les Bons du Trésor américains trouvent preneur et les taux longs se relaxent, autour de 3,5% pour le 10 ans. Depuis le début du mois de Juin, le pétrole a perdu son seul support monétaire qui justifiait sa hausse, son cours était donc appelé à se relaxer (LIRE).

    Cours-USA-récents-2009-06

                          Les fondamentaux du marché physique de cette ressource énergétique sont très déprimés et les révoltes du delta du Niger ne peuvent pas constituer un soutien sérieux, tellement l'offre potentielle est abondante. L'Angola voisin est prêt à prendre le relai si nécessaire.  Les autres membres de l'OPEP  et la Russie ne rêvent que de produire plus, à des prix de marché finalement inespérés.

                         Les stocks physiques américains de produits pétroliers continuent à croître, il y a 130 millions de barils de trop, représentant plus de 8 milliards de dollars, dans ces stocks (FIG.II).

    Stocks-produits-US-2009-06

                                  La demande américaine en produits autres que l'essence est en retrait de 9% (LIRE un article précédent) et la demande d'essence est sensiblement stable. Avec la crise économique et une certaine baisse des revenus la consommation des dérivés du pétrole faiblit. Seule la consommation d'essence nécessaire au transport individuel tend à se stabiliser, ce qui est cohérent avec la stabilisation du trafic américain (LIRE).

                                Alors comment anticiper les futures variations de cours? Il va être très difficile aux "spécialistes" , hommes de paille des grandes Banques, de prêcher la reprise économique et la pénurie imminente pour endiguer le repli des cours. Il va leur rester le changement climatique, El Niño et les ouragans attendus sur le Golfe du Mexique pour tenir. L'anticipation de tels évènements peut expliquer la poursuite observée de la montée des stocks américains. Mais le plus probable, à court terme, est une pousuite du repli des cours vers les 60 dollars le baril.

                                L'économie américaine aura du mal à repartir parce qu'elle traverse une crise de l'offre, face à une demande en pleine mutation. C'est la raison principale de l'inefficacité des diverses mesures de soutient à l'économie prises jusque là. L'industrie automobile est un exemple criant de cette situation: les industriels américains ne savent pas produire les produits attractifs que demandent certains consommateurs. Le modèle le plus vendu par Volkswagen aux US est un véhicule à moteur diesel!  La reconversion de cette industrie demandera des années de développement et de réindustrialisation avant de pouvoir présenter des gammes de produits plus sobres et plus respectueuses de l'environnement, qui correspondent à une attente d'une part des citoyens. Celle qui est la cause de la "deuxième transition démographique", qui a élu Obama et qui chamboule tout le paysage consumériste américain.

    Le 5 Juillet 2009.

  • Grandeur et décadence du leader du photovoltaïque allemand

    Grandeur et décadence du leader du photovoltaïque allemand

                              Q-Cells leader mondial de l'industrie des cellules et des modules photovoltaïques a profité pendant longtemps d'une politique énergétique allemande favorable aux ressources alternatives comme le solaire. Ce support financier abondant et constant du Gouvernement allemand, payé par le consommateur, a permis à Q-Cells de devenir le leader mondial, doublant même le japonais Sharp, handicapé par un arrêt momentané des aides financières du gouvernement nippon. Ses productions de modules sont essentiellement à base de Silicium cristallin, malgré une diversification amorcée dans les modules en couches minces au travers de filiales. Mais si les trop copieuses aides d'Etat ont d'excellentes vertus pour lancer une industrie nouvelle, elles ont un large défaut: elles créent une industrie de rente peu motivée à faire des gains de productivité et surtout elles attirent la concurrence des pays à faible coûts comme la Chine ou Taïwan. Le marché voit se dérouler en ce moment un formidable renversement, accéléré par la crise financière et économique: cette industrie de composants va peu à peu quitter l'Europe, pour se localiser en Asie où le Silicium et la main d'oeuvre pour assembler les modules sont à des tarifs défiant toute concurrence. En parallèle les prix de marché du Silicium, des wafers et des modules, devant une offre chinoise pléthorique, amorcent une chute non anticipée. Le Marché boursier a bien pris en compte cette nouvelle donne, il suffit d'examiner la courbe des cours de Q-Cells pour comprendre que les données fondamentales ont été bouleversées en trois ans (FIG.).

    Q-Cells-2007-2009

                                Un exemple parmi d'autres qui montre que le greenbusiness, comme le business tout court, peut être capté par les pays en développement et devenir un handicap pour les pays développés. L'Allemagne sous les coups de la concurrence et des délocalisations, va devoir gérer le retrait de son industrie des composants de la filière photovoltaïque. Ceci n'est pas en contradiction avec le développement annoncé de la ressource solaire qui fera appel de plus en plus à des systèmes complexes centralisés ou décentralisés, mettant en musique la production d'électricité, le besoin en énergie des foyers et la gestion optimale des réseaux. C'est de façon évidente dans ce domaine qui fait appel à beaucoup d'intelligence que doivent être focalisés les efforts.

    Le 4 Juillet 2009

  • Avec une chute de plus de 20% des productions de gaz naturel, la Russie laisse la première place aux Etats-Unis

    Avec une chute de plus de 20% des productions de gaz naturel, la Russie laisse la première place aux Etats-Unis

                        A force d'avoir répété que la Russie était le producteur de gaz naturel incontournable dans le monde, certains en étaient persuadés. Mais la crise aidant, la concurrence du GNL devenu abondant poussant certaines nations à diversifier leurs approvisionnements, RIA Novosti nous apprend que les productions de gaz russe ont baissé de 20,8% au premier semestre 2009 par rapport à la même période 2008. Elles ont représenté en moyenne 45,7 milliards de m3 par mois, avec un très mauvais score en Juin à 36,3 milliards de m3. Ces chiffres sont à comparer à des productions américaines de 49,1 milliards de m3 sur les quatre premiers mois de l'année 2009, en légère progression par rapport à celles de 2008 (FIG.).

    Gaz-US-prod-2009-04

                         Les exportations russes de gaz ont régressé de 55% à 7,6 milliards de m3 par mois en moyenne. Ce recul explique les 3/4 de la contre performance russe qui perd ainsi sa place de leader parmi les producteurs de gaz mondiaux, évènement qui avait été anticipé dans un article précédent (LIRE).

    Le 3 Juillet 2009.

  • L’Etat australien du Queensland veut s’équiper de centrales au charbon avec captage du CO2

    L’Etat australien du Queensland veut s’équiper de centrales au charbon avec captage du CO2

                          L'Etat du Queensland est un grand producteur de charbon australien. Son intérêt est de faire la promotion de l'utilisation la plus propre possible de ce combustible dans les centrales électriques, avec la quasi suppression de tout rejet, dont celui de CO2. Pour cela il a créé un organisme ZeroGen qui est en charge de l'élaboration et de la mise en oeuvre de cette politique de promotion. Une étude d'une centrale de type IGCC (Integrated Gas Combined Cycle) couplée avec un captage et une séquestration de CO2 (CCS) a été confiée à Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et à Mitsubishi Corporation. L'objectif est de définir une centrale au charbon de 530 MW et de capter une large proportion du CO2 émis durant le procédé. Ce process d'une grande complexité repose sur la gazéification du charbon en syngas (CO + H2), la conversion du monoxyde de carbone en CO2 et son captage, la combustion de l'hydrogène dans une turbine et l'utilisation des gaz de combustion et de la chaleur récupérée lors des différentes étapes du procédé, pour activer un générateur à vapeur couplé à l'axe de la turbine.

    IGCC_Siemens 

                       La crédibilité de MHI dans le domaine repose sur le fait que cette Société sait industriellement capter le CO2 dans ses unités de production d'urée et qu'elle dispose d'une centrale pilote de type IGCC de 250MW qui a déjà fonctionné durant 2000 heures (LIRE l'article précédent).

                        Encore un exemple qui montre que la relance verte ne repose pas sur du vent, mais sur de robustes compétences industrielles élaborées depuis de longues années de travail et d'investissements dans les procédés innovants. Dans le monde il existe quelques grands Groupes susceptibles de pouvoir se battre sur ces grands projets mettant en oeuvre le gaz naturel ou le charbon couplé ou non à la biomasse. Citons en plus de MHI, General Electric, Siemens et Alstom. Mais notre leader français ferait mieux de se préoccuper se son coeur de business et de lier des alliances, comme celle toute récente de GE et de MHI sur les futures centrales à gaz naturel, plutôt que d'aller agacer AREVA dont l'alliance avec MHI ferait le leader mondial incontesté du nucléaire. Notre pays n'a pas besoin d'une "Equipe de France du nucléaire" comme l'a déclaré, assez stupidement, un dirigeant d'Alstom. L'industrie ce n'est pas du football. La France a besoin de leaders mondiaux sachant présenter les compétences les plus élaborées face à leurs concurrents. Or, il n'est pas sûr qu'Alstom soit un leader mondial dans le domaine de l'énergie. Nous sommes en retard, Monsieur Borloo!

    Le 3 Juillet 2009

  • Hitachi va investir dans le batteries au Lithium pour les modèles hybrides de General Motors

    Hitachi va investir dans le batteries au Lithium pour les modèles hybrides de General Motors

                       Hitachi avait très mal vécu la sélection, à ses dépens, du coréen LG Chemicals par General Motors pour lui fournir des accumulateurs Li-Ion de forte énergie volumique pour ses futurs modèles électriques (VOLT). Hitachi avait été disqualifié (LIRE) parce qu'il ne proposait pas de technologie polymère (laminated). La nouvelle avait fait grand bruit chez Hitachi et provoqué des réorganisations en profondeur. Mais ce joueur de Deuxième Division de la batterie japonaise qui ne veut pas manquer le train des véhicules à grande efficacité énergétique, vient de recevoir un lot de consolation: c'est lui qui va fournir GM en batteries au Lithium pour véhicules hybrides, il aurait même reçu une commande de batteries pour 100 mille véhicules, à livrer en 2010 affirme le Nikkei. Il faut intégrer également que Hitachi peut fournir de l'électronique de puissance et des moteurs avec la batterie. C'est donc pour ce grand Groupe un business global avec fourniture d'un système complet.

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                            Hitachi Vehicle Energy va donc investir pour savoir produire les accumulateurs pour GM l'an prochain (3 à 5 millions d'éléments) mais aussi pour satisfaire aux demandes d'autres constructeurs. Hitachi parlerait de savoir produire 3 millions d'éléments par mois, ce qui lui permettrait de produire à terme, autour de 700 mille batteries de 50 éléments pour véhicules hybrides par an.

    Le 2 Juillet 2009

  • Les ventes de voitures américaines ont chuté de 42% au premier semestre par rapport à il y a deux ans

    Les ventes de voitures américaines ont chuté de 42% au premier semestre par rapport à il y a deux ans

                         Le mois de Juin, à 858 mille véhicules vendus dans le mois, affiche une chute des ventes américaines de véhicules en unités de 30% par rapport à il y a un an et de 36% par rapport à il y a deux ans (-430 mille exemplaires). En cumulé sur le premier semestre la chute est de 35% par rapport à 2008 et de 42% par rapport à 2007. En effet pour obtenir une bonne évolution du marché automobile américain il est préférable de prendre pour référence 2007 qui était l'année de tous les succès de ventes. L'année 2008, en raison de la montée débile des cours du pétrole, avait déjà connu une chute des ventes, en particulier de celle des 4X4. Cette comparaison de Juin 2009 par rapport à Juin 2007 permet d'illustrer le fait que tous les constructeurs ne sont pas égaux devant la chute des ventes (FIG.). Si Chrysler affiche une baisse spectaculaire de 60% en deux ans, on constate, de l'autre côté de l'éventail, que les ventes de Volkswagen n'ont baissé que de 7%. En effet en 2008 à cette date les ventes de VW avaient progressé de 14%. De plus, certains modèles de VW équipés de moteurs diesel, représentant 26% des ventes du constructeur allemand, rencontrent un succès certain aux USA. Après tout, l'offre diesel est une bonne façon de se démarquer et de présenter des consommations de carburant attrayantes. La chute des ventes de Toyota en deux ans est également impressionnante, au coude à coude avec celle de GM. Toyota était devenu trop américain aux Etats-Unis.

    Ventes-voitures-USA-2009-06  

    Le 2 Juillet 2009

  • Le permafrost contient beaucoup plus de carbone organique qu’annoncé jusque là

    Le permafrost contient beaucoup plus de carbone organique qu’annoncé jusque là

                       Une équipe multinationale, animée par le Canadien C.Torcanai et l'Australien J.G.Canadell, vient de publier dans Global Geochemical Cycles les résultats d'une grande étude d'évaluation de la taille du permafrost et de ses teneurs en carbone organique. Cette étude a été menée de façon analytique à partir d'un découpage en zones de cette immense région autour du Cercle Polaire, de l'identification du type de sol et de caractérisation des nombreux types par des prélèvements. Cette étude considère que le permafrost représente une surface de 18,8 millions de km2 soit 16% de la surface des sols dans le monde. Les tourbières les plus riches en carbone organique, occupent 3,6 millions de km2, soit 20% de l'aire du Permafrost. Les auteurs considèrent que la quantité totale de carbone organique emprisonnée dans ces sols totalement ou partiellement gelés représente dans les 1672 milliards de tonnes de carbone organique, ce qui devrait représenter la moitié du carbone enfoui dans les sols, grossièrement estimé dans le monde aux environs de 3000 milliards de tonnes. Cette énorme quantité comprend plus de 1000 milliards de tonnes de carbone enfoui jusqu'à trois mètres de profondeur, le restant étant enfoui plus profondément dans des estuaires par exemple. Leur estimation sur le premier mètre de profondeur à 500 milliards de tonnes de carbone organique représente le double de ce qui était admis jusqu'à présent affirment les auteurs de l'étude.

    Permafrost-carbon-profondeur

    LIRE l'étude de référence en question.

    Le 2 Juillet 2009

  • Les prix de l’électricité en Europe illustrent les choix énergétiques et fiscaux de chacun des Etats

    Les prix de l’électricité en Europe illustrent les choix énergétiques et fiscaux de chacun des Etats

                        L'Italie et l'Allemagne possèdent, parmi les grandes nations européennes, le trophée des prix de l'électricité que ce soit pour les faibles quantités à destination des foyers ou pour les volumes importants consommés par l'industrie, nous informe Eurostat. L'Espagne, malgré un niveau de taxes très faible, voit son énergie devenir de plus en plus onéreuse, plombée par des ressources renouvelables hors de prix. En 2008 elle a été obligée de mettre un coup d'arrêt brusque au développement du photovoltaïque qui était devenu le nouvel Eldorado de toutes les industries du secteur dans le monde. Elle va devoir maintenant payer ces excès, et cela durant de longues années. La Suède pour les tarifs à l'industrie et la France pour les deux secteurs se démarquent. Ces deux Nations basent leur production d'électricité sur le nucléaire et l'hydroélectricité (LIRE).

    Electricite-europe-prix  

    Le 1er Juil. 2009