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  • Pourquoi la politique de « cap and trade » des émissions de CO2 est-elle de plus en plus perçue comme un échec en Europe

    Pourquoi la politique de « cap and trade » des émissions de CO2 est-elle de plus en plus perçue comme un échec en Europe

                          L'idée était belle et libérale. Il suffisait de faire jouer les lois de l'offre et de la demande de droits d'émissions de CO2 alloués chichement chaque année par le "Régulateur" public et complétés par les industries vertueuses ayant réduit fortement  leurs émissions polluantes. Du côté de la demande,  les industries polluantes, dépassant leurs quotas de droits d'émissions gratuits, avaient l'obligation d'acheter ces droits. Le tout devait se dérouler harmonieusement sur un marché équilibré et impartial. Or, a posteriori, de plus en plus de voix s'élèvent pour mettre en doute l'efficacité du système en place. Les résultats sur les réductions d'émissions de CO2 en Europe jusqu'à la mi-2008 étaient très décevants, seule la crise, réduisant l'activité économique, va faire croire en trompe l'oeil que le système en place aura fait décroître les émissions de CO2 en 2008 et 2009.

    Emissions-EU-27-CITL-2005-2008 

                   Les émissions de CO2 des 10400 entreprises européennes, surveillées par l'organe de la Commission Européenne qu'est le Community Independant Transaction Log (CITL) et assujetties au régime des droits d'émissions, représentent dans leur ensemble le tiers environ des 4,3 milliards de tonnes de CO2 émises annuellement en Europe. Les petites entreprises, les foyers, les activités de transport ne sont pas jusque là concernées. Jusqu'en 2007 les allocations de droits d'émissions largement pourvues (FIG., barres vertes) ont conduit un constat d'échec attribué pudiquement à la mise en route du système et qui dans les faits révélait une méconnaissance pure et simple des volumes d'émissions industrielles par ceux qui étaient en charge de l'élaboration du système. Les émissions de CO2 des entreprises surveillées ont crû plus vite que les allocations durant cette période. Puis, en 2008 les quotas alloués ont été fortement réduits, les cours des droits se sont tout d'abord fortement valorisés, dépassant les 30 euros la tonne,  puis le retournement spéculatif du mois de Juillet 2008 et l'arrivée de la crise on fait le reste. La tonne de CO2 sur l'ECX à Londres, est passée par un plus bas à 8,2 euros au mois de Février dernier. Depuis elle est remontée vers les 13  à 14 euros (FIG.II). 

    CO2-cours-droits-emissions-2009-04 

                     L'existence d'un facteur 4 entre le plus haut et le plus bas sur 8 mois montre l'inadéquation du système en place par rapport à l'objectif qui est de valoriser les émissions de CO2 afin que les industriels responsables de cette pollution puissent investir au long cours pour faire baisser les volumes émis par leurs procédés. Entre le 31 Décembre 2007 et aujourd'hui la moyenne du cours de la tonne de CO2 ressort à 20,4 euros. Valeur moyenne raisonnable qui aurait pu être fixée comme une valeur fixe pour la période. Mais l'écart type, sigma, de la population des cours ressort à 5,8 euros, ce qui veut dire que la variabilité des cours du CO2 durant la période a été de Sigma/Moyenne= 28%. Une telle valeur pour un procédé dans l'industrie indique qu'il n'est pas sous contrôle et qu'il faut stopper la production! Effectivement les mini (9 euros) et maxi (31 euros) observés ici se trouvent respectivement à 2 Sigmas au dessous et au dessus de la moyenne soit à -56% ou à +56% de la valeur moyenne. La variabilité des cours du CO2 montre que le processus de cotation en Europe n'est pas sous contrôle et qu'il est incompatible avec une politique soutenue de réduction des émissions.

                         Mais pourquoi cette très forte variabilité des cours. On peut distinguer plusieurs raisons qui sont propres au CO2 ou communes à l'ensemble des commodities manipulées par la spéculation.

    1)- La principale raison provient du fait que les cours qui s'établissent ne sont pas régis par l'offre et la demande physique d'un marché de professionnels, mais par l'offre et la demande de la spéculation qui domine les marchés des commodities. Un exemple simple: hier les cours du pétrole ont pris 2 dollars par baril parce que la demande des spéculateurs a été activée par la baisse du dollar, le papier pétrole servant de couverture à la baisse du dollar. Ce n'est pas la demande en pétrole qui est importante, c'est la demande de papier adossé à ce pétrole. Pour le CO2 les cours sont liés à ceux des commodities, les prix ont baissé jusqu'en Février 2009 malgré la réduction du nombre de droits d'émissions en 2008, ils tendent à remonter maintenant avec les cours de l'énergie et des matières premières. Il s'est traité au mois de Février sur l'ECX à Londres, 447 millions de tonnes de CO2, alors que l'Europe n'a du en émettre que 320 et que 110 à 120 millions de tonnes environ  correspondent aux émissions des Sociétés surveillées par le CITL dont seulement une partie (30%) fait l'objet de transactions de la part des professionnels sur divers marchés. En d'autres termes, 95% des échanges du marché du CO2 sont animées par la spéculation !

    2)- L'autre paramètre est la peur du "carbon leakage", la peur de la fuite des industries vers d'autres cieux plus cléments. En effet ces droits d'émissions ne sont ni plus ni moins que des taxes. Les lobbies jouent leur jeu au maximum auprès des politiques pour faire échapper le secteur de l'industrie qu'ils défendent à cette taxe carbone ou pour obtenir le maximum d'allocations gratuites. Quoi qu'il en soit la centrale au charbon ou au lignite paie aujourd'hui, pour une partie marginale de sa production, dans les 14 euros la tonne de CO2 ou le MWh. Elle n'a donc aucune incitation financière significative à investir pour réduire ses émissions.

                  Le contre exemple de la Norvège qui taxe aux environs de 50 dollars la tonne des émissions de CO2, très en avance sur le captage et la séquestration du CO2, montre qu'une taxe fixe au bon niveau est efficace.

                  Aux Etats-Unis en ce moment, des hommes politiques sont en train d'élaborer leur politique de "cap and trade" sur les émissions de CO2. Il va être intéressant de voir par quels moyens règlementaires les américains vont essayer d'échapper aux faiblesses du système européen. Fixer une plage maximale de fluctuation des cours autour d'une valeur d'équilibre raisonnable semble être une des options qui permettraient d'éviter les pièges des cotations aberrantes. Limiter le nombre d'intervenants sur le Marché peut également réduire le poids de la spéculation. Il faudra pour le moins un gendarme fort pour définir les quotas gratuits et résister aux Etats miniers de Virginie ou d'ailleurs.

    Le 25 Avril 2009.

  • Les cours du pétrole repartent à la hausse avec l’euro et le sentiment que l’économie américaine a touché le fond

    Les cours du pétrole repartent à la hausse avec l’euro et le sentiment que l’économie américaine a touché le fond

                             Des sondages allemands un peu moins pessimistes, des entrées de commandes industrielles dans la Zone Euro dont la vitesse de dégradation marque le pas, une BCE qui camoufle ses dissensions internes ont fait repartir l'euro à la hausse contre dollar. Il n'en fallait pas moins pour que la spéculation sur fond d'embellie boursière, reprenne ses achats de couverture de pétrole. Les cours du brut WTI à New York ont donc quasiment rejoint ceux du Brent à Londres  à 51.5 dollars/baril et en se rapprochant du plafond actuel des 40 euros. Le marché a également pris conscience que le recul du trafic routier aux Etats-Unis était en train de marquer une pose, indicateur sinon d'une reprise mais du moins d'une stabilisation de l'économie.

    Cours-USA-récents-2009-04 

    En effet les données statistiques du mois de Février, données par la Federal Highway Administration, sur les miles parcourus confirment le tassement du recul du trafic qui pouvait être anticipé sur les tendances des mois précédents (FIG.II).

    Trafic-US-2009-02  

                     La montée des stocks de pétrole brut et de produits dérivés ne préoccupent pas outre mesure les marchés. Ces 100 millions de barils de trop qui se trouvent aux Etats-Unis sont généralement vendus à terme, ils dorment dans des tankers loués à vil prix pour l'occasion, dans l'attente de l'échéance. Ces stockages spéculatifs baisseront puis disparaîtront dès lors que la courbe de contango fera apparaître une pente inférieure à un dollar par mois le baril, ce que coûte approximativement le stockage. La courbe du 15 Avril (FIG.III, courbe violette) avec une pente à l'origine bien supérieure à 1$/mois, ouvrait largement la voie à des achats spéculatifs. Celle d'hier, 24 Avril (courbe bleue), ne justifie plus un  tel stockage spéculatif. Les surstocks de pétrole américains disparaîtront avec l'aplatissement de la courbe de contango.

    Contango-2009-04  

    Le 25 Avril 2009.

  • Interview de Jean-Francois Fourt: Truffle et le Développement durable (1/5)


    Comment investir dans le développement durable?

    Une réponse intéressante de Jean-François Fourt cofondateur de Truffle Capital. Ce fonds, que j’avais déjà reçu, est un des pionniers de l’investissement dans le secteur du developpement durable. Cette première partis explicite l’approche globale et originale visant à la fois les energies fossiles et renouvelables.

  • Le patron de la FERC américaine veut stopper tout nouveau développement de centrale électrique au charbon ou nucléaire

    Le patron de la FERC américaine veut stopper tout nouveau développement de centrale électrique au charbon ou nucléaire

    Wellinghoff-FERC                             Le patron de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) américaine, Jon Wellinghoff, parlant des énergies renouvelables a "suggéré" que tout nouveau projet de centrale au charbon ou nucléaire soit définitivement stoppé aux Etats-Unis. Cette position radicale du patron d'une importante Commission américaine, nommé à ce poste par le Président Obama, vient appuyer  la conviction de son auteur que le développement des énergies renouvelables (éolien, hydrocinétiques) couplées à de nouveaux moyens de stockage (?) et à l'utilisation de centrales au gaz naturel abondant aux Etats-Unis, devrait permettre de s'affranchir du charbon trop polluant et du nucléaire trop onéreux en investissements. Pour lui le niveau d'investissement des centrales nucléaires qu'il estime à 7000$/kW est jugé prohibitif.

                                 Ce pavé dans la mare électronucléaire, bien que la FERC n'a aucune autorité sur les choix des ressources énergétiques, va en inquiéter plus d'un. En effet Wellinghoff a sûrement exprimé ses convictions, son passé dans les milieux des énergies renouvelables en témoigne, mais nul ne peut s'empêcher de soupçonner que ce sont celles aussi du Président Obama. Un personnage officiel de ce niveau ne parle pas ainsi par hasard. Un tel choix de proscription du nucléaire, s'il était avéré, retarderait la vitesse de réduction des émissions de CO2 aux Etats-Unis et les rendrait encore plus dépendants des prix du pétrole et du gaz.

                         Rappelons cependant que le charbon et le nucléaire assurent aujourd'hui 68% de la génération d'électricité aux Etats-Unis (LIRE) et donc que la faisabilité de ce programme sur un petit nombre de ressources primaires n'est pas encore démontrée.

    Le 24 Avril 2009

  • La Californie vient d’adopter une partie de son programme 2020 de réduction des émissions de CO2

    La Californie vient d’adopter une partie de son programme 2020 de réduction des émissions de CO2

                   Il avait été mentionné ici, en Juin 2008, le formidable travail de compréhension, d'analyse et de projection que fournissait l'Air Ressources Board de Californie (CARB) pour tendre à définir une politique californienne tous azimuts qui permettra de réduire les émissions annuelles de CO2 de 169 millions de tonnes à l'horizon 2020. Le CARB vient de faire adopter les textes qui vont régir une petite partie de ce programme et qui concernent les Low Carbon Fuel Standard  (LFCS) qui représentent 10% du total du programme (FIG. partie verte). Les textes adoptés définissent les règles du jeux complexes qui permettent de pondérer les teneurs en CO2 dans les diverses sources d'énergies utilisées dans les véhicules (essence, gasoil, biocarburants, gaz, électricité, etc.) ainsi que les modalités de progression des futurs "carburants" vers des teneurs plus faibles en CO2 et les mécanismes de marché régissant les échanges d'allocations. Bien sûr, l'adoption de ces nouveaux textes ont déclenché des cris d'orfraie auprès des milieux industriels et écologiques les plus réactionnaires. As usual!

                Pour vous faire une idée du travail accompli par le CARB je vous recommande de feuilleter le premier Tome qui définit la nouvelle législation et ses motivations. L'Europe devrait s'inspirer des structures californiennes et de leurs démarches intellectuelles pour mettre en place des services compétents dans les problématiques énergétiques à la disposition des instances politiques et qui font tant défaut à une Administration européenne complètement larguée. Les réponses à apporter aux problèmes posés par l'énergie sont complexes et diverses. Il n'existe pas de recette standard qui s'appliquerait à l'identique partout dans le monde.

    CARB-2020  

    LIRE le programme global du CARB.

    LIRE le TOME I des explications du texte adopté

    LIRE le TOME II comportant les Annexes

    Le 24 Avril 2009

  • Vers une stabilisation de la dégradation des entrées de commandes à l’industrie dans la Zone Euro

    Vers une stabilisation de la dégradation des entrées de commandes à l’industrie dans la Zone Euro

                             Les statistiques du mois de Février publiées par Eurostat semblent indiquer pour la Zone Euro une stabilisation globale de la dégradation des entrées de commandes à l'industrie manufacturière travaillant sur commande. La chute des commandes par rapport au même mois de 2008 apparaît à -34,5% contre -34.3% le mois précédent (FIG., courbe rouge). L'Allemagne avec -39,4% continue à s'enfoncer (courbe verte). L'Espagne et l'Italie se stabilisent à des niveaux très bas. Seule la France parmi les grands pays européens, semble avoir trouvé le fond au mois de Janvier (courbe noire). Hors Zone Euro, la Grande-Bretagne assiste à une dégradation du marasme à -29% en Février contre -24% en Janvier.

                       Pour la bonne santé de l'Europe et de l'Euro il serait important de voir un jour, la chute des entrées de commandes à l'Allemagne se stabiliser. Il faudra attendre les effets des diverses primes à la casse nationales, l'industrie automobile étant un poste important de cet indice.

    Entrées-commandes-2009-02 .

    Le 23 Avril 2009

  • AREVA veut doubler la taille de son projet d’enrichissement d’Uranium aux Etats-Unis

    AREVA veut doubler la taille de son projet d’enrichissement d’Uranium aux Etats-Unis

    Areva                             AREVA avait déposé auprès de la NRC américaine à la fin de 2008 une demande d'autorisation pour construire une unité d'enrichissement d'Uranium par centrifugation dans l'Idaho à Eagle Rock. Ce projet est plus ou moins en compétition avec celui d'USEC dans l'Ohio, premier fournisseur d'Uranium enrichi des Etats-Unis avec plus de 50% de part de marché. Pour se donner plus de "flexibilité" devant un marché mondial prévu en forte croissance, AREVA Enrichment Services (AES) vient d'informer la NRC que le projet initial allait être doublé de taille et que la capacité de production initialement prévue à 3,3 millions d'UTS, serait portée à 6,6 millions d'UTS. Pour une usine dont AREVA espère démarrer les travaux de construction en 2011, la date de mise à disposition de la capacité totale de production serait reportée de 2018 initialement prévue à 2022.

                  Il est probable que le doublement de taille du projet renforce la crédibilité d'AREVA, auprès de l'Administration américaine, de devenir un acteur majeur de l'énergie électronucléaire aux Etats-Unis.

    LIRE l'info sur le projet initial et la demande de garantie d'emprunt associée.

    Le 23 Avril 2009

  • Le Groupe Linde veut produire de l’Hydrogène à partir de glycérine

    Le Groupe Linde veut produire de l’Hydrogène à partir de glycérine

                           La transformation des corps gras en biodiesel peut se réaliser par deux procédés. Le plus récent, utilisé par Neste Oil, repose sur une hydro-isomérisation catalytique des corps gras, qui en présence d'Hydrogène conduit à des isoparaffines et à du propane. L'autre procédé, le plus classique, repose sur la transestérification en milieu alcalin qui conduit à des esters d'acides gras et à de la glycérine. La glycérine constitue donc un sous-produit de la production de biodiesel dont la valorisation est incertaine. Dans ce cadre là, le Groupe industriel allemand LINDE spécialiste des gaz industriels, se propose de construire une unité pilote dans son usine de Leuna qui permettra de produire de l'hydrogène par pyrolyse de la glycérine. Cette unité devrait être opérationnelle à mi 2010 et travailler en parallèle avec l'unité industrielle de production d'hydrogène.

    Glycerine-hydrogene  

    LIRE le procédé Neste Oil qui évite la formation de glycérine

    LIRE le communiqué de LINDE

    Le 23 Avril 2009

  • Siemens leader mondial des éoliennes offshore ne semble pas connaître la crise

    Siemens leader mondial des éoliennes offshore ne semble pas connaître la crise

    Siemens-transformer-station                         Au mois de Mars Siemens annonçait la signature d'un contrat de fourniture de1800 MW composé de 500 éoliennes offshores pour l'électricien néerlandais Dong, en Avril c'est un contrat de fourniture de 21 turbines offshore qui est annoncé pour l'allemand EnBW Energie pour un champ d'éoliennes en Mer Baltique de 48MW qui devrait être connecté au réseau vers le dernier trimestre 2010. Siemens déclare avoir installé à ce jour plus de 600 MW  de capacité éolienne offshore et posséder en carnet de commande un total de 3300 MW de turbines à livrer. Pour le patron de la division Energies Renouvelables, le Docteur René Umlauft, "2009 promet d'être une année record pour l'éolien offshore". Il juge d'autre part le potentiel de développement de ce marché de l'offshore en Europe comme énorme. Ces succès commerciaux de Siemens s'expliquent par la plus grande complexité technologique des équipements offshore qui concernent les éoliennes mais aussi tous les problèmes de transformation et d'acheminement du courant électrique des parcs en pleine mer vers la terre ferme. Siemens propose par exemple son système en courant continu sous très haute tension HVDC Plus pour relier les éoliennes à la terre et développe des systèmes de conversion et de coupure sous 36 kV qui, de tailles réduites, s'intègrent aisément dans le mât d'éolienne.

                          Voila donc une technologie qui se complexifie énormément, qui fait appel à des marchés qui peuvent être très importants et qui risque de rejeter en division inférieure les anciens leaders de l'éolien terrestre comme Vestas par exemple. Mais il ne faut cependant pas oublier que le déploiement de ce marché offshore est tributaire d'aides tarifaires importantes, ce qui n'a pas l'air de trop géner Siemens.

    Le 22 Avril 2009

  • Les cultures sous serre pilotées par la longueur d’onde de l’éclairage: c’est pour demain

    Les cultures sous serre pilotées par la longueur d’onde de l’éclairage: c’est pour demain

                              Le japonais Nabesei à présenté lors d'une exposition à Tokyo le résultat de cultures de plantes en pot éclairées par des LED de diverses longueurs d'ondes. Le rouge (660 nm) absorbé par la chlorophylle favorise la croissance initiale. Mais pour faire éclore les bourgeons, la lumière bleue (430 nm) est alors beaucoup plus efficace, bien qu'elle conduise à des plantes avec peu de feuillage si elle est utilisée dès le début de la croissance. Enfin c'est la lumière rose qui conduit aux plantes les plus abondamment feuillues et développées.

                             Ces résultats illustrent la possibilité de gestion de la croissance des plantes sous serre en faisant varier l'éclairement et les longueurs d'ondes de la lumière utilisée. Nabesei va proposer un système d'éclairage  qui va retarder la formation des bourgeons du chrysanthème, fleur très populaire au Japon.

    Plantes-lumiere-croissance 

    LIRE  également un exemple de culture industrielle de légumes éclairée par des LED alimentées par des modules photovoltaïques.

    Le 22 Avril 2009