Blog

  • Un sondage Gallup confirme la primauté de l’énergie sur l’écologie dans l’opinion américaine

    Un sondage Gallup confirme la primauté de l’énergie sur l’écologie dans l’opinion américaine

                               Les citoyens américains sont de plus en plus nombreux à remettre en cause la politique des Etats-Unis qui consiste à refuser d'exploiter ses ressources naturelles offshore. C'est il est vrai le seul pays au monde à pouvoir s'offrir se genre de luxe désinvolte. Imaginez que soit découvert un jour un vaste gisement de pétrole au large de La Rochelle ou de Bayonne. Quel Gouvernement français de droite ou de gauche s'opposerait à sa mise en exploitation? C'est sûrement un des thèmes où les opinions majoritaires des citoyens américains s'opposent au point de vue de leur Président. A la question doit-on donner la priorité à l'environnement avec un éventuel risque de pénaliser la croissance économique, ils ne sont plus que 42% à être de cet avis, Ils étaient 70% en 2000 (FIG.I).

    Gallup-Environnement-Energie-2009 

    Par contre ils sont 51% à penser l'inverse que la croissance économique doit être privilégiée, même aux dépens éventuels de l'environnement. Ils n'étaient que 23% en 2000 à partager cette opinion. On le voit, il se produit depuis quelques années un profond revirement d'opinion au sein de la population américaine qui est de plus en plus concernée par la bonne marche de son économie et par son indépendance énergétique. Bien sûr la crise actuelle exacerbe ces points de vue, mais ils viennent de plus profond. La dépendance des Etats-Unis pour ses ressources énergétiques  vis à vis des pays du Moyen-Orient et autre Venezuela est de moins en moins bien acceptée par l'opinion.

                            Ce sentiment est confirmé par la montée en puissance du nombre de ceux qui avalisent les développements d'exploitation de gisements énergétiques locaux, même aux dépens limités de l'environnement (FIG.II) qui se retrouvent à égalité avec ceux qui privilégient la protection de l'environnement.

    Gallup-Environnement-US-Energie-locale-2009 

                         Cette opposition radicale entre respect de l'environnement et exploitation des ressources ne s'est pas posée avec autant d'acuité dans l'exploitation des ressources de la Mer du Nord en Europe. La Grande-Bretagne, la Norvège exploitent massivement des ressources offshores, il va de soi que ceci soit réalisé dans le plus grand respect de l'environnement. L'exemple européen peut servir à l'Administration américaine d'exemple pour définir les règles strictes de conditions d'exploration et d'exploitation des ressources offshore.

    LIRE les résultats du sondage Gallup

    Le 22 Mars 2009.

  • Renault en 2015 produira plus de véhicules à essence et 10 à 15% de véhicules électriques

    Renault en 2015 produira plus de véhicules à essence et 10 à 15% de véhicules électriques

                            Pour d'obscures raisons fiscales, dont l'explication historique doit se perdre dans les archives de Bercy, la France a réussi à vendre le gazole au litre, pourtant 15% plus lourd que l'essence (FIG.), à un prix inférieur. Cette anomalie locale, qui consiste à surtaxer l'essence, explique le succès français des moteurs diesel et de leurs perfectionnements coûteux (turbocompression, filtres à particule, post combustion catalytique des oxydes d'azote). L'avantage fiscal en valait la peine. Mais les nouvelles normes européennes d'émissions des véhicules, dites Euro VI, qui s'appliqueront à fin 2014 seront beaucoup plus exigeantes sur les émissions de particules et d'oxydes d'azote (NOx). Ces nouvelles contraintes très pénalisantes pour les moteurs diesel, vont relancer l'attrait du moteur à essence qui va bénéficier des perfectionnements du moteur diesel avec l'injection directe, la turbocompression accompagnant la baisse moyenne de cylindrée.

    .Densités 

                            C'est la raison pour laquelle Philippe Ousaire explique dans l'Argus que ces nouvelles normes vont complètement bouleverser la donne industrielle au profit des moteurs à essence, moins onéreux et pouvant être largement perfectionnés. La volonté de Renault-Nissan d'introduire une gamme de véhicules électriques urbains amène Oursaire à prévoir pour 2015 un mix Renault qui serait de l'ordre de:

    • diesel: 45 à 50%,
    • essence: 40 à 45% contre 35% aujourd'hui,
    • électrique : 10 à 15%.

                              L'arrivée de véhicules hybrides d'autres constructeurs va également pousser la consommation française de carburant vers plus d'essence.

                             Une facturation du carburant à la pompe à la masse délivrée et non au volume qui serait aisément faisable techniquement aujourd'hui, un microprocesseur corrigeant les volumes des variations de densité et de températures, permettrait de faire disparaître peu à peu ces incompréhensions liées à la facturation au volume de liquides à densités variables d'un produit à l'autre et selon les saisons ou les latitudes.

    Remarque: parler d'émissions de CO2 au kilomètre revient à parler de consommation de carburant en masse au kilomètre (LIRE).

    Le 22 Mars 2009.

  • AREVA fait parler de son discret projet de réacteur à eau bouillante baptisé KERENA

    AREVA fait parler de son discret projet de réacteur à eau bouillante baptisé KERENA

                                   A côté des deux réacteurs à eau pressurisée, le franco-allemand EPR et le franco-nippon ATMEA qui sera un condensé de ce qui se fait de mieux aujourd'hui dans la technologie de troisième génération, grâce à l'apport de la maîtrise technologique de Mitsubishi Heavy Industries, AREVA travaille sur un troisième projet à eau bouillante, appelé jusque là SWR 1000 mais qu'AREVA vient de baptiser  KERENA.  Cette technologie qui permet de travailler avec des pressions deux fois plus faibles que dans la technologie pressurisée est beaucoup moins complexe, avec un seul circuit primaire (FIG.) et peut être mise en oeuvre dans des délais plus brefs (construction en moins de 48 mois). Elle permet également de faire appel à des sécurités passives de type convection naturelle, ce qui simplifie et fiabilise l'ensemble. Dans le cadre de ses accords avec E-On pour de futurs développements britanniques, il avait été retenu qu'E-On participerait à la mise au point de ce nouveau réacteur de 1250 MWe. Dans l'accord, la participation de Siemens était mentionnée, mais il n'est pas sûr que cette participation éventuelle soit toujours d'actualité. Il faudra donc attendre de plus amples précisions sur un éventuel programme de développement.

    .BWR-process

    Le 21 Mars 2009

  • Formidable plongeon de la production industrielle allemande au mois de Janvier

    Formidable plongeon de la production industrielle allemande au mois de Janvier

                             Eurostat avait prévenu que les entrées de commandes en Allemagne aux mois de Novembre et Décembre avaient été très mauvaises, dans les 28% inférieures à celles des mêmes mois enregistrées un an plutôt. La production industrielle qui en est résulté, enregistrée au mois de Janvier à -19% par rapport à il y a un an confirme cette tendance. Ce qui est spectaculaire dans les résultats de l'activité industrielle allemande c'est leur chute aux allures paraboliques (FIG., courbe noire) qui indique que la vitesse de freinage industriel est de plus en plus forte. En comparaison la France, la Grande-Bretagne et  l'Italie affichent des décroissances de leur activité industrielle sensiblement linéaires. Quand à l'Espagne il semblerait que la décroissance est atteint un plateau à -20% par rapport à il y a un an. Les diverses mesures de relances style prime à la casse qui ont un puissant effet sur l'activité automobile seront les bienvenues par la suite.

    Production-industrielle-2009-01

    Le 21 Mars 2009

  • Quelques soubresauts spéculatifs sur les actions du green business agrémentent la semaine boursière

    Quelques soubresauts spéculatifs sur les actions du green business agrémentent la semaine boursière

                       Dans un cadre industriel fortement déprimé, les actions du green business ont du mal à tirer leur épingle du jeu. Cependant il a été possible d'assister à la croissance de plus de 65% du cours de Pacific Ethanol, penny stock du biofuel, qui fait fonctionner une seule de ses quatre usines. La vente aux enchères disputée des 17 usines de VeraSun (LIRE) a sûrement joué dans ce processus de brusque valorisation. La remontée des cours de l'essence vers les 1,5 $ le gallon sur le NYMEX permet également d'anticiper une stabilisation, sinon une reprise, des prix du fuel éthanol qui se traite autour des 1.66$/gallon dans les Etats de la corn-belt. Notons également dans le photovoltaïque le bon comportement du taïwanais Motech qui reprend 12% sur la semaine et la cession de rattrapage de l'allemand Q-Cells qui récupère 15%, tout en restant le bon dernier du classement de l'échantillon. Enfin il faut relever le bon comportement d'EDF EN qui progresse de 7,5%.Bourse-cours-2009-03c    

    Le 21 Mars 2009

  • Le Department of Energy américain met 2,4 milliards de dollars sur la table pour les futurs véhicules hybrides rechargeables

    Le Department of Energy américain met 2,4 milliards de dollars sur la table pour les futurs véhicules hybrides rechargeables

          L'Administration américaine a bien compris que le développement des futures générations de nouveaux véhicules électriques ou hybrides rechargeables passait par la maîtrise conceptuelle et industrielle des composants de toute la chaîne de propulsion électrique, à savoir les accumulateurs, le système batterie, le moteur électrique et l'électronique de puissance associée. Le Department of Energy américain va offrir des subventions à hauteur de 2,4 milliards de dollars pour aider à développer et industrialiser l'ensemble de ces composants aux Etats-Unis. L'objectif est d'avoir 1 millions de véhicules hybrides rechargeables sur les routes américaines dès 2015. 

    Batteries-Li-Ion-Market-share

    Le président Obama l'a annoncé hier lors de la visite du Vehicle Electric Center de la Southern California Edison. Cette aide importante se décomposera en trois gros pavés:

    1. 1,5 milliards pour aider à développer et industrialiser les accumulateurs et les ensembles batteries,
    2. 0,5 milliards pour les moteurs et autres composants de la traction électrique,

    3. 0,4 milliards pour la mise au point de nouveaux véhicules et les diverses infrastructures de recharge.

                          L'immense retard pris par les Etats-Unis dans le domaine de l'énergie embarquée à bord d'un véhicule n'a d'égal que celui, tout aussi imposant, accumulé par les pays européens, par rapport aux pays asiatiques (FIG.). Il sera très difficile à rattraper. Les japonais préparent dès à présent les futures batteries de 2030 qui devraient porter l'autonomie en mode électrique des véhicules à 500 km.

    LIRE  le compte rendu du DOE.

    Le 20 Mars 2009.

  • L’OPEP et le Dollar font repartir à la hausse les prix des « commodities » première phase de reprise de l’inflation

    L’OPEP et le Dollar font repartir à la hausse les prix des « commodities » première phase de reprise de l’inflation

                               Une économie américaine dont le dynamisme était jusque là basé sur le crédit et la titrisation qui permettait de prêter de l'argent à n'importe quel quasi-clochard, alors qu'il ne rembourserait jamais, mécanisme d'escroquerie bancaire généralisé, vient de connaître un phénomène d'arrêt brutal.  Les Etats-Unis et donc le reste du monde s'aperçoivent qu'ils produisaient trop de maisons, de voitures, d'avions, de jouets en plastiques et connaissent un arrêt sur image économique dévastateur. Le mécanisme de titrisation est compromis pour longtemps. Qui va se remettre à acheter du papier gagé sur des remboursements de prêts bancaires aujourd'hui? Alors il faut retrouver de nouveaux mécanismes pour relancer la consommation. Il en est un qui a fait ses preuves: l'inflation. L'Administration américaine et la FED vont donc jouer cette carte. L'injection d'un peu plus d'un billion de dollars par la FED dans le circuit va participer à ce mécanisme qui appauvrit les épargnants, et favorise ceux qui s'endettent, dont les Etats. 

    Reuters-Jefferies-2009-03

                         Alors, subitement le dollar plonge, l'euro qui s'échangeait à 1,25$ en début de mois est à 1,37$ aujourd'hui, les taux d'intérêts à 10 ans ont marqué le coup par une baisse de 40 points de base à l'annonce de la FED d'acheter pour 300 M$ de bons du Trésor américain, mais ils reprendront le large avec l'inflation. Les commodities, énergie et matières premières, malgré une demande mondiale très faible, repartent à la hausse et vont alimenter le démarrage de l'inflation. Le Reuters-Jefferies CRB Index à 225 s'est évalué de 12% depuis le plus bas du mois de Février (FIG.). Beaucoup semblent vouloir jouer  ce point bas de 200 comme étant le cours plancher de la crise. Ils sont confortés dans leur conviction par la maîtrise évidente de l'OPEP et donc de l'Arabie Saoudite, dans la gestion de la surproduction mondiale de pétrole. Acheter des papiers indexés sur les matières premières ou l'énergie est une couverture contre la dévaluation du dollar sans grand risque aujourd'hui.

                         Casser la déflation et relancer le crédit à tout prix, tel est l'objectif des autorités monétaires américaines et britanniques. Message qui sera dur à percevoir par les Muppets-Show de la BCE.

    Le 20 Mars 2009.

  • EDF Energies Nouvelles affirme avoir les moyens de poursuivre son développement

    EDF Energies Nouvelles affirme avoir les moyens de poursuivre son développement

    EDF EN                       EDF EN possédait une puissance de production d'électricité renouvelable de 1564 MW à la fin 2008, elle veut disposer de 4000 MW à fin 2012. Dans une interview par l'Agence Reuters, le Directeur Général, David Corchia, a déclaré: "Cet objectif de 4000MW n'est pas menacé. Nous disposons du cash nécessaire, des lignes de crédit et des capacités d'emprunts auprès des banques, pour que 2009 ne soit pas un obstacle à l'atteinte de l'objectif… Par contre ce qui se traitait en trois mois auparavant avec une banque, nécessite maintenant 8 à 9 mois de discussions avec quatre ou cinq d'entre elles. C'est une inutile perte de temps". EDF EN envisage d'investir un peu plus d'un milliard d'euros en 2009 dont les trois quarts dans l'éolien.

                          Parlant de ses projets aux Etats-Unis où EDF EN possède le tiers de son parc, Corchia a souligné tout l'intérêt que présentaient les avantages fiscaux et les incitations financières mises en place par la nouvelle Administration américaine, dont le remboursement en cash de 30% des investissements au démarrage des installations. "Nous avons démarré 450 MW en 2008, il n'y a pas de raison de faire moins en 2009." a-t-il déclaré elliptiquement.

                         Les temps difficiles ouvrent des opportunités à EDF EN pour faire des achats de droits de productions à bon compte à des concurrents devenus insolvables. Corchia a mentionné comme exemple son rachat d'un contrat de fourniture de 180 éoliennes GE au canadien SkyPower qui représente une puissance supplémentaire de 270 MW, à un prix non dévoilé mais semble-t-il avantageux.

    L'adossement d'EDF EN à son puissant actionnaire lui donne de toutes évidences des possibilités de se développer à bon compte en ces périodes agitées.

    Le 19 Mars 2009.

  • BrightSource veut construire une usine solaire thermique au nord de Las Vegas

    BrightSource veut construire une usine solaire thermique au nord de Las Vegas

                                  BrightSource (BS) gère de nombreux projets de centrales thermiques solaires par concentration dans le Sud-ouest des Etats-Unis. Pour compléter son offre aux distributeurs d'électricité locaux BS envisage de construire une centrale thermique solaire de 600 MW dans le Colorado, à 60 miles au Nord de Las Vegas. Son module de base (FIG.) est une unité de 100MW constituée d'une tour captant, tous azimuts ce qui est nouveau, les rayons solaires provenant de 50000 miroirs orientables (héliostats) de 14,4 m2 chacun. Chaque miroir possède deux degrés de liberté et est orienté individuellement avec une grande précision, à l'aide d'un logiciel complexe. Le liquide caloporteur qui alimente l'échangeur de chaleur est porté à 550°C.

    BrightSource-100MW 

                        Par rapport à ses précédents projets qui ne captaient les rayons solaires que sur un secteur de disque sur une seule face de la tour, BS s'est efforcé d'améliorer la puissance spécifique de ses installations. Par rapport à la surface des miroirs qui est de 72 hectares le rendement global de conversion est de 14% (100/720 pour 1kW de rayonnement solaire par m2) ce qui est bien. Mais les problèmes de manutention et de maintenance nécessitent des espacements suffisants entre miroirs qui multiplient sensiblement par quatre la surface au sol (un mile carré ou 257 hectares pour 100 mW) ce qui conduit à un rendement surfacique de puissance d'environ 4%. En plein désert de Mojave ce n'est peut-être pas très grave, mais ce sont tout de même des systèmes qui consomment beaucoup de surface au sol, ce qui limitera une extension de tels systèmes vers de zones plus peuplées.

                      La concurrence de modules photovoltaïques économiques en couches minces, facilement orientables et à faible maintenance, est la principale menace concurrente aux techniques solaires thermiques par concentration.

    Le 19 Mars 2009.

  • Les Etats-Unis stockent du pétrole et sur les mesures de relance de la FED les cours montent

    Les Etats-Unis stockent du pétrole et sur les mesures de relance de la FED les cours montent

                                          Les stocks hebdomadaires américains de pétrole montent et les prix s'apprécient. Tout se passe comme si le pétrole brut et les produits pétroliers étaient perçus par la spéculation comme de bon refuges pour se protéger de l'affaiblissement du dollar et de l'inflation américaine annoncée. Alors les spéculateurs stockent du pétrole et l'Administration reconstitue sa Réserve Stratégique en ces périodes de faible consommation (FIG.).Stocks-WTI-2009-03

                        Les stocks hebdomadaires se sont accrus de près de 5 millions de barils la semaine dernière, dont 1,8 millions ont rejoint la Réserve Stratégique qui atteint ainsi les 707 millions de barils, niveau qu'elle affichait avant les ouragans dans le Golfe du Mexique l'été dernier. Les stocks commerciaux se sont accrus de 3,1 millions de barils dont 1,9 millions pour le pétrole brut. La demande en produits rafinés a été globalement faible à moins de 19 millions de barils/jour.

                         Mais le marché du WTI méprise pour l'instant ces mesquines variations de stocks pour ce focaliser sur sa variable financière. La promesse d'injection de plus d'un trillion de dollars dans le rachat de bons du trésor et d'hypothèques diverses par le patron de la FED, la baisse des taux des bons du trésor qui en est résultée  et la baisse du dollar en contre coup, ont boosté les cours du WTI qui frisent maintenant les 50 dollars le baril (FIG.II). Le sentiment diffus d'une timide reprise annoncée vers de second semestre aux Etats-Unis ne peut que soutenir les cours du pétrole qui acquièrent ainsi le statut de valeur refuge contre une possible dévaluation du dollar.Cours-USA-récents-2009-03

    Le 19 Mars 2009.