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  • Canada et Australie : la baisse.

    Canada et Australie : la baisse.

    Uranium_2 Dans les deux pays, leaders historiques de la production d’uranium, l’année 2008 a vu la production se tasser légérement.
    Les tentatives d’augmenter la production piétinent.
    La production canadienne diminue franchement.
    Pour l’Australie, la baisse est beaucoup moins accentuée : 8430 tonnes contre 8603, soit 2 %.
    Le Canada, lui, n’a produit que 9000 tonnes, au lieu de 9476.
    L’importance des réserves, ci contre, relativise tous les espoirs de voir redémarrer intensément la production.

    En effet, on s’aperçoit de l’inélasticité de celle-ci, vouloir combler la différence entre consommation et production (25 000 tonnes, serait un exploit).
    Le seul pays qui semble avoir des réserves significatives aisément exploitables et réalisables, c’est le Kazakhstan.
    Encore ne faut il pas prendre pour argent comptant ses prévisions pour 2009 (11 900 tonnes), qui ressemblent plus à une galéjade qu’à une possibilité réaliste.
    Produire de l’uranium, c’est long, cela demande des investissements.

    La réserve la plus aisément exploitable, c’est le désarmement des arsenaux des deux grands. Pour des raisons budgétaires, de crise économique, ceux-ci voudraient les réduire à 1000 têtes, soit près de 80 % de baisse.

    Mardi 24 Février 2009.

  • Nucléaire : construction ou faillite ?

    Nucléaire : construction ou faillite ?

    Zimbabw Areva risque bientôt de vouloir chanter "j’voudrais ben, mais j’peux point".
    En effet, la société, bénéficie de la relance du nucléaire italien : "Quand le processus législatif et technique pour le retour du nucléaire en Italie sera terminé, Enel et EDF s’engagent à développer, construire et faire entrer en service au moins quatre unités (…) ayant comme référence la technologie EPR."
    Donc, au niveau politique, c’est emballé.
    Les imprécisions technologiques sont balayés devant la politique, mais c’est à un autre niveau que le bât

    blesse.
    Avec les déboires en tous genres, les pépettes manquent. Il lui faut 4 milliards (je vous rassure : dans un premier temps seulement, après ce sera plus…).
    On comprend bien, ce genre "d’institution" est incapable d’arriver à dégager des moyens financiers suffisants, sans état derrière.
    Au fait, pourquoi c’est le WSJ (wall street journal) qui l’annonce ?

    A cela, s’ajoute d’autres genres de problèmes : la décrue de la production d’uranium, par exemple.

    Mardi 24 Février 2009

  • Les productions de pétrole de l’OPEP seraient assez fidèles aux quotas, ce qui semble surprendre

    Les productions de pétrole de l’OPEP seraient assez fidèles aux quotas, ce qui semble surprendre

                          Une Société comme Petrotrologistics suit le mouvement des pétroliers dans le monde et leur programme dans les semaines à venir. Elle est donc en parfaite position pour anticiper les livraisons de pétrole dans le monde. C’est ainsi qu’elle annonce que les livraisons de l’OPEC au mois de Février atteindront 25,32 millions de barils de pétrole par jour, soit un excès de livraison de 0,48 million de barils par rapport aux quotas en vigueur. Mais ce flux est tout de même inférieur d’un million de barils/jour à celui du mois de Janvier (FIG.). Cette discipline inhabituelle des membres de l’OPEP est le signe de leur volonté de vouloir maintenir le marché du pétrole à des niveaux de prix décents. Opecprodquotas

                         Les volumes produits sont inférieurs de plus de 4 millions de barils/jour à ce qu’ils étaient au mois de Juillet dernier, époque, souvenez-vous, où le monde entier allait manquer de pétrole! Ce résultat remarquable est attribuable tout d’abord à l’Arabie Saoudite qui a décidé coûte que coûte d’assécher le marché de ses stocks pléthoriques et qui produit 7,9 millions de barils/jour en dessous de son quota de 8,05 millions. Mais elle est suivie par les Emirats, par le Koweït et par globalement tous les membres du Cartel qui adhèrent à cette stricte politique. De plus, une prochaine décision au mois de Mars, de baisse des volumes de production n’est pas impensable aujourd’hui. Cette détermination des membres de l’OPEP semble en surprendre plus d’un qui jusque là négligeaient les décisions du Cartel, en pensant qu’elles ne seraient pas appliquées dans les faits.

                        Les cours du Brent qui sont la référence des marchés en ce moment, ils sont en hausse à 41,6$ le baril et reflètent cette nouvelle perception de l’offre limitée. Il ne reste plus qu’à résorber les stocks ce qui va prendre quelques mois.

    Le 24 Février 2009.

  • Les entrées de commandes à l’Industrie dans la Zone Euro sont restées faibles au mois de Décembre

    Les entrées de commandes à l’Industrie dans la Zone Euro sont restées faibles au mois de Décembre

                          Les entrées de commandes dans l’Industrie vont déterminer le niveau d’activité dans les mois qui suivent. Elles ont aussi un rôle psychologique important sur le comportement des décideurs de l’entreprise qui vont lancer des recrutements et des approvisionnements à longs délais si les entrées sont bonnes et le carnet de commande se gonfle, ou, inversement, vont baisser les feux si les commandes se raréfient et le carnet de commandes s’étiole. C’est donc un indicateur économique important à suivre. Les entrées de commande de la Zone Euro sont restées faibles au mois de Décembre (-22% par rapport au mois M-12) après un mois de Novembre catastrophique (-27% par rapport à Nov. 2007) et un mois d’Octobre déprimé (-15%). Une analyse par secteurs d’activités montre cependant de larges variations d’un secteur à l’autre (FIG.). Entrescommandes200812

                         Si certains secteurs comme la chimie, le textile habillement ou la fabrication d’équipements électroniques ou électriques sauvent à peu près les meubles avec des baisses de commandes autour de 10% par rapport à il y a un an, d’autres secteurs plus liés aux investissements comme la fabrication de machines ou d’équipements ou plus liés à l’industrie automobile comme la métallurgie ou les matériels de transport, rencontrent des reculs importants. Dans l’ensemble cependant, le mois de Décembre apparaît moins catastrophique que celui de Novembre.

    Le 24 Février 2009.

  • La raréfaction du crédit oblige les start-up américaines du solaire thermique à changer de modèle économique

    La raréfaction du crédit oblige les start-up américaines du solaire thermique à changer de modèle économique

                         Après Ausra, c’est au tour d’eSolar, start-up du solaire thermique connue pour avoir été un temps soutenue par Google, de jeter l’éponge des projets ambitieux de réalisation et d’exploitation de centrales solaires. C’est un modèle économique qui demande d’importants capitaux qui doivent longtemps attendre les premières rentrées de cash de la vente d’électricité. Ceci suppose de passer les obstacles d’obtention des autorisations de construire l’usine solaire, d’acquisition ou de location des terrains, de réalisation de l’unité de production, de raccordement au réseau et de la mise au point de l’ensemble. Un planning sur plus d’une décennie. Alors eSolar vient de vendre ses droits à construire des unités solaires sur trois sites à un électricien, NRG Energy qui avec 10 millions de dollars rentre aussi au capital d’eSolar. En contrepartie NRG s’engage à utiliser la technologie eSolar pour installer dans le Sud-ouest des Etats-Unis 11 unités solaires pour une puissance pouvant atteindre jusqu’à 500 MW. Esolar46mwmodule

                         La solution technique d’eSolar repose sur des modules composés d’une tour à deux faces et de miroirs, de part et d’autre, concentrant l’énergie au sommet de la tour. Plusieurs de ces modules, 16 dans le cas de l’illustration présentée, constituent avec l’unité de génération de courant une "power unit" de 46 MW.

                        NRG Energy est une entreprise qui possède 48 centrales aux Etats-Unis représentant une puissance électrique de 24 GW.

    Le 24 Février 2009.

  • Une étude américaine souligne le très fort impact économique de l’extension de l’exploitation de gaz et de pétrole offshore

    Une étude américaine souligne le très fort impact économique de l’extension de l’exploitation de gaz et de pétrole offshore

                          Une étude publiée par l’American Energy Alliance, largement documentée à partir d’études et de données de l’Administration américaine difficilement contestables, relance vivement le débat de l’exploitation des gisements offshore au large des côtes américaines. Cette étude porte exclusivement sur les retombées économiques qui proviendraient d’une totale libéralisation des processus de recherche et d’exploitation des gisements non encore accessibles. Les plus importantes réserves estimées qui seraient rendues disponibles se trouvent au large de la Californie (10 milliards de barils), au large de la Floride côté Golfe du Mexique (zone en rouge sur la carte, avec 3,4 milliards de barils) et au large de l’Alaska (7,5 milliards de barils de plus). Les conclusions de cette étude, en période de crise, rappellent l’importance économique des retombées qui seraient à en attendre.

    Usaoffshorereserves

    Usaoffshorerservesdtail                   Elles prévoient un impact sur le PNB américain croissant annuellement de 0,5% à 2%, des emplois pour plusieurs centaines de milliers de personnes, des salaires, des taxes fédérales et des taxes locales et enfin des royalties qui, le tout confondu, croîtraient au fur et à mesure des mises en exploitation de 30 milliards à 150 milliards de dollars par an.

                      Cette étude qui explique que de devenir un plus grand producteur de pétrole et de gaz rendrait les Etats-Unis plus riches et donne un chiffrage attractif, devrait accélérer les prises de décisions de l’Administration américaine dans ce domaine. En effet les sondages ont toujours montré qu’une large partie de la population était favorable à la mise en exploitation de ces réserves. Le dernier d’entre eux réalisé par Harris Interactive du 13 au 16 Février, donne 61% de réponses favorables à l’accroissement de l’accessibilité aux ressources offshore contre 26% qui y sont opposés. Rappelons que le nouveau président s’est déclaré favorable à l’ouverture de nouvelles zones d’exploitation offshore au large du plateau continental américain, mais de façon "limitée". Nous verrons bien où se situent ses limites.

    LIRE le rapport de l’AEA relatif à cette étude.

    Le 23 Février 2009.

  • Peak oil ou pic des investissements ?

    Peak oil ou pic des investissements ?

    Iea_logo1 Selon le dernier chiffre de l’AIE (agence internationale de l’énergie), la production de pétrole baisse dans les anciens puits sur une tendance très lourde de 9.1 %.
    Les nouveaux développements ne concernent plus que des gisements de plus en plus petits et difficiles à atteindre.
    "La demande va probablement continuer à s’effilocher au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans cette récession/crise, Mais l’offre diminue également. "
    Et l’offre diminuera d’autant plus vite que l’investissement se fait rare.

    Il semble donc se confirmer à la fois, que le degré de complexité de la civilisation freine désormais les développements (il est de plus en plus onéreux, juridiquement et techniquement délicat de développer les ressources), que la crise économique se renforçant, nuit à l’investissement de remplacement, et que le défaut de politique d’atténuation résolue du plafonnement puis de la décrue des productions d’énergies fossiles vont rendre la transition très pénible.

    La baisse de consommation causée par la crise économique, le renversement de sens de la spéculation sur le pétrole, ont fait oublier provisoirement la crise énergétique.
    Reste que la "reconstitution du plafond" (Fernand Braudel) des ressources est sans doute très proche et nous fera oublier la vache sacrée de la "croissance"…

    Lundi 23 Février 2009

  • la question de la crise

    la question de la crise

    Images_2 la crise actuelle entraine la baisse des consommations énergétiques, la baisse des productions et celle des investissements fait craindre la remontée des prix, lors de la "reprise".
    Le seul problème reste de savoir quand aura lieu la "reprise".
    En effet, rien n’indique une quelconque date de reprise, ni si il y aura reprise.
    Il existe phénomène de résilience lorsque les crises ne sont pas trop violentes.
    Hors, dans le cas de la crise actuelle, les corrections sont extrêmement fortes : les reculs de productions, de pib, de consommations et d’investissements ressemblent à des coulées à pic.

    Les ravages sur l’outil de production, sur les capacités productrices sont importantes.
    On peut citer les reculs de PIB, si le recul Estonien (4°trimestre sur troisième) est de l’ordre du pittoresque (- 37 %), les reculs Allemands (8.4 %), nippons (12.7 %), Corée (21.4 %) et la rupture des liens entre marchés consommateurs et producteurs est de mauvaise augure.
    En effet, une fois le lien rompu entre les deux, les pertes d’emplois réalisées seront difficiles à remonter. Les marchés de consommation (GB, USA, Espagne) reculent, mais modérément.

    C’est une crise de destruction des appareils productifs. Une inconnue subsiste encore, celle de l’étendue des ravages sur l’outil de production chinois. Pour certaines économies, il n’y a plus rien à détruire. C’est le cas du textile US.
    La dynamique de la crise, c’est la disparition dans les pays développés, des emplois types du tiers monde, occupationnels.
    Cette purge peut durer longtemps encore, elle nécessite une reconstruction ultérieure d’un appareil de production. 5 à 10 ans suivants les cas. On aura donc le temps de voir venir. A moins que…

    Lundi 23 Février 2009

  • La baisse du trafic routier américain réduit d’amplitude en fin d’année 2008

    La baisse du trafic routier américain réduit d’amplitude en fin d’année 2008

                           La baisse du trafic routier américain au mois de Décembre, à -1,6% par rapport au même mois de 2007, semble vouloir marquer une pose par rapport aux valeurs observées au cours des mois précédents qui pouvaient afficher des scores au delà des -5%. En cumulé pour l’année 2008 la baisse du trafic est de 3,6% par rapport à celle de 2007. En raison de la baisse des prix des carburants et de la croissance démographique régulière de la population américaine, il est probable que ce phénomène de baisse de trafic routier va s’estomper au cours du temps. Une prolongation de la faiblesse des prix des carburants pourrait même s’accompagner d’une légère reprise du trafic dans le courant de 2009. Ce serait indéniablement un marqueur d’un certain rebond de l’économie américaine dont le meilleur stimulant est la baisse des cours des matières premières et de l’énergie. Traficus200812

    Le 23 Février 2009.

  • Le Gouvernement espagnol met fin à un embargo de fait sur le solaire photovoltaïque

    Le Gouvernement espagnol met fin à un embargo de fait sur le solaire photovoltaïque

    Asif                        Après un inattendu emballement du flux de nouvelles installations de centrales photovoltaïques en Espagne en 2008, sous l’incitation d’avantageux tarifs garantis sur 25 ans, le Gouvernement, dépassé par les évènements, avait subitement stoppé toute nouvelle autorisation à partir du mois de Septembre. A posteriori on a découvert que les installations de 2008 raccordées au réseau représentaient une puissance de 3000 MW, soit le triple de ce qui était initialement prévu par les professionnels. Cette Feria espagnole est la raison principale des très bons chiffres présentés par la profession mondiale sur les 9 premiers mois de 2008. Mais depuis plus rien ne se passait, embargo total, 15000 emplois disparus en Espagne selon  la Asociacion de la Industria Fotovoltaica (LIRE).

                      Le Ministère de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce espagnol (MITyC) sous la pression et dans la crise, vient de débloquer partiellement la situation en autorisant 392 projets qui représentent un total de 88,7 MW. Le Gouvernement ayant fixé un quota annuel de 500 MW, d’autres tranches d’autorisations seront accordées durant l’année, à des prix qui oscilleront entre 340 euros et 307 euros par MWh selon la taille des installations. Mais le business espagnol du photovoltaïque, devant cette chute d’activité, complètement groggy, se retrouve à des années lumières des exubérances de 2008.

    LIRE la décision du MITyC espagnol.

    Le 23 Février 2009.