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  • Etats-Unis: une inflation à zéro en Janvier malgré la persistance de certains prix toujours vivaces

    Etats-Unis: une inflation à zéro en Janvier malgré la persistance de certains prix toujours vivaces

                           Il est de bon ton, en ces périodes de marasme, d’envisager le pire et de hurler avec les loups. Parmi les calamités possibles, figure la possibilité de déflation aux Etats-Unis, confortée par un chiffre d’inflation nul au mois de Janvier, par rapport à celui du mois de Janvier 2008. Il paraît cependant important, avant de porter jugement, d’analyser les plus et les moins qui amènent  à zéro tel un résultat de l’inflation. A l’examen de ces chiffres, il faut en effet porter son attention sur les valeurs de la variation hors énergie de 2,2% par rapport à Janvier 2008 et de 0,3% par rapport à Décembre 2008. Ces deux nombres montrent que certains prix s’apprécient. Alors regardons de plus près les postes les plus significatifs en plus ou en moins qui génèrent ces variations (TAB.).Inflationus200901

                         A la baisse sur 12 mois on trouve bien sûr le poste énergie, le poste transport et les prix de l’informatique personnelle. Il est cependant à noter que Janvier avait déjà acté une certaine reprise des cours de l’énergie et des carburants par rapport à Décembre. Mais ce qui doit être surtout souligné, c’est l’inflation sur d’autres postes, à faire pâlir de colère n’importe quelle ménagère française. Avec 5,2% sur le poste alimentation-boissons et les records des produits boulangers (+11%) et les corps gras (+14%), avec les 5,3% sur les frais hospitaliers et 7% sur les livres scolaires. Même les garagistes avec les prix des pièces détachées (+7%) et les réparations (+6%) essaient de compenser la baisse des prix des voitures.

                        Ces quelques chiffres montrent que l’Amérique n’est pas de façon monotone en plein recul déflationniste, une partie des prix avec l’énergie et l’informatique est tirée fortement vers le bas mais en sens inverse, certaines professions profitent de la période pour améliorer significativement leurs marges. Effet rémanent des envolées de prix de cet été ou opportunité commerciale du moment.

    Consulter ces données du Bureau of Labor Statistics plus en détail.

    Le 22 Février 2009.

  • Le cas SAAB.

    Le cas SAAB.

    Images Le constructeur automobile suédois a été abandonné par GM à son sort, à savoir le redressement judiciaire ou la liquidation, si l’état n’intervient pas.
    Peut être, GM reverrait sa copie, si subventions.
    En réalité, on touche là, du doigt, le problème de l’automobile.
    Quel est il ?
    André Citroën avait voulu démocratisé le produit, en le mettant à la portée de tous, c’était la célèbre deux chevaux.

    Mais le problème principal de la deux chevaux, était pour le constructeur. En effet, cette voiture, qui se voulait économique tant à l’achat qu’à l’usage, ne rapportait rien au constructeur (ou si peu ! En tout cas, trop peu !).
    Modèle d’entrée de gamme, que tous les constructeurs ont imités, elle était destiné à ouvrir la voie à des véhicules plus chers, plus "confortables", plus "riches" (et beaucoup plus rentables pour le constructeur).
    Le problème, c’est que ce genre de véhicules, peu de gens, ont réellement les moyens de l’acquérir, et généralement peu de gens avaient les moyens de l’acquérir.
    Rentre ici la partie rentable pour le constructeur, celle qui depuis 25 ans fait sa marge : le prêt.
    Depuis une génération, ce qui fait la rentabilité des constructeurs, ce n’est pas le produit lui même, c’est le prêt.
    La bureaucratie s’est en effet emparé du secteur, pour faire du produit, "cheap" pas cher à la production, un monstre hors de prix.
    Combien vaut une automobile sortant de l’usine ? Pas cher. Pas cher du tout. Aussi, les alibis sur la délocalisation sont ils surréalistes.
    L’usine à gaz de l’industrie automobile est devenu un monstre autophage, centré sur lui même, menteur, manipulateur, courtisan et a aboutit à ce qui arrive à toute institution humaine : une complexification si grande qu’elle implose.

    Bien entendu, la seule compétence des constructeurs se limitent à tendre la sébille. Les rois de la terre finissent clochards.

    Dimanche 22 Février 2009

  • Pour commencer à réduire significativement les émissions de CO2, il faut éliminer les centrales électriques au charbon ou au lignite

    Pour commencer à réduire significativement les émissions de CO2, il faut éliminer les centrales électriques au charbon ou au lignite

                          Les activités humaines dans le monde génèrent chaque année 30 milliards de tonnes de CO2. Près de la moitié de ces émissions sont issues de la génération d’électricité par les centrales thermiques à flamme (FIG.).  La réduction des émissions de CO2 doit donc se focaliser en priorité sur la politique de génération d’énergie électrique. Or, c’est exactement ce que l’Europe ne fait pas: le sujet, pour des questions électorales allemandes, est tabou.

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                   Quelques chiffres pour éviter les terribles erreurs d’ordre de grandeur:

    -L’Europe émet chaque année 4,3 milliards de tonnes de CO2, elle apparaît en troisième position dans le TOP 5 après l’Asie (10 milliards de tonnes dont 7 pour la Chine), l’Amérique du Nord (7 milliards de tonnes dont 6 pour les Etats-Unis) et devant la Russie et se satellites (2,4 milliards de tonnes) suivis de l’OCDE Asie (Japon-Corée) avec 1,9 milliards de tonnes (FIG.II).

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    -Une centrale électrique au charbon ou au lignite émet en moyenne un million de tonnes de CO2 par TWh. Les plus polluantes peuvent atteindre 1,4 million de tonnes.

    -Annuellement une centrale de 1500 MW au charbon avec un taux de charge autour de 80% émet entre 10 et 11 millions de tonnes de CO2.

    -Une centrale au gaz à cycle combiné émet 0,36 MT de CO2 par TWh soit le tiers d’une centrale au charbon.

    -Un champ de 250 éoliennes de 2 MW, avec un taux de charge de 25%, génère annuellement 1.1 TWh. Il permet donc d’économiser 1.1 x 0,36 = 0,4  million de tonnes de CO2 qui aurait été généré par la centrale au gaz couplée avec le champ d’éoliennes.

    -Les trente centrales électriques les plus polluantes d’Europe (LIRE) génèrent 400 TWh d’énergie électrique, sur un total de 1800 TWh d’origines thermique, elles produisent annuellement 400 millions de tonnes de CO2, soit 10 % environ des émissions européennes.

                           Le constat est évident: si l’Europe veut réduire de 10% ses émissions de CO2, il faut IMPERATIVEMENT qu’elle s’attaque à l’élimination de dizaines de ses centrales électriques les plus polluantes, alimentées au lignite ou au charbon.

                            Les solutions techniques de remplacement existent, ce sont soit des centrales au gaz couplées avec des énergies solaires ou éoliennes, soit des centrales nucléaires. Plus tard il sera possible de revenir au charbon, couplé à la biomasse, dans des centrales à cycle combiné et gazéification intégrée (IGCC) équipées de capture et de stockage de CO2. Un programme européen sur 10 ans, quatre ans de préparation et six ans d’exécution, permettrait de démanteler la trentaine de centrales les plus polluantes.

                          Mais pour cela il faut attendre qu’Angela Merkel ait changé de coalition…surréaliste!

    Le 22 Février 2009.

  • Travailler pour les stocks…

    Travailler pour les stocks…

    Images_5 Les heureux lecteurs du "blog énergie" (encore une bande de privilégiés), auront été prévenus, bien avant les autres, que les constructeurs aéronautiques travaillaient pour la gloire, pardon les stocks.
    C’est l’agence international du transport aérien qui précise désormais que LA MOITIE de la production d’Airbus et de BOEING est destinée à être mis en stocks, en attente de livraison… sur des aéroports…
    Les seuls heureux seront les aéroports en question déjà encombrés pour certains, par les voitures en attente de livraisons, et toujours en souffrance.
    La raison en est simple, les compagnies aériennes sont lessivées, raides comme des passe-lacets.

    Elles n’ont plus de crédits, beaucoup sont au bord du dépôt de bilan, et elles réforment plus d’appareils qu’elles n’en mettent en service.
    Les autres constructeurs aéronautiques sont aussi en difficultés, que ce soit Embraer, ou Bombardier.
    Les carnets de commandes de ces firmes, élogieux, ne sont plus que des fictions, la seule raison pour laquelle, ils considèrent encore ces fictions comme ayant un début de réalité, c’est que s’ils avouaient la vérité, ils seraient morts, immédiatement.
    Sans transporteurs, on a pas besoin de fabricants.
    Pour ce qui concerne le taux de 50 % de livraisons, on peut penser que c’est, lui aussi, un chiffre fort optimiste.
    En effet, les besoins réels se montent exactement à zéro.
    Le parc existant est suffisant.

    Samedi 21 Février 2009

  • Récession mondiale.

    Récession mondiale.

    Images_4 "Les derniers chiffres de croissance du PIB (à un taux annuel) au quatrième trimestre 2008 dans le monde sont encore pires que ceux de la première estimation pour les États-Unis (-3,8%), avec : -6,0% pour la zone euro ; -8% pour l’Allemagne, -12% pour Japon, 16% pour Singapour, -20% pour la Corée."
    Ces paroles sont de Roubini. On assiste à une chute libre.
    DSK s’attend à une croissance zéro, et ce sera en dessous de ce chiffre, dès que le mythe de la croissance chinoise se sera aussi effondré.
    Avec de tels taux ailleurs, aucun pays émergents ne peut s’en sortir séparément. C’est officiel pour le Russie, le Brésil et l’Inde.

    En réalité, pour que les taux annoncés officiellement soient tenus, il aurait fallu que les économies commencent à rebondir dès le premier trimestre 2009.
    On s’aperçoit qu’il n’en est rien, au contraire, la crise s’est aggravée.
    Les chiffres du chômage, largement truqués, les statistiques économiques, qui n’indiquent plus rien, elles aussi, masquent, un temps, la crise, surtout aux gouvernants.

    L’Europe Orientale, entrainant avec elle l’Europe occidentale, est au bord de l’effondrement pur et simple. Le PIB ukrainien a reculé en 2008 de 20 %, les devises s’effondrent et il est clair que certains pays n’auraient jamais du rentrer dans l’union européenne, qu’ils n’en avaient pas les capacités et qu’on les a fait rentrer pour des raisons politiques et non économiques.
    Photo : instrument indispensable pour affronter les crises.

    Samedi 21 Février 2009

  • Norvége : nouvelles 2008

    Norvége : nouvelles 2008

    Baril_petrole Les nouvelles en provenance de Norvège confirment la tendance générale antérieure.
    La production de pétrole continue sa décroissance, quoique à un rythme légèrement moins élevé : 2.1 millions de barils/jour soir – 4.5 % par rapport à 2007. A son apogée, la production norvégienne (2001) atteignait 3.1 millions de barils.
    La production de gaz augmente encore de 10.8 % à 99 milliards de mètres cubes, le maximum sera sans doute atteint à 110 milliards.
    Les vraies grosses découvertes concernent la mer de Barentz, plus lointaine, moins explorée.
    Les "bonnes nouvelles" annoncées restent ridicules : 15.7 millions de barils (8 jours de production).

    On espère, avec la foi du charbonnier  pétrolier, un quasi plateau à partir de 2011-2012, alors que la marge d’erreur, les projections 2007, puis 2008 montre une continuité certaine dans la vitesse de chute.
    Là aussi, la donne est inchangée ; des investissements, de plus en plus lourds, vont servir à mettre en production des champs et des réserves de plus en plus petits.
    Et il y aura de moins en moins de résultats.
    La production gazière, va un temps suppléer à la production pétrolière.
    Mais, le déclin de l’autre partie de la mer du Nord, la britannique, s’accélérant, au niveau pétrolier ET gazier, l’Europe voit disparaitre un producteur proche et fiable.
    De toute façon, en matière gazière, la part norvégienne ne peut être que marginale. La consommation européenne est en effet trop forte.

    Samedi 21 Février 2009

  • Vestas en 2008 affiche des volumes en croissance mais consomme du cash

    Vestas en 2008 affiche des volumes en croissance mais consomme du cash

                          Le danois Vestas, un des grands acteurs mondiaux dans l’éolien, a présenté en 2008 une activité en croissance de 24% par rapport à celle de 2007. Ce bon résultat a été obtenu par de solides facturations au quatrième trimestre qui ont représenté plus de 40% du chiffre d’affaire annuel de 6,035 milliards d’euros. Les éoliennes facturées (livrées + avances de facturation) représentent une puissance électrique cumulée de 6109 MW, ce qui veut dire que Vestas a réussi à maintenir en 2008 son prix moyen de facturation de 2007, à 0,98 million d’euros par MW. Mais Vestas avoue n’avoir livré physiquement que 5580 MW d’éoliennes en 2008. Les entrées de commandes se sont élevées à 6109 MW. Le carnet de commande, d’une année à l’autre, s’est donc accru de quelques 400 MW mais un examen par trimestre montre une nette décroissance depuis deux trimestres consécutifs (FIG.) après de fortes entrées de commandes durant le premier semestre.Vestascarnet2008fin

                          Le cash généré par les opérations qui avait été bon en 2007 (701 Meuros) s’est dégradé à 277 Meuros à fin 2008, en raison des en-cours liés à la forte activité du quatrième trimestre. Les investissements s’étant nettement accrus à 680 Meuros, la Société affiche une baisse de cash de 494 Meuros sur l’exercice (FIG.II). Vestascash2008fin_2

                     Les effectifs mondiaux se sont élevés en fin d’année à 20800 personnes en croissance de 5500 par rapport à 2007 avec un objectif pour Vestas, d’atteindre une production de 10000 MW en 2010.

                    Pour 2009 Vestas prévoit un chiffre d’affaires en croissance de 20%, à 7,2 milliards d’euros et souhaiterait investir 1,2 milliards d’euros. Cependant ses dirigeants avouent vouloir connaître les chiffres du premier trimestre 2009 avant de s’engager plus avant.

                        La gestion de Vestas, malgré sa taille, est celle d’un Groupe multinational qui doit satisfaire aux exigences des autorités locales qui subventionnent les achats d’éoliennes. La dure contrainte des constructions et des sous-traitances locales imposées empêchent Vestas de réaliser des économies d’échelle, dans des unités hautement spécialisées. On ne peut être que réservé sur l’aptitude de ce type d’industrie, face à une crise des liquidités et une montée de la concurrence, à poursuivre sa croissance sans heurt. 2008 aura peut-être été la dernière année insouciante de l’éolien triomphant pour Vestas.

    Le 21 Février 2009.

  • La fermeture accélérée des puits de forage de gaz naturel aux USA augure d’au moins quatre ans de déclin de la production

    La fermeture accélérée des puits de forage de gaz naturel aux USA augure d’au moins quatre ans de déclin de la production

                         Avec la chute vertigineuse des prix du gaz naturel sur le NYMEX qui ont atteint les 4 dollars par MMBTU, passant ainsi en dessous du plus bas de Septembre 2006 qui avait provoqué la faillite du fond Amaranth, le nombre de puits en activité aux Etats-Unis ne cesse de décroître de semaine en semaine (FIG.). Depuis le mois d’Août cette chute est d’environ 600 puits, soit en moyenne 24 puits fermés par semaine, avec une pente qui friserait en ce moment plutôt les 50 puits par semaine. La chute n’étant pas stabilisée ce sont au global près de 800 à 1000 puits qui risquent de disparaître en quelques mois.Puitsgazus200902

                        Mais les forages sont plus rapidement stoppés qu’ils ne sont mis en production. C’est directement observable sur la courbe qui montre qu’entre début 2008 et le mois d’Août alors que les prix du gaz naturel flambaient, n’ont été mis en route que 200 forages environ. Cela veut dire que le jour où les cours du gaz naturel repartiront à la hausse, il faudra quatre ou cinq ans pour revenir au potentiel de production du mois d’Août dernier. Entre temps les productions autochtones de gaz naturel vont décroître. Certains parlent de 4% par an. Les américains devront faire appel à plus d’importation de Gaz Naturel Liquéfié venant du Qatar ou d’ailleurs, un comble quand on connaît les formidables réserves de gaz des Etats-Unis.

                       Pour arriver à l’indépendance énergétique des Etats-Unis, si chère au nouveau Président, il faudrait tout d’abord que les prix de l’énergie se stabilisent pour assurer en périodes de creux des recettes suffisantes au maintien de l’outil de production. Aucune industrie n’est capable de croître régulièrement si les prix de ventes n’assurent pas une certaine pérennité des revenus. Or, une telle stabilité est incompatible avec le système de marché spéculatif actuel.

                       Ce qui est vrai pour le gaz américain est vrai pour le pétrole mondial dont les cours dépendent de 300 traders, plus ou moins dopés, qui décident à New York de la valeur du pétrole dans le monde, en s’appuyant sur un marché physique inexistant (Cushing), encombré de stocks déjà vendus et attendant leur profitable échéance de livraison.

    Le 21 Février 2009.

  • Un projet de capture et stockage de CO2 californien entravé par une Commission de cet Etat

    Un projet de capture et stockage de CO2 californien entravé par une Commission de cet Etat

    California                               La Californie est renommée pour sa politique écologique, mais les difficultés financières et économiques du moment tendent à amoindrir ou même à entraver cette avancée environnementale (LIRE). Un projet exemplaire est en ce moment menacé: c’est le projet Hydrogen Energy International dont nous avons déjà dit quelques mots ici il y a quelques temps (LIRE). BP et Rio Tinto ont imaginé de créer une joint venture qui transformerait du coke de pétrole, vendu actuellement à la Chine, en Hydrogène servant à alimenter une centrale électrique selon un procédé IGCC (Cycle Combiné à Gazéification Intégrée) . Le CO2 formé durant la synthèse de l’hydrogène serait capté et injecté dans une nappe pétrolifère de l’Occidental Petroleum pour accroître le flux de production de pétrole. Bien sûr un tel accord nécessite la participation d’un électricien local. Southern California Edison intéressée par le projet, s’est vue refuser par l’Administration californienne de passer dans ses augmentations de tarifs les 30 millions de dollars des frais d’études qu’elle voulait engager pour supporter ce projet. La Commission en charge des autorisations souhaiterait que d’autres électriciens soient associés pour minorer ou repousser la facture.

    Le 21 Février 2009.

  • Enorme gadin boursier du norvégien REC, un des grands mondiaux du Silicium

    Enorme gadin boursier du norvégien REC, un des grands mondiaux du Silicium

                           Cette semaine à été très éprouvante pour les valeurs du green business. Dans ce climat de tempête boursière où l’Euro STOXX 50 a perdu près de 10%, il faut tout d’abord saluer les bonnes performances d’EDF EN et d’Iberdrola REN. qui arrivent à rester positives de 15% et de 3% respectivement par rapport à leur cours de début de l’année (FIG.). Mais l’évènement de la semaine dans ce monde étroit des actions cotées du green business, c’est la terrible chute du cours du norvégien REC qui perd un tiers de sa valeur en une semaine. Il avait pourtant publié de solides résultats au quatrième trimestre, avec des revenus en croissance de 27% et un résultat à 29% de ce chiffre d’affaires. Mais les perspectives 2009 de cette industrie sont franchement décourageantes. Boursecours200902b

                           REC a réussi en 2008 à maintenir de bons prix de ventes auprès de très gros clients. ReccustomersCinq clients font 90% de ses ventes dans le Silicium et cinq autres clients font 85% des ventes de wafers (FIG.II). Mais les prix en Asie du silicium se sont complètement effondrés à moins de 40$ le kilogramme. Il est donc évident que REC ne va pas pouvoir maintenir ses prix de ventes et qu’il va devoir s’aligner, peut-être avec une petite prime de qualité, sur les prix asiatiques. Cela signifie que certains prix de vente de ce grand mondial du silicium, dans un marché en retrait, risquent d’être divisés par deux, sinon trois, dans le courant de 2009. Sombres perspectives!

                   Parmi les autres fortes baisses signalons celle du chinois Suntech qui perd 27% sur la semaine avec de tristes prévisions pour le premier trimestre 2009 (LIRE) mais aussi celle de THEOLIA dont l’action perd 25% de plus sur la semaine et 40% depuis le début de l’année. Le marché douterait-il de la pérennité de cette entreprise?

    Le 21 Février 2009.