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  • Retour du cowpox.

    Retour du cowpox.

    Cowpox Des rats, originaire de république Tchéque, ont contaminé leurs propriétaires.
    Elles leur ont refilé le cowpox, plus connu pour être le "vaccin originel".
    En effet, ce sont des fermiers qui, en le signalant à Jenner, firent découvrir la Vaccine.
    Contaminés par leurs vaches, ils avaient la particularité de ne pas contracter la variole humaine, à une époque où on disait que 95 % de la population était touchée et où une personne sur neuf en mourrait.
    Pour dire vrai, les 5 % restants étant les personnes résistantes naturellement, et celles vaccinées tout aussi naturellement par le cowpox, endémique en Europe de l’Ouest.
    Cette épidémie dont on ne connait pas l’ampleur, devait certainement contrarier plus que cela l’épidémie de Variole.

    En effet, la proximité des populations rurales avec leurs vaches était importante, et celle-ci, quasiment à l’époque, des animaux domestiques.
    Celle-ci, dans de petites maisons, avaient la particularité d’en assurer le chauffage par leur présence (le problème d’odeur étant mis à part).
    La partie habitation étant séparée de l’étable, souvent par une mauvaise porte, qu’on laissait ouverte l’hiver.
    Comme il y a toujours un bon et un mauvais côté, la vache protégeait de la Variole, mais d’un autre côté, propageait la tuberculose.

    On aura donc quasiment un tableau complet du 18°siècle. En enlevant la mortalité causé par tuberculose et Variole, on enlève 40 % de la mortalité de l’époque.
    Bien entendu, les moeurs ont changés. Plutôt que d’être ravis d’acquérir une immunité, les "victimes" de cette contamination, ont plutôt tendance à porter plainte aujourd’hui, pour le préjudice esthétique plus particulièrement.
    Reste que lorsque l’on achète un animal, on l’achète avec tout ce qui fait un être vivant : microbes et virus compris.

    Mardi 17 Février 2009

  • En dépit de sa nouvelle alliance avec Toshiba, Volkswagen poursuivrait sa collaboration avec Sanyo

    En dépit de sa nouvelle alliance avec Toshiba, Volkswagen poursuivrait sa collaboration avec Sanyo

                             Il semblerait que pour ses futurs véhicules électriques ou électrifiés Volkswagen garderait deux fers au feu. Le Groupe conserverait Sanyo comme fournisseur d’une batterie de type Li-Ion pour un futur modèle hybride qui serait commercialisé par Audi en fin 2010 aux Etats-Unis. Ce modèle, annoncé par Wolfgang Hatz, dit "Q5 crossover hybrid" entrerait en compétition avec le modèle Lexus RX 400h de Toyota. Volkswagen, très en retard, ferait donc ses débuts dans la technologie hybride par le haut de gamme, sur des volumes limités. (Notons au passage la stratégie complètement opposée de Honda qui veut étendre le marché de la technologie hybride par un modèle à prix le plus faible possible avec l’Insight qui rencontre un très beau succès commercial au Japon.)  VW d’autre part développerait une batterie au titanate de lithium avec Toshiba pour un petit modèle électrique (LIRE la précédente info). Toshiba se fait fort de faire progresser l’énergie massique de ses batteries, handicapées par leur tension, (jusqu’à 120Wh/kg) grâce au développement d’une nouvelle électrode positive et avec la taille des batteries.Alliancesbatteries5

    Le 17 Février 2009.

  • Les transporteurs aériens souffrent.

    Les transporteurs aériens souffrent.

    Singadrap De nouvelles étapes dans le martyrologue des compagnies aériennes. Désormais, c’est Singapour Airlines qui réduit ses capacités de vol de 11 % en retirant 17 appareils des plans de vols. Le simple renouvellement des appareils n’en aurait fait retirer que 4.
    Son bénéfice net est en chute libre de 42.8 %.
    Cette chute est d’autant plus grave que Singapour reste une plateforme maritime et aéroportuaire importante.
    Donc, c’est le centre qui souffre.
    Mais Air France – Klm se passera aussi d’appareils neufs. "Confronté à des pertes sans précédent, le groupe a annoncé des mesures d’urgence, dont la poursuite de la réduction des effectifs et un renforcement du plan d’économies, avec des reports de livraisons d’avions."

    Pour les avionneurs, cela prend des allures de Bérézina. Certes les carnets de commandes sont pleins, mais surtout pleins de vides.
    En effet, ces commandes ne sont pas fiables, toutes les compagnies "reportent" ou "annulent" leurs commandes.
    Ce n’est pas sans incidences, il existe des pénalités en cas d’annulations, et cela grève les résultats, mais, absolument rien n’indique qu’un quelconque redémarrage aura lieu.
    Que ce soit Boeing ou Airbus, les annulations arrivent en rangs serrées. En outre, on peut penser que plus les commandes sont lointaines, plus elles sont incertaines. Enfin, qu’importe d’avoir un carnet pour dans deux ans, si entre temps, la charge de travail diminue et que les appareils neufs s’entassent, en attendant leurs propriétaires.

    Affaire à suivre, toujours. On peut raisonnablement penser que parier sur les compagnies aériennes et les constructeurs, ce n’est plus une attitude rationnelle, mais la foi du charbonnier.

    Mardi 17 Février 2009

  • Etats-Unis : le nombre de foyers se chauffant à l’électricité est en croissance lente

    Etats-Unis : le nombre de foyers se chauffant à l’électricité est en croissance lente

                          Au gré des diverses envolées tarifaires des prix de l’énergie, il serait possible de s’attendre, compte tenu du coût croissant de ce poste dans les budgets familiaux, à de rapides modifications des choix des foyers dans leur mode de chauffage. Or, comme le montre l’exemple américain, les modifications sont en réalité très lentes. Cependant une analyse sur plusieurs années permet de dégager certaines tendances. Tout d’abord le mode de chauffage préféré des foyers américains est le gaz naturel qui détient 52% de part de marché depuis de nombreuses années (FIG.). Compte tenu de la croissance de population on assiste donc à une légère croissance de la consommation de gaz (+4% en six ans). Par contre l’utilisation de l’électricité comme mode de chauffage est en nette progression. Elle est passée de 32% à 35% de part de marché en six ans. Cette évolution s’est réalisée aux dépens de l’utilisation de produits pétroliers que sont le fuel et le propane.Chauffagefoyersus20082009

                        Cette utilisation croissante de l’électricité qu’il, faut attribuer à la popularisation des pompes à chaleur et à l’utilisation largement répendue de l’air conditionné dans ce pays, doit être appelée à croître dans le futur. En effet, les applications des énergies renouvelables, comme le photovoltaïque domestique raccordé au réseau vont permettre tout à la fois au foyer d’être vendeur ou acheteur d’énergie électrique au distributeur de courant, en fonction des heures de la journée, du temps et des températures. De meilleures isolations thermiques, l’arrivée d’un véhicule électrique vont peu à peu inciter les consommateurs à se tourner vers l’énergie électrique pour assurer tous leurs besoins en énergie. Mais le processus sera lent.

                       Pour les deux autres formes d’énergie que sont le fuel et le propane, ils participent encore de façon non nulle à la consommation de pétrole américaine, avec un volume stable autour des 600 mille barils par jour (FIG.II). La décroissance de leur part de marché dans les foyers étant compensée par l’accroissement de population globale américaine.Chauffagefoyersus20082009_b 

    (Remarque: ces chiffres ne prennent pas en compte les utilisations industrielles et commerciales de ces sources d’énergie)

                    Les habitudes de consommation d’énergie sont des phénomènes tenaces, très difficiles à modifier. Seuls des efforts pédagogiques soutenus dans le temps de la part de l’Administration et des incitations financières permettront de faire peu à peu évoluer les modes de consommation d’énergie des citoyens américains. It’s a long way to go!

    Le 17 Février 2009.

  • La justice italienne suspend le développement pétrolier de Tempa Rossa

    La justice italienne suspend le développement pétrolier de Tempa Rossa

    Castelmezzano                      Henry John Woodcock n’est pas le shérif d’une bourgade du Dakota du Sud, c’est un magistrat italien de Potenza en charge d’une enquête portant sur des pots de vins qui auraient été versés lors d’une adjudication de marché en 2006 pour l’exploitation d’un gisement de pétrole en Italie. Affaire banale me direz-vous, pour cette Italie voisine où politique et business sont intimement intriqués. Mais voila que notre juge, sorte d’Eliot Ness latin, avec l’aide de son supérieur le procureur Rocco Pavese, décide d’arrêter tout développement  pour une durée d’un an, du champ de Tempa Rossa, opéré par Total Italia qui possède 50% des droits. Ce gisement de la région de Basilicate dans le sud des Apennins qui devait être mis en exploitation en 2010, devait produire dans les 50 mille barils par jour.

    Le 17 Février 2009.

  • La chute des ventes de wafers tire vers le bas les prix du Silicium polycristallin

    La chute des ventes de wafers tire vers le bas les prix du Silicium polycristallin

                           Le SEMI nous informe que les ventes de wafers de silicium, base d’une large part de l’industrie électronique et des industries photovoltaïques, exprimées en unités de surface, ont baissé de 6% en 2008 par rapport à l’année précédente. Mais ce chiffre n’illustre pas la réalité de la forte chute des ventes au quatrième trimestre (FIG.) qui sont retombées à leur niveau de 2003. Formidable coup d’accordéon après un troisième trimestre miraculeusement stable qui laissait espérer que les industries du silicium éviteraient une large partie de la crise. Bien sûr, il n’en a rien été.Wafers2008t4

                         Cette chute des ventes de wafers entraîne de formidables perturbations dans les cours du Silicium mono ou polycristallin, matériaux de base de leur fabrication. Les prix du silicium qui avaient atteint 350$/kg à la mi-2008 se négocient aujourd’hui sur des accords de fournitures au long cours dans les 100$ à 130$/kg. Mais le marché spot est bien au dessous de ces prix là. Les spécialistes du secteur parlent de prix spots du silicium polycristallin en 2009 entre 40$ et 60$ le kilogramme, avec une offre autour de 80 mille tonnes et une demande de l’ordre de 54 mille tonnes. Compte tenu des investissements de production en cours de réalisation, l’excédent de capacité de production devrait encore s’accroître en 2010. C’est donc une situation durable qui s’installe.

                         Le marché du Silicium et des wafers connaît un phénomène classique de retournement qui de vendeur, le marché devient acheteur. Alors qu’auparavant tout le monde stockait par peur de pénurie et d’accroissement des prix, voila que tout le monde déstocke et attend la future baisse des prix. Bien sûr les plus faibles dans ces périodes disparaissent, formidable processus de rééquilibrage de marchés et d’impitoyable sélection. D’après les spécialistes ces disparitions pourraient se produire à partir de 60$ pour un kilogramme de silicium.

                        Ces baisses de prix ont un côté favorable: c’est la croissance du marché du photovoltaïque. Avec des prix du Watt qui vont définitivement passer en dessous de 2$ pour les modules, le marché du photovoltaïque encouragé par les mesures de relance devrait repartir franchement à la hausse. Encore faut-il que les crédits soient disponibles ou comme cela se dessine aux Etats-Unis, que les grands opérateurs de la distribution d’électricité qui disposent du cash nécessaire, prennent les choses en main.

    Le 17 Février 2009.

  • Chine : révolution « verte ».

    Chine : révolution « verte ».

    Images_3 La crise en Chine n’est pas "petite". Les ambitions sont un grand plan intérieur de relance. Plan à mon avis inutile. En effet, vu l’hypertrophie du secteur exportateur, il sera impossible de pallier sa défaillance.
    Tout d’abord, il va y avoir un tri dans la crise, une mise au rencart de beaucoup d’équipements les plus anciens :
    "Tous ces nouveaux investissements vont certainement être bénéfiques pour la cause environnementale en Chine. On a accumulé une trop grande dette vis-à-vis de la nature, et la crise est l’occasion de rembourser. Avec la demande qui chute, des entreprises en profiteront pour moderniser leurs équipements. D’autres, les plus faibles et les plus polluantes, seront poussées à disparaître. "
    Quand survient une crise, disparait en priorité le plus faible, le plus ancien, le plus consommateur.

    On devrait assister, comme dans les années 1980, à une chute de la consommation énergétique en Chine.
    En suite, le projet est de verdir l’économie, notamment la question de l’eau, de son traitement et des boues d’épurations.
    En effet, la situation est terrible en Chine à ce niveau là. Les travaux ont à peine commencé, pour tout ce qui concerne le traitement des eaux.
    Les voies fluviales, prosaïquement, c’était les égouts.
    Le barrage des trois gorges a eu le mérite de faire comprendre le problème à un niveau encore jamais vu.
    Mais d’une manière générale, c’est l’entassement humain qui en est la cause, couplé à une augmentation de la consommation d’eau, et une ressource qui elle, est stable la plupart du temps, et quelquefois en régression.

    On peut mettre aussi en relief un problème souligné par Braudel il y a plus de trente ans, c’est la fin de la colonisation intérieure chinoise, parce qu’il n’y a plus de terres libres.
    la phase antérieure, qui visait à régler les problèmes par l’extension de la surface habitée et le déversement des populations excédentaires dans d’autres régions est finie. Désormais, il faut faire avec les moyens disponibles, avec "un plafond reconstitué" (Braudel aussi). C’est la phase de croissance qui semble finie, ou du moins, dans le meilleur des cas, elle serait si faible qu’elle en deviendrait imperceptible. Si, bien entendu, le système économique n’a pas implosé dans quelques mois.

    Lundi 16 Février 2009

  • Phase de dislocation géopolitique mondiale.

    Phase de dislocation géopolitique mondiale.

    Production_industrielle On va bientôt rentrer dans la phase la plus sérieuse de cette crise qui dure depuis 35 ans déjà.
    Après s’être fait une bonne bouffe, les zouaves qu’on appelle "responsables" (par antiphrase) du G7, puis du G20 ont fait preuve d’une inertie cinglante :
    "Alors, ce qu’ils sont en train de faire, c’est épuiser les recours à l’intérieur de cet édifice très vaste et très compliqué, et ça prend beaucoup du temps, et l’on produit pétard mouillé après pétard mouillé, qui s’égrènent au fil du calendrier, pendant que la situation évolue de catastrophique à cataclysmique.  "

    La cataclysme, c’est la dislocation stratégique de certains états, des constructions impériales.
    Au premier rang, les USA et l’Union européenne, le plus bref empire qu’aura connu la planète.
    Le jeu que certains jouent depuis des décennies est en train de disparaitre. Le monopoly peut se refermer, la partie est finie.
    Dans cette phase terminale du jeu, en tête de liste, on voit la Grande Bretagne, ex-empire défunt qui voulut se maintenir. Il utilisât deux moyens ces trente dernières années : la rente pétrolière et gazière de la mer du nord, et la rente de la bourse de Londres.
    Tony Blair vient de reconnaitre la magouille. 4 millions d’invalides, très peu invalides, et des mères au foyer.
    De quoi relativiser un taux de chômage, en réalité à plus de 20 %, tout en priant les sponsorisés de rester chez eux.
    "Tony Blair a reconnu que ces chiffres sont truqués. L’ex-premier ministre a révélé que sur quatre millions "d’handicapés" recensés outre-Manche — un record mondial rapporté à la population totale –, trois millions sont atteints d’une invalidité fictive (myopie, strabisme, légère surdité, spasmophilie… tout y passe), ce qui constitue un camouflage du chômage réel.
    L’escroquerie du mythe du plein emploi ne s’arrête pas là puisqu’il faut rajouter 750 000 femmes répertoriées comme parents isolés et qui ont droit à une "généreuse indemnité" (une sorte de RMI amélioré)… à condition de rester dans leur doux foyer et ne pas faire mine de chercher du travail."
    Ce travail en gros avait commencé avec Margaret : la plupart des mineurs licenciés n’avaient jamais retravaillés.

    La question "énergie", dans un monde qui s’étiole, s’effondre, va donc passer au second rang. On va économiser, mais de la pire des manières.

    Lundi 16 Février 2009

  • Japon : dégringolade économique.

    Japon : dégringolade économique.

    Images_2 Le ministre des finances Nippon est apparu en triste état (était il possédé et habité par JL Borloo ?), et le Japon, en bien pire état que lui.
    12.7 % de dépression en rythme annuel et 3.3 en un trimestre, le dernier de 2008.
    Cela règle la question chinoise. Les deux pays étaient très exportateurs, l’un en haute technologie, l’autre en basse et moyenne, et la récession nipponne est la récession de ses exportations.
    La Chine est encore plus extravertie que son voisin.
    C’est en réalité la question de la compression des salaires qui règne depuis 1990, et les mesures monétaires ne sont arrivées à rien, malgré des distributions gratuites d’argent (le taux actuel de la BOJ est à 0.1 %):
    "Le marché intérieur japonais, qui végète depuis des années en raison de facteurs tels que le vieillissement de la population ou la stagnation des salaires, s’est avéré incapable de prendre le relais.  "

    Quand à la Chine, seul la fiction d’une comptabilité nationale arrangeante, fait encore croire à la croissance :"les conséquences de la crise sur l’économie chinoise sont plus fortes que prévu : chômage en hausse, insuffisance de débouchés pour les jeunes diplômés, fermetures d’usines dans les zones côtières qui ont incarné le "miracle" chinois. "
    L’extrême orient est donc en crise sévère, crise à laquelle participent tous les pays, ayant voulu jouer un rôle trop exportateur, vers les deux autres pôles de la triade (Europe et USA).

    Une nouvelle est parue : on dit que l’on a pas fabriqué, le mois dernier, un seul container…

    Lundi 16 Février 2009

  • Sur fond de croissance du chiffre d’affaire, Air Liquide aborde la crise affaibli par la dette

    Sur fond de croissance du chiffre d’affaire, Air Liquide aborde la crise affaibli par la dette

    Air_liquide_2                    Air Liquide présente des résultats avec une croissance du chiffre d’affaire 2008 de 11% et surtout de 7,9% au quatrième trimestre. Ce dernier score suffit à montrer la solidité du business de cette Compagnie. Cependant une analyse de l’endettement net de l’entreprise montre qu’elle a dépensé en deux ans deux milliards d’euros de plus qu’elle n’en a collecté. L’endettement net qui était de 3,45 milliards d’euros en fin 2006 est porté à 5,48 milliards à fin 2008, ce qui représente un ratio de 78% sur capitaux propres. En des périodes de croissance de l’économie un tel ratio serait aisément supportable par Air Liquide, mais dans le contexte actuel, cet endettement va constituer un handicap certain et va obliger Benoît Potier, son Président, à limiter fortement ses investissements.

    Mais comment Air Liquide a-t-elle réussi à s’endetter de la sorte?

                       Une analyse du tableau de flux de trésorerie montre que sur les deux ans 2007 et 2008 les chiffres suivants:

    • Flux net généré par les opérations et cessions diverses: 4.65 mrds
    • Investissements et Acquisitions : 4.82 mrds
    • dividendes : 1.12 mrds
    • rachats d’actions : 0.70 mrds
    • pertes de change et périmètre : 0.19 mrds

                     Il apparaît donc que le Groupe a fortement investi durant la période mais que sur les deux milliards d’euros d’endettement supplémentaire, 700 millions sont dus à de stupides rachats d’actions, réalisés alors que les cours étaient au plus haut (à 76 euros en 2008). Ces acquisitions inutiles, financées par la dette, ont été arrêtées dès le mois de Septembre. La dette d’Air Liquide s’est également aggravée avec la hausse du Yen en 2008.

                     Il est donc probable, si Air Liquide ne veut pas accentuer son endettement en 2009, que les dépenses d’investissements ou d’acquisitions sur l’exercice devront être sensiblement divisées par deux par rapport à la moyenne des deux exercices précédents. Une fourchette entre 1 et 1.2 mrds d’euros en fonction des effets de la crise semble la plus raisonnable pour une saine gestion de la trésorerie de l’entreprise. Air Liquide disposait en début d’exercice 2009 d’une trésorerie de 1,14 mrds d’euros.

                    En particulier, il ne faudra pas qu’elle compte beaucoup sur la croissance du photovoltaïque qui va se trouver en arrêt complet d’investissements en 2009 et sûrement en 2010, sinon au Japon.

    Le 16 Février 2009.