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  • Le CAC 40

    Le CAC 40

    Cac40_2 Les bénéfices du CAC 40 reculent, dans les faits, fort peu.
    94 milliards en 2008, contre 100 en 2007.
    "Les grosses capitalisations issues des privatisations des services publics opérées ces vingt dernières années bénéficient de rentes solides et opèrent sur des marchés peu concurrentiels : France Télécom, GDF-Suez, EDF dégagent ainsi autour de 5 milliards de résultats chacune. "
    Il est vrai que cet article met le "doit" sur la rentabilité réelle de grosses firmes. Sont rentables celles qui s’appuient sur des rentes, et parmi cette rente, la rente d’une infrastructure.
    Reste donc à savoir le pourquoi des privatisations d’entreprises si rentables, excepté d’augmenter la fortune de copains-coquins.

    La téléphonie mobile (Bouygues et Vivendi) assure des rentes aussi, et les services fermiers de l’eau, des autoroutes et des déchets.
    Voilà pour le degré de "compétitivité" et de "compétence" des grandes entreprises françaises, on ferait mieux de parler de "gras monastères", "puissantes abbayes" et princes du CAC.
    Le retour du moyen-âge, quoi.
    D’autres firmes, sont elles, plus fragiles : constructeurs automobiles, banques, se vautrent dans les délices de leur incompétence.
    Certains bénéfices apparaissent fragiles : ArcelorMittal, et le plus gros, TOTAL, dont le dernier trimestre était négatif.
    Reste que les bénéfice du secteur des rentiers-protégés-amis-du-pouvoir, ne pourront rester éternellement hors du lot, à contrecourant du reste de l’économie.

    Déjà, la remise en cause des dogmes s’est mis en mouvement. Elle touchera TOUS les secteurs économiques.

    Dimanche 15 Février 2009

  • Chine : forte réduction des échanges extérieurs.

    Chine : forte réduction des échanges extérieurs.

    Chine La Chine a vu son commerce extérieur se réduire fortement en janvier 2009.
    Les exportations reculent de 17.5 % à 90.45 milliards de $ et les importations de 43.1 % à 51.34 milliards de $, laissant un excédent de 39.11 milliards de $.
    Cette évolution indique donc une violente crise interne : importatrice surtout de matières premières et de machine-outils, la Chine a donc cessé de s’équiper, de produire et/ou liquide ses stocks.
    Dépendant pour 40 % de son PIB des exportations, le pays n’a AUCUNE CHANCE de passer au travers de la crise économique.
    Il sera sans doute LE pays où cette crise économique, politique, sociale, sera au maximum.

    La paupérisation des classes moyennes occidentales, en se poursuivant, ruine le pays fournisseur à son tour.
    Ce n’est, certes pas, les 50 à 100 millions de "classes moyennes" chinoises ou indiennes qui pourront prendre le relais de la consommation défaillante, et il faudrait, même dans ce cas, s’attendre à un violent changement de structures productrices, basculer, en quelques mois, d’une industrie basée sur l’exportation à une industrie basée sur les besoins locaux.
    Hors, le cas du jouet le montre : la Chine n’absorbera pas les surplus de jouets non vendues, les usines disparaissent corps et biens, avec machines et locaux. Les machines se retrouvent vite fait à l’état de ferraille.

    Le "retard d’effondrement" risque d’être comblé dans le cas chinois aussi.

    Dimanche 15 Février 2009

  • Autoroutes : bradées.

    Autoroutes : bradées.

    Unemarianne Le gouvernement Villepin a bradé les autoroutes en 2006, sous payés à 14.8 milliards, soit 10 milliards en dessous de leur véritable valeur.
    Les sociétés concessionnaires ont vu passé leur redevance de 170 à 370 millions par an, mais pour combler la différence, c’est à 1.2 milliards qu’elles auraient du passer.
    Bien entendu, le cochon de payeur est très sollicité, comme la vache à lait qu’il est.
    Avec, quand même, un risque. A trop tirer sur la corde, elle a visiblement finie par casser.
    Le trafic, vu en hausse éternelle, piétine ou recule.
    La cour des comptes, elle dénonce :
    " Elle déplore l’inadéquation entre coûts et tarifs et relève des écarts de prix kilométriques « incompréhensibles » qui vont carrément de 1 à 14. La Cour des comptes citait l’exemple d’un « automobiliste qui emprunte vers le nord le tronçon Avignon-Sud-Cavaillon de l’autoroute A7 paye treize fois plus que s’il va à Orange ». "

    Le petit cadeau aux copains-coquins est donc conséquent, et en même temps, les nuages s’amoncellent sur la tête des sociétés qui ont investies.
    Comme toutes, elles ont investies de l’argent emprunté, qu’elles n’avaient pas.
    Elles se retrouvent, comme beaucoup, coincées entre les recettes et l’endettement, et un endettement qu’il est souvent impossible ou difficle de renégocier.

    Affaire à suivre, donc, la "bonne affaire" pourrait s’avérer être un cadeau empoisonné, dont finalement, nous n’aurions qu’à nous féliciter.

    Dimanche 15 Février 2009

  • Quel est le poids relatif des formes d’énergies primaires dans la génération d’électricité américaine en 2008

    Quel est le poids relatif des formes d’énergies primaires dans la génération d’électricité américaine en 2008

                           Les Etats-Unis, trop gros consommateurs d’énergie, ont généré 11,26 TWh d’énergie électrique par jour en 2008. Cette génération d’énergie secondaire a consommé dans les 42% des énergies primaires, auxquelles il faut ajouter tout le pétrole pour les transports et la pétrochimie et 70% du gaz et une petite fraction du charbon consommés pour des applications de chauffage ou de métallurgie pour obtenir la totalité des énergies primaires consommées aux Etats-Unis. Parler de la génération d’électricité américaine c’est parler d’un peu moins de la moitié de la consommation globale d’énergie primaire, il ne faut pas oublier ce détail pour éviter de se mélanger les pinceaux.

                           Dans cette génération d’énergie électrique le charbon se taille encore la part du lion avec 48% (FIG.). Electricitusa2008

    Puis vient le gaz naturel (22%), le nucléaire (20%) et les énergies renouvelables (9%).

                     Au sein des énergies renouvelables (petite figure dans la grande), la génération hydroélectrique occupe les deux tiers du petit camembert (65%) puis vient l’utilisation du bois qui brûle très bien dans une centrale au charbon (16%),méthode la plus simple d’utilisation de la biomasse, et enfin en troisième position seulement , celle dont on nous casse les oreilles, l’énergie éolienne qui a représenté 11% seulement des sources renouvelables. Avec 0,124 MWh d’électricité générée par jour, l’énergie éolienne US a représenté 1,1% de la génération globale d’électricité américaine. Cela représentait 0,44% de la totalité des énergies primaires consommées dans ce pays, sur les dix premiers mois de 2008 (FIG.).

    . Energieprimaireusa200810

                         Remarque: dans la répartition des sources primaires d’énergie c’est le pétrole qui est la source la plus importante, suivie du gaz naturel et enfin du charbon qui pourtant était premier dans la génération d’électricité.

    Le 15 Février 2009.

  • La déprime des échanges internationaux de charbon est à l’image des cours de la tonne de CO2 en Europe

    La déprime des échanges internationaux de charbon est à l’image des cours de la tonne de CO2 en Europe

                         Le commerce mondial du charbon a atteint les 600 millions de tonnes environ en 2007, pour une production mondiale de 6,4 milliards de tonnes. Les échanges commerciaux ne représentent donc que moins de 10% de la consommation mondiale. Les principaux pays exportateurs sont l’Australie, l’Afrique du Sud, les Etats Unis et l’Indonésie. Les pays importateurs sont la Chine, le Japon et l’Europe (237 MT en 2006). La faible part du commerce explique la forte variabilité de la demande en fonction des données économiques. Entre 2000 et 2007, tirée par la demande asiatique, le commerce du charbon s’est accru de 30 MT par an en moyenne. Mais depuis la crise économique mondiale est arrivée, faisant décliner les transactions et nettement baisser les prix (FIG.) qui se sont stabilisés en ce début d’année autour de 80$ la tonne.Prixhebdonewcastle200902

                       Mais les milieux professionnels sont très pessimistes pour les mois à venir en raison de la crise mondiale et à plus long terme en raison des problèmes écologiques et de la concurrence du gaz naturel. BHP Billiton par exemple, un des plus gros exportateurs de charbon dans le monde, estime que sa filiale d’Afrique du Sud produira 34 millions de tonnes en 2009 qu’il faut comparer aux 48 millions de tonnes produites en 2008. En Indonésie, entre Décembre et Janvier les exportations de charbon ont reculé de 35% à 8,8 millions de tonnes. Les reculs sont rapides et profonds. Les prix, étrangement stabilisés dans le port Australien de Newcastle, pourraient donc poursuivre leur repli vers une plage 50$ à 65$ la tonne disent les spécialistes de ces marchés.

                        La chute est encore plus vive sur les variétés de charbon pour la métallurgie. C’est un marché beaucoup plus étroit que celui du charbon de chauffage, il a atteint dans le monde les 180 millions de tonnes en 2008 avec des prix à plus de 300$ la tonne. Cette année les prix pourraient descendre à moins de 100$ la tonne sur des volumes réduits de 40 millions de tonnes. Les Etats-Unis, touchés dans leur production d’acier, pourraient à eux seuls réduire leur consommation de coke métallurgique de 20 millions de tonnes.

                        A plus long terme les ravages écologiques du charbon vont exercer une pression forte vers une baisse des consommations qui vont se répercuter sur les échanges. Il est possible par exemple de poser la question suivante: que devrait faire l’Europe pour arrêter les importations annuelles de 237 MT de charbon qui représentent au cours actuel une dépense de 19 milliards de dollars et une production annuelle de CO2 de plus de 500 millions de tonnes? Elle pourrait également se poser la question des subventions versées par l’Etat allemand à ses mines de charbon.Droitsets200902

                        Il est une certitude: compte tenu de la baisse des prix du charbon et de la chute vertigineuse des cours des droits d’émissions de la tonne de CO2 (FIG.) sur l’European Climate Exchange (ECX), en l’absence de toute décision politique volontariste, rien n’arrêtera en Europe la consommation de lignite ou de charbon. Huit euros pour larguer une tonne de CO2, c’est l’affaire du jour en Allemagne! Il est clair que le système de marché spéculatif des droits d’émissions de CO2 dont notre Commissaire à l’Environnement est très fier (LIRE), n’est pas un bon instrument d’incitation des industries carbo-polluantes à investir pour progresser vers moins d’émissions (LIRE).

                     Aux Etats-Unis la crainte d’une nouvelle politique environnementale (LIRE) et surtout des prix du gaz naturel bradés, à 4.5$ le million de BTU, vont plutôt orienter les productions d’électricité vers des centrales au gaz et donc faire un peu plus baisser les prix du charbon.

    Le 15 Février 2009.

  • Russie : pénurie de milliardaires.

    Russie : pénurie de milliardaires.

    Logo Le nombre de milliardaires russes, largement issus du sérail énergétique, fond comme neige au soleil.
    Il était passé de 24 en 2004, à 39 puis 50 et 61, enfin, il était arrivé à un maximum de 101 en 2008, pour redescendre à 49, cette année. Les dix personnes les plus riches ont un patrimoine cumulé de 75.9 milliards, en recul de 66 %.
    Enfin, ce sont là, les "chiffres officiels".
    En réalité, la situation de ces "hommes d’affaires" est bien pire que cela.
    Rappelons leur parcours : à la fin de l’URSS, ils s’emparent, pratiquement gratuitement, de l’appareil économique de ce pays.

    Depuis le début du siècle, le prix des matières premières en général et du pétrole et du gaz en particulier, n’avait cessé de monter.
    Mécaniquement, les oligarques s’étaient enrichis.
    Mais ils ont voulus faire beaucoup mieux, ils se sont considérablement endettés pour faire du "bizness", et comme tout le monde, les contreparties acquises se révèle souvent invendables, pendant que le cours des matières premières s’effondrent.
    Aujourd’hui, ils sont obligés de bazarder à n’importe quel prix, d’appeler l’état au secours, et les montants de fortunes mentionnés sont forts optimistes.
    En réalité, il ne s’agit que de l’actif, surévalué.
    L’endettement des oligarques est lui, inconnu.
    Mais cette richesse en dégringolade est emblématique. Il révèle leur incompétence et leur gourmandise.

    L’histoire est un éternel recommencement. Souvent, les gens riches croient à leur génie. Mais comme disait Warren Buffet, il faut qu’une affaire puisse être dirigée par un imbécile, car, un jour, elle le sera.

    Samedi 14 Février 2009

  • La vie chère aux Antilles…

    La vie chère aux Antilles…

    Images_4 La vie chère aux Antilles, notamment la Guadeloupe en crise est significative. Les salaires sont bas, bloqués, et les importateurs s’engraissent, sans concurrence ou presque, sur le dos de la population.
    Ce genre de situation a souvent été connu dans le cadre du pacte colonial aux Antilles.
    Elle a souvent amené à des récriminations, de la contrebande, des troubles.
    Aujourd’hui, l’état, aux abonnés absents ne peut que constater, ou plutôt ne pas constater la situation (tous les moyens de contrôles ont été démantelés), d’une minorité qui se gave sur le dos de tous.
    En réalité, ce ne sont pas des problèmes spécifiquement Guadeloupéens  et Martiniquais, par métastases, désormais, c’est le problème d’une classe de gros commerçants même pas capitalistes (le capitalisme n’existe pas dans ce cadre).

    Le problème, c’est celui d’une aristocratie reconstituée, comme aux pires heures qu’on a vécu aux Antilles, dans les villes minières en Amérique : la classe dirigeante locale ne se contente pas d’un bénéfice honnête, mais veut tout.
    Le parasite social dans toute sa splendeur.
    L’état qui a abandonné tous moyens de contrôles se trouve devant une alternative non dite : il n’a plus le choix.
    Soit il écrase la révolte, soit il disparait.
    La troisième possibilité : faire rendre gorge à la classe dirigeante, n’est même pas évoquée.
    En fait, c’est l’alignement de l’état sur les intérêts d’une bande de coquins qui est en cause.

    On verra sans doute la situation des Antilles Françaises appelées à un grand avenir bientôt, une généralisation française, européenne et mondiale.
    Les problèmes de coût de transports ? Foutaises ! Une partie marginale des problèmes de fixations des prix.

    Samedi 14 Février 2009.

  • La crise, la crise, la crise…

    La crise, la crise, la crise…

    Lincoln Pour la hiérarchie militaire des USA, il existe désormais deux menaces fondamentales, la crise économique et le risque de dislocation interne.
    Si Dennis Blair met l’accent sur la crise économique et les problèmes de déstabilisation, pour l’instant "de basse intensité", vécus par certains pays, dont notamment le Mexique.
    L’onde de choc mexicaine est de plus en plus palpable.
    Là, c’est la guerre contre les cartels qui est le problème le plus urgent (rendu plus aigu par l’épuisement du gisement Cantarell).
    Mais il ne faut pas négliger aussi, les tendances à la dislocation de l’ensemble. Visiblement, certains pensent très haut à la sécession (21 états), à l’exception très notable du Texas, qui voit le problème mexicain lui arriver en pleine figure.

    Le mythique Al Quaida devient subitement "moins menaçant".
    " Elle a déjà ainsi nuit à la confiance du monde dans le libre-échange et dans la domination économique des Etats-Unis."
    Les deux sont, sans aucun doute, déjà morts.
    En réalité, la référence constante d’Obama à Lincoln n’est pas fortuite.
    Si pendant le temps entre son élection et sa prise de fonction, il ne pipât mot, pour ne pas nuire aux efforts de la présidence Buchanan pour réduire politiquement la sécession, par la suite, il menât la guerre par tous les moyens, d’une main ferme, sans montrer le moindre signe de faiblesse ou d’hésitation.
    Si les résultats militaires ne furent longtemps pas à la hauteur de la détermination présidentielle, il inaugura la longue liste qu’on connut au XX° siècle, des généraux bouchers en la personne de Grant et Sherman, encore plus redoutables à leurs propres soldats qu’à l’ennemi.

    Samedi 14 Février 2009

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 14 Février 2009

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 14 Février 2009

                              Unistar, la filiale d’EDF aux Etats-Unis avec Constellation, vient de demander à la NRC de repousser l’examen du projet de réacteur nucléaire de Nine Mile Point dans l’Etat de New York pour se focaliser sur celui de Calvert Cliffs dans le Maryland. La filiale semble vouloir accélérer et recentrer ses objectifs sur ce projet EPR de 1600 MW d’AREVA.Nrcnuclearprojects

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    Michelinactivewheelb_2                       Valeo et  Michelin annoncent qu’ils ont signé une lettre d’intention pour s’allier dans le développement de systèmes pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. On savait Michelin passionné par ce sujet depuis la présentation de son concept "Active Wheel" qui regroupe dans la roue, un amortisseur et un moteur électrique (LIRE). Il compte apparemment aller plus loin mais accompagné par un équipementier chevronné. L’ensemble des deux Groupes peut effectivement faire faire de larges progrès à la gestion de l’énergie à bord d’un véhicule électrique. Mais pour Michelin son gros challenge sera de généraliser pour l’ensemble de sa gamme, dans les années qui viennent, les pneumatiques ou les roues à faible résistance au roulement ("Energy Saver") qui permettront de réduire à la fois le bruit et la consommation des véhicules. Bridgestone vient de présenter au Salon de l’Auto de Chicago son nouveau pneu à faible résistance au roulement appelé "Ecopia EP 100". Il sera disponible commercialement à partir de Mars 2009 aux Etats-Unis.

                           Sanyo annonce qu’il va lancer la réalisation d’une nouvelle usine de modules photovoltaïques au Japon, dans la région d’Osaka. Cette nouvelle usine sera en production en fin 2010. Elle produira des modules de puissance accrue par rapport à ceux produits aujourd’hui. Sanyo va lancer par ailleurs, une nouvelle unité de production avec Nippon Oil comme partenaire pour industrialiser un produit en couches minces plus économique, destiné aux grandes centrales solaires. Ce programme terminé, la capacité de production de Sanyo sera doublée par rapport à aujourd’hui et portée à 680 MW par an.

    Le 14 Février 2009.

  • Les cours des Sociétés photovoltaïques allemandes reculent fortement

    Les cours des Sociétés photovoltaïques allemandes reculent fortement

                         La crise de surcapacités de production qui frappe l’industrie photovoltaïque mondiale entraîne une rapide baisse des prix des modules photovoltaïques. Ils se négocient, en provenance d’Asie à moins de 3$ le watt et pourraient même aller vers les 2.7$ le watt avec une baisse des cours du Silicium vers les 100$ le kilogramme. Cette évolution est très défavorable pour les industriels européens et particulièrement allemands. C’est ainsi que l’allemand SolarWorld jusque là miraculeusement épargné, a perdu plus de 10% cette semaine (TAB.) et que son leader national Q-Cells à perdu lui aussi pas loin de 10% ce qui ramène son cours à 17 euros en chute de 32% depuis le début de l’année. Superbe gadin pour un leader mondial!Boursecours200902a_2

                             Par contre toujours dans ce secteur du photovoltaïque on peut noter la bonne tenue du norvégien REC qui annonce le redémarrage de sa nouvelle usine de Moses Lake III aux Etats-Unis avec un objectif de production de 10 à 11 mille tonnes de Silicium pour cette année. Il est à noter également la bonne réaction du taïwanais Motech qui se démarque de son grand concurrent chinois Suntech qui continue à plonger.

                             En France, EDF EN perd du terrain avec sa maison mère affaiblie par des résultats décevants et THEOLIA poursuit sa descente inexorable aux enfers. Le maigre green-business français jusque là peu impressionnant, n’évolue pas dans la bonne direction. Il faudra remiser l’allégorie des Energies Vertes sauvant l’Economie Française si chère à nos gouvernants écolos-bobos, avec les vieilles images d’Epinal de la propagande.

    Le 14 Février 2009.