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  • Des teneurs en CO2 de 390 ppm ont été mesurées cet hiver dans les régions polaires

    Des teneurs en CO2 de 390 ppm ont été mesurées cet hiver dans les régions polaires

                          Les teneurs en CO2 dans l’atmosphère oscillent autour d’une droite croissante avec le temps, de pente de l’ordre de 2 ppm par an, au gré des saisons et de la respiration végétale (FIG.). L’Institut Polaire Norvégien annonce avoir mesuré à sa station du Mont Zeppelin en Novembre et en Décembre des valeurs moyennes de CO2 proches de 390 ppm avec certaines valeurs journalières atteignant 394 ppm. Ces valeurs sont dans la ligne des prévisions des maximums annuels pour 2009. Il est donc possible de pronostiquer que des valeurs maximales à 400 ppm de CO2 seront mesurées dès 2014, c’est à dire dans 5 ans. Rappelons que certaines études de simulation envisagent un effet irréversible du CO2 sur le climat à partir de teneurs de 450 ppm (LIRE) qui seront atteintes dans environ 30 ans, au rythme où vont les choses en ce bas monde. Il faudra bien un jour comprendre que ce ne sont pas quelques milliers d’éoliennes indisciplinées qui permettront de réduire de moitié les 32 ou 35 milliards de tonnes de CO2 larguées annuellement dans l’azur.Co2_trend_mlo

    Le 14 Février 2009.

  • Le bénéfice de TOTAL…

    Le bénéfice de TOTAL…

    Images_5 La société TOTAL vient de réaliser un bénéfice de presque 14 milliards d’euros.
    Il va s’en dire qu’un tel bénéfice ne provient absolument pas de ses mérites, de son innovation, de ses percées technologiques, c’est simplement le résultat d’une activité de rente dans un secteur peu concurrentiel, avec la bénédiction des états.
    "salariés et consommateurs sont trop souvent laissés pour compte, sans oublier les pays hôtes, les fournisseurs et les clients. "
    Bien entendu, les "ressources naturelles" sont souvent, comme au Nigéria, une malédiction infernale, un motif de guerre et la destruction de toute autre activité dans les pays "riches" en pétrole.

    Sur ce montant, 5 milliards iront aux cochons, aux actionnaires.
    Bien entendu, sans entente entre coquins, pardon, entre concurrents, le bénéfice aurait du être, selon la théorie économique en vigueur, beaucoup moins élevé.
    C’est une attitude qui dénote aussi, une absence TOTAL de moralité et d’esprit critique : alors que le prix du pétrole s’écroule, que la dépression s’amorce et que le dernier trimestre a été négatif, on aurait pu s’attendre à une certaine modération des dividendes.
    Bien entendu, en cas de besoin, ce n’est pas aux actionnaires qu’on demandera une rallonge, mais à l’état.
    En cas de pertes, le zigue nommé actionnaire, disparait comme par enchantement.
    Celui-ci n’a donc, dans ce contexte, aucune utilité démontrée.

    Des parasites aux services de parasites, qui n’ont comme but que de saigner les payeurs de dimes.

    Vendredi 13 Février 2009

  • Et le réseau ?

    Et le réseau ?

    Images_4 Le réseau Erdf est désormais contesté par les collectivités locales.
    Pour faire simple, il faut y consacrer beaucoup d’argent, pour éviter des pannes de plus en plus nombreuses, longues, pour des motifs, même pas exceptionnels, mais tout à fait banals.
    La séparation entre réseau et production a pour but de faire l’impasse sur l’entretien du réseau, tout en laissant les compagnies jouer aux brasseurs d’argent.
    En réalité, la rentabilité historique de ce genre de compagnies est très basse.
    C’est ce genre de réalité qu’on a voulu faire oublier.
    50 000 kilomètres de lignes électriques passent dans des forêts, 70 000 kilomètres sont "de faible section".

    Inutile de dire que ces points noirs sont très vulnérables et bien entendu, même pas recensés.
    Dans l’air du temps, ERDF est surtout une machine à cash, chargé de faire du dividende.
    Bien entendu, plus les investissements sont modestes, plus le dividende peut être élevé.
    Bien entendu aussi, le réseau vieillit, et plus il vieillit, plus le besoin de travaux se fait sentir.
    D’une manière générale, comme partout, les budgets de fonctionnement sont excédentaires, mais l’investissement, lourd, plombe pour de longues années.
    Avec lui, il est inutile de penser pouvoir servir le mythique "15 % de rendement".

    Comme les barrages, comme les voies ferrées, comme toutes les activités nécessitant des infrastructures, il faut des investissements au long cours, et même plus à portée de vie humaine.
    Il faut cesser de "vouloir rattraper" les britanniques, dans leur "modernité" qui n’est qu’un arriération mentale de première importance.

    Vendredi 13 février 2009

  • L’utilisation du flux de trésorerie de Total en 2008 préserve l’avenir du Groupe

    L’utilisation du flux de trésorerie de Total en 2008 préserve l’avenir du Groupe

                            Depuis Marcel Pagnol, les Français savent que la Règle des Trois Tiers de notre bien-aimé Président est absolument infaillible, à une seule condition: celle de pouvoir en faire varier le nombre et la taille.  Dans le cas d’un Groupe comme Total, trop gros, trop riche pour être aimé des Français, on peut entendre sur les ondes les pires âneries sur son compte. Il semble donc important, pour une meilleure compréhension, d’illustrer ce qu’un Groupe pétrolier de taille internationale fait raisonnablement de ses flux de trésorerie.Trsorerieutilisation2008_2

                        Les rentrées de cash de Total sur l’exercice 2008 peuvent se résumer à 18,7 milliards de flux de trésorerie d’exploitation et 1,3 milliards de ventes d’actions, essentiellement Sanofi, ce qui fait 20 milliards d’euros. Il faut ajouter à cette somme pour être exhaustif 3 milliards d’émissions nettes d’emprunt non courants et un peu plus de deux milliards de variations de dettes et autres flux ce qui permet d’arriver à une ressource globale de cash mobilisable de 25,3 milliards d’euros (FIG. II). Mais que fait Total de ce pactole? Pourquoi n’est-il pas redistribué aux automobilistes français qui en ont tant besoin? Pensez à ceux qui n’ont que des 4X4 pour amener leurs enfants à l’école ou au tennis! Trsorerieorigine2008

                    Total, tout d’abord, a dépensé en 2008 12,4 milliards d’euros en investissements ou acquisitions ce qui représente la moitié des entrées globales de liquidités (FIG.I) et les 2/3 du seul flux de trésorerie d’exploitation.  Donc voila un "tiers" bien identifié celui des investissements, il pèse pour Total  67% du cash généré par l’exploitation sur l’exercice et c’est pour ce Groupe une dépense indispensable pour assurer la pérennité de son business.

                     Un autre poste important est la distribution des dividendes et le rachat d’action qui pèsent pour 5,6 milliards d’euros et qui représentent 22% des entrées globales de cash et 30% du flux de trésorerie d’exploitation. Voila donc un deuxième tiers, trop élevé pour certains, sûrement pas pour les actionnaires qui on perdu 35% du capital en 2008.

                      Mais il est un autre tiers tout aussi important et qui est bien souvent oublié: c’est la constitution d’une trésorerie de 12,3 milliards d’euros qui s’est accrue en 2008 pour Total de 6,8 milliards d’euros ce qui va lui permettre d’assurer sa croissance externe par des acquisitions ou des prises de participations en ces périodes où les bonnes affaires vont fleurir. En ces temps de banquiers frileux, la valeur de cette réserve est inestimable.

                      Total ne publiant pas dans ses résultats de quatrième trimestre les sommes versées au titre des salaires, de l’intéressement et des attributions de stock options ou de vente d’actions au personnel, il n’est pas possible à ce jour d’en parler de façon pertinente. Christophe de Margerie a seulement évoqué une participation ou intéressement pour le personnel de Total équivalent à trois mois de salaires lors d’une présentation.

                      Enfin signalons l’existence d’un cinquième "tiers" que constituent les impôts: Total en aurait déboursé pour 14 milliards d’euros en 2008, mais il n’est pas dit à quels Etats ils ont été versés. Dommage!

                      Le cash généré par les opérations en 2008 de Total a donc été utilisé pour les 2/3 dans les investissements ou acquisitions et pour 1/3 dans la distribution de dividende. La vente d’actions Sanofi, des emprunts et une gestion stricte du cash ont permis d’autre part d’accroître la trésorerie du Groupe de 6,8 milliards d’euros en la portant à 12,3 milliards. Cette politique permet à Total d’envisager un avenir agressif. Il vaut mieux pour l’économie française cette situation que celle d’EDF qui va se voir obligée de vendre pour 5 milliards de son business, pour reconstituer des liquidités perdues en taxes françaises farfelues et spéculations sur les cours de l’énergie (LIRE).

                    Total ne peut-être géré que comme un Groupe international, il n’y a en effet que très peu de gisements de pétrole et de gaz sur le sol français. C’est tout bête.

                     On se reportera pour plus de détail à la publication de Total sur ses chiffres du T4 et de 2008 comparés à ceux de 2007, en allant directement à la page 28/36 où est présenté le Tableau de Flux de Trésorerie consolidé.

    Le 13 Février 2009.

  • Volkswagen choisit Toshiba pour étudier et développer le système batterie d’un futur véhicule électrique

    Volkswagen choisit Toshiba pour étudier et développer le système batterie d’un futur véhicule électrique

                         Le Président de Volkswagen, le Dr Martin Winterkorn, lors de la signature d’une lettre d’intention de coopération avec le japonais Toshiba dans le domaine des systèmes batteries, aurait déclaré: "De considérables efforts en R&D doivent être encore fournis pour pouvoir produire un véhicule électrique, en particulier dans le domaine de la technologie des batteries au Lithium. Le Groupe Volkswagen veut travailler activement dans ce domaine en collaboration avec des spécialistes comme Toshiba". Traduisez: nous sommes très en retard et nous comptons sur la technologie japonaise pour essayer de rattraper le train. Toshiba a toujours travaillé sur les batteries au Japon à côté des grands comme Sanyo, Panasonic, Sony ou GS-Yuasa. Toshiba se démarque en promouvant en ce moment une version au Titanate de Lithium qui permet par substitution au carbone, de développer des batteries de plus fortes puissances. Mais ce système a le défaut de faire perdre 1/3 de la tension, ce qui le pénalise en énergie.

                         La prise de contrôle de Sanyo par Panasonic prive sûrement VW d’un excellent partenaire et l’oblige à changer de monture (FIG.). Le nouveau cheval ne sera pas aussi performant que l’ancien.Alliancesbatteries4

    Le 13 Février 2009

  • Russie-Ukraine un couple moderne: querelles sur le gaz, réconciliation sur l’atome!

    Russie-Ukraine un couple moderne: querelles sur le gaz, réconciliation sur l’atome!

                           Le consortium nucléaire russe Rosatum a obtenu l’autorisation de son gouvernement de créer un Groupe projet international sur l’enrichissement de l’Uranium qui comprendrait dans un premier temps la Russie, le Kazakhstan et l’Ukraine. Ce feu vert du gouvernement russe se présente sous la forme d’un ordre de Vladimir Poutine demandant d’échanger des lettres diplomatiques sur le sujet avec les deux autres gouvernements. Le Centre International d’Enrichissement d’Uranium (IUEC), initialement imaginé par la Russie et le Kazakhstan (LIRE), serait implanté à Angarsk en Sibérie orientale et produirait les combustibles nucléaires pour l’ensemble des membres du consortium. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) contrôlerait le bon déroulement des opérations. Ce centre pourrait également collecter les charges usagées pour les retraiter et isoler les déchets radioactifs ultimes. Par la suite il se pourrait que l‘Arménie rejoigne le consortium.

                       Ce groupement avec le Kazakhstan troisième producteur mondial d’Uranium, la Russie quatrième et l’Ukraine neuvième présente une taille non négligeable pour installer un tel complexe autour du combustible qui fait étrangement penser au modèle AREVA.Uranium_resources1

    Le 12 Février 2009.

  • Prends la bagnole et casses toi…

    Prends la bagnole et casses toi…

    Images GM vient d’ouvrir un guichet départ pour ses employés syndiqués. Sur 62 000, 11 000 devront partir. Il leur est proposé 20 000 $ et un bon d’achat de 25 000 $ pour une automobile.
    Moi qui n’ai pas l’once d’une mauvaise pensée (vous me connaissez), je ne dirais absolument pas que cette décision est due aux 800 000 véhicules qui encombrent ses stocks.
    Comme aux pires moments des crises économiques, les employeurs paient leur salariés en leurs produits invendables, là, c’est la prime de licenciement qui devient un allègement de stocks, c’est toujours ça de gagné.
    Ceux qui pourrait être tentés, ce sont surtout les 22 000 employés pouvant partir en retraite.

    Se rajoutent, bien sûr, les 10 000 licenciements de cols blancs.
    Reste que si on prend comme référence, les stocks (800 000), rapportés aux ventes mensuelles (130 000), la situation est on ne peut plus désespérée.
    Et il est enfantin d’imaginer que la réduction de 10 000 véhicules changera quoi que ce soit.
    De plus, une mauvaise langue vous ferait remarquer que le coût du véhicule pour la firme est bien plus bas que les prix de vente officiel.
    C’est cela la malfaisance : vous virez quelqu’un et vous essayez de vous faire de la gratte dessus.

    Quelqu’un de vraiment médisant attirerait votre attention sur la centaine de milliards de $ que GM a utilisé ces 20 dernières années en distributions de dividendes, rachats d’actions, bonus farfelus et stocks-options démesurées.
    Quelqu’un de vraiment médisant diraient qu’une floppée de (censuré) ont vécus sur la bête.
    Quand à l’argument employé, celui de la menace de remboursement de l’état fédéral, c’est le comble du ridicule, de la stupidité, de la suffisance. L’état fédéral ne sera jamais remboursé.

    Jeudi 12 Février 2009

  • Les résultats d’EDF impactés en 2008 par des charges légales en France et par la non maîtrise des mécanismes de couverture

    Les résultats d’EDF impactés en 2008 par des charges légales en France et par la non maîtrise des mécanismes de couverture

                           Malgré la dévaluation de la Livre Sterling qui a fait baisser de 1,3% le chiffre d’affaire, exprimé en euros, de sa filiale britannique et un certain désengagement de ses activités lointaines, EDF a présenté en 2008 une croissance de chiffre d’affaire de 7,8% se décomposant en 6,3% pour la France et 9,8% à l’International. Le CA de l’activité française à 34,3 milliards d’euros, ne représente plus que 53% du total du Groupe (FIG.) qui s’élève à 64,3 milliards d’euros. Ses activités en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie représentent chacune entre un quart et un cinquième de son business en France et ne demanderont qu’à se développer avec la relance de l’industrie nucléaire. Mais EDF demeure pour l’instant une entreprise européenne, elle n’a pas encore nettement franchi le cap de la mondialisation.Caedf2008

    Mais cet exercice 2008 est décevant pour la piètre évolution de la rentabilité des divers business qu’EDF nous communique sous la forme de l’excédent brut d’exploitation (EBITDA). En France tout d’abord l’EBITDA à 9 milliards d’euros recule de 10% par rapport à celui de 2007. Les raisons: de chiches révisions de prix accordées par le Gouvernement et un incroyable "tarif transitoire d’ajustement au marché" ou TARTAM, mécanisme que seuls dans le monde, nos énarques sont capables d’imaginer et qui consiste à faire payer à EDF (et à Suez) une partie des pertes des industriels qui ont quitté EDF pour le marché "concurrentiel". Non seulement EDF perd son client industriel, mais en plus il subventionne son concurrent tel Poweo pour que ça coûte moins cher au client infidèle. Un vrai vaudeville ou le mari indemnise l’amant pour entretenir sa femme qui l’a plaqué, on pourrait en rire si la facture ne s’élevait pas en 2008 à 1,2 milliards d’euros! Comment nos Commissaires européens si pointilleux sur la libre concurrence des marchés peuvent-ils admettre l’existence de tels mécanismes?Ebitdaedf2008

                       Quand à la Grande-Bretagne dont le chiffre d’affaires en euros recule de 1%, l’EBITDA à 944 millions d’euros recule de  26% en raison de " la valorisation à prix de marché des contrats de couvertures sur les achats et ventes de matières premières". Traduction: les acheteurs anglais ont spéculé sur les achats à terme d’énergie primaire (gaz ou charbon) et ils se sont fait avoir par la chute des prix de l’énergie de l’été dernier.

                        A peu près le même phénomène est observé dans la filiale italienne où avec un accroissement de chiffre d’affaires de 30%, l’EBITDA demeure inchangé en raison de la baisse de l’excédent brut d’exploitation  enregistré sur les activités hydrocarbures d’Edison, liée à "une répercussion partielle sur les prix de vente de la hausse des cours des combustibles". Il semblerait donc que dans ce cas Edison ait oublié de se couvrir. Ebitdaca20082007

                         Ces évènements défavorables qui entament la rentabilité du Groupe (FIG.III), sont du plus mauvais effet parce qu’ils montrent d’une part l’assujettissement d’EDF aux imprévisibles décisions des hommes politiques français et ils dénoncent un manque de contrôles et de procédures au sein de certaines filiales dans un environnement de bourrasque énergétique qu’à connu 2008. Pour bâtir une bonne et juste stratégie ambitieuse, une Entreprise doit être opérationnellement irréprochable, surtout lorsqu’elle est cotée en Bourse.

                         Il suffit de poursuivre un peu les bêtises et le personnel d’EDF qui a participé à la mise sur le marché boursier de la Société va se retrouver perdant trois ans après. De quoi à démoraliser n’importe quel syndicaliste CGT, actionnaire du Groupe.

    Le 12 Février 2009.

  • Enivrée par la montée des stocks de brut, la spéculation à la baisse sur le WTI se déchaîne

    Enivrée par la montée des stocks de brut, la spéculation à la baisse sur le WTI se déchaîne

                              Les stocks de pétrole brut à Cushing, Oklahoma, bourgade où s’échangent physiquement les contrats sur le brut WTI américain ont atteint, à 35 millions de barils, des niveaux élevés record. De même l’ensemble des stocks et en cours de produits pétroliers américains se sont accrus de 2,9 millions de barils en fin de semaine dernière, pour atteindre 1749 millions de barils. Ce phénomène est du à des productions de pétrole autochtones en croissance à 5,3 millions de barils/jour, mais surtout à des importations spéculatives, hors de dimensions avec les consommations des raffineries. La boucle spéculative (FIG.) enclenchée depuis le début de l’année se poursuit donc, propulsant les cours du WTI vers un stupide 36 dollars le baril, à près de neuf dollars de moins que les cours du Brent. Bouclespeculative

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                          La comparaison des cours du brut WTI à New York qui décrochent (courbe bleue), de ceux du Brent à Londres qui restent impavides autour de 45 dollars/baril depuis deux semaines (courbe violette) et des cours de l’essence qui continuent à s’apprécier (courbe rouge) montre le côté fictif et spéculatif de ce marché du brut new-yorkais (FIG.II). Les animateurs par des annonces de baisses délirantes maintiennent la pression vers le bas, bien que certains soulignant le côté inflationniste du plan de relance Obama et de son impact sur une possible dévaluation du dollar, invoquent le rôle de couverture que devrait jouer le pétrole dans les mois à venir. Les cours de l’essence progressent sous l’impact d’une consommation soutenue et d’une production très faible du raffinage qui permettent de faire décroître les stocks.Coursusarcents200902

                 Il est évident qu’un tel déséquilibre entre les cours du Brent et ceux du WTI ne peut pas durer. La bonne option serait une remontée des cours du WTI, il suffirait pour cela que les stocks de Cushing cessent leur ascension (FIG.III).Stockswticushing200902

    Le 12 Février 2009.

  • Les mines d’uranium.

    Les mines d’uranium.

    Images_2 Les 210 mines d’uranium n’ont pas fait dans la dentelle en France. Elles se sont comportées comme les trois petits cochons, réunis en un seul.
    166 millions de tonnes de "stériles" et 50 millions de tonnes de résidus.
    On a amplement utilisé ces stériles pour les routes, les chemins, les remblais des maisons ou des bâtiments.
    C’était d’autant plus intéressant, que c’était souvent gratuit… Il suffisait de demander.
    On ne savait qu’en faire.

    "On n’est pas dans le caché, dans le non-su. " Les utilisateurs savaient ils ce qu’ils utilisaient ? Certainement pas.
    A la proximité des sites, d’ailleurs, il n’y avait pas le choix. La concurrence n’existait plus. Qui aurait été payer une chose gratuite ?
    Désormais, il y a remise en cause : " Je demande juste à Areva, qui m’apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d’avoir le rapport d’enquête".
    "Le sujet des résidus des fermetures du passé, qui a été traité de manière négligente, sera traité. "
    Faux, il n’a pas été traité de "manière négligente". Il n’était pas traité DU TOUT, serait la première et véritable marque de vérité.
    Commencer par reconnaitre que si on fait appel à "la mémoire locale", c’est qu’aucune trace ne voulait être gardée…

    Mercredi 11 Février 2009