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  • Découverte du golfe du Mexique.

    Découverte du golfe du Mexique.

    Quetzal On découvre du pétrole.
    C’est pas mal, mais cela n’atteint pas la performance de Pemex qui annonçait des montants de production AVANT les découvertes (fameuse, la boule de cristal).
    Reste que ce n’est pas le pétrole qui fait défaut dans le Golfe du Mexique, ce sont les moyens de l’extraire.
    En effet, on revient au problème de baignoire et de robinet, si la baignoire du golfe du Mexique est semble t’il gigantesque (plusieurs Ghawar), le problème qui n’a jamais été résolu, c’est le robinet et le débit.
    Le pétrole ne fait pas mine de remonter.

    De plus, beaucoup de découvertes récentes sont très difficilement exploitables dans les circonstances actuelles. On est aux limites des possibilités techniques, et sauf rupture technologique majeure, on n’ira pas au delà.
    Reste que l’ère qui se clôt, ce n’est pas l’ère du pétrole, mais celle du pétrole bon marché.
    En effet, on a extrait le facile, le pas cher, et on l’a gaspillé dans des utilisations dignes des "civilisations du Potlatch".
    Le gisement roi, c’était celui de Ghawar en Arabie Saoudite. Facile à exploiter ou à ne pas exploiter, c’était la "mère de tous les gisements".
    On pense que d’autres, et notamment dans le golfe du Mexique, sont tout aussi importants.

    Reste que celui là, pouvait être équipé d’un gros robinet. Pas les autres. Drake a pompé a 17 mêtres, dans le delta du Niger, dans les années 1960, chaque maison avait sa raffinerie.
    On n’est plus dans le même ordre de coûts.

    Dimanche 8 Février 2009

  • Etude du couplage des procédés Coal et Biomass to Liquid associé à la capture et séquestration du CO2

    Etude du couplage des procédés Coal et Biomass to Liquid associé à la capture et séquestration du CO2

                             Parmi les voies possibles pour produire des carburants liquides si simples d’utilisation, il existe l’ensemble des procédés de type Fischer-Tropsch qui partant de gaz (GTL) de charbon (CTL) ou de biomasse (BTL) permettent de synthétiser divers combustibles liquides tel que le gasoil. Le plus connu et le plus ancien de ces procédés existants est celui de Sasol utilisant le charbon d’Afrique du Sud, les plus spectaculaires seront les unités de conversion de gaz naturel en liquides (Pearl, Oryx) au Qatar (LIRE). Le National Energy Technology Laboratory qui dépend du Department of Energy américain vient de publier une étude qui évalue les coûts des carburants et les émissions de CO2 "du gisement à la roue" de procédés CTL dans lesquels serait introduite une partie de biomasse.Ctlbilandoe2009

                         Cette étude montre tout d’abord (TAB.) que le procédé CTL de type Sasol sans capture et séquestration de CO2 est INACCEPTABLE. La synthèse du carburant par ce procédé émet près de deux fois plus de CO2 que sa combustion. Rappelons que Sasol exporte son procédé et qu’il l’a pour l’instant vendu à la Chine et l’Indonésie qui voit ses gisements pétroliers s’épuiser. Cette dissémination d’un tel procédé sans capture du CO2, devrait être condamnée.

                          Le procédé, équipé d’un dispositif de capture et de stockage du CO2 (CCS), recyclant lui même les fractions légères d’hydrocarbures grâce à un "autothermal reformer" (ATR) et une conversion à l’eau du CO en CO2 (WGS) suivi d’une capture du CO2 à la methyldiéthanolamine (MDEA) décrits en rouge dans le schéma (FIG.II) conduit à capter plus de 96% du CO2 formé. Alimenté au seul charbon, il conduit à un bilan CO2 légèrement meilleur que celui moyenné de l’exploitation des ressources pétrolières non équipées de CCS. Par contre ce procédé n’est économiquement viable qu’à partir d’un prix du baril du produit fini autour de 92 dollars.Ctlbtlflowdiagram

                          Enfin, basée sur des hypothèses d’approvisionnement de biomasses à partir de switchgrass et en limitant leur proportion pour tenir compte des problèmes d’approvisionnement, l’étude montre que l’introduction de 8 à 15% de biomasse dans le procédé, améliore fortement le bilan carbone global qui devient inférieur à la seule combustion des carburants produits. Par contre compte tenu des coûts d’approvisionnement en biomasse et des accroissements d’investissements pour avoir une unité mixte CTL et BTL ce procédé ne devient rentable qu’à partir d’un prix des produits finis de 117 dollars le baril environ.

                           Que signifie en réalité cette étude? Elle montre que plutôt que de rêver à une installation qui serait alimentée par d’hypothétiques ressources de biomasses par millions de tonnes venues d’on ne sait où, il serait plus réaliste de partir sur la base d’un procédé utilisant du charbon équipé d’un dispositif de capture et de stockage de CO2 et d’introduire dans cette unité une boucle d’utilisation de biomasse qui améliorerait le bilan CO2 de l’ensemble.

                            Mais pour l’instant n’oublions pas que les équipements de Sasol ne récupèrent aucune molécule de CO2 et polluent gaillardement.

    LIRE cette étude.

    Le 8 Février 2009

  • Airbus : touché ou coulé ?

    Airbus : touché ou coulé ?

    B52 Si Boeing peut encore compter pour quelques temps sur les largesses du Pentagone pour lui commander ses nanards aussi chers qu’inutiles et bourrés de choses qui ne servent à rien, Airbus n’est pas dans la même situation.
    Au mois de janvier, il a reçu le chiffre fabuleux de 4 commandes, pour 12 annulations.
    Pendant le même mois, 34 appareils ont été livrés.
    Deux remarques donc, les 400 commandes de cette année qui ont été supputées par les dirigeants d’Airbus apparaissent comme fort optimistes.

    le carnet de commande s’est donc logiquement fortement dégonflé.
    Ensuite, les commandes viennent de Turquie et sont donc enregistrées dans la seule zone où le trafic ne décroit pas, et c’est 10 % des commandes d’un mois normal.
    On peut se demander jusqu’où la décroissance du marché va amener les constructeurs, car au mois de janvier, les baisses annoncées sont énormes, de l’ordre de plus de 10 % du marché, des destinations sont destinées à disparaitre corps et âmes, et les appareils et équipages qui les desservent aussi.
    A plus de 50 % de baisses pour certaines, elles ne sont plus rentables, et la diminution de leur fréquence, leur ferait perdre encore des clients.
    La dynamique des baisses s’auto-alimentent.

    Affaire à suivre, donc.

    Samedi 7 Février 2009

  • Découvertes de pétrole offshore en série dans le Golfe du Mexique

    Découvertes de pétrole offshore en série dans le Golfe du Mexique

                         Les pétroliers américains semblent avoir découvert un nouveau filon dans le Golfe du Mexique. Mais pour cela il a fallu forer très profond vers les 30 mille pieds (9000 mètres) dont 7000 pieds d’eau de mer, dans des terrains de la Lower Wilcox formation (FIG.). Tout d’abord Anadarko qui annonce le 2 Février une découverte dans son  forage offshore d’Heidelberg dans la zone du Grand Canyon, puis le même qui annonce deux jours après une découverte de son forage de Shenandoah dans la formation de Wilcox et enfin  Chevron qui le 6 annonce une découverte dans son forage de Buckskin dans la même formation. Décidément, il semblerait qu’il reste encore un peu d’huile dans ce formidable delta du Texas, formé du temps où il pleuvait averse sur cette région infestée de dinosaures. Zut, il va falloir encore réévaluer les réserves!

    .Lowtertiarywilcoxtrend

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    Quelques cartes qui illustrent l’emplacement des découvertes.

    La géologie générale de la partie Texas et Louisiane du Golfe:Golfe_du_mexique

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    l’emplacement du gisement de Shenandoah d’Anadarko:Anadarkogolfemexique_2

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    LIRE les trois dépêches:

    Anadarko et Chevron et un article de géologues "chevronnés" sur la question qui avaient anticipé ces découvertes.

    Le 7 Février 2009.

  • Le raffineur américain Valero fait une offre pour une partie des usines d’éthanol de VeraSun

    Le raffineur américain Valero fait une offre pour une partie des usines d’éthanol de VeraSun

                            Le plus grand raffineur indépendant des Etat-Unis, Valero, veut s’intégrer dans la production d’éthanol. Pour produire les essences "oxygénées", c’est en effet un gros consommateur de fuel éthanol E100 qu’il achète aux usines américaines de production d’éthanol qui l’obtiennent  par ajout de quelques pourcents d’essence à l’alcool pur. Il vient de faire une offre de 280 millions de dollars pour un centre de développement et cinq usines de production d’éthanol de VeraSun. Ce dernier avait déposé le bilan en Octobre dernier, après avoir spéculé sur le maïs. Ces usines qui faisaient de VeraSun le deuxième producteur d’éthanol des Etats-Unis sont parfaitement bien placées dans les Etats du Sud Dakota, de l’IOwa, du Minnesota et de l’Indiana qui font partie de la corn-belt, là ou le maïs arrosé par d’abondantes précipitations pousse le mieux.Nebraskalincolnenergyetats

                         VeraSun avant de conclure le deal avec Valero, va mettre ce lot d’usines aux enchères, à côté d’autres usines également mises en vente, en espérant faire ainsi monter la facture.

                         Les études récentes de Kenneth Cassman qui démontrent que l’efficacité énergétique de la filière éthanol à partir de maïs est bien supérieure à ce qui était répété jusque là, sur la base de vieilles évaluations ignorantes des progrès accomplis, redonnent tout son intérêt à la filière (LIRE). De plus, la possibilité d’associer une boucle de production d’éthanol cellulosique à partir des rafles de maïs offre de nouvelles perspectives de développements (LIRE). La montée progressive de la teneur en éthanol dans les carburants en passant du E10 au E15 (15% d’éthanol) puis au E20, va en faire un composant clé du raffinage. L’intégration de Valero dans ce green business qui apportera sa compétence industrielle est en cohérence avec l’évolution prévisible de la demande.

    Le 7 Février 2009.

  • Total résisterait mieux que ses pairs aux aléas des cours du pétrole

    Total résisterait mieux que ses pairs aux aléas des cours du pétrole

                          En deux semaines les cours de la pétrolière Total, tombés bien bas avec la crise, ont surperformé l’indice du CAC 40 dont elle est un des principaux piliers. Son cours de clôture entre le 23 Janvier et le 6 Février s’est valorisé de 6 euros à près de 42 euros soit une augmentation de 16,2% à comparer à celle de l’indice CAC40 qui s’est apprécié de 9,6% sur la même période. De plus on apprend au détour des pages du Web, que Citigroup est passé de "conserver" à "acheter" sur la valeur, en ces périodes de cours du pétrole déprimés. En creusant plus à fond, il apparaît que le Financial Times a publié Mercredi une étude comparant la sensibilité des grands Groupes pétroliers aux fluctuations des cours du pétrole brut sur un critère: l’estimation du cash-flow opérationnel en 2009 (FIG.).

    .Oil_company_cashflow

                          Les auteurs de cette étude, sûrement compétents et bien documentés compte tenu de la feuille de chou dans laquelle ils écrivent, ont estimé le cash-flow opérationnel de six compagnies pétrolières dans deux hypothèses: celle d’un baril à 70$ et celle d’un baril à 35$. Les résultats sont impressionnants: entre 70$ et 35$ Exxon perd 21 milliards de dollars de cash en restant tout juste positif, BP perd 19 milliards et se retrouve en forte perte de liquidités, Shell perd 17 milliards et lui aussi passe en perte de cash. Une seule compagnie sauve les meubles: Total qui avec une dégradation moins forte, de 7,6 milliards de dollars, reste avec un cash opérationnel positif de plus de 5 milliards de dollars. Total se comporte mieux dans la tempête que ses pairs.

                          Cette caractéristique primordiale pour une Société qui doit continuer à investir pour préparer l’après crise, doit être attribuée à certains points forts de Total que sont un puissant réseau de distribution, un raffinage moderne et rentable et des accords de partage de production qui défavorables quand les cours du brut montent, deviennent de véritables garde-fou quand les cours s’effondrent.

                           Il faudra attendre le 12 Février pour connaître les résultats trimestriels de Total, mais l’expérience montre que les Banques, à moins d’une semaine de la publication des résultats de la pétrolière, ont bien souvent des "intuitions" géniales.

    Le 6 Février 2009.

  • Trafic aérien : annus horribilis ?

    Trafic aérien : annus horribilis ?

    Images Le transport aérien européen s’attend à une année tout simplement horrible.
    Au mois de décembre, le trafic voyageur a baissé de 7.7 % et l’activité fret de 21 %.
    Certaines des compagnies ont même eus des baisses à deux chiffres.
    Mais le mois de janvier, apparemment, a rajouté une couche. La baisse s’est encore amplifiée.
    Mais comme "l’autruche attitud" perdure, on parle de 5 % de baisse d’activité à l’année…
    " Bien sûr, British Airways souffre. Mais le marché regarde de l’avant. Est-ce que la compagnie va réussir à franchir l’obstacle de la crise sans trop de casse ? La réponse est très probablement oui. "
    On peut souligner le PROBABLEMENT… Sans aucun commentaire…

    En réalité, ce qui est remarquable, c’est l’inaptitude totale des dirigeants à regarder la vérité en face.
    La chute du trafic est telle, qu’on peut s’attendre à une purge phénoménale, même pas et même plus à des fusions acquisitions (qui n’intéresseront personne), mais à des dépôts de bilan en chaine, des diminutions importantes du nombres de vols, des faillites d’aéroports et de constructeurs.

    Mais l’honneur est sauf. La mélasse habituelle fonctionne encore : il suffit d’annoncer quelques licenciements pour que les cours montent…

    Vendredi 6 Février 2009

  • PEARL : un vaste projet de conversion de Gas to Liquid de Shell au Qatar

    PEARL : un vaste projet de conversion de Gas to Liquid de Shell au Qatar

                            Je vous invite à regarder la toute nouvelle vidéo de Shell qui fait le point sur l'état d'avancement du projet Pearl, complexe de conversion du gaz naturel des North Fields en carburants liquides, situé au Qatar dans la Zone Industrielle de Ras Laffan. Vous verrez la taille d'une unité qui doit produire 140 mille barils par jour de carburant liquide par procédé Fischer-Tropsch et hydrocracking des cires de paraffine, mais aussi 300 mille barils par jour d'eau obtenus par réaction du gaz avec 28800 tonnes d'oxygène liquide produites quotidiennement. L'ensemble produira et utilisera 8000 tonnes de vapeur d'eau à l'heure. Ce document donne la dimension du projet et confirme que les biocarburants issus de quelques camions de bois pourront être difficilement produits un jour par un tel procédé.

    LIRE et REGARDER surtout l'excellente présentation du Manager Andy Brown. Très instructif. 

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    Le 6 Février 2009.

  • Les nouvelles énergétiques de la semaine du 6 Février 2009 dominées par les annonces autour du nucléaire

    Les nouvelles énergétiques de la semaine du 6 Février 2009 dominées par les annonces autour du nucléaire

    Businessupdate                         Cette semaine, sans aucune contestation possible, ce sont les nouvelles autour du nucléaire dans le monde qui ont tenu le haut du pavé. La plus importante nous vient de la Chine qui dispose d’un objectif officiel de 40 GW de puissance électronucléaire installé en 2020, mais qui apparaît de plus en plus insuffisant devant la gravité des problèmes climatiques annoncés. La National Energy Administration chinoise fixerait un objectif de 70 GW et surtout, demanderait à ce que le nombre de réacteurs en construction soit porté de 10 à 16. Cet objectif de 70 GW pour la Chine en 2020 doit être comparé aux 63 GW de puissance nucléaire d’EDF en France aujourd’hui. La Chine est un nain du nucléaire avec un peu plus de 2% de sa production d’électricité de cette origine. Si la Chine veut atteindre aux environs de 15% de production électronucléaire vers 2030 c’est des puissances de l’ordre de 300 GW qui lui seront alors nécessaires (LIRE).

                            L’information la plus symbolique nous vient de Suède qui produit 50% de son électricité avec ses ressources hydrauliques et 45% avec des centrales nucléaires ce qui fait de la Suède le champion des plus faibles émissions de CO2 par MWh d’électricité produit. "La focalisation sur la gravité des problèmes climatiques  fait que l’énergie nucléaire restera pour un futur imaginable une ressource essentielle d’électricité en Suède" a déclaré le gouvernement en abolissant la loi qui interdisait la construction de tout nouveau réacteur. Les opérateurs pourront graduellement remplacer les réacteurs lorsque ceux-ci auront atteint leur fin de vie économique.

                          Les grandes manoeuvres autour du nucléaire britannique se précisent après l’alliance germanique entre E-On et RWE pour concourir, un nouveau ménage belgo-franco-hispano-britannique  s’est révélé avec l’alliance de GDF-Suez et d’Iberdrola-Southern Energy-Britain’s Scottich, conglomérat qui pourrait se présenter aux enchères avec un réacteur AP 1000 de Toshiba-Westinghouse.

                          La signature du contrat d’AREVA avec les autorités indiennes démontre encore la pertinence du modèle d’AREVA qui se présente comme fournisseur de combustible et en charge du retraitement des charges usagées du réacteur EPR. Un pays comme l’Inde qui n’a pas les ressources en Uranium nécessaires pour faire fonctionner ses réacteurs existants, adhère sans problème au schéma commercial proposé.

                          Enfin l’annonce par Poutine, d’un rapprochement entre Siemens et l’agence fédérale russe Rosatom qui a adopté le modèle économique d’AREVA, est dans la poursuite d’accords antérieurs déjà actés entre les deux Groupes qui avaient déjà signé un mémorandum d’intention de coopération en Novembre 2007. Clairement Rosatum cherche la technologie et Siemens un nouveau marché. Par la suite, dans l’optique d’une relance inéluctable du nucléaire allemand, Siemens pourrait apporter l’uranium russe de Rosatum.

    Le 6 Février 2009.

  • La Chine veut pousuivre son plan de fermeture de centrales électriques au charbon de faibles puissances

    La Chine veut pousuivre son plan de fermeture de centrales électriques au charbon de faibles puissances

    Chinagreencompanies                      Les autorités centrales chinoises affirment vouloir poursuivre leur plan de démantèlement des centrales électriques de faibles puissances les plus polluantes, pour les remplacer par des unités modernes de plus grande puissance. Selon le Gouvernement, la Chine aurait démantelé entre 2006 et 2008 34GW de centrales électriques obsolètes et polluantes. La capacité de génération de puissance électrique au charbon de la Chine aurait atteint à fin 2008 les 792,5 GW (8 fois la puissance électrique d’EDF France), soit un doublement en cinq ans. La consommation moyenne de charbon par kWh est ainsi passée de 370 grammes en 2005 à 349 grammes en 2008. Les centrales modernes chinoises d’un GW ne consomment que 283 grammes de charbon nous informent les autorités. Pour le futur, le plan retenu prévoit le démantèlement de 31 GW entre 2009 et 2011.

                        Ces décisions de l’autorité centrale chinoise, bien que largement insuffisantes en regard des problèmes climatiques, sont les bienvenues. Mais encore faudra-t-il convaincre les Provinces d’appliquer ces mesures?

    Le 6 Février 2009.