Les mouvements de grêves s’étendent et se durcissent dans le monde. On parle désormais, comme en Guadeloupe, d’endroits "au bord de l’insurrection".
Le fruit semble mûr, et il semble mûr en Grande-Bretagne.
Dans un contexte de surendettement généralisé, de valeurs immobilières en chute libre, de licenciements en vagues, un élément a mis le feu au poudre à la raffinerie Total de Lindsey : la venue de travailleurs étrangers travaillant au projet d’extension de la centrale.
Les choses semblent évoluer à toute allure et l’internet joue son rôle.
Le secteur, au combien stratégique de l’énergie -pas particulièrement les gens défavorisés-, est au bord de l’explosion.
Pire, dans la mentalité et les lois britanniques, ce sont des "mouvements non officiels" (grêves sauvages, partant de la base et non soutenus au départ, par les syndicats).
Margaret Thatcher avait brisé le mouvement de grêve des mineurs, très long et très dur, grâce à des "moyens quasi-militaires".
Cette fois, si le mouvement s’envenime, la donne sera entièrement différente.
Tout le monde est inquiet, tout le monde est surendetté, tout le monde est propriétaire immobilier ruiné.
Cela donnera un mouvement beaucoup plus dur.
La dette a pour caractéristique de calmer un temps le jeu social. On distribue ainsi l’argent qui n’est plus gagné, on hésite à être revendicatif et grêviste.
Mais quand on le devient, c’est sur un coup de sang, sans esprit de recul.
A son époque, il ne faut pas oublier, non plus, la sortie de crise du monde charbonnier.
Dans les faits, on ne subventionna plus la production de charbon, mais des mises en invalidité très nombreuses.
Dans le monde des mines, assez âgé, pratiquement tout le monde s’y retrouva.
Mineur est un métier très dur et très usant.
Lundi 2 Février 2009
















