Blog

  • Grande Bretagne : la grêve…

    Grande Bretagne : la grêve…

    Images_2 Les mouvements de grêves s’étendent et se durcissent dans le monde. On parle désormais, comme en Guadeloupe, d’endroits "au bord de l’insurrection".
    Le fruit semble mûr, et il semble mûr en Grande-Bretagne.
    Dans un contexte de surendettement généralisé, de valeurs immobilières en chute libre, de licenciements en vagues, un élément a mis le feu au poudre à la raffinerie Total de Lindsey : la venue de travailleurs étrangers travaillant au projet d’extension de la centrale.
    Les choses semblent évoluer à toute allure et l’internet joue son rôle.

    Le secteur, au combien stratégique de l’énergie -pas particulièrement les gens défavorisés-, est au bord de l’explosion.
    Pire, dans la mentalité et les lois britanniques, ce sont des "mouvements non officiels" (grêves sauvages, partant de la base et non soutenus au départ, par les syndicats).
    Margaret Thatcher avait brisé le mouvement de grêve des mineurs, très long et très dur, grâce à des "moyens quasi-militaires".
    Cette fois, si le mouvement s’envenime, la donne sera entièrement différente.
    Tout le monde est inquiet, tout le monde est surendetté, tout le monde est propriétaire immobilier ruiné.
    Cela donnera un mouvement beaucoup plus dur.
    La dette a pour caractéristique de calmer un temps le jeu social. On distribue ainsi l’argent qui n’est plus gagné, on hésite à être revendicatif et grêviste.
    Mais quand on le devient, c’est sur un coup de sang, sans esprit de recul.
    A son époque, il ne faut pas oublier, non plus, la sortie de crise du monde charbonnier.
    Dans les faits, on ne subventionna plus la production de charbon, mais des mises en invalidité très nombreuses.
    Dans le monde des mines, assez âgé, pratiquement tout le monde s’y retrouva.
    Mineur est un métier très dur et très usant.

    Lundi 2 Février 2009

  • Mitsubishi Heavy Industries voudrait implanter ses centrales nucléaires au Texas, avec Luminant

    Mitsubishi Heavy Industries voudrait implanter ses centrales nucléaires au Texas, avec Luminant

    Luminentcentralestexas                        Mitsubishi Heavy Industries (MHI) est acteur majeur de l’industrie électronucléaire dans le monde. Il a déjà construit 23 réacteurs à eau pressurisée au Japon et en possède un 24ème en chantier. Fort de cette expérience industrielle,  MHI qui a fait agréer en Mars 2008, une version boostée de 1700 MW de son réacteur par l’autorité de sécurité américaine, la NRC, voudrait implanter deux nouveaux réacteurs sur un site possédé et exploité pas l’électricien texan Luminant qui génère 2300 MW d’électricité nucléaire. Luminant applique la recette du pâté d’alouette: il produit la majorité de son énergie électrique en brûlant du gaz ou du lignite (16000 MW électriques de puissance installée) et achète quelques 2000 GWh d’énergie éolienne (l’alouette) pour satisfaire aux quotas exigés par l’Etat du Texas. Sur 30 électriciens de cet Etat, il est classé 27ème en émissions de CO2 avec 1040g de CO2 par MWh. Introduire 3400 MW de puissance électrique nucléaire supplémentaires dans son mix énergétique permettrait à cet électricien de réduire significativement ses émissions de CO2 par unité d’énergie produite et donc de progresser dans ce classement peu brillant. Luminant et MHI ont décidé de créer une joint venture (88/12) le temps d’obtenir les autorisations administratives nécessaires à la construction et à l’exploitation de ces deux réacteurs.

    Le 2 Février 2009.

  • Vague de licenciements dans l’éolien américain

    Vague de licenciements dans l’éolien américain

    Awea                      L‘industrie éolienne américaine, comme bien d’autres, souffre de la crise économique et des restrictions de crédits de la part des financiers autrefois actifs dans ce secteur. Certains comme Lehman Brothers ont même disparu, d’autres qui ne font plus de profits et ne paient donc plus d’impôts ne peuvent plus transformer en cash les aides octroyées sous forme d’avoirs fiscaux par l’Administration américaine. Alors les entreprises sous-traitantes licencient. Clipper Windpower qui produit des bases d’éoliennes en Californie a licencié 80 employés essentiellement de son usine dans l’Iowa; LM Glasfiber fabricant des pales d’origine danoise a licencié 150 ouvriers et arrêté une de ses deux usines; DMI Industries fabricant des tours pour éoliennes a réduit ses effectifs de 20%; Aerysin fait de même avec 54 employés remerciés; Trinity Structural Tower s’est séparé de 131 personnes; etc.

                      Le mouvement est général et concerne le plus souvent entre 10% et 20% des effectifs des entreprises sous-traitantes des grands donneurs d’ordres américains de l’éolien que sont GE, Vestas, Siemens, Gamesa, Mitsubishi et Suzlon.

    Le 2 Février 2009.

  • Le classement PFC50 2008: chute moyenne des capitalisations boursières de 46%

    Le classement PFC50 2008: chute moyenne des capitalisations boursières de 46%

                         Chaque année PFC publie le classement des 50 plus grosses capitalisations boursières des Sociétés cotées exerçant leur activité dans le domaine de l’énergie. En 2007, sur fond de spéculations boursières asiatiques, on avait vu pointer une société chinoise au premier rang mondial: PetroChina. En 2008 les cartes ont été largement redistribuées avec une baisse moyenne des capitalisations boursières de 46%. Les 50 premiers Groupes qui valaient 5200 milliards de dollars à fin 2007, n’en valaient plus que 2800 un an après. Le fait marquant est la forte dégringolade des cotations des Sociétés nationales (-64%) comparées aux Integrated Oil Companies (IOC) privées (-35%).Pfc50

                         Cette chute des NOCs se traduit par la descente de PetroChina (-65%) en deuxième place et la remontée à la place de leader d’ExxonMobil qui n’a perdu que 15% de sa capitalisation boursière en 2008. Elle se concrétise aussi par le formidable gadin de Gazprom qui passe de la troisième place à la onzième avec une chute record de 74% de sa capitalisation boursière. Enfin dans le même registre signalons le retrait du chinois Sinopec (-68%) qui passe de la cinquième place au douzième rang.

                         Parmi les IOCs, il faut noter la très bonne progression du deuxième américain Chevron (-21%) qui progresse de six places pour arriver en quatrième position derrière Royal Dutch-Shell (-38%). Notre champion national Total (-34%) en sixième position, progresse de deux places avec les reculs de Gazprom et de Sinopec. Enfin notons l’arrivée d’un nouvel européen dans le Top 10: GDF Suez (-16%) qui rejoint, grâce à sa perte limitée du cours, le Club des plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière.

                         Les Sociétés des énergies renouvelables, en bas de tableau payent elles aussi un lourd tribut à la crise. La première d’entre elles, Iberdrola Renovables (-48%) se retrouve à la quarantième place avec une baisse de cours de 48%, puis vient l’américain FirstSolar (-48%) en cinquantième place et qui fait ainsi son entrée dans le TOP 50. Parmi les autres Groupes impliqués dans les énergies renouvelables nous noterons les reculs importants de l’indien Suzlon (-87%) dans les éoliennes, du chinois Suntech (-86%) un des grands du photovoltaïque et du Norvégien REC (-82%) un des leaders du Silicium dans le monde (TAB. II). Pfc50top15renouvelables

    LIRE le rapport de PFC.

    Le 2 Février 2009.

  • Le trafic aérien est très malade.

    Le trafic aérien est très malade.

    Images Le trafic aérien est très malade, le fret plus que le transport de passagers et l’Asie est particulièrement touchée.
    Si le trafic de passagers progresse encore de 1.6 % en 2008 (après 7,4 en 2007), les deux derniers mois ont été horribles, particulièrement décembre.
    Janvier, d’après les premières impressions, ne  montre non seulement aucun signe d’amélioration, mais, de plus voit la conjoncture s’aggraver nettement.
    Pour le fret, la chute de décembre est si important à plus de 22 %, que ce mauvais résultat plombe l’activité pour l’année, avec une chute globale de 4 %.

    Dans l’air du temps, les compagnies aériennes sont souvent surendettées, sans guère de trésorerie, avec une marge très faible.
    La plupart ont une capacité de résistance économique très réduite et elles devraient être nombreuses à se mettre en faillite.
    Aux USA, l’utilisation du chapitre 11 a été une constante de ces dernières années.
    En même temps, les prévisions globales de pertes (2.5 milliards) confinent au ridicule.
    La chute de l’activité fret, la chute importante de l’activité voyageurs qui a semble t’il, marqué le mois de janvier multiplieront ce chiffre.
    On peut penser à des pertes dix fois plus importante, un ravage complet du paysage du transport aérien, des annulations de commandes, des mises aux hangars et la destructions d’appareils les plus anciens.
    Les aéroports ne seront pas exempts, et les asiatiques, particulièrement touchés, sont au bord de l’asphyxie financière.

    Dimanche 1°Février 2009

  • Stavros Dimas: les Etats-Unis et l’Europe pourraient former une alliance pour combattre le réchauffement climatique

    Stavros Dimas: les Etats-Unis et l’Europe pourraient former une alliance pour combattre le réchauffement climatique

    Stavrosdimas_4                    Le Commissaire européen à l’Environnement, le grec Stavros Dimas vient d’écrire au Président Obama pour lui proposer une Alliance Atlantique d’un nouveau genre, destinée à lutter ensemble contre le réchauffement climatique. Dans cette lettre Dimas développe plusieurs arguments: il crédite l’Europe d’avoir mis en place un système de valorisation des droits d’émissions de CO2 (ETS) et de s’être fixé un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20%. L’Europe représente 14% des émissions mondiales, les Etats-Unis 22%, une alliance entre les deux entités permettrait d’être plus exigeants vis à vis de la Chine. De plus, cela acterait dans le marbre la volonté des USA de vouloir s’attaquer au problème du réchauffement climatique qui est un challenge mondial (LIRE la lettre).

               Il n’est pas évident qu’une alliance entre Europe et Etats-Unis soit l’approche la plus efficace pour avancer, mais une bonne entente entre les deux camps est indispensable pour progresser et affirmer des objectifs mondiaux. Les problèmes de réchauffement climatique sont potentiellement porteurs de conflits entre les pays riches qui pourront mener les actions correctrices et les pays pauvres qui attendront que la communauté internationale les aide. "Nos émissions de CO2 sont votre problème" dit un proverbe chinois.

    Le 1er Février 2009.

  • « Augmentation structurelle » !

    « Augmentation structurelle » !

    Uraniumusgov C’est la formule magique ! La consommation d’électricité augmente de façon "structurelle". En réalité, c’est la politique du chien crevé au fil de l’eau.
    Dans la fin des années 1970, s’est produit "l’horreur", la consommation électrique qui doublait tous les 10 ans, s’est mise à stagner.
    Alors, on a cherché à gaspiller, tant et plus, pour justifier toutes ces centrales nucléaires qui poussaient aux 4 coins du pays, tout en supprimant les projets les moins avancés, contribuant à la faillite de Creusot-loire.

    Le chauffage électrique à effet-joule est une aberration, permise par le nucléaire.
    Le chauffage électrique thermodynamique, notamment celle des PAC (pompes à chaleur) aérothermes, de par leur succès, est venu renforcé l’aberration.
    Pourquoi ? Parce que, plus il fait froid, plus on consomme de l’électricité de par le chauffage à effet-joule, c’est normal, on a des périodes de pointes correspondantes aux pointes de froids.
    Mais les PAC, avec un appoint en résistance électrique pour les périodes de grands froids, sont venues renforcées "l’effet de pointe", expliquant les records de consommation.
    Si la décision d’équiper une PAC d’une résistance est parfaitement cohérente au niveau d’un individu (une semaine maximum de chauffage électrique par an, ce n’est pas important), au niveau global, cela aboutit à la catastrophe.
    Et cet "effet de pointe" aurait été pire si EDF et le législateur n’avait pas supprimé le cadeau fiscal pour les PAC air/air. En effet, cette technologie souffre du "défaut" de prendre aisément la place du chauffage électrique classique.

    Partout aussi, le même constat : des convecteurs dans des bâtiments où l’isolation est fort vétuste pour ne pas dire inexistante.
    Préparer l’avenir, ce n’est pas construire des centrales nucléaires ; c’est les fermer, en réduisant les consommations.
    Où en sont les stocks de combustible ? Pas haut, non plus. Il y a deux ans, ils étaient seulement de 8 000 tonnes, selon le PDG d’AREVA. Soit trois à quatre ans de stocks pour couvrir la production défaillante, et défaillante pour longtemps.
    Quand aux chantiers EPR, il ne faut pas cacher : des pétaudières, accumulant les surcouts, les problèmes, les défaillances, les retards… " Cela montre des négligences systématiques et des violations des normes de sécurité."
    Quand au pays de tous les phantasmes, la Chine, la consommation électrique vient de s’effondrer de 10 %. Les commandes d’EPR, fréquemment annulées, pourraient l’être aussi en Chine.
    Rien n’indique que le modèle de consommation croissante soit tenable, et au contraire, tout indique qu’il explose en vol.
    Un jour, dans toutes les civilisations, on s’aperçoit que la résilience du système qui a TOUJOURS existé, n’existe plus.

    Dimanche 1° Février 2009

  • Moins de 2 $ par jour…

    Moins de 2 $ par jour…

    Famine_irlande Le BIT estime que le nombre de travailleurs pauvres (vivant avec moins de 2 $ par jours), atteindra 1 400 millions de personnes, en hausse de 176 millions.
    Cela représente 45 % de la population active ayant un emploi.
    45 % de la population des pays du tiers monde ont donc souffert de la faim récemment, avec la hausse des denrées alimentaires, et cela est un minimum.
    Avec de si bas revenus, il est en effet difficile de se constituer un matelas d’épargne pour les coups durs, et même légèrement au dessus, il a certainement été aussi difficile de faire face aux augmentations.

    Enfin, une bonne partie de la population a du y laisser tous ses avoirs.
    On peut donc estimer que la crise alimentaire a été TRES sérieuse et a éprouvé durablement, au moins les 3/4 de la population du tiers monde, soit en la faisant souffrir directement de la faim, soit en engloutissant toutes ses disponibilités et/ou ses ressources d’endettement.
    Bien entendu, on ne compte pas le chômage, qui correspond au dernier étage du sous prolétariat.

    On est donc très loin aussi des sempiternels "900 millions" souffrant de la faim (ce chiffre représente surtout ceux souffrant GRAVEMENT du manque alimentaire) au cours de ce qu’il faut bien appeler la dernière grande famine, causée par le pacte de famine spéculatif. ce renouveau d’une chose très ancienne nous éloigne donc d’un cercle vertueux d’épargne et d’investissement au profit d’une économie de l’instant et au jour le jour.
    L’économie du développement n’est donc pas -plus- à l’ordre du jour.

    Dimanche 1°février 2009

  • Présidence révolutionnaire…

    Présidence révolutionnaire…

    Pentagon_satellite_image La remise en cause des consensus aux USA va son train. Poussé par les évènements et la crise, les remises en cause prennent un aspect de perestroïka et de glasnost.
    D’abord, le nouveau secrétaire d’état au trésor espère sauver les banques de la nationalisation. Sans aucun doute, passé le 15 février, ce sera un voeu pieux.
    Ensuite, plus intéressant, le télescopage entre la présidence et le CMI (complexe militaro-industriel) sur le budget militaire : il va être réduit, de 10 % soit 55 milliards, avec, sur la sellette, le très contreversé système d’acquisition d’arme, totalement remis en cause, ainsi que le bouclier anti-missile.
    La dérive des couts, dans la pétaudière qu’est devenu le Pentagone (en réalité, il a toujours été réputé pour être une bureaucratie étouffante), a atteint son apogée et son maximum.
    Cette dérive n’a pas laissé d’autre choix à la présidence (sens large : administration présidentielle), que de l’attaquer frontalement, après deux présidences essayant de contrôler le monstre budgétivore.

    Le départ de Blackwater d’Irak, prié de débarrasser le plancher par son gouvernement (à vue de nez, les mercenaires sont aux alentours de 100 000), sont une autre indication de la rétractation absolue de puissance, causé par l’explosion financière, immobilière et économique générale.
    Ces mercenaires étaient, de plus, non pas payés par le budget principal, mais par des budgets annexes, non répertoriés comme dépenses de défense "officielles".
    Ce qui restait d’industrie va considérablement souffrir.
    Boeing, notamment, largement subventionné par l’USAF, va être à la croisée des chemins, d’autant que les programmes d’armements les plus contreversés touchent justement l’aéronautique.

    Par contre, à Moscou, on est heureux comme des canes, beaucoup moins à Prague et à Varsovie, où l’on vient de se réveiller cocu.
    A Kiev et Tbilissi, des valises sont sans doute en cours de préparation.
    C’est donc bien, la fin d’une époque. Attaquant sans retard, la présidence a donc pris à froid les groupes de pression.
    Pour un autre lobby, le lobby pétrolier, cela va aussi être la fin d’une époque.

    Dimanche 1°Février 2009

  • Collapsus d’un état : le choléra au Zimbabwé.

    Collapsus d’un état : le choléra au Zimbabwé.

    Un jour, un internaute me trouvant catastrophiste, me demandait quelle épidémie aurait lieu.
    Tuberculosefmi1 La déconfiture financière du moyen-âge a permis la pandémie de peste noire. Une épidémie, c’est relativement simple à contrer, ils suffit de prendre certaines mesures de confinement. En 1720, on ne savait pas mieux soigner cette maladie, Marseille en a su quelque chose.
    Mais l’épidémie a été contenue.
    Il y avait un état, très fort d’ailleurs, organisé, et capable de faire face. Son armée a tenue face à la peste.
    Il est faut de dire qu’au moyen âge, on ne savait pas quoi faire. On savait quoi faire, c’est la désorganisation de l’état, allié au krach financier, qui a permis à la pandémie de se déployer et d’avoir l’impact qu’elle a eu. 

    Il n’est resté que les autorités locales pour faire face. Parfois brillamment, les traces se trouvent dans les cimetières de cette époque.
    Si certaines fosses communes de la grande peste noire montre des signes évidents de panique, de corps enterrés à la va-vite, souvent, ce n’est pas le cas.
    Les corps sont soigneusement alignés, dans des fosses tracées au cordeau, certaines très profondes. Du travail consciencieux et bien fait, quoi.
    Dans le cas qui nous intéresse, le Zimbabwé, il n’y a plus de système de santé, plus de professionnels payés, les personnes ne peuvent aller au dispensaire. La mortalité oscille entre 3 et 5 %, peut être pire (la faim règne dans le pays depuis longtemps et les organismes sont très affaiblis), au contraire de l’Afrique du sud voisine, pas du tout dans les mêmes conditions face à l’épidémie, où la mortalité est contenue à 0.5 %.
    Les dimensions, d’ailleurs, de la pandémie y sont totalement différentes : 60 000 cas dans l’un, 3 000 dans l’autre.
    Contrairement à ce que dit l’article du monde, ce n’est pas qu’on ne connait pas la manière de faire face à l’épidémie ou de la ralentir, c’est tout bonnement, que les moyens manquent, dans un état désorganisé.
    On peut rappeler aussi, que l’irruption des politiques d’ajustement structurelles ont entrainés, dans l’Europe de l’Est une résurgence de certaines maladies : tuberculose, pour la plus célèbre.

    La montée du "stock de population" à compter du 18° siècle, après une longue période de stagnation s’explique essentiellement par une volonté étatique : la population, c’est la puissance, l’énergie, la force de travail par excellence. les pays désorganisés par de multiples épidémies comme le sida, la tuberculose, la malaria, connaissent de grands retards de développement. D’abord par la perte de la force de travail, ensuite par le cout de gestion d’ une situation chroniquement instable, enfin, par les conséquences sociales sur les structures familiales désorganisées par ces maladies.

    Dimanche 1°Février 2009