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  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 27 Janvier 2009

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 27 Janvier 2009

    Businessupdate            Brésil: le pétrolier d’Etat Petrobras vient de publier son business plan 2009-2013 qui s’inscrit dans un plan stratégique de développement à l’horizon 2020. Les objectifs de productions de Petrobras de gaz et de liquides sont les suivants:

    • 2013: 3,31 millions de barils/jour (dont pétrole 2,68)
    • 2015: 4,14 millions barils/jour (dont pétrole 3,34)
    • 2020: 5,10 millions de barils/jour (dont pétrole 3.92) 

    De plus Petrobras envisage de poursuivre son intégration dans le raffinage (3,65 millions de barils/jour en 2013) et d’investir 2,4 milliards de dollars dans les biocarburants au travers de sa filiale Petrobras Biocombustibel.

                             Aramco-Total : les deux Groupes ont revu leur accord pour la construction de la raffinerie de 400 mille barils/jour de la zone industrielle de Jubail. Elle devrait être opérationnelle à la fin de 2012. D’après certaines sources le devis du projet aurait baissé de 1,2 milliards de dollars par rapport à celui du projet initial. Nous voila peut-être subitement revenus dans un contexte plus réaliste de prix des équipements et des prestations d’ingénierie.

                          Gazprom-Shell: la première livraison de gaz naturel liquéfié au Japon provenant des gisements et des unités de liquéfaction de la Sakhalin Energy Co serait en retard. Initialement planifiée en Janvier, elle ne serait acheminée qu’au mois de Mars. La vie pour Gazprom est complexe en ce moment.

                          Les effets du CO2 sur le changement climatique seraient irréversibles annonce une équipe dirigée par Susan Salomon de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Une partie du CO2 émis par l’activité humaine restera présent durant des milliers d’années. Les émissions de CO2 durant ce siècle détermineront le niveau des océans et le climat durant mille ans. Les conséquences sur le climat seront particulièrement importantes si l’on passe des 385 ppm d’aujourd’hui à des teneurs en CO2 entre 450 à  600 ppm prédit cette étude. Il va falloir en parler de toute urgence aux Chinois qui veulent accroître leur extraction de charbon de 30% d’ici à 2015. (Remarque: aux travaux de cette équipe participe Pierre Friedlingstein, Directeur de Recherche au CNRS).

    Le 27 Janvier 2009.

  • La Californie va devoir assumer son rôle de modèle et de leader écologique américain

    La Californie va devoir assumer son rôle de modèle et de leader écologique américain

                          Le Président Obama va demander à son Administration de rendre applicables les législations avancées de certains Etats sur les émissions de CO2 des véhicules commercialisables dans les années à venir. La Californie par exemple, s’était vue catégoriquement interdire l’an dernier, par l’Administration Fédérale (EPA), l’application de règles d’autonomies des véhicules plus sévères que celles prévues par le CAFE qui imposent, pour l’instant, aux constructeurs automobiles, un objectif moyen de 35 miles par gallon (6,7 litres aux 100 km ou 156 g de CO2 /km) à l’horizon 2020. Cette décision revient dans les faits à donner le pouvoir de décision à la Californie pour l’ensemble des Etats-Unis puisqu’un constructeur va obligatoirement aligner sa gamme de véhicules sur la législation la plus sévère, surtout si elle provient d’un Etat riche (PIB de 48 mille dollars par habitant) et le plus peuplé des Etats-Unis (38 millions d’habitants). Gescalifornie19902006

                         La Californie possède la législation écologique sûrement la plus avancée au monde et surtout un plan élaboré par une Administration d’une grande compétence, au contact permanent avec les industries, assimilant rapidement les possibilités de progrès technique, dont nous avons rendu compte ici de la démarche (LIRE). Mais ce rôle éminent va imposer à cet Etat des résultats qui, pour l’instant ne sont pas très probants comme le montre ses résultats d’émissions de gaz à effets de serre qui étaient toujours en croissance en 2006 (FIG.). La crise économique en 2008 et 2009 devrait marquer un infléchissement de ces émissions avec la réduction du trafic routier, des consommations d’essence (FIG.II) et de l’activité économique en général.Californieconsoessence2000200809  Mais cette crise va retarder bien des projets d’investissements et déstabiliser bien des Entreprises, faute de crédits privés, dans le domaine des réalisations solaires photovoltaïques ou thermiques. Les progrès en 2010 et 2011 pourraient alors être plus timides.

                   On trouvera un papier récent,  très bien fait, ventant les mérites écologiques de la Californie et précisant toute la partie législative, réalisé par NEXT 10.

    Le 27 Janvier 2008.

  • Irena pour faire face à Klaus : les énergies renouvelables contre vents et marée

    Eolienne_tempete Effet tempête ? Assurément non … simple hasard de calendrier très certainement. Alors que Klaus nous pousse à nous interroger sur les ressources énergétiques des nations dites civilisées, les représentants de près de 75 pays, dont l’Allemagne, la France, et l’Espagne, ont signé lundi à Bonn le traité fondateur de l’Institut international pour les énergies renouvelables (Irena).

    Son but : promouvoir les différentes énergies de ce type à l’échelle mondiale. Cette initiative devrait offrir aux pays industrialisées et à ceux en voie de développement conseils et assistance pour la recherche de solutions adaptées au secteur.

    Parmi les autres pays qui ont immédiatement ratifié la création de l’institut figurent l’Egypte, l’Inde, le Pakistan, le Nigeria, la Serbie, la Syrie, et la Turquie. Malgré l’élection d’Obama, les Etats-Unis ne semblent pas – encore ? – avoir changé de position : certes présents à la conférence de début de semaine , ils n’ont pas immédiatement signé le document.

    « Avec la création de l’Irena ( (International Renewable Energy Agency), les énergies renouvelables vont recevoir une plus grande visibilité et un coup de pouce politique », a affirmé – confiant – le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel. Il est vrai que nos voisins d’Outre-Rhin sont à l’origine de cette initiative. Ils ne pouvaient donc moins faire que la défendre.

    L’institut, dont la création vise à aider à la lutte contre le réchauffement climatique (ou dérèglement ?), aura pour but de conseiller les gouvernements sur toute la gamme des questions techniques et financières, et d’appuyer les technologies nouvelles dans les pays en voie de développement.

    Son objectif est de devenir le principal pilier d’un mouvement à grande échelle en faveur de l’environnement durable. L’Irena compte ainsi faciliter l’accès des nations à des informations cohérentes et à des statistiques fiables sur l’industrie des énergies renouvelables. L’Institut se fixe également comme enjeu d’aider les différents pays à améliorer leur cadre réglementaire et à augmenter leur capacité á produire des énergies renouvelables.

    Les choix du siège et du directeur du nouvel institut seront décidés en juin. L’Allemagne espère être en bonne place.

    Sources : AFP, Irena, BusinessWire

  • La surpondération…

    La surpondération…

    Images_2 Dans le début des années 1970, le libéralisme économique a conduit à privilégier deux secteurs d’activités, l’un peu délocalisable (à l’époque), l’automobile, l’autre, pas du tout, le bâtiment.
    Ces deux marchés, depuis, se sont tenus la main dans la main.
    Le pavillon, la maison individuelle est très peu desservie en transport en commun.
    Le calcul était facile : individuel = transport individuel.
    Surtout quand c’est une clientèle urbaine qui se délocalise plus loin.
    Une donne supplémentaire est que le petit commerce de proximité a disparu. Les anciens commerçants qui les avaient tenus pendant des années sont partis, sans être remplacés, ou remplacés brièvement et fugacement par des jeunes qui n’eurent pas le temps de s’implanter.

    En réalité, si C. Goshn voit sept ans de malheur pour l’automobile, c’est qu’il regarde dans le rétro, et pas seulement viseur.
    Le rétroviseur de la crise des années 1990 indique le passé, pas l’avenir.
    Un monde en crise de restructuration, des puissances dominantes qui s’effritent, des puissances prometteuses qui s’effondrent, des investissements qui ne se feront pas, des peuples qui grondent et qui vont reprendre le goût du sang, même dans la si pacifique Europe.
    Non, la crise actuelle, n’est pas une "guerre de 7 ans", c’est plus vraisemblablement une "guerre de trente ans", où le monde qui en sort est fondamentalement différend de celui qui y est rentré, d’abord à cause de la durée, du renouvellement des générations et de la fondation d’un nouveau paradigme.

    jeudi 26 janvier 2009

  • Edf et l’enfouissement des lignes.

    Edf et l’enfouissement des lignes.

    Images Quand on a bâti le réseau électrique en France, le paysage était fondamentalement différent. les forêts étaient deux fois moins nombreuses, et les arbres n’avaient guère le temps de grandir.
    Depuis, contrairement à ce que l’on a dit, le réseau n’est pas parfait, il est a refaire, même en aérien, il est vieux, tout simplement.
    "les principaux dégâts étaient dus à des chutes d’arbres sur les lignes  " après la tempête de 1999, donc causé par les carences d’EDF dans l’entretien des lignes.
    Finalement, les équipes chargées d’élaguer, ça peut être une économie, pour faire les 15 % de rentabilité.

    Pour ce qui est du reste, on ne mettra jamais assez en garde contre les bois, et notamment construire dans ou à proximité des bois..
    Le bois peut brûler et peut se déraciner.
    Là aussi, les paysages ont changés.
    Les petits arbres, plantés devant le pavillon il y a trente ans, sont devenus gigantesques, et très sensibles en cas de tempête.
    Bien entendu, pour la filière bois, le contexte de récession économique est entièrement différent de 1999.
    Il sera peu rentable d’aller débarder, encore moins  qu’à l’époque où la chute des prix avait été sévère.
    Cette fois, elle avait eu lieu avant la tempête.

    Lundi 26 janvier 2009

  • Carlos Ghosn pessimiste pour 2009 et au-delà pour l’avenir du marché de l’automobile

    Carlos Ghosn pessimiste pour 2009 et au-delà pour l’avenir du marché de l’automobile

                         Au Global Competitiveness Forum de Riyad en Arabie Saoudite, Carlos Ghosn a pronostiqué que le marché mondial de l’automobile chuterait de 14% en 2009 pour atteindre 55 millions d’unités et qu’il faudrait attendre au moins sept ans pour retrouver le record des ventes de 2007 à 69 millions d’unités. Carlos Ghosn et ses collaborateurs ont l’exemple de la chute des ventes de 1993 en Europe qui avait demandé cinq ans pour retrouver son niveau de ventes de 1992 (FIG.).Ventesvoitureseu1519902008

    Le 26 Janvier 2009.

  • L’éthanol de maïs américain présente un retour sur énergie bien supérieur à celui accepté jusque là et des émissions de CO2 bien inférieures.

    L’éthanol de maïs américain présente un retour sur énergie bien supérieur à celui accepté jusque là et des émissions de CO2 bien inférieures.

                         C’est un énorme pavé dans la mare lancé par une équipe de scientifiques de l’University of Nebraska-Lincoln (UNL) dirigée par Kenneth Cassman. Il remise aux oubliettes bien des violentes attaques contre l’éthanol de maïs américain qui se basaient sur des chiffres parfois vieux de 7 ans. Depuis il s’est passé ce qui se passe toujours: les hommes ont travaillé à l’amélioration des procédés, motivés par la montée des prix de l’énergie. Le cycle de production d’éthanol, de la graine au litre d’alcool dénaturé, réalisé avec des raffineries assemblées à partir de 2004, présente un bilan énergétique net qui se situe entre 1,5 et 1,8 soit deux à trois fois supérieur à ceux acceptés jusque là. De la même façon le gain en émission de gaz à effets de serre par rapport à l’essence se situe entre 48% et 59%. De nouveaux procédés en boucle fermée (closed-loop) d’alimentation de troupeaux proches avec les sous-produits de la raffinerie et de production de méthane à partir du purin permettent même d’atteindre un bilan énergétique net de 2,2. Nebraskalincolnnetenergychg

                         L’alcool de maïs est devenu un composant essentiel de la politique de recherche de l’indépendance énergétique des Etats-Unis. Sa production annuelle atteint 30 milliards de litres à l’aide de 139 raffineries qui étaient opérationnelles au mois de Janvier 2008. La crise économique et la baisse des cours des carburants va sûrement ralentir la croissance de la filière mais il existe 61 raffineries supplémentaires en cours de réalisation, ce qui devrait porter la production de bio éthanol américain d’ici quelques années à 50 milliards de litres.

                         Dans le cycle de la graine à l’alcool il faut bien analyser les trois étapes principales du procédé: la culture du maïs, la raffinerie et l’utilisation des sous produits pour l’alimentation animale.

                        La culture du maïs présente des performances très inégales d’un Etat à l’autre de la corn-belt. Les Etats les plus productifs sont ceux où il pleut le plus et ou les apports contrôlés en produits azotés sont les plus efficaces. On peut citer l’Iowa, le Minnesota, l’Illinois, l’Indiana, l’Ohio, le Wisconsin et le Nebraska (FIG.II, Etats en bleu).Nebraskalincolnenergyetats L’utilisation de maïs génétiquement mieux adaptés aux périodes sèches et l’amélioration des modes de culture permettent d’améliorer les rendements tout en limitant les apports d’engrais. Cette croissance favorisée par les conditions climatiques locales va améliorer le rendement énergétique net par hectare. Est-il bien pertinent d’aller produire du maïs au Texas?

                     Les raffineries se sont profondément transformées ces dernières années tout d’abord par l’utilisation de gaz naturel et non pas de charbon comme source d’énergie. Puis par l’utilisation du broyage à sec du maïs; on ne sépare plus le gluten de l’amidon avant fermentation. Elles ont récupéré l’énergie par compression de la vapeur, par combustion des fractions organiques légères, par utilisation de l’énergie des effluents, par optimisation des phases de fermentation. Les auteurs considèrent que 60% des productions sont à ces nouveaux standards et que 75% le seront dans deux ans.

                           Enfin les sous-produits de trituration et de fermentation utilisés comme nourriture pour des troupeaux voisins, partent des raffineries sous forme humide, permettant d’économiser l’énergie de séchage. Le couplage raffinerie-troupeau-fermentation anaérobie pour récupérer le méthane recyclé dans la raffinerie semble être un modèle prometteur, très loin du mythique procédé Fischer-Tropsch des biocarburants de deuxième génération. La moitié de l’énergie nécessaire au procédé est fournie par le méthane de fermentation.

                          L’association industrie-agriculture-élevage présente des possibilités de progrès encore inexploitées. L’utilisation des rafles de maïs dans une partie de deuxième génération additionnelle de la raffinerie a été déjà évoquée ici (LIRE). Les progrès génétiques des types de maïs utilisés en fonction des régions est également un facteur de progrès important (LIRE). Enfin le couplage avec l’élevage ouvre des possibilités d’économies importantes d’énergie et de réduction d’émanations de méthane dans l’atmosphère. C’est le modèle de l’industrie paysanne à taille humaine, à la taille du canton, qui est le seul à pouvoir répondre simplement et efficacement aux contraintes de l’utilisation de la biomasse pour produire des carburants.

                          Nous assistons ici à un exemple courant du progrès technique où une première génération de procédé supposée dépassée et donc vilipendée, réalise des progrès continus qui la rend de plus en plus compétitive et oblige les alternatives soi disant plus efficaces à courir derrière sans succès. Longue vie donc à l’éthanol de maïs! Cela vaut bien un verre de Bourbon.

                          Je vous recommande de lire l’article de K. Cassman et col. paru dans le Journal of Industrial Ecology qui vous éclairera sur la vertu de la démarche scientifique pour porter jugement, par rapport à d’autres procédés beaucoup plus répandus qui ressassent en boucle de soi-disant vérités largement dépassées.

    Le 26 Janvier 2009.

  • Monde : baisse de tension.

    Monde : baisse de tension.

    Images La baisse de tension consécutive à la passation de pouvoirs aux USA se retrouve confirmée en Amérique latine.
    Colombie/Vénézuela/Equateur semble trouver plus d’urgence désormais à contrer la crise économique qu’à continuer à montrer du muscle.
    Il est clair que cette baisse de tension, qui apparemment semble se manifester dans maints lieux du monde est dûe à la gravité de la situation économique des pays anglo-saxons, qui recentrent leur action sur l’interne, et oublient depuis le 20 janvier des rêves de domination un peu trop décérébrés et irréels pour revenir sur terre.

    En Ukraine aussi, l’ambassade des Etats-Unis semble aussi jouer l’apaisement, en disant qu’il n’y aurait pas de guerre Russo-Ukrainienne, ni de conflits internes.
    Avec la baisse de tension dans la république du Congo, on peut réellement constater le fait d’une détente, dont il est difficile de dire jusqu’où elle ira, mais dont on peut constater la réalité.
    Cette détente est visible sur tous les fronts énergétiques, et annonce aussi une inflexion de politique  intérieure en la matière.
    Elle marque aussi les responsabilités dans la tension internationale de ces dernières années, 100 % USA.
    Le dernier conflit en date, Israël-Palestine, est effectivement la dernière responsabilité de Bush. Il s’achève sur fond de crimes de guerres, d’une efficacité terrifiante contre les civils, mais sans résultats contre une milice plutôt mal armée.
    Elle marque le déclin militaire absolu d’Israël, qui a affronté un adversaire militaire très faible et certainement pas les puissances militaires de la région réarmées à neuf par la Russie, en missiles anti-char et anti-aériens, à l’occasion du peu de respect des engagements US vis-à-vis de l’Iran et de l’Irak.

    Dimanche 25 janvier 2009

  • Sanyo et Nippon Oil trouvent un accord pour se lancer dans les cellules photovoltaïques en couches minces

    Sanyo et Nippon Oil trouvent un accord pour se lancer dans les cellules photovoltaïques en couches minces

    Sanyo                  Dans un papier du mois d’Octobre dernier (LIRE) sur les options d’extension des activités de Sanyo dans le photovoltaïque, il avait été mentionné la possibilité pour Sanyo de se lancer dans les technologies photovoltaïques en couches minces, mais en association avec quelqu’un de plus riche que lui, à savoir Nippon Oil. Depuis Sanyo s’est fait racheter par Panasonic. Mais cette option semble être la bonne puisque Sanyo et Nippon Oil annoncent la formation d’une joint venture 50/50 de production et de commercialisation de ces produits qui se nommera SANYO ENEOS Solar. La première étape sera de produire et de commercialiser 80MW de modules photovoltaïques à partir de 2010, puis, en fonction des besoins du marché sa capacité de production pourrait être accrue pour atteindre 1 GW en 2015 et 2 GW en 2020.

                        L’association Sanyo-Nippon Oil semble ne pas vouloir jouer les seconds couteaux dans ce futur marché de masse économique du photovoltaïque et affirme sa volonté d’atteindre les grands marchés internationaux de fermes solaires. La technologie en couche mince choisie n’a pas été dévoilée, mais Sanyo est un très bon dans les technologies à base de Silicium, sa très performante technologie HIT étant une combinaison de Si cristallin et de Si amorphe. Une incursion dans le Silicium amorphe en couche mince sur les traces de Sharp, mais en mieux, semble donc probable.

    Le 25 Janvier 2009.

  • Les prix du gaz et les marges de raffinage en Europe résistent à la crise ambiante

    Les prix du gaz et les marges de raffinage en Europe résistent à la crise ambiante

                            La publication par le pétrolier Total des principaux indicateurs de son activité du quatrième trimestre 2008 montre la chute des prix de ventes moyens des liquides (pétrole + gaz liquéfiés) qui ont atteint les 49 dollars par baril à 6 dollars en dessous du prix moyen du Brent coté à Londres. Ce repli fait reculer le prix moyen à sa valeur du deuxième trimestre 2005 (FIG. courbe bleue).Prixliquidesgaztrim2008t4

                    Les possibilités de limiter les effets de cette chute des prix par Total existent cependant. Il faut noter tout d’abord la stabilité des cours du gaz naturel en Europe (courbe rouge). Le marché du gaz est un marché régional en plein effondrement aux Etats-Unis, mais relativement vigoureux en Europe. Les tribulations russes participent à cette stabilité des prix, bien que la cotation au National Balance Point se fasse en Livre Sterling dont le cours est passé en un peu plus d’un semestre de 2$/£ à 1.38$/£ soit une dévaluation de plus de 30% par rapport au dollar.

                    Un autre paramètre est le cours du dollar par rapport à l’euro. L’euro passé au dessus des 1.5$ aux deuxième et troisième trimestres 2008 (1.56 et 1.51 $/euro respectivement) s’est nettement replié au quatrième trimestre à 1.32$/euro. Pour un Groupe dont une partie des dépenses sont en euros, cette évolution est favorable.

                    Enfin pour un Groupe pétrolier intégré comme Total, un autre paramètre important est la marge de raffinage qui détermine la rentabilité de l’aval de son activité. Celle-ci sur les trois derniers trimestres de 2008 s’est très bien tenue (FIG. II).Margesraffin2008t4

                   Les résultats du quatrième trimestre 2008 de Total ne seront pas bons, mais la chute sera amortie partiellement par ces facteurs favorables que sont les cours du gaz en Europe, le taux de change euro/dollar et la marge de raffinage européenne.

                     Pour conserver la confiance de ses actionnaires il serait indispensable que le management de Total présente un jour un programme de gains de productivité et d’allègement des structures, réaction indispensable à une conjoncture moins favorable. Mais pour cela, faudrait-il encore bien vouloir bousculer quelques baronnies et leurs caciques vieillissants.

    Le 25 Janvier 2009.