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  • Chine : suppression de la lampe à incandescence.

    Chine : suppression de la lampe à incandescence.

    Images La Chine, productrice du tiers des ampoules à incandescence, avec 4.44 milliards -2.2 milliards exportés-, va progressivement les bannir.
    L’éclairage représente 12 % de la consommation électrique, et représente 60 % de la production du barrage des trois gorges.
    On comprend donc l’intérêt d’une telle mesure.
    Dans un premier temps, des subventions vont être accordés pour 150 millions d’ampoules.

    Le cout du barrage des trois gorges a été estimé (certainement SOUS-estimé) à 22 milliards de $.
    Pour une dépense pareille qui auraient largement payés quelques milliards d’ampoules, on voit clairement que l’arbitrage entre investissement de grosses unités et dépenses d’économies, penchent finalement très fortement en faveur des économies.
    Car, bien entendu, comme dans le cas des barrages amazoniens, comme dans le cas des barrages chinois, la construction du barrage, n’est qu’une étape en soi.
    Il faut aussi crée beaucoup de choses à côté : réseaux de distribution, investissements complémentaires (épuration d’eau, déchets) et gérer les impacts néfastes.
    La réduction du débit du Yang Tsé Kiang pénalise les populations en aval.

    En outre, si le débit des fleuves sur lesquels sont bâtis les barrages sont importants, on s’aperçoit que, même le Yang Tsé ne peut satisfaire les besoins de tout le monde…

    Samedi 17 janvier 2009

  • Les deux électriciens allemands E-On et RWE ont décidé de s’allier dans les projets de futures centrales nucléaires britanniques

    Les deux électriciens allemands E-On et RWE ont décidé de s’allier dans les projets de futures centrales nucléaires britanniques

    Eon            E-On UK et RWE npower vont former une joint venture 50/50 pour participer aux achats de sites qui vont être vendus par la Nuclear Decommissioning Agency britannique afin de sécuriser ces sites puis, par la suite, de reconstruire de nouvelles centrales nucléaires.Rwe

                D’après E-On et RWE ce sont au moins 6GW de puissance nucléaire qui sont en jeu. Le choix de type de réacteur à implanter sur chacun de ces sites restera ouvert le plus longtemps possible, afin de pouvoir faire, le moment venu, un choix technique et commercial optimal affirment les deux groupes.

                  Rappelons que les Sociétés E-On et RWE exploitent à toutes les deux 20 centrales nucléaires dans le monde et qu’elles exploitent trois centrales nucléaires en commun en Allemagne. Le partage du marché britannique des futures centrales nucléaires devrait donc se faire entre cette JV et EDF.

    Le 17 Janvier 2009.

  • Etat de santé fragile des industries des énergies renouvelables

    Etat de santé fragile des industries des énergies renouvelables

                         Rien ne marche très fort autour des énergies renouvelables dans le monde. Le numéro un chinois du photovoltaïque, Suntech vient d’annoncer qu’il avait licencié 800 personnes au quatrième trimestre, soit 10% de ses effectifs. Il a stoppé toute expansion en attendant des jours meilleurs. Les volumes commercialisés en 2009 dans le monde ne pourraient croître que de 20% à 7GW, contre une tendance longue de croissance de 40%, mais avec des prix en décroissance de 30%.  Du côté des biocarburants, VeraSun qui est sous la protection du Chapter 11 mettrait en vente aux enchères 7 de ses usines de production d’éthanol. Actuellement il en possède 14 en n’en fait marcher que 4. Ces nouvelles pèsent sur la tendance du secteur malgré les discours obamaniens enflammés qui suscitent certains doutes. Suntech perd 15% de sa valeur sur la semaine, Sun Power se replie de 13% et First Solar recule de 10%. La meilleure performance revient à Iberdrola Renovables dont le cours est stable sur la semaine (TAB.).

                       Depuis le début de l’année, c’est l’allemand Q-Cells menacé par la baisse du photovoltaïque mondial qui recule le plus parmi notre sélection. Boursecours200901c

  • Les cours du pétrole WTI américain à 10$ plus bas que le baril de Brent: une situation rare

    Les cours du pétrole WTI américain à 10$ plus bas que le baril de Brent: une situation rare

                          Depuis le début de cette année les marchés ont enregistré une divergence entre les cours du Brent à Londres et ceux du brut WTI coté à new York et échangé physiquement à Cushing, Oklahoma (FIG.).Coursbrentwti2009  Cette différence inhabituelle entre les deux cotations, généralement le Brent court derrière le WTI, apparaît lorsque les stocks à Cushing sont saturés. C’était par exemple le cas au printemps 2007 lorsque les stocks de brut de cette bourgade de l’Oklahoma avaient atteint la saturation, à l’époque, à 28 millions de barils (FIG.II). Depuis les traders ont investi dans des capacités de stockage supplémentaires, mais le niveau atteint vendredi dernier à 33 millions de barils ne doit pas être loin de la saturation de ces capacités.

    Ptrolecushing200901 Les stocks de Cushing sont saturés de pétrole vendu à terme. Contrairement à ce qui se raconte naïvement les Etats-Unis qui importent à tout-va du pétrole n’attendent pas un éventuel client. Ce pétrole est déjà vendu à terme avec un mark-up de 5, de 10 ou 14 dollars par baril à l’échéance de Mars, Avril ou Mai en raison de la situation de contango (FIG. III).Contango200901  Tout se passe comme si les Etats-Unis achetaient leur pétrole par avance pour profiter des soldes actuels. Inutile de préciser que cette divergence des cours entre Europe et Etats-Unis ne durera pas, les tankers chargés de bruts africains ou saoudiens iront livrer leur cargaison au terminal le plus offrant.

                    Le marché de New York est rongé par la spéculation, il faut espérer qu’après les aventures de cet été plus personne n’en doute et que la question ne fait plus débat. Les cours baissent parce que les professionnels stockent pour vendre à terme. Ceux qui ont joué la hausse trop tôt en achetant des futures sont en train de perdre leur culotte et sont obligés de vendre leur papier à perte. Tout le monde attend le signal du rallye à la hausse, mais les maîtres de la spéculation attendent les premiers effets des restrictions de quotas OPEP ou les prémices de la dévaluation du dollar, après le plan Obama.

                   Un autre fait marquant sur ce marché des produits pétroliers en début 2009 est la bonne tenue des cours de l’essence (FIG.I courbe rouge) qui montre l’effet des restrictions de raffinage et peut-être un démarrage de la consommation en carburants par les particuliers en raison des prix bradés à la pompe. Il sera intéressant de connaître les consommations durant ce week-end prolongé avec le Martin Luther King Day. La divergence des cours entre essence et brut profite aux raffineurs américains dont les marges de raffinage sur l’essence ont été négatives durant tout le quatrième trimestre 2008 (FIG IV).Margeessence2009_01

    Le 17 Janvier 2009.

  • 2007 : 100 milliards de $ d’investissements…

    2007 : 100 milliards de $ d’investissements…

    Images_4 le renouvelable devient un "bizness". 100 milliards d’investissements, ce n’est plus marginal.
    La capacité de production électrique augmente de 50 % et atteint 3.4 % de la production totale- 240 gigawatts- (hors énergie hydroélectrique, qui possède un fort potentiel encore inexploité.
    Le renouvelable pèse désormais le quart du nucléaire, et il faut le reconnaitre, il a couté moins cher.
    Photovoltaïque et éolien progresse rapidement, tout en restant marginal.
    Le chauffe-eau solaire, très compétitif, ne concerne encore que 50 millions de foyers. On peut penser à son développement rapide et généralisé.
    Il n’est pas rare, d’ailleurs, qu’il devienne obligatoire.

    Le secteur des carburants croit aussi fortement (plus 43 % de 2005 à 2007) tout en restant fragile. La crise pourrait bien les emporter dans certains pays, faute de rentabilité.
    Quand aux pays en développement, ils sont loin d’être à la traine sur ce coup là.
    les pays développés, membres de la triade, sont, quand à eux, beaucoup plus rétifs à engager le tournant.
    Le poids des lobbys énergétiques, mais aussi industriels, freine les évolutions.
    Changer de paradigmes ruinent certains gens et certaines industries, qui se défendent becs et ongles.

    Un produit semble désormais incontournables, c’est le chauffe eau solaire, compétitif et sûr à l’échelon mondial, encore trop cher dans certains pays.
    On change d’abord un système par les manoeuvres à la marge, ensuite par le profit…

    Vendredi 16 janvier 2009

  • Brésil : tout sur l’hydroélectrique…

    Brésil : tout sur l’hydroélectrique…

    Images_3 Le brésil va miser sur l’hydroélectrique amazonien, au prétexte d’y aider les 25 millions de personnes qui y vivent, mais les grosses productions prévues, dans de grands barrages, ne les concerneront pas.
    Ce sont les 175 millions d’autres, vivants dans les grandes mégalopoles qui seront satisfaites.
    En effet, il est plus simple, beaucoup plus simple de bâtir de grands barrages, de grandes lignes, pour rejoindre de grands centres.
    "L’électricité va alimenter le sud-est du Brésil et ignorer les riverains et Indiens éparpillés au bord des cours d’eau, où la multiplication de petites unités, éoliennes et solaires, suffirait."

    A titre de comparaison, le massif central est souvent -plus qu’à son tour- "délesté".
    Il sert de "variable d’ajustement" et pourtant, par ses grands barrages, il est notablement en excédent énergétique.
    Mais politiquement, il est plus judicieux de couper quelques villages et milliers de personnes que d’arrêter une grande ville.
    Pourtant, c’est la consommation du grand nombre qui pose problème.
    Les populations, insuffisantes en nombre, ne rentabilisent jamais les installations, et le monde entier, qui vient de se gargariser pendant 30 ans de libéralisme, ne pouvait vivre que parce que son armature électrique avait été construire dans un cadre complètement dirigiste et national.

    Par contre, leur éolienne (photo), n’a pas l’air de fonctionner terriblement.

    Vendredi 16 janvier 2009

  • Comparaison de l’inflation US à celle de la Zone Euro au mois de Décembre 2008

    Comparaison de l’inflation US à celle de la Zone Euro au mois de Décembre 2008

                         La comparaison des grands postes de l’inflation aux USA et en Zone euro pour le dernier mois de 2008 est très intéressante. On constate tout d’abord que les inflations sous-jacentes (hors énergie et alimentation) sont les mêmes à 1,8% (FIG. barres roses). A cette inflation de base ajoutons l’alimentation (barres jaunes) : le poste alimentation impacte d’avantage l’inflation US que celle de la Zone Euro. Les producteurs ou les distributeurs ou bien les deux, renâclent à passer les baisses de prix des matières premières agricoles dans les prix aux Etats-Unis. Effectivement le poste alimentation-boissons est encore en progression de 5,8% en cette fin d’année. Le consommateur américain se nourrit bien à Wal-Mart.  Enfin superposons l’énergie pour avoir l’inflation globale (barres vertes) on découvre le rôle décapant de l’énergie américaine qui avec ses -21% de variation annuelle en Décembre, ramène l’inflation au mois de Décembre quasiment à zéro par rapport à il y a un an.

                         Formidable gain de pouvoir d’achat libéré par la chute des cours de l’énergie en fin 2008 aux Etats-Unis. Les cours des carburants sur le NYMEX se répercutent en une semaine sur les prix à la pompe aux USA.Inflationusze200812

    Le 16 Janvier 2009.

  • L’AIE revoit les consommations mondiales de pétrole en 2009 : elles devraient être inférieures de 0,5 million de barils/jour à celles de 2008

    L’AIE revoit les consommations mondiales de pétrole en 2009 : elles devraient être inférieures de 0,5 million de barils/jour à celles de 2008

                        Aurait-on décidé de devenir sérieux à l’Agence Internationale de l’Energie? Cela semblerait être le cas. En effet cette curieuse institution qui parfois se croit en guerre (de cent ans) contre les membres de l’OPEP, seule puissance réelle de régulation des cours face à la spéculation, vient de revoir ses prévisions farfelues toujours en croissance en les abaissant d’un million de barils/jour pour 2009 (une paille!) à 85,3 millions de barils/jour (FIG. courbe violette). Ce chiffre correspond à une décroissance de consommation de 0,5 millions de barils/jour par rapport à la meilleure estimation de 2008 (courbe verte).

                    Mieux vaut passer pour un rigolo une bonne fois que de faire rire la galerie tous les mois ont du se dire ses analystes de la demande. Le changement de pied a tellement fait rire les traders du NYMEX que les cours du brut se sont retournés à la hausse, pour s’aligner sur la hausse des cours de l’essence et du gasoil.Aieconso200901

    Le 16 Janvier 2009.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 16 Janvier 2009

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 16 Janvier 2009

    Businessupdate                    Biocarburants de deuxième génération: Verenium se dit prêt à lancer la réalisation d’une unité de production de fuel éthanol de deuxième génération en Floride. Cette usine qui devrait être lancée au second semestre 2009 pour être opérationnelle en 2011 devrait pouvoir produire jusqu’à 36 millions de gallons ou 136 millions de litres d’éthanol par an. Pour approvisionner la charge de l’usine, Verenium a signé un accord avec une Société locale de l’agri business, la Lykes Brothers Inc.qui livrera la biomasse. Rappelons que Verenium est associé avec BP ce qui confère une certaine crédibilité à son projet. Le procédé est basé sur une transformation enzymatique de la biomasse.

                         Ventes de voitures hybrides en Europe: les ventes de voitures hybrides de Toyota et Lexus en Europe en 2008 se sont accrues de 18% à 57800 unités. Les ventes de la Prius ont atteint 41500 unités, en croissance de 29%.

                              Le New-Jersey va manquer d’énergie solaire: le New-Jersey oblige les compagnies qui distribuent l’électricité dans cet Etat à vendre au moins 2% de cette énergie d’origine solaire. Les droits qui sont négociés sur cette forme d’énergie ont plus que doublé par rapport à l’année précédente en passant à 675$/MWh. Les distributeurs qui n’auront pas réalisé leurs quotas paieront une pénalité de 711$ par MWh. Inutile de dire que de tels prix dynamisent le marché du solaire dans cet Etat où 39 MW de panneaux solaires seraient en cours de développement. La Pennsylvanie, le Maryland et le Delaware ont démarré la même politique de crédits sur leurs ressources en énergie solaire.

    Le 16 Janvier 2009.

  • L’inflation dans la Zone Euro tirée vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières

    L’inflation dans la Zone Euro tirée vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières

                          L‘inflation sous-jacente de la Zone Euro (hors énergie et alimentation) a été remarquablement stable en 2008, variant entre 1,7% et 2% (FIG. courbe orange). Ces chiffres confirment le caractère obsessionnel des craintes de notre banquier central d’une inflation de second tour (inflation par les salaires) durant une trop large partie de l’année. Ils nous informent également qu’il n’y a pas de phénomène déflationniste généralisé en Zone Euro.  L’arrêt de la spéculation massive sur tous les marchés de "commodities" au mois de Juillet qui a entraîné la chute des cours de l’énergie et des matières premières industrielles et agricoles à partir du mois d’Août, a alors massivement impacté à la baisse l’inflation générale. Le poste énergie est même devenu négatif au mois de décembre, le poste alimentation-alcools-tabac et passé de 6,1% en Juillet à 3.3% en Décembre (courbe verte). Tous ces mouvements à la baisse amènent l’inflation générale à 1,6% (courbe bleue), en dessous de l’inflation sous-jacente qui est à 1,8%.Inflationze200812_2

                          Une approche sectorielle nous montre qu’il y a trois postes économiques importants en difficulté: le système bancaire et ses errements, l’industrie automobile qui vit à crédit et enfin les industries des énergies renouvelables qui nécessitent des investissements lourds à rentabilité incertaine. Ces trois secteurs sont les protégés des Etats et vont être mis sous perfusion intensive. Cependant, c’est le secteur des énergies renouvelables qui devrait le plus pâtir des baisses de prix de l’énergie et des restrictions de crédit.

    Le 16 Janvier 2009.