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  • Alcoa renouvelle son accord de fourniture d’électricité par le Québec jusqu’en 2040.

    Alcoa renouvelle son accord de fourniture d’électricité par le Québec jusqu’en 2040.

                           Alcoa et un des grands de l’Aluminium au monde avec des productions qui atteignaient annuellement , avant la crise, 4 millions de tonnes d’Aluminium de première fusion et 15 millions de tonnes d’alumine, matière première indispensable à la production du métal par électrolyse. Ses productions au quatrième trimestre 2008 ne sont pas encore publiées mais on sait qu’elles ne seront pas bonnes, dégradées par la crise dans la construction automobile (voitures et poids lourds) et par le ralentissement des activités dans l’aéronautique civile. Alcoa a donc décidé de prendre toute une série de mesures de crise avec réduction drastique des productions d’Aluminium de 750 mille tonnes par an, soit 18% de ses productions. Des réductions d’activités dans la transformation de l’Aluminium et dans les prestations à l’industrie automobile vont également lui permettre de réduire ses effectifs mondiaux de 13%, soit 13500 personnes. Enfin ses dépenses en capitaux vont être réduites de 50%.Alcoaprod2008t3

                            Dans le poste réduction des coûts, Alcoa a su mener plusieurs actions stratégiques. La principale est la renégociation de l’accord de fourniture d’électricité par la Province du Québec jusqu’en 2040 où il produit 1,1 millions de tonnes d’Aluminium par an, soit plus de 25% de sa production, avec l’électricité la moins chère de la zone OCDE. Il est en train également de développer un grand centre d’extraction et de purification de bauxite au Brésil qui va lui permettre d’accéder à une alumine très économique. Enfin les approvisionnements en divers produits chimiques de base (soude, carbone, fluorure d’aluminium,…) proviendront de plus en plus de Chine.

                           La vitesse et l’ampleur des réactions d’Alcoa face à la crise illustrent la profondeur du marasme industriel actuel. L’action Alcoa à moins de 11$ à New York a perdu les trois quarts de sa valeur en six mois

    Le 8 Janvier 2009.

  • Les ventes du véhicule électrique de Mitsubishi vont être boostées par celles de Peugeot-Citroen en Europe

    Les ventes du véhicule électrique de Mitsubishi vont être boostées par celles de Peugeot-Citroen en Europe

    Mitsu                        Les lecteurs assidus et forcément clairvoyants du Blog Energie savent depuis le mois d’Août dernier, que PSA Peugeot-Citroën, devant la difficulté de la tâche, a décidé de s’allier avec Mitsubishi Motors et avec GS-YUASA pour commercialiser le nouveau véhicule électrique i-Miev développé par les deux Groupes japonais (LIRE). Cet accord va permettre à PSA de pouvoir présenter dès 2009 et commercialiser en 2010, en phase avec Renault-Nissan, un produit moderne, répondant aux attentes du Marché. Mais c’est également un formidable coup d’accélérateur pour les ventes de ce produit pour Mitsubishi Motors. Le Japonais avait prévu de commercialiser 2000 i-Miev en 2009, 4000 en 2010 et 10000 en 2011. L’accord de fournir ce véhicule à PSA pour le réseau européen apporterait un volume supplémentaire de ventes de 10000 véhicules de plus dès 2011, soit un doublement de la montée en cadence.

                  Cet accord signifie que GS-YUASA et sa filiale Lithium Energy Japan seront prêts à fournir les batteries de 16 kWh chacune pour l’assemblage des voitures électriques qui présenteront une autonomie de 160km. Formidable challenge, formidable révolution du mode individuel de transport terrestre qui va enfin entrer, timidement mais sur un mode irréversible, dans la troisième révolution énergétique: celle de l’électricité … si possible non polluante.

    Le 8 Janvier 2009.

  • Monsanto et BASF veulent commercialiser la première génération de maïs résistante à la sècheresse

    Monsanto et BASF veulent commercialiser la première génération de maïs résistante à la sècheresse

                            Monsanto en collaboration avec BASF travaille activement à l’amélioration génétique de trois produits agricoles stratégiques: le maïs, le soja et le coton. L’objectif long terme de Monsanto (2030) est de doubler les rendements des cultures de ces trois produits agricoles tout en réduisant d’un tiers les apports en eau et en énergie nécessaires. Aujourd’hui Monsanto et BASF montrent les résultats obtenus sur la première génération de maïs résistante à la sècheresse (drought) qui, après 5 ans d’essais, est arrivée en fin de Phase IV. Les résultats (FIG.) montrent des améliorations de rendements de 6 à 13%. Ce sont 18 à 25 boisseaux de plus à l’hectare qui sont produits par rapport à des récoltes de 175 à 325 boisseaux à l’hectare obtenues dans les plaines de l’Ouest américain. Le dossier de cette nouvelle semence à été présenté à la FDA pour homologation définitive. Ont été également présentés des essais en Phase II de maïs à rendement amélioré et des essais en Phase I de maïs à faible exigence en engrais azotés. (VOIR la présentation de Monsanto).

    .Monsantocorn

    Le 8 Janvier 2009.

  • La spéculation à la hausse fait monter les stocks et baisser les cours du pétrole WTI aux Etats-Unis

    La spéculation à la hausse fait monter les stocks et baisser les cours du pétrole WTI aux Etats-Unis

                         Celui qui peut stocker du pétrole aux Etats-Unis joue gagnant en l’achetant aujourd’hui et en le revendant à terme avec un mark-up de 5 dollars le baril sur l’échéance Mars ou de 10 dollars sur l’échéance Mai par exemple. C’est comme un grand cru, plus on le garde, plus il vaut cher. A part que dans ce cas ce sont des mois de garde et non des années. On nomme cette situation: contango. Relance Obama, quotas OPEP en retrait, raffinage restreint, l’ensemble du marché est persuadé de la hausse future. Alors les stocks physiques de pétrole en Amérique n’arrêtent pas de croître. Le stock le plus représentatif est celui de Cushing, bourgade de l’Oklahoma où s’échangent physiquement les volumes de WTI cotés sur le NYMEX à New York. Les stocks à Cushing sont à leur plus haut historique à plus de 32 millions de barils (FIG.) gagnant plus de 4 millions de barils en une semaine. Wticushing200901

                         Ce nouveau niveau record dépasse le maximum de 28 millions de barils atteint en 2007 tout simplement parce que les traders ont depuis investi dans de nouvelles capacités de stockage, c’est pour eux un excellent investissement, à forte rentabilité dans les situations actuelles.

                         Mais paradoxalement la mise en stock de pétrole, sans risque pour celui qui a déjà vendu à terme ce stock de pétrole physique, a tendance à faire baisser les cours. C’est ce qui s’est passé hier où, sur la nouvelle des montées des stocks hebdomadaires et sur les mauvaises nouvelles concernant l’emploi américain, les cours du pétrole WTI ont perdu 6 dollars par baril en passant de 48.6$ la veille à 42.6$ en clôture à New-York. Les spéculateurs qui jouent la hausse sur les futures vont se retrouver en très mauvaise posture, ce qui va entraîner à plus de baisse des cours quand ils déboucleront leur position, en vendant du papier décoté.

                          Ces Marchés, aux mécanismes non bornés, accessibles à tous, possesseurs ou non de stocks physiques créent une insupportable variabilité dans les cours. Le cours du WTI, échéance Février, à baissé de 12% hier. Un assainissement de ces mécanismes par au moins une limitation de l’accès à ce marché aux professionnels, est un préalable indispensable à la mise en place d’une politique énergétique cohérente aux Etats-Unis et par conséquence, à l’échelon mondial.

    Le 8 Janvier 2009.

  • Des importations trop élevées font monter les stocks de pétrole hebdomadaires américains et chuter les cours

    Des importations trop élevées font monter les stocks de pétrole hebdomadaires américains et chuter les cours

                           Des importations de pétrole brut et de produits pétroliers à 13,7 millions de barils par jour pour la semaine à cheval entre 2008 et 2009, quantités trop fortes d’au moins 1,5 millions de barils/jour, ne forment pas un évènement  totalement inattendu. Tous les ans, pour des raisons fiscales, des livraisons sont reportées en début d’année suivante afin de minimiser les stocks de fin d’année. Alors les tankers attendent dans le Golfe du Mexique le jour de l’an pour livrer leur chargement. Les stocks se sont accrus globalement de 8 millions de barils à la fin de la semaine dernière. Les cours du brut WTI ont perdu près de trois dollars sur la nouvelle à New York (FIG.). La demande globale à 19,8 millions de barils/jour reste soutenue. Ces données, souvent entachées de grosses erreurs, doivent être prises avec beaucoup de philosophie, mais ce sont elles qui orientent la spéculation.Wticours20090107

    Le 7 Janvier 2009.

  • Eolienne à tout faire…

    Eolienne à tout faire…

    Images_4 Les éoliennes, étaient, à une époque de l’histoire européenne, la base de tout vie industrielle. Il existait des moulins pour tout faire, le meunier traditionnel n’étant qu’une toute petite partie des utilisations possibles.
    S’ils n’avaient passé leur temps qu’à faire cela, ils seraient morts de faim. On sciait, on fabriquait beaucoup de choses avec les moulins.
    reprenant cette tradition, une firme hollandaise lui donne une autre destination : capter l’humidité de l’air, et produire de l’eau.

    Le prototype produit 500 litres d’eau/ jour, mais on pourrait en produire 8 M3, et on parle aussi de dépollution et dessalinisation, et là, on atteindrait 50 à 60 M3.
    Les besoins croissants d’eau, entraine des investissements de plus en plus couteux, notamment ceux liés à la dessalinisation.
    Ces investissements sont couteux au départ, et couteux en énergie en fonctionnement.
    Même si la consommation d’énergie est bien moindre aujourd’hui (filtration par osmose inversée), elle est loin d’être nulle.
    En outre, ce système peut parfaitement s’adapter à des petits besoins, notamment de petites communautés humaines isolées.
    On peut penser à des iles, ou des villages à des endroits arides, dont le raccordement au réseau serait trop couteux ou impossible.

    clin d’oeil de l’histoire : les hollandais étaient les rois des moulins.

    Mercredi 7 janvier 2009

  • Alerte au gaz…

    Alerte au gaz…

    Images_3 La guerre du gaz entre Ukraine et Russie se continue et s’envenime. Il ne passe désormais plus un M3 par l’Ukraine, que ce soit la faute de l’un, ou de l’autre, à la limite, peu importe.
    Regardons la situation.
    On disait la Russie en difficulté financière. Mais la difficulté financière n’existe que si on accepte l’architecture financière. Elle peut être dénoncée. L’histoire n’a jamais manqué de déconfiture en la matière.
    Le système de crédit s’est toujours recrée.

    En revanche, on a soit affaire à une montée en puissance russe (si la Russie a pris le risque de couper le gaz à l’Europe occidentale, soit à un loupé ukrainien (ils pensent qu’ils vont être soutenus).
    Or s’il y a une chose qu’il faut écarter, c’est la possibilité de se passer de la Russie en matière de gaz.
    Avec 30 % de la production, elle est incontournable.
    Il est impossible de trouver 30 % en remplacement.
    Si l’Europe avait un brin de jugeote, elle verrait la seule voie disponible : la réduction de la dépendance, par la réduction de la consommation et l’intégration de la Russie au "concert européen".
    Dans les deux cas, on va s’apercevoir d’un retour, c’est celui de l’économie réelle. Une crise bancaire n’existe que parce que les hommes qui la gère ont leurs limites intellectuelles (dans le cas de Trichet, assez basse d’ailleurs).
    Dans une crise d’approvisionnement, il n’y a que deux possibilités. ON et OFF. Il est possible que les russes aient choisis ce moment de bruit au proche orient, de déclin américain et de repli sur la sphère nord américaine pour entamer une crise dont l’Ukraine est finalement au deuxième plan.

    La question s’adresse à l’Europe dans sa globalité. Vladimir Poutine, alors premier ministre, avant de devenir président, offrit à l’Europe la véritable fin de la guerre froide, par l’établissement d’une véritable sécurité.
    Aujourd’hui, ce n’est qu’une impression, mais elle peut être interprétée comme une patience à bout.
    Elle veut une réponse, OUI ou NON.
    Manquer d’argent est une chose. Se retrouver dans le froid, sans gaz, en est une autre.
    Les pays d’Europe occidentale ont désormais à se résoudre à un choix.
    Ils sont dans la panade, car ils ont horreur de ça.
    Il faut réfléchir, jouer aux échecs, alors qu’ils étaient dans le béni-oui-ouisme US.
    Mais aujourd’hui, BHO (Barack Hussein Obama) a d’autres chats à fouetter.
    Le système américain se replie sur lui, sur sa crise économique, politique et morale, abandonne le proche orient et l’Europe.

    Mercredi 7 janvier 2009

  • Un nouveau projet de centrale nucléaire en Floride pour satisfaire aux objectifs de réduction d’émissions de CO2

    Un nouveau projet de centrale nucléaire en Floride pour satisfaire aux objectifs de réduction d’émissions de CO2

    Levy_progress_energy_ap1000                    Le Groupe Progress Energy Florida propose de construire en Floride deux tranches de centrales nucléaires de type AP 1000 de Westinghouse Electric de 1105 MWe de puissance chacune et, après leur mise en route programmée entre 2016 et 2018, de démanteler deux vieilles centrales au charbon existantes également en Floride. Cette opération permettra de réduire les émissions de CO2 du Groupe de 5 millions de tonnes par an, ce qui correspond à 60% de son objectif de réduction des émissions à l’horizon 2025 exigé par l’Etat de Floride. Progress Energy a acquis un terrain de 2000 hectares dans le comté de Levy. L’investissement total nécessaire à ce projet est estimé à 14 milliards de dollars qui incluent le prix de base des deux tranches de 7,65 milliards de dollars, l’achat du terrain, les frais financiers, les charges d’uranium, les taxes liées au projet. A ceci s’ajoute des constructions de 320 km de lignes électriques évaluées à 3 milliards de dollars.

                             L’investissement global pour les deux tranches revient à 6,3 millions de dollars par MW installé. Pour un taux d’efficacité de 78%, soit 15 TWh par an, l’investissement est donc de l’ordre de 900 dollars par MWh annuel produit. Un amortissement sur 30 ans par exemple, revient donc à 30 dollars par MWh.

    Le 7 Janvier 2009.

  • Situation des taux d’intérêts aux Etats-Unis en ce début de 2009

    Situation des taux d’intérêts aux Etats-Unis en ce début de 2009

                               Il a déjà été souligné ici combien la volonté de nos banquiers centraux européens de vouloir garder la main sur la politique monétaire en maintenant des taux de refinancement des banques à des niveaux supérieurs à ceux de l’inflation sous-jacente et surtout supérieurs au taux américain, introduisait un biais concurrentiel inacceptable. Un pays ne peut aller bien que si son système bancaire fonctionne, la crise financière que nous traversons nous l’a rappelé. Bien sûr les hiérarques de la BCE vont continuer à baisser les taux, la mort dans l’âme, par force. Ils font partie intégrante de cette "Europe frigide" que décrit Elie Barnavi. Europe sans idéal, incapable d’affirmer ses valeurs. Une Europe qu’on ne peut pas aimer. La référence est cependant là: le taux de la FED est quasiment à zéro, actant la gravité de la crise que le monde traverse.Taux10ans200901 

                       Alors les bons du Trésor américains poursuivent leur baisse. Le 10 ans est à peine au dessus de 2%, du jamais vu dans l’histoire financière des dernières décennies (FIG. courbe verte). Ceux qui prêtent leur argent pour 10 ans à ces taux là savent qu’ils seront finalement perdants, mais ils pensent ainsi éviter le pire. Les papiers émis par les Sociétés ou autres Organismes sont pénalisés par un spread qui atteint 250 points de base (2,5 points de pourcent) pour les Aaa (courbe rouge) et qui atteint encore près de 600 points de base pour les Sociétés classées Bbb par Moodies (courbe bleue). La détente des taux a été nette en Décembre, elle semble se poursuivre en ce début d’année, mais la prime de défiance est encore très élevée, ce que traduit la divergence entre les courbes.

                       La montée du prix de l’argent va obliger bon nombre d’entreprises à revoir leur politique de dépense de cash. Les projets pétroliers et gaziers les moins rentables vont être repoussés à plus tard. Les grands projets écologiques aux rentabilités douteuses, étalées sur de longues années, vont à coup sûr en pâtir. Citons par exemple l’éolien offshore, le photovoltaïque, les biocarburants de deuxième génération, la géothermie, les piles à combustible. Il n’est pas sûr que les incitations financières provenant des Etats suffiront à relancer la machine. Mais ce sera l’occasion pour toutes ces filières de revenir sur leurs marges abusives occasionnées par des demandes débridées et faussées par l’argent public déversé sans contrôle. Les fêtes solaires espagnoles font parti du passé, nombreux en parlent déjà avec nostalgie.

    Le 7 Janvier 2009.

  • Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides ont baissé de 10% en 2008

    Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides ont baissé de 10% en 2008

                         Limitées durant les deux premiers tiers de l’année par un manque de disponibilité de véhicules à la vente et limitées durant le dernier tiers par le "credit crunch" et la crise économique, les ventes de voitures hybrides aux Etats-Unis, en 2008, ont globalement baissé de 10% à 314 mille exemplaires par rapport à 2007 qui avait vu des ventes atteindre 347 mille véhicules(FIG.). Ce sont les scores de TOYOTA avec une baisse des ventes de la Prius de 12% et de la Camry de 15% qui ont déterminé cette baisse des ventes. Il faut par contre souligner la montée en puissance, dans ce créneau, de General Motors qui a vendu plus de 2500 véhicules hybrides au mois de décembre et plus de 14000 exemplaires sur l’année.

                     Les ventes en 2009 devraient repartir à la hausse avec la présentation la semaine prochaine, au Salon de Detroit, de la nouvelle Prius de Toyota et du modèle Insight de Honda. Cependant, dans un climat de limitation du nombre de véhicules à la vente, les constructeurs japonais préfèrent vendre un véhicule à 18 mille euros en Europe qu’à 12 mille dollars aux USA. C’est ce qui s’est passé au premier semestre 2008.Hybridesusa20042008

    Le 7 Janvier 2009.