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  • Toyota préparerait une voiture électrique ou hybride rechargeable équipée de panneaux solaires

    Toyota préparerait une voiture électrique ou hybride rechargeable équipée de panneaux solaires

    Denki_cube                     La traction électrique d’une voiture a ouvert la voie à la récupération de l’énergie au freinage, la nouvelle étape sera de coupler au système batterie un panneau solaire qui occupera une part de la surface de la voiture. Le journal japonais Nikkei confirme que Toyota travaille activement sur cette amélioration. Ses concurrents ne doivent pas rester inactifs et le Denki Cube de Nissan (FIG.) illustre bien ce que serait un module solaire sur le toit du véhicule. Il est évident que ce sera un formidable argument marketing de vente et une forte contribution à l’image de la Marque. Dans cette approche, outre le côté écologique et gratuit de l’énergie fournie, c’est l’autonomie supplémentaire apportée par le module solaire qui sera l’argument de vente. Un module de 1,5 m2 de surface, présentant un coefficient de conversion de 20% (200 W/m2) fournira pour un ensoleillement moyen de 4 heures par jour  (1460 heures/an) une énergie de 1,2 kWh, soit une autonomie supplémentaire moyenne de 10 à 12 km. Cette énergie sera plus abondante l’été, elle participera à la régulation thermique optimisée du véhicule.

                     A cette énergie autonome pourront se superposer ou se substituer d’autres sources d’énergie photovoltaïque pour un véhicule à l’arrêt, pensons par exemple aux parkings d’Entreprises ou de Supermarchés qui en feront un produit d’appel de la clientèle. Pensons aux Municipalités qui équiperont de panneaux solaires les places de stationnement. L’électrification des véhicules ouvrira de puissantes opportunités d’utilisation de l’énergie photovoltaïque. Le complément de charge pourra être réalisé sur le réseau, la nuit, en heures creuses, le pilotage de la charge étant programmée par des compteurs intelligents qui étaleront et lisseront la demande d’énergie électrique. Il ne sera pas nécessaire de construire une centrale nucléaire supplémentaire en France pour propulser un peu plus d’un million de véhicules, comme cela a été reporté par une revue économique.

    Le 1er Janvier 2009.

  • Barrage des trois gorges : quelques problèmes…

    Barrage des trois gorges : quelques problèmes…

    Barrage_trois_gorges Le barrage des trois gorges sur Yang Tsé, rencontre quelques problèmes.
    C’est souvent comme ça, quand un équipement, trop moderne, se fait dans un pays, globalement encore arriéré.
    D’abord des problèmes d’ordures ont fait arrêté le remplissage.
    En effet, les communes n’ont tout simplement rien pour les traiter, et il a fallu récupérer 400 000 tonnes dans la retenue.
    C’est le Yang tsé, qui faisait fonction de poubelle.

    Ensuite, c’est l’aval qui souffre, par baisse du débit, qui entrave la circulation fluviale, et le pompage.
    En effet, une bonne partie du débit est envoyé, par gravitation, dans le nord de la Chine, qui a gravement épuisé le fleuve Jaune, largement réduit à l’état d’égout dans sa phase finale.

    Mais, globalement, la quantité d’eau n’est pas extensive.
    Ce genre d’investissements fait éclater les problèmes d’infrastructures, de sous développement, d’arriérations diverses, autant que variés, qui fait du pays, un pays encore sous développé, notamment dans l’intérieur.
    Le développement est une très longue route, indépendamment du bling-bling et du tape à l’oeil, c’est l’ensemble qui doit progresser à la même allure.

    Jeudi 1°janvier 2008

  • Japon : mais que fait donc Godzilla ?

    Japon : mais que fait donc Godzilla ?

    Japon Le Japon s’enfonce dans la crise, et une crise totalement monstrueuse.
    La récession, sur le dernier trimestre, atteint, en rythme annuel 12.1 %.
    On peut clairement envisager de parler de décroissance.
    L’indice Nikkei atteint 8859 point en cette fin d’année, chutant de plus de 42 %.
    Un programme aussi massif qu’inutile de soutien au banque va être mis en oeuvre.

    On nous a chanté pendant des années que l’ouverture au monde était bénéfique, et qu’il fallait exporter.
    Les nations surexportatrices ne semblent guère mieux s’en tirer que les nations désindustrialisées, visiblement moins bien même.
    Le cas allemand est préoccupant, la Chine souffre aussi énormément.
    On voit, finalement, le caractère vieillot d’une machinerie économique pourtant en parfait état de marche.

    Le consommateur, simplement, n’est plus là, désolvabilisé.
    L’industrie automobile, un des phares du Japon, devient aussi, une de ses tares. L’industrie automobile, si elle est importante dans tous les pays du monde, connait deux pays phares, l’Allemagne et le Japon.
    On va donc voir une minute de vérité, dans ces deux pays.

    Jeudi 1°janvier 2009

  • Norway = Titanic ?

    Norway = Titanic ?

    Images_2 Aujourd’hui, certains font le panégyrique de la Norvège.
    Ils savent si bien gérer la fortune que leurs ont laissés les Dieux. Placements en ceci, placements en cela.
    D’abord, il est toujours déplorable de prendre comme exemple un pays doté de la sorte en matière de ressources naturelles : électricité, gaz et pétrole.
    Déjà, au 16°siècle, on avait répondu : "Mais il n’y a ni mine de poules, ni mines de blés, ni mines de drap…"
    Les placements, un autre état en avait fait. C’est aussi un état qui fut fort bien burné en ressources naturelles (le phosphate), c’était l’ile de Nauru.
    Maintenant, ils vivent misérablement, dans une ile détruite par l’exploitation minière, et la totalité de leurs placements a pris l’eau.
    En plus, leur morphologie a fait que ces années de richesses leur ont laissé un souvenir : une épidémie de diabète généralisée.

    Par contre, d’autres font un visage un peu plus noir au "modèle".
    Taux d’intérêts baissés à vive allure, croissance 2009 qui s’annonce fort modeste, transport maritime, activité importante en berne, exploration off-shore (dont ils se sont fait une spécialité) en berne, pour cause d’investissements reportés…

    De plus, faut il rappeler le sort d’un tas de personnages, si riches pour des générations. Russes et Saoudiens notamment, qui "investissaient" à grands coups d’effets de levier.
    Ils font maintenant leurs fonds de poches.
    L’effet de levier, ils l’ont pris dans les dents.
    Suis-je bête ! Les norvégiens sont tellement vertueux qu’ils ne l’ont pas utilisé  !
    Tout est bien géré, tellement bien, qu’il n’y a aucun besoin de solidarité !

    Jeudi 1 janvier 2009

  • Etats-Unis: poussée des cours des produits pétroliers après les publications hebdomadaires

    Etats-Unis: poussée des cours des produits pétroliers après les publications hebdomadaires

                          Le marché des produits pétroliers sur le NYMEX a présenté une nette poussée de fièvre hier après la publication des chiffres hebdomadaires par l’Energy Information Administration. Les cours de l’essence échéance Février, qui avaient ouvert à 0.96$ le gallon se sont retrouvé à 1.06$ en fin de journée, le fuel est passé de 1.31 à 1.44$/gallon, le pétrole WTI a suivi le mouvement passant de 38$/baril à l’ouverture à 44.6 $/baril en fin de séance. Que dit l’EIA pour faire émouvoir à ce point le Marché? Elle annonce simplement ce que tout le monde pouvait prévoir: les raffineries ont peu produit (82%) en raison de fermetures des unités américaines les moins productives, déjà annoncées par les raffineurs, lassés de vendre l’essence à perte. Elle annonce également depuis trois semaines une consommation soutenue, supérieure à 20 millions de barils/jour conséquence de la baisse des prix des carburants et du fuel, de l’arrivée du froid dans les Etats du Nord et du Centre, de la reconstitution des stocks dans la chaîne de distribution. Un indice, les stocks à Cushing, lieu ou s’échange physiquement le WTI, on arrêté leur mouvement de hausse à 28,1 millions de barils contre 28.7 la semaine précédente.

                        Il se murmure de plus en plus souvent autour des salles de marché que la baisse des cours est finie. Préparons nous donc pour un nouveau rallye spéculatif en 2009. Rien dans ce domaine n’est impossible.Prixessenceusa200812

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    Le 1er Janvier 2009.

  • 2008, une année catastrophique, mais ce ne serait qu’un début

    2008, une année catastrophique, mais ce ne serait qu’un début

                            D’après le réassureur allemand Munich Ré, 2008 aura été la troisième année la plus dévastée par les éléments naturels après 2005 qui a vu l’ouragan Katrina submerger la Nouvelle Orléans et 1995, l’année du terrible tremblement de terre de Kobé. Les spécialistes des catastrophes naturelles estiment que l’évènement le plus destructeur de vies humaines en 2008 aura été le cyclone Nargis qui aurait noyé 135 mille personnes en Birmanie. Il est suivi par le tremblement de terre du Sichuan en Chine qui aurait anéanti dans l’ouest de ce pays près de 70 mille personnes. Au total, en 2008, ce sont 220 mille personnes qui auraient été victimes de tremblements de terres ou d’ouragans. Mais d’après les spécialistes ces catastrophes climatiques devraient devenir dans les décennies à venir plus meurtrières et, ce qui est nouveau, plus fréquentes.Catastrophesmunichre08

                             Kerry Emanuel a élaboré une théorie prévoyant sur la base du principe de Carnot, l’Océan étant la source chaude et la troposphère la source froide que l’énergie des ouragans irait en croissant avec la température des eaux tropicales dans le monde. Cette théorie semble être vérifiée par la croissance des vitesses maximum mesurées dans les ouragans (LIRE le papier déjà publié sur ce sujet). Mais d’autres études menées par la NASA et le Jet Propulsion Laboratory de l’Université Californienne de Pasadena, basées sur les observations de nuages à très haute altitude, les Deep Convective Clouds, à l’aide de l’Atmospheric Infrared Sounder (AIRS) installé sur un satellite de la NASA, établissent une corrélation nette entre la fréquence de ces nuages dans les zones tropicales et la température à la surface des océans. Or ces nuages DCC sont à la base de la formation des ouragans, cyclones et autres typhons (FIG. zone bleue la plus froide de l’ouragan Katrina).Katrina D’après les auteurs de cette étude, l’accroissement d’un degré de la surface des océans accroîtrait la probabilité de formation de ces phénomènes violents de 45%. Il faut donc s’attendre, compte tenu de la vitesse de réchauffement actuelle, à un accroissement de fréquence des ouragans de 6% par décennies affirment les auteurs.

                       Mais les évènements pourraient aller en empirant. En effet les observations de la NASA avec l’AIRS montrent que la présence de vapeur d’eau croissante dans l’atmosphère amplifie le réchauffement climatique. En effet la molécule d’eau absorbe dans l’infrarouge, c’est un gaz à effet de serre. La possibilité d’un phénomène de runaway, c’est à dire d’un emballement incontrôlé, n’est pas négligeable sur la base d’une boucle positive: plus de chaleur, donc plus de vapeur d’eau, donc plus de chaleur.

                            A part cela 2008 nous a appris que les cours des matières premières et de l’énergie ne dépendaient pas des conditions du marché de ces produits, mais variaient fortement en fonction de décisions spéculatives, attisées par de pseudo spécialistes chargés de fourguer, à des investisseurs gogos, du papier qui rapporte à leur Banque. La première partie de l’année fut scandaleusement jouée à la hausse sur fond de soi-disant pénurie, la deuxième partie sans aucune vergogne à la baisse sur fond de crise mondiale.Essencenymex20072008  Cette dernière phase est la plus redoutable puisqu’elle a stoppé toute opportunité d’investissement dans les énergies renouvelables. Les industries impliquées se retrouvent en grand danger et certaines disparaîtront inexorablement, comme l’américain VeraSun, un des ex-grands du fuel éthanol américain. Personne d’équilibré n’investira aujourd’hui dans un projet d’éthanol de deuxième génération avec un produit à un dollar le gallon, même avec des subventions. Il faut être très pessimiste pour 2009 en ce qui concerne ces projets innovants dans les biocarburants ou le photovoltaïque. Seul un retour des cours des carburants à la pompe vers 3$ le gallon fera repartir l’indispensable machine à créer des énergies de substitution au pétrole, au charbon et autres lignites. En attendant le monde crachera annuellement ses 32 milliards de tonnes de CO2 dans l’azur.

    Le 31 Décembre 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 30 Décembre 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 30 Décembre 2008

    Businessupdate             Chine: c’est le constructeur de batteries Li-Ion BAK qui a été sélectionné par l’Administration chinoise pour rejoindre le grand programme d’aide au progrès scientifique et technologique dit "PROGRAMME 863" démarré depuis 1986. BAK dont les usines sont à Shenzen et Tianjin pour la partie concernée, se verra offrir 3,1 millions de dollars comme aide au développement  et à l’industrialisation d’une batterie au Lithium Phosphate de Fer pour application véhicule électrique ou hybride. C’est pour le Gouvernement Chinois un programme majeur.

                         Plug Power: un développeur de Piles à Combustible aux USA (Latham), au Canada (Vancouver) et aux Pays-Bas (Wilmersdorf) vient de relancer une vague de licenciements de 90 personnes, après un précédent lot de 80 personnes au mois de Juin. Plug Power ne compte plus que 200 employés. Dans le contexte économique actuel et compte tenu de la baisse de popularité des programmes de Piles à Combustibles, il va devenir très difficile à ce genre d’officine de trouver des sponsors fortunés. Jusque là c’est semble-t-il le russe Norilsk qui jouait les supporters de ce gros laboratoire. Rappelons la capitulation de Sanyo en 2007 (LIRE) et celle de General Motors cette année (LIRE) dans les domaines des piles à comlbustibles stationnaires et embarquées respectivement.

                            Sasol devrait construire une unité de Coal to Liquid en Indonésie: le Sud Africain Sasol, leader mondial de la technologie CTL de transformation du charbon en carburant liquide par le procédé Fischer-Tropsch à partir de gaz à l’eau (syngas), devrait lancer des études de faisabilité d’une unité de production de 1,1 millions de barils/jour en Indonésie. Sasol va s’appuyer pour ce projet sur de gros producteurs locaux de charbon et de lignite. Le Gouvernement indonésien, devenu importateur de pétrole et qui quitte l’OPEP en cette fin d’année, voudrait voir démarrer cette unité dès 2015.

                             Chine: l’Administration chinoise profiterait des cours déprimés du pétrole pour accélérer la constitution de stocks stratégiques. Une première vague de 102 millions de barils serait quasiment terminée. Une deuxième étape de 170 millions de barils serait en cours de planification. Ces constitutions lentes de stocks s’apparentent à des consommations supplémentaires de pétrole.

    Le 30 Décembre 2008.

  • Etats-Unis: les consommations du mois d’Octobre en produits pétroliers ont été supérieures à celles publiées jusque là.

    Etats-Unis: les consommations du mois d’Octobre en produits pétroliers ont été supérieures à celles publiées jusque là.

                             L‘Energy Information Administration publie tous les Mercredi des données hebdomadaires concernant les productions, les consommations et les stocks de produits pétroliers de la semaine précédente. Ce sont ces résultats qui sont suivis par les traders et qui infléchissent les tendances du Marché du pétrole et de ses dérivés. Mais ces chiffres très rapidement diffusés sont entachés d’erreurs comme le montrent les résultats mensuels publiés deux mois après (FIG.). Pour le mois d’Octobre les chiffres hebdomadaires de consommation en produits pétroliers nous avaient indiqué une reprise lente des volumes échangés à la suite des ouragans dans le Golfe du Mexique. Dans la réalité il semblerait que les volumes sortis des raffineries aient été beaucoup plus importants qu’annoncés. Ce phénomène montre que le Marché SURESTIME la baisse des consommations américaines qui après un mois de Septembre en baisse de 13% par rapport à il y a un an, n’apparaît plus en baisse que de 4% au mois d’Octobre. Ce phénomène peut s’expliquer par un rattrapage partiel des non livraisons du mois de Septembre.Consomensuelleus200810

                          En cumulé depuis le début de l’année la consommation moyenne américaine en produits pétroliers apparaît en recul de 5,8% par rapport à celle de l’an dernier sur les dix premiers mois. La consommation d’essence et de fuel-éthanol n’est en recul que de 3,5%. Après correction des volumes d’éthanol consommés les volumes d’essence utilisés sur ces dix premiers mois aux Etats-Unis sont en recul de 4,8% et ceux de produits pétroliers en retrait de 6,3%. La baisse des prix en Novembre et Décembre ainsi que l’arrivée du froid devraient pousser vers les 20 millions de barils/jour les volumes consommés.Consomensuelleus2007200810

                   Remarque: au mois d’Octobre les volumes de kérosène consommés aux USA sont en baisse de 15% par rapport à ceux du même mois en 2007. Ce résultat est à rapprocher à la décision de certaines compagnies aériennes de mettre hors service, à l’issue de la saison d’été, un certain nombre d’avions d’un grand âge, trop consommateurs en carburants.

    Le 30 Décembre 2008.

  • Bonne année 2009.

    Bonne année 2009.

    Images Je vous souhaite une bonne année 2009, et quand se clôt une année et s’annonce une autre, il est de coutume de faire un bilan et des prospectives.
    Le bilan est celle d’une crise économique grave, financière, bancaire, industrielle.
    L’ajustement des consommations énergétiques se fait dans un contexte de baisse de demande et de production.
    Elle aurait pu se faire par une modernisation générale des infrastructures et des outils.
    Cette partie, si elle est -timidement- commencée est complètement occultée par la première.

    Les pays anglo-saxons, dont le trait distinctif est une désindustrialisation massive, une gabegie énergétique confirmée, sont les plus touchés.
    Certains pronostiquent pour eux une crise longue, très grave, voir une crise d’effondrement.
    D’autres seraient touchés. On ne passe pas impunément au travers d’une crise de type impériale.
    Il est d’ailleurs clair, que le cycle capitaliste, investissements et profits, est brisé.
    Il était bien malade d’ailleurs, car ce que l’on appelait "investissement", ce n’était plus l’investissement physique, mais "l’investissement" financier, qui se jetait dans un trou noir, ou "chaine de Ponzi", de grande ampleur.
    Le krach financier, entrainant une baisse des consommations, entraine aussi une baisse des investissements physiques.
    La crise nourrit la crise.

    En même temps, toute période de crise est une période de mutation profonde.
    Ce n’est ni la première, ni la dernière, mais les hommes sont des animaux croyants, et il leur faut des certitudes.
    La seule certitude est qu’il n’y a pas de certitude.
    Demain est un autre jour.
    Et quand une économie s’effondre, une autre réémerge immédiatement.
    Raison pour laquelle, je vous souhaite bon réveillon et bonne année.

    Mardi 30 décembre 2008

  • Les producteurs canadiens prévoient toujours une forte croissance des productions des sables bitumineux

    Les producteurs canadiens prévoient toujours une forte croissance des productions des sables bitumineux

                          Avec la baisse des cours du pétrole, de très nombreux projets concernant la mise en exploitation des sables bitumineux de l’Alberta ont été, au mieux, mis en attente ou encore tout simplement annulés. Parmi les projets les plus importants ainsi mis en cause on peut citer les décisions d’annulation de StatoilHydro, ou les reports de Suncor, de Shell, de Petro-Canada, etc. Malgré toutes ces vicissitudes, l’Association des Producteurs de Pétrole Canadiens (CAPP) qui est bien placée pour imaginer l’avenir de ces productions pronostique toujours une montée en production des sables bitumineux (FIG.).Sablesbitum20082020_4

                         Les productions de l’Ouest canadien en 2008 avec 2,38 millions de barils/jour, seront constituées pour moitié de productions traditionnelles et pour moitié de l’exploitation des sables bitumineux (1,22 millions de bl/jour). D’après l’Association, ces productions tirées des sables bitumineux devraient doubler à l’horizon 2015 ou 2016 et atteindre 3,2 millions de bl/jour en 2020. Les parts entre production minière en surface et extraction à chaud par forage seraient à peu près équilibrées.

                        Bien sûr la réalisation de ces prévisions sera tributaire du rétablissement des circuits normaux de financement des projets par les organismes financiers et de la reprise des cours du baril de pétrole. Mais les professionnels canadiens ne semblent pas démoralisés par les difficultés qui les attendent.

    Le 30 Décembre 2008.