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  • Les cours du maïs aux USA perturbés par la faillite de VeraSun

    Les cours du maïs aux USA perturbés par la faillite de VeraSun

                              La mise sous Chapitre 11 du producteur américain d’éthanol VeraSun désoriente complètement le marché du maïs. Cette Société qui a une capacité de traitement de maïs de plus de 600 millions de boisseaux ne produit presque plus rien. Le Département de l’Agriculture américain a revu en baisse de 300 millions de boisseaux le marché du maïs à 3,7 milliards de boisseaux. Les cours se traitent autour des 3$ le boisseau alors qu’ils avaient flirté avec les 8$ le boisseau cet été. Les paysans producteurs qui avaient vendu à terme leur maïs à VeraSun à 6 ou 7$ le boisseau, voient leur contrat refoulé et se retrouvent avec leur maïs sur les bras. Cette faiblesse du maïs couplée à une légère reprise des cours de l’essence peut expliquer la croissance du cours de Pacific Ethanol de 50% cette semaine (FIG.).Boursecours200812b

                            Les Sociétés du photovoltaïque qui avaient fortement plongé les semaines précédentes reprennent quelques couleurs avec Q Cells dont les cours reprennent un tiers de leur valeur, imité par Suntech (+24%) et First Solar aux USA qui prend 20% de sa valeur.

                           Notons que THEOLIA est la seule action de notre échantillon à présenter une baisse de cours cette semaine.

    Le 20 Décembre 2008.

    –                                                                  

  • ERDF et les 100 000 clients.

    ERDF et les 100 000 clients.

    Images_4 100 000 clients ont été privés d’électricité dans le massif central, certains plusieurs jours, et les pannes tournantes ont été légions.
    Bien entendu, on incrimine neige, verglas, conditions climatiques diverses.
    Hors, si cela avait été le cas, il est fort probable que ce n’est pas le massif central qui aurait été dans le noir, mais la France entière, car le Massif central est un gros producteur d’électricité hydraulique.
    Le problème est autre. Il réside dans le fait que ces départements sont de plus en plus boisés, et que les équipes chargés de l’entretien des lignes, de plus en plus réduites.

    Pour dresser le constat, c’est simple. Il suffit de s’arrêter le long des lignes électriques et d’essayer de les voir, perdues dans la végétation.
    L’autre alternative, c’est que les responsables ERDF aient une documentation qui date sur le massif central. Si au 18°siècle, on parlait de "toit chauve de la France", la situation a évolué depuis et certains départements sont devenus parmi les plus boisés de France.
    Bien entendu il n’y a pas que les lignes EDF qui soient touchés, je me rappelle ces deux frères (habitants le même village), obligé de se téléphoner (en 2005) sur le portable.
    En effet, la ligne téléphonique (détruite en 1999) n’était toujours pas réparé.
    Bien entendu, les arbres ayant le mauvais goût de pousser, nous risquons de connaitre, à l’image yankee ou italienne, la mégapanne causée par UN arbre qui se croûte sur la ligne à haute tension.
    De même, la plupart des pannes sont causées par des petites lignes, lignes qu’on peut techniquement enterrer.

    La panne n’est pas technique, elle est politique. Bien entendu, dès que la panne, par cascade, touchera la région parisienne, on fera semblant de découvrir le problème.
    A l’heure où les dirigeants EDF ne semblent pas jouir de toutes leurs capacités en rachetant les entreprises de production électro-nucléaires à grand coups de milliards, après les déconvenues des "investissements" en amérique latine, on peut effectivement se poser des questions.

    Vendredi 19 décembre 2008

  • Une Alliance regroupant les acteurs de l’industrie des batteries patronnée par l’Argonne National Laboratory

    Une Alliance regroupant les acteurs de l’industrie des batteries patronnée par l’Argonne National Laboratory

    Argonne                         Les Autorités et l’Administration américaines ont compris que l’avenir de l’industrie automobile dépendait pour une large part de la maîtrise de la conception et de la production de systèmes batteries Li-Ion de nouvelles génération. Pourquoi? Parce que tout simplement l’introduction de la traction électrique, grâce à la récupération de l’énergie au freinage, permet de faire faire de nets progrès en efficacité énergétique aux véhicules. De plus, elle accorde la possibilité de distendre et même de couper le cordon entre pétrole et transport. C’est donc une option majeure et inéluctable pour les véhicules du 21ème siècle. Mais voila, les industriels américains sont très en retard dans ce domaine. Il n’y a pas de grand producteur de batteries au Lithium aux USA qui est à plus de 95% une spécialité asiatique (Japon, Chine, Corée) avec de grands noms comme Sony, Sanyo, Panasonic, GS-Yuasa, NEC, Hitachi, BYD, LG ou Samsung. Il est donc indispensable pour l’industrie américaine de rattraper le retard cumulé.

                                        Une industrie repose sur quelques leaders qui apportent leur force Marketing, leur image, leur réseau de commercialisation. Mais elle repose de nos jours encore plus sur un réseau de sous-traitants qui va amener sa technicité, ses compétences dans des domaines très variés indispensables à la réalisation d’objets complexes. Pour réaliser une batterie il faut des chimistes réalisant les matières électroactives, des liants, des solvants, des sels, des membranes; il faut des mécaniciens qui réalisent des feuillards, des boîtiers, des couvercles avec des traversées étanches; il faut des électroniciens qui développent des outils de contrôle, de sécurité, de dialogue, de puissance, il faut des technologies d’assemblage, de soudure, de process. Tout un monde à imaginer, à créer, à développer, à encourager. Alors l’Argonne National Laboratory a décidé de créer la "National  Alliance for Advanced Transportation Battery Cell Manufacture" regroupant les actuels ou futurs acteurs et sous-traitants de cette industrie aux USA avec 14 Sociétés, certaines très connues et d’autres beaucoup moins comme 3M, ActaCell, All Cell Technologies,  Altair Nanotech, Dontech Global, EaglePicher, Enersys, Envia Systems, FMC, MicroSun, Mobius, SiLyte, Superior Graphite et Townsend Advanced Technology. D’après l’Argonne National Lab il faudra injecter 1 à 2 milliards de dollars sur 5 ans pour installer un ou plusieurs larges laboratoires de développement et d’industrialisation que les membres du Club se partageront pour arriver à l’instauration d’une industrie américaine des batteries. Bien entendu l’essentiel des subsides proviendra de l’Etat fédéral, aucune des Sociétés associées à ce projet n’étant capable d’engager des sommes d’argent aussi importantes.

                                      Quand les contrôleurs intransigeants de l’orthodoxie bruxelloise vont découvrir ce projet ils ne vont plus rien comprendre à l’application des théories libérales. C’est pourtant simple, il existe deux types d’économies: celle en temps de paix et celle en temps de guerre. Et pour l’instant, dans l’automobile, c’est la guerre.

    LIRE ce très intéressant projet et l’argumentaire utilisé par l’Administration américaine.

    Le 19 Décembre 2008

  • OPEP et le jeu de la barbichette.

    OPEP et le jeu de la barbichette.

    Images_3 La globalisation, finalement, c’était simple, une économie à la Ponzi, du nom du célèbre escroc (destiné à être remplacé par Madoff).
    On est dans une pyramide, et quand la pyramide est incapable d’agrandir sa base, elle s’écroule.
    Financièrement, c’est on ne peut plus risible : les $ des uns sont entassés par les autres et si ceux-ci arrêtent le mouvement, c’est la fin.
    La ruine conjointe des deux.
    Mais le marché pétrolier, visiblement obéi aussi à une pyramide de Ponzi.
    On imagine les consommateurs sous la coupe des producteurs, mais l’inverse est vraie aussi.

    L’alternative a toujours été de ne pas consommer, et beaucoup de techniques existent pour cela.
    Il a fallu une politique tenace des états pétroliers pour bâtir l’économie telle que nous la connaissons, avec un dollar assis sur le pétrole (comme monnaie de négoce).
    Bien entendu, pour la puissance tutélaire, le pétrole était gratis, il ne coutait que les frais pour fabriquer la monnaie.
    La chute actuelle des cours du pétrole est causée, non seulement par le déclin de la spéculation, mais aussi par le décrochage économique violent des puissances anglo-saxonnes, souffrant le plus d’addiction au pétrole.
    La fin de la tension sur les marchés pétroliers entraine logiquement la baisse des prix, sans que cela porte remède à l’économie réelle.
    Les emplois perdus sont perdus, et il faut longtemps pour en créer d’autres.
    En outre, les dépenses superflues sont sabrées.
    Et on vient de s’apercevoir qu’en matière de pétrole, il existait beaucoup de superflu.

    Le "normal" d’une époque passe brutalement au mode "passé", comme le tour de ville en voiture des jeunes américains.
    C’est, assez largement, un changement culturel. Et contre cela, l’OPEP ne peut rien.

    Vendredi 19 décembre 2008

  • AIE : Le Pic-Oil pour 2020.

    AIE : Le Pic-Oil pour 2020.

    Images Effectivement, les organismes devant prévoir l’avenir, donne plus d’indication sur leur mode de pensée, de fonctionnement, leur bureaucratie que sur l’avenir lui-même.
    L’AIE (agence internationale de l’Energie), bascule dans le camp de ceux qui croient le PO proche. Il sera là en 2020.
    Sachant qu’il faut 20 ans pour l’adaptation, on est déjà dans les choux.
    Enfin c’est ce que dit cette bureaucratie irresponsable, tentaculaire et irrécupérable, à l’image de l’époque actuelle et de ce que sont les grandes bureaucraties : constructeurs automobiles, entreprises côtées, Pentagone…
    Les prévisions n’y existaient même pas. c’était simplement des compromis bureaucratiques.

    La vérité est beaucoup plus crue et beaucoup plus abrupte, nous la vivons actuellement.
    On réduit la voilure, tout simplement.
    La voiture d’aujourd’hui en France consomme la moitié de ce que consommait le parc en 1974. La réduction du parc économisera ce qu’il faut pour s’ajuster.
    La réduction aussi, du parc immobilier (les surfaces habitées ont beaucoup augmentées) se réduiront aussi.
    La pauvreté est une raison importante et suffisante pour cela.
    On voit aussi que le schémas de distribution souffrent gravement.
    Les supermarchés achètent au meilleur coût, sans voir si ce coût est énergétiquement dépensier.
    Je rappellerais simplement l’époque où les villes étaient ceinturées de ceintures maraichères.
    Les petits commerces, souvent, n’avaient aucun souci d’approvisionnement, c’était des voisins qui le ravitaillait en légumes frais, et d’une manière générale, de tout ce qui était disponible à proximité.

    D’ailleurs, la baisse de production de l’OPEP s’est révélée un coup foireux. En même temps, les mythes vont s’effondrer : la hausse "structurelle" de la consommation électrique.
    En même temps, les projections prennent les conditions actuelles et les adaptent dans X années. On voit que dans le cas des anglo-saxons, la crise risque d’être sévère, très sévère. Voire d’être une crise d’effondrement.

    vendredi 19 décembre 2008

  • La spéculation sur les cours du pétrole alimente la hausse des stocks américains

    La spéculation sur les cours du pétrole alimente la hausse des stocks américains

                          Il est de bon ton en cette période de fin d’année de spéculer à terme sur une hausse des cours du pétrole. Le marché à Terme du NYMEX vous y invite. En effet, la courbe des prix du baril est en contango, situation ou plus on s’éloigne dans le temps et plus les cours sont élevés (FIG.). Dans ce cas il faut disposer de stock physique du produit coté qui va être acheté au cours du jour, à bas prix, et revendu à terme avec une marge de 20% à 50% selon l’échéance choisie. On le voit le phénomène est pervers puisque cette spéculation va faire croître les stocks et donc faire baisser le cours immédiat, ce qui va inciter à poursuivre la spéculation à la hausse et stocker d’avantage. C’est ce qui se passe en ce moment où malgré les décisions de l’OPEP, malgré une timide reprise des consommations en produits pétroliers aux Etats-Unis, les cours poursuivent leur baisse. En termes clairs, il y a du fric à faire en achetant physiquement du pétrole largement disponible à 36$ le baril et en le revendant à terme à 55$. Une seule condition est nécessaire: savoir le stocker.Ptrolenymex20081218

                       Alors on voit les stocks se gonfler. Le premier est à Cushing, Oklahoma là ou se traitent physiquement les échanges du WTI traité sur le NYMEX.Ptrolecushing200812 Les stocks dans cette bourgade se traînaient depuis le début de l’année en dessous des 20 millions de barils et subitement on les voit prendre leur essor. Les traders y stockent leur pétrole acheté à vil prix.

    L’autre façon de faire est de stocker le pétrole sur des tankers. Il y aurait 25 pétroliers représentant 50 millions de barils qui attendraient des jours meilleurs pour livrer leur cargaison déjà vendue à terme aux Etats-Unis. Bien sûr ce stock ne figure sur aucune statistique nationale.

    On le voit, pour que les effets des restrictions de productions de l’OPEP fassent effet sur les prix, il faut tout d’abord qu’il n’existe plus de pétrole errant et que les stocks spéculatifs s’épuisent. On estime ces surstocks dans le monde entre 150 à 200 millions de barils. Avec un déficit de production de la part de l’OPEP et ses alliés du moment de deux millions de barils par jour, effectif d’ici à un mois, il faudra donc trois mois de plus pour purger la situation et voir les cours du pétrole repartir franchement à la hausse. Cela nous amène vers le mois d’Avril.

    Le 19 Décembre 2008.

  • Constructeurs automobiles US : énième…

    Constructeurs automobiles US : énième…

    Detroit Comme l’a dit R. Bonnaterre, les prévisions instruisent plus la manière de penser des gens qui la produisent, qu’elle n’est réellement utile pour savoir ce qui va se passer.
    Une projection, c’est toujours ce que l’on a vécu par le passé + ou – importantes.
    Manque de bol, un jour, il existe la rupture. On ne produisit jamais 50 millions de tonnes d’acier en France. Il y a des tas de choses qui ne se passèrent pas.
    Mais les constructeurs US, les hommes politiques, apparaissent d’un archaïsme, d’un manque d’imagination, d’une inculture économique assez incroyable.

    Deubeuliou voudrait bien laisser tomber l’automobile, mais semble ne pas prendre en considération : mes retraités de cette industrie, les sous-traitants, qui vont prendre de plein fouet le dépôt de bilan des constructeurs (et risquent, eux, de ne pas s’en relever) et le marché de la dette de ces 3 constructeurs. Bien entendu, on peut rajouter les états qui abritent ces usines, les comtés, les villes, les écoles…
    Les états verraient leurs dépenses d’assistance monter au plafond, pendant que les recettes s’effondreraient…
    Mais il hésite, pour ne pas laisser au président suivant, une catastrophe : "Franchement, il y a une autre considération, c’est que j’éprouve une obligation envers mon successeur. Je crois qu’il est de bonne politique de ne pas déverser sur lui une catastrophe majeure."
    Les constructeurs, comme des pantins déphasés, parlotent. On dit qu’ils parlotent… Fusion (entre GM et Chrysler).
    Le président en fonction ne veut pas de "faillite incontrôlée". Reste à savoir ce qu’est une "faillite contrôlée" ?

    La réalité, c’est que les constructeurs sont tombés dans leur propre merdier. Surinvestissement (GM ouvre une usine en Chine), surcapacitées globales, dividendes et rachats d’actions qui les ont privés des moyens de faire face à cette crise.
    Moi aussi je pense que l’univers est illimité, mais qu’on n’en a pas la preuve, mais que la bêtise humaine est illimité, et que là, c’est incontestable…

    Jeudi 18 décembre 2008

  • GS-Yuasa va devenir fournisseur de Honda en batteries au travers d’une nouvelle joint venture

    GS-Yuasa va devenir fournisseur de Honda en batteries au travers d’une nouvelle joint venture

                          Le concepteur et fabricant de batteries de types Li-Ion GS-Yuasa va créer une joint venture avec Honda au printemps 2009. Cette société commune (51% GS-Yuasa et 49% Honda) située à Kyoto, aura pour mission de produire des accumulateurs et des batteries Li-Ion pour de futurs véhicules hybrides de Honda. Les éléments d’accumulateurs produits seront au format EH6 prismatique de 6 Ah. La joint-venture aura pour mission d’optimiser ce type d’accumulateur ainsi que le système batterie, par l’utilisation de composants et de matériaux les mieux adaptés à l’application hybride qui demande à la batterie d’assurer de fortes pointes de puissance, en charge comme en décharge et ceci quel que soit son état de charge.

                          Cette nouvelle orientation indique un désengagement net de Honda vis à vis de Sanyo qui, on le sait, va rentrer dans le Groupe Panasonic. De son côté GS-Yuasa possèdera deux JV, l’une avec Mitsubishi Motors et l’autre avec Honda (FIG.). C’est Japan Inc. qui est en train de se construire pas à pas dans les véhicules hybrides et électriques.Alliancesbatteries200812b_2

    Le 18 Décembre 2008

  • Etats-Unis: l’EIA envisage des consommations américaines de pétrole stables d’ici à 2030

    Etats-Unis: l’EIA envisage des consommations américaines de pétrole stables d’ici à 2030

                              Les exercices de prévisions de consommation d’énergie à plus de 5 ou 10 ans n’ont de valeur que par ce qu’ils reflètent de l’opinion du moment des auteurs sur les évolutions des modes de vie et des technologies futures. L’Energy Information Administration (EIA) qui est à coup sûr l’équipe la plus consciencieuse dans l’art de la prévision pour l’énergie, publiait jusque là, tous les ans, des consommations américaines de pétrole en hausse. Les américains devaient consommer de plus en plus d’énergie. Et bien cette année, dans ses prévisions 2009, l’EIA considère que d’ici à 2030 l’énergie consommée aux Etats-Unis va croître de 0,5% par an, pour un accroissement annuel  de population de 0,9%. L’énergie consommée par citoyen va donc décroître: c’est d’une grande nouveauté.

                                Un des postes concernés au premier chef est celui des consommations de pétrole pour lequel l’EIA voit des consommations stables d’ici à 2030 (FIG.).Eiaeo2009consoptrole

                       La montée en puissance des biocarburants, de la biomasse en général et plus marginalement des énergies renouvelables va faire que les émissions de CO2 vont croître de 0,3% par an, moins vite que l’accroissement de consommation d’énergie. Les émissions de CO2 croîtraient gentiment vers les 6,4 milliards de tonnes à l’horizon 2030 (FIG.II). Eiaeo2009co2emissions Bien sûr un tel scénario moins catastrophique que celui imaginé un an auparavant n’est pas satisfaisant. En particulier, les hypothèses manipulées par l’EIA sur le poste transport  ne conduisent qu’à une réduction des consommations d’essence de 0,8% par an, ce qui suppose la persistance d’une part importante de véhicules de types 4X4 polluants encore commercialisés en 2030 et une faible montée en puissance des véhicules hybrides rechargeables ou électriques.

                             On attendra donc avec impatience le même exercice qui sera publié dans un an pour enfin voir baisser les projections de consommations de pétrole américaines dans un document officiel. Le contexte politique sera sûrement plus favorable à une politique volontariste de décroissance des émissions de CO2.

    Le 18 Décembre 2008.

  • France : la consommation de carburant chute

    France : la consommation de carburant chute

    Images_5 La consommation de carburants a chuté en Novembre en France.
    – 12.3 % en Novembre 2008 par rapport à novembre 2007, à répartir entre – 11 % pour le gazole et – 16.2 pour l’essence.
    Bien entendu, si le succès des voitures "vertes", plus économes peut expliquer une -petite- partie de la baisse, la plus grande provient évidemment de la dépression.
    Sur un an, la baisse est d’un peu plus de 3 %, et sur ce montant, on peut en effet penser qu’une partie significative est due au renouvellement du parc.

    Bien entendu, et bien plus significatif est la baisse de consommation des carburants fossiles liquides pour le chauffage.
    La substitution d’un parc de PAC (pompes à chaleur), notamment aérothermes à des chaudières fioul a été important cette année. 
    L’unité de mesure était le camion chargé de PAC.
    Si les ventes de chaudières fioul ont un peu repris en fin d’année, elles sont désormais marginales et souvent couplées à du solaire thermique ou servent d’appoint à des PAC pour périodes froides.

    Mercredi 17 décembre 2008