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  • L’OPEP veut frapper fort pour rétablir rapidement les cours du pétrole

    L’OPEP veut frapper fort pour rétablir rapidement les cours du pétrole

                           En décidant de choisir de nouveaux quotas à 4,2 millions de barils/jour de moins que la production du mois de Septembre, l’OPEP se fixe un nouvel objectif en baisse de 9% par rapport aux quotas du mois d’Octobre qui eux mêmes provenaient d’un abattement uniforme de 5,2%. Ce nouvel objectif de 24,85 millions de barils/jour est inférieur au précédent de 2,46 millions de barils/jour. Il est également inférieur de plus de 3 millions de barils/jour aux dernières productions connues du mois de Novembre (TAB.). Les quotas détaillés par pays producteurs seront publiés au mois de Janvier, mais on se dirige vers des productions de l’Arabie Saoudite autour des 7,5 millions de barils/jour.Opec17122008

                          Si les membres de l’OPEP arrivent à tenir rapidement ce nouvel objectif il n’y a aucun doute sur un retour des cours du pétrole WTI vers les 70 à 80$/baril en quelques mois. Inversement, un non respect de ces nouveaux quotas aurait un effet dévastateur sur la crédibilité du Cartel.  Le comportement des NON OPEP associés à ce mouvement de réduction des productions, tels que la Russie et l’Azerbaïdjan qui ont évoqué une baisse de 0,6 million de barils/jour, sera également à suivre avec attention. Le retour du pétrole WTI vers 40$ le baril dans la journée, illustre le scepticisme des hedgers devant la nouvelle. A mon avis ils ont tort de ne pas y croire.

    Le 17 Décembre 2008.

  • Constellation : la tête dans les étoiles…

    Constellation : la tête dans les étoiles…

    Images … mais pas les pieds sur terre pour EDF.
    EDF prend 49.99 % de participation chez Constellation, Warren Buffet empoche quelques centaines de millions pour se désister (il n’avait pris participation que pour faire monter les enchères).
    EDF dépense -encore- 4.5 milliards de $ pour prendre une participation minoritaire chez l’électricien nucléaire et sombrer dans le miroir aux alouettes.
    Il n’est jamais venu l’ombre de l’idée à EDF que l’économie des USA était en ruine, que le pays était ravagé économiquement et certains anticipent une longue période de crise.

    Rien n’indique, en effet, une résilience du système, et pour les firmes françaises de J6M à Renault, en passant par beaucoup d’autres, le continent nord américain a toujours servi à "acquérir, à prix d’or, beaucoup de repentir" (Louis XI).
    En effet, une crise fait sentir son poids. Qu’en sortira t’il ? La réponse est toujours la même au cours des âges : un monde différend de celui qui est rentré dans cette même crise.
    Les grandes crises économiques font toujours le ménage : elles disqualifient ou usent les puissances dominantes, et préparent ou entérinent l’émergence de nouvelles étoiles.

    On voit, passer l’effet de propagande, les puissances économiques, puis politiques réelles émerger.
    1929 a marqué le glas de la £ et de la Grande Bretagne,
    1873 avait marqué son déclin.
    1783 avait marqué la fin de la Hollande comme centre économique nord européen, et les 3 crises économiques du siècle précédent avaient tous entérinées, elles aussi, le déclin hollandais et une émergence graduelle de Londres.
    EDF agit sur un schéma ancien. EDF ne se renouvelle pas. EDF a une vision complétement erronnée et passéïste.
    En pleine crise économique, elle joue aux courses (avec nos sous)… Grande Bretagne et USA sont des puissances. DU PASSE.

    Mercredi 17 décembre 2008

  • Etats-Unis: croissance des consommations en produits pétroliers avec l’arrivée des frimas et la baisse continue des prix

    Etats-Unis: croissance des consommations en produits pétroliers avec l’arrivée des frimas et la baisse continue des prix

                           Un gallon d’essence "regular" à 1,66 dollars en moyenne la semaine dernière aux Etats-Unis, en baisse de 4 cents par rapport à la semaine précédente, c’est le prix d’il y a trois ans, d’avant toutes les hausses. La rentrée dans l’hiver produit aussi son effet et toutes les consommations croissent: celles d’essence, de fuel, de kérosène, de propane. La consommation globale hebdomadaire a atteint les 20,2 millions de barils/jour (FIG.), des chiffres du mois d’Août, d’avant les tornades sur le Golfe du Mexique et de leurs ravages sur les installations pétrolières. Alors les stocks globaux baissent légèrement, pas assez, de 2,7 millions de barils à 1717 millions. Les américains ils importent trop, ils ne peuvent pas s’en passer. Addiction aux hydrocarbures. C’est grave. Difficile à traiter. 

                         Alors, quand vous lirez partout que les consommations baissent, c’est le moment où elles vont repartir à la hausse, comme en 14. Toujours en retard d’une guerre les économistes. Il faut s’y faire.Consohebdous200812

    Le 17 Décembre 2008.

  • La production dans la construction en France fait mieux que celle de ses voisines

    La production dans la construction en France fait mieux que celle de ses voisines

                     Après un troisième trimestre en léger recul de 0,5%, la production dans la construction française affiche un recul par rapport à il y a un an de -1,4% nous indique Eurostat. Ce résultat (FIG.) indique une assez bonne résistance de cette activité par rapport à des résultats désastreux en Espagne (-14%), mauvais en Grande-Bretagne (-6%) et médiocres dans la Zone Euro (-4%) et l’Allemagne (-3,8%).

                     L’activité dans la construction en France devrait, par la suite, profiter des aides gouvernementales et des "actions de motivation" de notre système bancaire. Consolons-nous, c’est pire ailleurs!Indiceconstruction2008_10

    Le 17 Décembre 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 17 Décembre 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 17 Décembre 2008

    Thnkcity                  La "Think" en péril: le constructeur norvégien de la petite voiture électrique baptisée Think rencontre d’énormes problèmes de trésorerie et vient d’arrêter ses productions. Le Gouvernement Norvégien a bien pris note de ses problèmes mais ne semble pas décidé à vouloir les régler de façon particulière. Il va être traité comme les autres entreprises en difficultés. Le fournisseur américain de batteries Enerl semble vouloir minimiser le problème.

                         L’OPEP qui se réunit aujourd’hui à Oran a fortement revu à la baisse ses prévisions de consommations mondiales de pétroles pour 2008 et 2009. Une révision de -360 mille barils par jour pour 2008 ce qui amène à une décroissance des volumes par rapport à 2007 de 70 mille barils/jour. Une révision de -640 mille barils/jour pour 2009 ce qui conduit à une réduction des volumes de 150 mille barils/jour entre 2008 et 2009. Jusque là l’OPEP manipulait des volumes assez élevés qui apparaissaient en contradiction avec l’évolution nouvelle des marchés.

                      

                          Toyota repousse son projet d’assemblage de la Prius aux Etats-Unis: la morosité des marchés, la recherche de liquidités a poussé Toyota à retarder son projet d’assemblage de la Prius dans son usine du Mississippi. Le projet initialement prévu pour 2010 serait reprogrammé pour 2011 … ou plus tard encore.

                            Scandale financier autour du champ de Tempa Rossa en Italie. Certains auraient touché des pots de vin venant d’opérateurs pétroliers. Ce champ qui devrait produire 50 mille barils par jour d’hydrocarbure dès 2011 est exploité par Total associé avec Exxon et Shell. Ce qui semble scandaleux, c’est que cela fasse scandale dans un pays aussi vertueux. Mais les hommes politiques concernés semblent être plutôt être du centre gauche. Le plus curieux est que le magistrat de Potenza chargé de l’affaire s’appelle Henry John Woodcock. Les Italiens pourraient le prêter aux américains pour s’occuper de leurs scandales financiers!

    Bydf3dm         Le chinois BYD lance sa nouvelle voiture hybride rechargeable, la F3DM (dual mode), sur le marché chinois pour un prix de 150000 Yuans (22000$). Elle sera présentée au Salon de Détroit pour une commercialisation aux Etats-Unis en 2010. Le véhicule est équipé d’une batterie de 40Ah, 330V et affiche une autonomie en mode électrique de 100 km.

    Le 17 Décembre 2008.

  • Les raffineurs américains, lassés par des prix bradés de l’essence, réduisent leurs productions

    Les raffineurs américains, lassés par des prix bradés de l’essence, réduisent leurs productions

                         Le "gasoline crack spread" qui se définit comme la différence entre le prix d’un baril d’essence (42 gallons) et celui d’un baril de pétrole brut est resté négatif depuis le mois d’Octobre aux Etats-Unis (FIG.). Le baril d’essence est descendu jusqu’à 40$ le baril sur le NYMEX, 3 à 4 dollars au dessous du prix du pétrole brut. Cette situation n’est pas faite pour encourager les raffineurs à produire de l’essence. Nombreux sont ceux qui ont déclaré vouloir soit arrêter certaines productions (Marathon), soit opérer des actions de maintenance de leurs installations (Sunoco, Valero), soit réduire les flux de production de leur Fluid Cracking Catalytique. C’est le cas de Valero, premier raffineur américain, qui envisage de faire tourner en Décembre certaines de ses unités à 70% de rendement. Le spread est revenu très légèrement positif hier.

                      Il est probable qu’avec la très forte baisse des prix des carburants à la pompe aux Etats-Unis, la demande reparte à la hausse ou pour le moins se stabilise. Ce phénomène serait lui aussi favorable à une remontée des cours de l’essence sur le NYMEX, précédant ou accompagnant une remontée des cours du brut WTI. A plus long terme, la demande d’essence ira en décroissant avec la rénovation du parc automobile américain et l’arrivée de véhicules sobres en carburants.Gasolinecrackspread200812

    Le 17 Décembre 2008.

  • Japon: un nouveau procédé simple et propre de production de biodiesel

    Japon: un nouveau procédé simple et propre de production de biodiesel

                         La transformation des corps gras en ester méthylique par transestérification qui fait intervenir de la soude ou de la potasse concentrée, nécessite de grandes quantités d’eau pour laver et neutraliser les produits de réaction. Ce n’est donc pas un procédé très écologique. Plusieurs Universités japonaises associées à l’Institut National de Recherche Alimentaire ont développé un procédé pilote dit "superheated methanol method" qui fait directement réagir le méthanol avec les graisses portées à haute température, à pression atmosphérique. Le procédé d’une grande simplicité, ressemble à un entraînement à la vapeur de l’ester méthylique et du glycérol par les vapeurs de méthanol (FIG.). Le pilote en place produirait 400 litres de biodiesel par jour à partir de 500 litres de corps gras d’origines diverses. Superheatedmethanol_2

    Le 17 Décembre 2008.

  • Le chantage.

    Le chantage.

    Images_2 Les maitres chanteurs étaient les chefs d’entreprises. Ils exigeaient des baisses de charges en menaçant de délocalisation.
    Bien sûr, le consommateur était censé consommer autant, bien que l’emploi bien rémunéré parte à l’étranger.
    Aujourd’hui, leur débilité mentale a fonctionné à 100 % : la consommation s’effondre.

    Alors, aujourd’hui, les chefs d’entreprises, tout aussi incompétents, demandent l’aide de l’état, pour les protéger des conséquences de leurs actes stupides.
    L’objectif, pour les pouvoirs publics : "redevenir exportateur net, reconquérir des parts de marché et augmenter la part de la valeur ajoutée produite en France. "
    Bien entendu, c’est la fin de la mondialisation qui est en jeu.
    Et pour reprendre des parts de marché, c’est simple, il suffit de droits de douane.
    On économisera, de plus, de considérables dépenses de transports en tout genre. Sans doute, le quart de la consommation mondiale d’énergie. Il faut produire sur place, ce qu’on consomme sur place, ou le plus possible.

    Le capitalisme n’est pas une création spontanée, c’est une création d’états développés. Il n’existe pas sans eux.

    Mardi 16 décembre 2008

  • Grêve en Afghanistan.

    Grêve en Afghanistan.

    Images Les chauffeurs de poids-lourds pakistanais qui ravitaillent les forces de l’OTAN, via la passe de Kaybar, menacent de se mettre en grêve. (La CGT se serait elle implantée à Peshawar ?)
    Déjà, la menace talibane pesait sur cette route, et les attaques et destructions de camions étaient légions.
    L’OTAN, avec bien de ses membres trainant des pieds, faisait une guerre, a minima, au rabais, mais coûteuse.
    Bien entendu, les talibans, qui contrôlent déjà la majorité du pays, se frottent les mains. Le sud du pays devrait ENCORE PLUS tomber sous leur coupe.

    L’occupation de l’Afghanistan, qui visait à siphonner l’Ex-URSS de ses ressources énergétiques aux dépens de la Russie, dépend, de plus en plus, du bon vouloir de la dite Russie.
    La question "transport" révèle ici son importance.
    On se rappelle aussi des rapports difficiles de De Gaulle avec les américains et les anglais. En 1944, peu de temps après la libération, et alors que la guerre durait toujours, il les menaça de grève dans les chemins de fer.
    Les armées occidentales, calquées sur un moule américain, sont incapables de faire la guerre sans un flot colossal de ravitaillement.
    La suite logique, tout le monde la devine. Les talibans feront peser le poids de la guerre sur les voies de communications, trop longues pour être toutes gardées.
    L’Otan ne peut donc que perdre ce conflit. Les ponts aériens seront trop couteux et n’arriveront pas à garantir le standard des armées.
    Le pire qui puisse arriver, c’est que les armées, trop longtemps maintenues, soient dans l’obligation d’utiliser TOUS les moyens possibles pour se dégager.

    En tout cas, si les talibans se mettent à crier : "Tous ensemble, tous ensemble, ouai !", un monde aura basculé.

    Mardi 16 décembre 2008

  • L’inflation américaine sauvée par le renversement des prix de l’énergie

    L’inflation américaine sauvée par le renversement des prix de l’énergie

                         Les Etats-Unis affichent en Novembre une inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) à 2% indiquant une absence de déflation. Là-dessus s’ajoute un poste alimentation à de très hauts niveaux, à 5,8%, déniant la baisse des prix de base des matières premières alimentaires (citons l’inflation des produits à base de céréales à +12% ou celle des huiles et graisses à +17%) qui porte l’inflation hors énergie à 2,6% par rapport à il y a un an. Mais voilà la Fée du logis qui vient tout arranger, c’est le poste énergie qui affiche un spectaculaire renversement de tendance avec une baisse des prix de -13% (FIG.) et ramène ainsi l’inflation américaine à 1,06% par rapport à il y a un an, elle était de 3,66% au mois d’Octobre.

                         A court terme c’est une bonne nouvelle qui devrait accompagner une lente amorce de reprise, à moyen et long terme c’est une mauvaise nouvelle pour la maîtrise des gaspillages d’énergie par les américains. La nouvelle administration américaine devra lancer une vaste campagne sur les économies d’énergie, si elle ne veut pas revoir de sitôt le pétrole à 150$ le baril. Inflationenergieusa200811_2

    Le 16 Décembre 2008.