Blog

  • L’EIA américaine anticipe un recul des consommations mondiales de pétrole en 2009

    L’EIA américaine anticipe un recul des consommations mondiales de pétrole en 2009

                          La consommation mondiale de pétrole dans le monde est la résultante de deux forces: l’une en croissance qui est la consommation des pays NON OCDE (Chine, Inde, Russie, Moyen-Orient, Amérique du Sud, Indonésie, etc.) et l’autre en décroissance qui est celle du milliard de personnes des pays de l’OCDE (Amérique du Nord, Europe, Japon, Corée, Australie). Il a été souligné ici à plusieurs reprises, l’importance de cette décroissance certaine des pays OCDE, car voulue par les populations, sur la stabilisation des consommations mondiales. La croissance monotone des consommations projetée jusque là par bien des Agences est donc totalement irréaliste, puisqu’elle passe par zéro la volonté des citoyens de moins dépendre du pétrole, bien souvent importé du Moyen-Orient ou de Russie. L’OCDE dispose d’une formidable réserve d’économies : le gaspillage américain qui représente pour le moins 8 à 10 millions de barils/jour. Pour quantifier le phénomène, il est intéressant de regarder les variations de consommations dans les deux zones de chaque année par rapport à l’année précédente, ce qui indique les pentes des courbes de consommations.Eiavariationconsommationmondiale200

                         Les valeurs sont issues de celles publiées par l’Energy Information Administration et comportent les prévisions 2008 qui annoncent une décroissance de 50 mille barils/jour en 2008 par rapport à 2007 en raison de la très forte chute des consommations OCDE (FIG. courbe rouge). Pour 2009 l’EIA prévoit une décroissance de 450 mille barils/jour par rapport à 2008 en raison de la poursuite des décroissances de l’OCDE (-1 million bl/j) et d’une moindre croissance des pays NON OCDE (+0,55 million bl/j).

                       La mise en perspective sur plusieurs années montre que le retournement de tendance pour les pays OCDE ne date pas d’hier. Dès 2005 et 2006 il était possible de noter cet infléchissement.

                        La réduction des consommations de pétrole des pays OCDE de 3% à 4% par an (1,5 millions de bl/j), ce qui sera la résultante des réductions de consommations de carburants dans les transports terrestre et de la réduction des consommations dans les foyers, compensera la croissance des pays NON OCDE pendant une quinzaine d’années. La consommation de pétrole devrait rester stable ou légèrement décroissante durant toute cette période aux environs de 85 à 86 millions de barils/jour. La géologie du pétrole n’aura rien à voir dans cette affaire.Eiaconsommationmondiale20012009

    Le 10 Décembre 2008.

  • Le quart d’heure de rigolade…

    Le quart d’heure de rigolade…

    Images_7 "Electricité : EDF favorable "à une évolution des prix pour refléter les coûts"  ".
    Lire : EDF veut augmenter fortement les prix.
    Edf est en effet, déjà bénéficiaire, donc on peut en conclure que les prix reflètent déjà les coûts et même au delà, et en plus, en état de concurrence parfaite telle que le veut la commission européenne, le bénéfice ne peut être que de zéro.
    Au premier semestre, il avait annoncé plus de 3 milliards de bénéfices.
    Signe de stress et de domination sociale, la progression du chiffre d’affaire n’est atteinte qu’en augmentant les tarifs, dans certains cas, très fortement.

    Le consommateur est prié de payer la gabegie EPR, sans sourciller.
    La compagnie continue à se faire le chantre du nucléaire, et pourtant, la crise d’approvisionnement s’aggrave en uranium.
    Les investissements dans les mines ont été "reportés", forme politiquement correct de l’abandon.
    Comme on consommait 67 000 tonnes à l’année, pour 40 000 produites (2006), on devrait logiquement arriver à une crise d’approvisionnement des centrales.
    Le plus gros fournisseur, le Canada, s’enfonce dans la crise économique, et il n’y a aucune raison pour que l’extraction uranifère, pas plus que l’extraction pétrolière, n’y échappe.
    D’ailleurs, les sacro-saints marchés massacrent depuis 2008 EDF, comme tout le monde, et une hausse des tarifs précipiterait la crise.

    Photo : un nouveau logo pour EDF

    Mardi 9 décembre 2008

  • Alliance FIAT – PEUGEOT

    Alliance FIAT – PEUGEOT

    Images_5 A chaque crise, on ressort les mêmes poncifs, les constructeurs fusionnent, ou veulent fusionner. Cette fois c’est FIAT qui voit un rapprochement avec Peugeot et un marché mondiale réduit à 6 constructeurs bientôt.
    Bien entendu, chez FIAT, on semble oublier le passé.
    Fiat devait fusionner avec Peugeot, il y a bien longtemps.
    Plus récemment, c’était avec GM.
    Sans oublier tous les projets, aussi nombreux qu’enterrés.
    On accentuerait donc la tendance à l’oligopole déjà fortement perceptible, avec des prix toujours orienté à la hausse, pendant que l’Union Européenne continuerait ses gargarismes d’économie de marché.

    Outre Atlantique, c’est de fusion GM-Chrysler qu’il était question récemment.
    Bien entendu, l’alliance de deux mourants ne crée pas une firme en bonne santé.
    C’est le même cas pour Peugeot Fiat. Il faut 20 ans pour que la fusion soit effective en automobile.
    Quand Peugeot a racheté Simca, devenu Talbot, la seule chose qu’il ait réellement acheté, ce sont les usines. La marque a périclité.
    Si, après avoir indiqué tout ce qui ne fonctionnait pas, les constructeurs se mettaient en tête de faire ce qui fonctionne : produire des véhicules adaptés à leurs clients ?

    Non, ils recherchent toujours l’effet de masse et le seuil critique, associé à un réseau commercial, apte à avaler toutes leurs approximations, bêtises, lieux communs, erreurs d’appréciations…
    En réalité la problèmatique est simple. Fusionner, ça ne sert qu’à supprimer certains services administratifs, et encore.
    La bureaucratie GM, par exemple, est bien connue pour être proliférante et inefficace.
    La bureaucratie de ces acteurs privé n’a rien à envier à celle des états. En pire.

    Mardi 9 décembre 2008

  • Peugeot-Citroën noue des alliances tous azimuts, à la recherche du temps perdu.

    Peugeot-Citroën noue des alliances tous azimuts, à la recherche du temps perdu.

                              Il est bien fini le temps ou seul le moteur diesel devait sauver le monde. C’est un virage à 180 degrés que la stratégie de PSA vient de prendre. Tout d’abord en confirmant avec Mitsubishi Motors  et GS Yuasa sa volonté d’utiliser le système batterie et la motorisation de la i-Miev pour disposer d’un véhicule 100% électrique dont la totalité ou au moins une grosse partie des composants (système batterie, électronique de puissance et de contrôle, moteur, etc.) proviendrait du Japon. Mais aussi en signant avec Robert Bosch pour développer le véhicule hybride qui lui manque. PSA conserve une certaine cohérence avec sa stratégie ancienne : le véhicule sera hybride et diesel. Mais Robert Bosch ne dispose pas de la technologie des batteries comme le montre son alliance récente avec Samsung (FIG.) qui devrait, un jour, lui permettre de combler cette lacune. Il faudra donc aller chercher une batterie Ni-MH ou Li-Ion au Japon pour ce nouvel hybride.

                              La vie industrielle avec l’arrivée des nouvelles technologies chez Peugeot-Citroën va devenir bien plus complexe mais combien exaltante. LIRE le communiqué de PSA.

    .Peugeotcitroen

    Le 9 Décembre 2008.

  • Shell et l’électricien néerlandais Essent veulent étudier un projet de centrale propre

    Shell et l’électricien néerlandais Essent veulent étudier un projet de centrale propre

    Turbinegaz                        On l’appelle IGCC aux USA (Cycle Combiné à Gazéification Intégrée) c’est un procédé qui a été largement étudié par General Electric et qui devrait être, un jour, industrialisé en Californie à partir de coke de pétrole, par une filiale de Rio Tinto et BP (LIRE). Le voila qui est repris en Europe par l’électricien hollandais Essent et Shell qui possède un très bon know-how de gazéification. C’est sur le papier un procédé universel de transformation de n’importe quel combustible solide (Charbon, coke de pétrole, biomasse, etc.) en gaz CO2 +H2 dérivé du syngas (ou gaz à l’eau pour les anciens) lequel est brûlé dans une turbine à gaz combinée à une turbine à vapeur. Le gaz issu de l’opération est un mélange de CO2 et de vapeur d’eau qui après condensation et compression peut être séquestré et utilisé dans des gisements de pétrole en voie d’épuisement. Les deux partenaires ont signé un MOU (memorandum of understanding) pour étudier la possibilité de concevoir en Hollande une centrale électrique de 1000 MW dont les gaz seraient séquestrés dans le sud-ouest du pays.

    LIRE le communiqué de Shell.

    Le 9 Décembre 2008.

  • Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides ont encore poursuivi leur repli au mois de Novembre

    Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides ont encore poursuivi leur repli au mois de Novembre

                              A moins de 17 mille exemplaires, les ventes de voitures hybrides en Novembre aux Etats-Unis poursuivent mois après mois leur repli (FIG.). Elles n’ont représenté que 50% des ventes du mois de Novembre 2007. Pratiquement tous les modèles présentent des ventes en retrait.

                             Il faudra sûrement attendre l’arrivée du nouveau modèle de la Honda Civic puis de celui de la Toyota Prius pour assister à un franc redémarrage des ventes dans ce créneau de voitures aux Etats-Unis.Usaventeshybrides200811

    Le 9 Décembre 2008.

  • En raison d’annulations de commandes dans le photovoltaïque, l’allemand Q-Cells lance un profit warning

    En raison d’annulations de commandes dans le photovoltaïque, l’allemand Q-Cells lance un profit warning

    Qcells                    Rien ne va plus dans les secteurs dont les prix ne sont plus en adéquation avec les profits escomptés à court terme par leurs clients potentiels. Le solaire photovoltaïque et ses prix délirants font partie de ces activités qui vont devoir remettre totalement en cause leur politique commerciale et industrielle. C’était une issue prévisible, mais la crise économique est venue accélérer le mouvement. En attendant le N°1 européen du secteur, l’allemand Q-Cells, vient d’annoncer qu’en raison d’annulations de commandes, il est obligé de revoir à la baisse ses productions 2008 (570MW au lieu de 585 MW) et dans une plus grande mesure son chiffre d’affaires (1,225 mrds d’euros au lieu des 1,35 prévus). Q-Cells annonce la fermeture de ses unités de productions pour le fêtes de fin d’année et se déclare pessimiste pour l’activité du premier trimestre et revoit à la baisse sa fourchette de volumes de productions pour l’année 2009.

    A mi-journée l’action Q-Cells perdait plus de 18% de sa valeur à 22 euros.

    Lire le communiqué de Q-Cells.

    Le 9 Décembre 2008.

  • Les taux d’intérêts dépendent des conditions financières du moment et de celui à qui l’on prête

    Les taux d’intérêts dépendent des conditions financières du moment et de celui à qui l’on prête

                               Lorsqu’on parle de taux d’intérêts d’emprunts il est important de bien préciser à qui ces prêts sont destinés, sous peine de mélanger les torchons et les serviettes et de rendre apparemment très complexe ce qui est d’une raisonnable simplicité. Il y a tout d’abord le taux des banques centrales qui, par délégation des Etats, décident du taux de refinancement auquel elles vont prêter aux banques. C’est une décision régalienne, l’offre et la demande n’ont rien à voir dans ce processus, elle permet de fixer un plancher en dessous duquel une banque ne peut plus raisonnablement prêter. Elle va déterminer aussi, dans un marché donné, les marges des banques sur les opérations de prêt. La FED prête à 1,25% aux banques américaines, c’est une bonne occasion pour elles de se refaire une santé. D’ici moins d’un an les banques américaines vont probablement annoncer une reprise de leurs profits. Pour les banques européennes, la BCE voulant continuer à jouer les gendarmes avec un taux à 2,50%, ce sera malheureusement plus long et plus pénible. La BCE introduit volontairement une distorsion de concurrence entre les banques de la Zone Euro et les autres.

                                Puis il y a les taux des bons du trésor et les taux des prêts consentis aux entreprises. Ils dépendent, eux, des lois du marché.Tauxcorporateus20052008

                      Un examen des taux pratiqués sur le Marché américain entre Janvier 2005 et Juin 2007 montre une harmonie parfaite entre les prêts accordés au Trésor américain (courbe verte), ceux accordés aux très bonnes entreprises Aaa (courbe rouge) et ceux accordés aux bonnes entreprises Bbb (courbe bleue). En 2005 par exemple un riche citoyen possédant des dollars prêtait au Trésor à 4% pour 10 ans, à une excellente entreprise à 5% et à une bonne entreprise à 6%. La hiérarchie des coûts du risque était claire.

                     Puis au mois d’Août 2007 vint la crise des subprimes et autres hypothèques pourries. Les liquidités  se réfugièrent vers les futures des "commodities", entraînant la flambée de toutes les matières premières, et selon un processus dit de "fly to quality",vers les bons du Trésor qui la demande étant forte se mirent à baisser (courbe verte). Entre Août 2007 et Août 2008 les taux des corporate bonds Aaa restèrent stables et ceux des entreprises Bbb se tendirent légèrement vers 7%.

                      Mais c’est la crise économique conséquence des problèmes financiers récurrents et de la spéculation sur les commodities qui aux mois d’Octobre et de Novembre se traduit par une perte totale de confiance dans les entreprises et qui voit la prime des corporate bonds s’enflammer (courbe bleue).

                     Mais en ce début du mois de Décembre le soufflet tend à se dégonfler, l’ensemble des mesures prises par les gouvernements laissent à penser que certaines affaires pourraient reprendre et la confiance remonter. Mais c’est surtout  la demande en capitaux, en raison de l’abandon de nombreux projets d’investissements par les entreprises, qui va décroître. Pour les entreprises Aaa les taux sont retombés vers les 5%, pour les entreprises Bbb ils devraient revenir entre 6 et 7% au fur et à mesure du dénouement de la crise et du ralentissement des engagements d’investissements.

                      On peut donc raisonnablement, en ce mois de Décembre, pronostiquer une baisse globales des taux d’intérêts, avec cependant un effet rémanent pour les entreprises les moins solides financièrement.

    Le 9 Décembre 2008.

  • Ademe et PAC.

    Ademe et PAC.

    Croissance_fleche_1 L’Ademe fait le point sur les pac, le résultat est très positif. Il faut que le COP (coefficient de performance) soit supérieur à 3,5. Désormais, c’est systématiquement le cas.
    Chose intéressante, une PAC est très rentable quand elle remplace un chauffage électrique à effet joule, le chauffage électrique classique.
    C’est une formule souple, qui peut se marier avec un complément d’énergie fossile, une résistance électrique ou le solaire thermique.
    Le point sur lequel n’insiste pas l’Ademe, c’est que certaines régions se sont surtout équipées pour le côté climatisation.

    En effet, les besoins en chauffage y étaient peu important, mais l’été, la médiocrité des constructions et leur inadaptation rendent la climatisation indispensable. On aura donc, non pas une économie, mais une consommation supplémentaire.
    Enfin l’Ademe reconnait l’état de vétusté des réseaux électriques. Dans certaines régions, ils sont "en contrainte".
    C’est à dire que souvent, ils sont au bord de la rupture, là aussi, faute d’investissements.
    On voulait bien pousser au crime -la consommation-, sans mettre le tuyau, le débit, en adéquation avec le flux, au risque de l’incident…
    D’autant que si EDF fait du démarchage féroce pour les PAC, au travers de ses "entreprises partenaires", elle "oublie", d’une manière systématique ses clients se chauffant à l’effet-joule.
    J’ai en tête notamment, un lotissement (15 maisons), où les seuls à n’avoir pas été relancés (ils sont trois), sont ceux qui bénéficiaient d’un chauffage électrique classique.

    La suite, donc, est à voir.

    Lundi 8 décembre 2008

  • Extinction des feux en 2012…

    Extinction des feux en 2012…

    Led_1 les ampoules à incandescence s’éteindront en Europe en 2012.
    Le 1° septembre 2009, seront bannis les ampoules de 100 W,
    ensuite celle de 75, enfin celle de 50…
    Pour les halogènes, c’est 2016.
    85 % de l’éclairage en Europe est inefficace, et l’union se hâte avec lenteur, histoire de protéger électriciens, fabricants, leur marge et chiffre d’affaire et de faire croire "que la demande d’électricité croît de manière structurelle".

    Ce bobard, de fort beau gabarit, en rejoint d’autres. J’ai retrouvé un dépliant EDF des années 1970. Il disait qu’éteindre et allumer les lampes était anti-économique, l’économie réalisé étant inférieure à la dépense occasionnée par l’usure de la lampe…
    En réalité, pour ce qui est de la consommation électrique, on a jamais essayé d’inverser la tendance et le législateur ne s’est jamais occupé des "vampires", ces appareils à la consommation démesurée, comparé à leur usage.
    C’est, encore faut il le répéter, une dime, ni plus, ni moins. Un volume, par un prix, cela donne un Chiffre d’affaire et un bénéfice pour l’un, et du PIB et des impôts pour l’autre.

    En cas de baisse des volumes, l’un devrait s’occuper de créer une imposition sur les revenus réelle et réellement efficace, et l’autre devrait s’adapter à des temps de disette.
    Bien sûr, il pourrait toujours fonctionner avec 1 % de rendement.
    Mais, à lire ce chiffre, certains deviennent tout vert, d’avance.

    Lundi 8 décembre 2008