Blog

  • Situation US…

    Situation US…

    Images_5 Le Pic-oil, probable, perd de son importance en période de crise.
    Et la crise US apparait désormais comme carabinée, indiquant le passage de la récession à celui de la dépression.
    1 258 000 emplois perdus en 3 mois.
    Selon J. William et son site, la récession est là depuis 2000, à part une très brève période de redressement.
    L’incertitude est désormais partout aux USA, y compris dans le risque de troubles civils.
    L’importance des réductions de consommations pétrolières en Californie n’est pas seulement du à une oeuvre législative, certes en avance.

    Elle est aussi, et surtout due à des réductions massives d’emplois, qui mettent l’état en difficulté.
    Cette crise US est d’autant plus prégnante au niveau énergétique que s’y consomme le quart de la consommation mondiale.
    Alors, peut on écarter la possibilité d’un baril de pétrole à 25 $ ?
    Le centre de la Triade, les USA est très malade. Les deux autres pôles, le Japon et l’Europe, sont malades aussi.
    La demande qu’ils adressent aux pays en développement, comme par exemple la Chine, s’affaisse.
    On risque donc de passer, en un temps record, d’une demande toute juste couverte, à un état de surproduction, même si ladite production baisse.

    La situation économique US est très sérieuse, même si des médias de propagande ont cachés, depuis des années, la déconfiture, la croissance poussive, puis la récession, jusqu’à ce que l’état de dépression ne puisse plus être caché.
    Comme les mauvaises habitudes ne sont pas perdues, l’étendue de la crise est sous estimée.
    Elle est aussi cachée en Chine et mal prise en compte en Europe.
    En même temps, les projections de consommations, les projections économiques sont d’un "racisme" (même si je n’aime pas employé ce terme dans ce sens là) profond.
    Elles sous entendent que les crises d’effondrement, Argentine, Russes et autres NE SONT PAS POSSIBLES dans le monde anglo-saxon et affiliés, peuple élu.

    Samedi 6 décembre 2008

  • La baisse continue des taux longs met la pression sur la BCE

    La baisse continue des taux longs met la pression sur la BCE

                              Un système bancaire en période de crise doit pouvoir se refinancer à des taux d’intérêts faibles pour pouvoir consentir à ses clients des taux attractifs. Bien sûr ces taux incluent la marge de la Banque déterminée par la prise en compte du type de crédit, de la durée, des garanties apportées par le client et de l’état de la concurrence. En ces périodes de peu d’inflation, il est donc nécessaire que le taux de refinancement auprès de la Banque Centrale soit faible. Il est en ce moment  de 1% aux Etats-Unis (1,25% pour le taux d’escompte), de 2% en Grande-Bretagne et de 2,5% auprès de la BCE. Le taux de refinancement, malgré la baisse de 75 points de base (0,75%) de la BCE cette semaine, est plus pénalisant pour les Banques et donc en final, pour les emprunteurs de la Zone Euro que pour les banques anglaises ou américaines. Un indicateur simple consiste à comparer les taux des bons du trésor de chacun des Etats, négociés sur le marché en fonction de l’offre et de la demande avec ces taux administrés (FIG.). Taux10ans200812

                         Tout au long du mois de Novembre et au tout début de ce mois nous avons assisté à une chute régulière des taux des bons à 10 ans américains de 130 points de base, avec un minimum Jeudi dernier à 2,55% pour le  10 ans. Le désintérêt des investisseurs pour les autres placements (bourse, immobilier, commodities) et le recul de l’inflation est tel que l’Etat américain arrive à placer du papier à échéance 10 ans à 2,55%. Cette baisse a entraîné dans son sillage celle des bons européens qui ont baissé de 110 points de base pour le britannique et de 87 points pour le bon allemand à 10 ans.

                           La comparaison du 10 ans allemand avec le taux de refinancement de la FED (FIG. courbe rouge) montre la course à la baisse des deux taux. Si la BCE ne veut pas se retrouver avec une courbe des taux inversée elle est obligée d’anticiper la baisse des taux du papier à 10 ans. Il est évident qu’avec la tendance actuelle la BCE aurait pu s’aligner avec la Bank of England à 2%. Mais J.C. Trichet qui  sera poussé à baisser encore son taux directeur au plus tard le mois prochain, veut faire croire que c’est encore lui qui décide. Totalement discrédité par sa vielle hantise d’une hypothétique inflation et des effets de second tour qui l’avaient amené à remonter le taux de la BCE le 9 Juillet, au maximum de pic de la spéculation qu’il avait lui même entretenue, il est le seul à partager cette conviction.

                           Notons en passant, que la baisse des taux va faire du bien au budget de notre pays trop fortement endetté. C’est peut-être celà qui agace le plus notre banquier central.

    Le 6 Décembre 2008.

  • La nouvelle Pythie newyorkaise du pétrole  voit son cours descendre jusqu’à 25 dollars le baril

    La nouvelle Pythie newyorkaise du pétrole voit son cours descendre jusqu’à 25 dollars le baril

                        Bien sûr les visionnaires qui anticipaient un pétrole à 200$ le baril en Juin dernier ont perdu leur job, sinon leur influence morale. Alors, comme à Delphes il y a de cela 27 siècles, les 300 traders newyorkais qui décident des cours mondiaux du pétrole se sont choisi une nouvelle Pythie: c’est Francisco Blanch de chez Merrill Commodity qui est en charge de l’orientation du Marché. Alors que dit l’Oracle? Un Oracle pour être crû doit asséner des évidences. Ses prédécesseurs avaient trouvé un truc, c’était le peak oil, pour lui c’est la simultanéité des crises entre l’Amérique, l’Europe et l’Asie qui crée une formidable dépression dans la demande de pétrole que les producteurs OPEP et NON OPEP seront incapables d’enrayer. Incontestable argument, compris de tous, qui lui permet de prévoir un baril pouvant passer transitoirement par 25 dollars. Aussi tôt dit, aussitôt fait, l’option de contrat la plus active sur le Nymex hier était celle sur le pétrole à 20$ le baril pour Janvier. Pendant la crise les jeux et la spéculation continuent.

                       Une question simple: mais quand va-t-on interdire ou encadrer ces Salles de Jeux sur les commodities qui vont pousser un peu plus les économies mondiales au plus profond du ravin? Le CRB Index à 200 rejoint ses valeurs de 2000 et de 1997(Fig.)!Crbindex200812_2

    Le 6 Décembre 2008.

  • Centrale nucléaire sud africaine…

    Centrale nucléaire sud africaine…

    Eskom Elle est belle et bien enterrée , on prévoyait 2 tranches de 3500 MW et de 12 milliards d’euros.
    Il est trop lourd à porter financièrement, et tout bonnement, la récession/dépression frappe à la porte de l’Afrique du sud, comme partout ailleurs.
    La compagnie nationale locale (Eskom) était pressentie par Areva pour se voir vendre 12 centrales EPR.
    En réalité, l’investissement dans les périodes économiques troublées est reporté un jour, et la rétractation des marchés permet à l’outil ancien d’assurer la demande résiduelle.
    On comprend aussi, la fragilité des projections, qu’elle soit pour l’industrie nucléaire, gazière, pétrolière ou autre.

    Elles reposent, en effet sur plusieurs postulats et dogmes. Le premier est que la vie est un long fleuve tranquille, que l’économie est linéaire, ensuite qu’il n’y aura pas de basculement du monde d’un pôle (économique) à l’autre.
    Manque de bol, si on ne connait pas le prochain caïdat économique, on voit que la puissance dominante du XX°siècle, les USA sont entrés en crise violente, suivi de ses satellites les plus proches.
    Ensuite, le ridicule visiblement ne tue pas : 12 centrales nucléaire dans un pays largement sous développé, dans LE continent le plus pauvre de la planète, ça ne choquait personne.
    Le plus étonnant, c’est que ces projections, visiblement totalement farfelues, ont pu être établies avec le plus grand sérieux, de la même manière qu’on prévoit des centaines de centrales nucléaires…

    Vendredi 5 décembre 2008

  • AIE : baisse sur 2008-2013

    AIE : baisse sur 2008-2013

    Images_2 Dans la série : "je suis complètement paumé, et je persévère", L’agence internationale de l’énergie continue dans ses projections absurdes.
    La dépression est désormais visible et le politiquement correct fait ses ravages. On prévoit certes une "baisse de l’augmentation" de la demande de pétrole, avec – 200 000 barils/jours, dans les pays OCDE et + 1200 000 dans les pays en développement.
    Bien entendu, les membres de la triade (USA, Europe, Japon), en sont déjà à bien plus que cela, et les timides 200 000 barils jours en moins chaque jours, concernera un seul pays de taille moyenne comme la France.

    les saoudiens ont coutume de dire que l’âge de pierre ne s’est pas terminé, faute de pierre.
    Mais un monde économique a été poussé à la surextension, et la détente est brutale.
    On a poussé à l’acquisition d’une automobile dans les années 1970, pour permettre la précarisation des emplois et "renforcer la croissance".
    L’automobile est désormais en crise, la possession est rarement vue comme une libération, mais comme une contrainte, 46 % des logements français sont des "passoires thermiques" (le terme de poubelle conviendrait mieux) et un léger investissement (10 000 euros) en isolation, permettrait d’en économiser 500 par an…

    La dernière période de 30 années libérales a été une période d’accumulation de retard en tout genres : automobile, bâtiment, et l’aboutissement, c’est un violent mouvement inverse.
    La "relance" Sarkozy fera long feu, mais elle pose un principe : l’investissement. Un effort, et on verra le montant à consacrer à la sortie de la dépression : au minimum, chaque année, dix fois le plan Sarkozy.
    Pour l’instant, c’est la dépression, au minimum égale à celle de 1929 qui décide de la baisse. Plus de 1200 000 emplois perdus aux USA en trois mois, 71 000 au Canada en un mois… Bien entendu, les pays émergents seront ENCORE PLUS touchés par la dépression que les pays OCDE? Donc réduiront EUX AUSSI leur consommation.

    Vendredi 5 décembre 2008

  • Le rétablissement des Big Three demandera 75 à 125 milliards de dollars.

    Le rétablissement des Big Three demandera 75 à 125 milliards de dollars.

                             Les témoignages sous serment devant les Commissions du Sénat réalisées par les experts sont toujours instructives. On y avait découvert le caractère purement spéculatif des cours du pétrole cet été (LIRE), cette fois c’est Mark Zandy chef économiste chez Moody’s qui estime quil en coûtera entre 75 et 125 milliards de dollars pour rétablir, peut-être, l’industrie automobile américaine autour des Big Three. Dans ce témoignage d’une grande qualité il argumente sur quatre points essentiels:

    Bigthreemarketshare19952008

    • le Gouvernement doit rapidement aider financièrement ces entreprises sous risque de faillites en chaîne destructrices. Un emploi dans l’automobile supporte 9 emplois par ailleurs.
    • les 34 miliards de dollars ne seront pas suffisants pour sauver ces Groupes. Compte tenu de la baisse des volumes du marché américain saturé par l’excès de ventes passées et de la baisse de part de marché des Big Three (FIG.), le montant des aides devra s’élever entre 75 et 125 milliards de dollars,
    • il n’est pas sûr que chacune des trois atteigne ses objectifs. GM et Chrysler sont les plus fragiles,
    • Mark Zandy recommande enfin de payer en deux fois, la première très rapidement pour éviter la cessation de paiement, le solde assorti de conditions au vu de l’avancement des plans de restructuration.

    Quelques données illustrant cet exposé:

    Le taux de défaillance des emprunteurs est au plus haut. Bigthreedeliquencyrate20002008

              Les voitures ont été survendues durant les années 2000, le marché doit absorber le stock ainsi créé.Bigthreesurventes19952008

    A mon avis ce témoignage explique une grande partie de l’affaissement du marché automobile américain actuel. Pour le Sénat américain il s’est cantonné à ne parler que des Big Three, je pense que la note sera encore plus salée lorsqu’il faudra renflouer les sous-traitants qui seront sur la paille eux aussi.

    LIRE ce très instructif témoignage de Mark Zandi .

    Le 5 Décembre 2008

  • Avec l’abandon des projets de traitement local des bitumes, l’avenir économique de l’Alberta s’obscurcit

    Avec l’abandon des projets de traitement local des bitumes, l’avenir économique de l’Alberta s’obscurcit

                                Il existe deux méthodes pour exploiter les sables bitumineux de l’Alberta. La première consiste à extraire mécaniquement des sables qui affleurent en surface et de les traiter dans des unités locales appelées upgrader qui séparent le bitume du sable et qui peuvent faire subir à ce bitume divers traitements d’hydrocracking et de désulfuration. Le pétrole obtenu est très recherché par les raffineries. La deuxième méthode dite SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage) consiste à extraire en sous-sol le bitume à chaud et de le remonter en surface (FIG.). Il est alors dilué avec une fraction légère de pétrole et expédié par pipeline dans une raffinerie située à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres. C’est donc la première méthode qui intéresse le plus la Province de l’Alberta, car c’est elle qui apporte le plus de valeur ajoutée locale au produit. Mais voila les upgraders sont hors de prix (entre 4 et 12 milliards de dollars la bête) et aux cours du pétrole actuel leur construction est tout simplement économiquement absurde. Alors les uns après les autres les projets sont repoussés ou purement abandonnés. Le dernier dans la liste est celui de StatoilHydro. Sagd_2

    .

    .

    .

    .

    .

    .

                          D’après le Globe and Mail l’ensemble des projets officiellement abandonnés à ce jour représenteraient un manque à investir de 45 milliards de dollars, dont une partie aurait été sous-traitée localement. Alors le gouvernement de l’Alberta est en train de revoir ses dures règles fiscales qu’il avait établies du temps de l’embellie, pour essayer de sauver ce qui peut l’être et pour éviter la fermeture des upgraders encore en activité.

                           Qu’il semble loin le temps (Août 2008) ou Bill Gates et Warren Buffet venaient tous les deux, main dans la main, visiter la région pour déterminer le nombre de milliards de dollars qu’ils allaient investir. Grandeurs et décadence.

    Le 5 Décembre 2008.

  • Enrichissement d’Uranium : AREVA soumet la deuxième partie d’une demande de garantie d’emprunt à l’Administration américaine

    Enrichissement d’Uranium : AREVA soumet la deuxième partie d’une demande de garantie d’emprunt à l’Administration américaine

    Areva_2                      L‘Administration américaine, dans le cadre d’une reprise des investissements dans l’électronucléaire, a prévu de pouvoir garantir jusqu’à deux milliards de dollars de prêts à  ceux qui désirent installer aux USA une unité d’enrichissement d’Uranium par centrifugation. Pour l’instant deux candidats sont dans la course: d’une part USEC, le premier fournisseur en Uranium enrichi des unités américaines avec plus de 50% de parts de ce marché et qui désire installer une nouvelle unité de production dans l’Ohio; d’autre part AREVA qui vient de déposer auprès du Department of Energy, la deuxième partie d’une demande de garantie de prêt concernant un projet d’une unité d’enrichissement qui serait implantée à Eagle Rock dans l’Idaho. Cette obtention d’une garantie des futurs prêts consentis au projet, est la méthode traditionnelle de contrôle du gouvernement américain sur les grands projets énergétiques. Par la suite il faudra qu’AREVA fasse une demande de Licence Combinée (COL) de construction et d’exploitation auprès de l’autorité de régulation nucléaire (NRC). L’ensemble de ces procédures peut parfois nécessiter plusieurs années pour aboutir. A suivre..!

    Le 5 Décembre 2008.

  • Forte baisse des consommations d’essence et de gasoil en Californie durant l’été

    Forte baisse des consommations d’essence et de gasoil en Californie durant l’été

                          Etudier le comportement des Californiens, c’est un peu voir l’Amérique avec cinq ou dix ans d’avance. La voiture et son usage est un domaine où les choix évoluent très vite en ce moment aux Etats-Unis, sous l’impact des diverses crises qui se succèdent. En particulier il va être intéressant de suivre les réactions des Américains aux formidables fluctuations de prix des carburants qui venant de 4$ le gallon au mois d’août vont redescendre vers les 1,5 $ le gallon à la fin de l’année. Reprendront-ils leur comportement de gaspillage d’antan, ou bien restera-t-il une certaine rémanence du choc de cet été créé par la spéculation sur les produits pétroliers? Aujourd’hui nous avons une image du mois d’Août qui montre que la consommation d’essence en Californie a baissé de 8,3% par rapport à il y a un an (FIG.), revenant à des niveaux de consommations d’avant 2000.Californieessence200808

                         Ce chiffre est à comparer à la moyenne nationale qui montre un recul des ventes d’essence au mois d’Août de 5,2% par rapport au même mois de l’an dernier.

                        La Californie amplifie donc le mouvement de recul des consommations d’essence par rapport à la moyenne des autres Etats américains.

                         Un autre point intéressant est la baisse de consommation de gasoil dans les transports qui concerne essentiellement une partie des camions et des véhicules utilitaires de cet Etat. La  consommation quotidienne depuis le début de l’année est en baisse de 7,1% (FIG.). Elle était en retrait de 14% au mois d’Août. Les prix très élevés du gasoil cet été ont incité les professionnels à la parcimonie et à l’optimisation des moyens logistiques mis en oeuvre.Californiegasoil200808

                      Les chiffres de la Californie incitent à être optimiste sur l’aptitude des américains à réduire leur gaspillage de carburants, même si transitoirement une baisse des cours les incite à être moins attentifs à la pompe. Les constructeurs automobiles doivent adapter leurs modèles aux lois californiennes qui, dans les faits, décident des standards de tous les Etats-Unis.

    Le 5 Décembre 2008.

  • La Russie reprend le contrôle de ses entreprises

    La Russie reprend le contrôle de ses entreprises

    Russie2 L’arrivée au pouvoir de Poutine s’était traduit par un Deal. Les privatisations ne seraient pas remises en causes à condition que les oligarques paient les impôts, se tiennent tranquilles et remplissent aussi un rôle économique qui ne soit pas que négatif.
    Comme la Russie est une économie largement minière, ce partage a eu une influence essentielle en matière énergétique.
    Les productions, qui s’étaient notablement repliées, notamment en matière pétrolière, se sont reprises.
    Aujourd’hui, changement de décor. Les oligarques jouaient aussi aux sous, flambaient, investissaient et étaient passablement endettés.
    Leurs dettes étaient sûr, leurs créances incertaines. Elles le sont de plus en plus.

    Leur fortune s’est réduite de 230 milliards de $ et beaucoup sont aux abois. L’état russe renationalise donc sans peine et comme la dernière fois (en 1917), pour la même raison. Le système privé est aux abois.
    Même si, le contraire est affirmé : "L’Etat est prêt à entrer dans le capital des groupes russes pour les soutenir pendant la période de crise mais il ne s’agit aucunement de leur nationalisation. ", tout en affirmant, d’un autre côté, le contraire…(L’Etat entrera dans le capital des grosses sociétés, là où cela sera avantageux. Je n’exclus pas que cela puisse se faire sur une échelle assez vaste ).
    Au niveau macro-économique, on semble aussi avoir retenu la leçon : "Dans certains pays confrontés à la crise on envisage d’abaisser les salaires réels et les revenus de la population, a noté M. Poutine. "Nous ne le ferons pas, nous voulons au contraire remplir tous nos plans prévoyant de les relever"  ".

    Il faut dire qu’après la période de régression économique, sociale et politique Elstinienne, l’application sans nuance du "compromis de Washington", les Russes savent ce qu’est un beau désastre économique, pire que le communisme.

    jeudi 4 décembre 2008