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  • Le cours de la  livre d’oxyde d’Uranium à repris 10$ en un mois

    Le cours de la livre d’oxyde d’Uranium à repris 10$ en un mois

                             L’annonce par le canadien Cameco d’abandon de projets d’investissements d’accroissement de production  de minerai d’uranium, en raison de la faiblesse des cours et du "credit crunch", sur fond de demande soutenue, ont fait réagir le cours de la livre d’oxyde d’Uranium de 10$ pour atteindre 55$ en fin de semaine (FIG.). Des nouvelles venant de Chine annonçant que le Gouvernement, pour essayer de maîtriser les émissions de CO2, reverrait ses objectifs de production d’électricité électronucléaire à la hausse pour 2020 et envisagerait de les porter à au moins 70 GW au lieu des 40 GW initialement prévus, ont participé à l’embellie des cours. Mais n’oublions pas que le marché spot de l’Uranium est un marché très étroit qui n’intéresse que quelques traders spécialistes qui ont perdu beaucoup de plumes en 2008.Uraniumcours_200811_2

    Le 28 Novembre 2008.

  • Les acteurs du photovoltaïque japonais se battent sur la performance de leurs produits

    Les acteurs du photovoltaïque japonais se battent sur la performance de leurs produits

    Sharpsolar1                            Avec la reprise des aides financières de l’Etat japonais à la filière photovoltaïque, chacun des acteurs prépare ses investissements sur les produits les plus performants. Kyocera a déjà annoncé une gamme "back contact" pour 2009 avec des rendements de conversion de 18,5%, Mitsubishi Electric a annoncé une gamme en structure nid d’abeille pour 2010 avec des rendements de conversion de 18,6%, Sanyo avec sa technologie HIT revendique des rendements supérieurs à 20%. La toute dernière annonce provient du N°1 du photovoltaïque japonais, SHARP, qui ne veut pas rester en compte dans cette course à la technologie et laisser passer les applications résidentielles. Il rend public une nouvelle génération de cellules pour démarrage industriel en 2009 et production de masse en 2010. Ces nouveaux produits à base de Silicium polycristallin présenteront des rendements de conversion de 20%, le silicium proviendra de productions américaines.

                                       Ces produits haut de gamme sont destinés aux installations où la place est chère. Les surfaces des toits des immeubles ou des maisons au Japon font partie de cette catégorie, où il est nécessaire de produire le maximum de courant sur un minimum de surface. En quelques années les modules solaires seront passés de 1W/dm2 à 2W/dm2 de puissance électrique crête.

    Le 28 Novembre 2008.

  • Et si les cours du pétrole dépendaient d’un possible accord entre l’OPEP et la Russie?

    Et si les cours du pétrole dépendaient d’un possible accord entre l’OPEP et la Russie?

                           Les volumes de pétrole consommés représentent la première ressource d’énergie primaire au monde. Les cours du pétrole déterminent ceux du gaz et impactent ceux du charbon. De plus, ils orientent les prix de nombreuses sources d’énergies secondaires comme les carburants ou l’électricité. C’est en réalité plus des trois quarts des ressources mondiales d’énergies qui dépendent directement ou indirectement des cours du pétrole. L’importance stratégique de ces cours est en complète contradiction avec leur mode d »établissement. Le benchmark mondial, le WTI américain, est coté par un peu plus de 300 traders sur le NYMEX à New York qui vont intégrer tout un tas de données, importantes ou non, pour établir les cours. Ceux-ci varient dans des proportions inacceptables d’une semaine à l’autre. Le problème de la régulation des cours est donc posé. Aujourd’hui c’est dans les faits l’OPEP, produisant hors Irak, 40% des 86 millions de barils par jour consommés dans le monde, qui est en charge la régulation des cours du brut. Si l’on ajoute à ces volumes les 10 millions de baril/jour de la Russie, on constate qu’une alliance OPEP-Russie pèserait près de 52% des volumes mondiaux consommés. Medvedev et Poutine, soyez en sûrs, ont du faire le même calcul. Je rajouterai donc aux divers paramètres qui déterminent les cours du pétrole (FIG.) un petit drapeau rouge avec écrit dessus "Russia policy".Facteurscls

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                         La visite de Medvedev à Chavez au Venezuela, a été l’occasion de parler pétrole. Igor Sechin, vice Premier Ministre Russe, a déclaré que la Russie préparait un projet d’accord avec l’OPEP qui serait présenté au Sommet d’Oran en Décembre prochain et qui proposerait de mettre en place "des études et des échanges d’informations sur l’état du marché". Il semblerait que le "serpent" de fluctuation des cours proposé par Chavez, soit 80$ à 100$ et qui ne doit pas être bien loin de celui souhaité par l’Arabie Saoudite, aurait été qualifié comme un "not a bad corridor" par  Medvedev.

                        Compte tenu de l’état du marché, un accord de limitation des productions, au moins de circonstance, entre la Russie et l’OPEP me semble hautement probable.

    Le 28 Novembre 2008.

  • Une affaire d’état.

    Une affaire d’état.

    Images Dans le bitume canadien, les jets d’éponges se multiplient.
    La baisse des cours et la lourdeurs des investissements à envisager renvoient crument à la réalité, seul un état à l’envergure pour les faire : "il est devenu évident que le secteur privé et le laisser-faire ne suffiront pas à garantir la mise en valeur des sables bitumineux sur une grande échelle. Les coûts, les risques ainsi que les défis technologiques et environnementaux sont tout simplement trop grands. "
    D’après d’anciens secrétaires d’état (Schlesinger, Deutch), on ne peut compter sur le marché ni pour les prévisions, ni pour la sécurité nationale, ni pour l’environnement.

    L’enjeu est lourd, le problème du pétrole canadien va devenir un enjeu de politique national, mais le Canada lui même est un poids trop léger pour assurer l’exploitation de ce pétrole.
    Reste que les problèmes Yankee sont eux-mêmes, graves et que le pétrole risque de devenir le cadet de leurs soucis.
    D’abord, effet de crise économique oblige, la consommation dégringole à toute vitesse et seule la foi du charbonnier peut penser sans avoir peur de se tromper qu’elle remontera.
    Trop d’inconnus pèsent. D’abord, la reconstruction des USA sera longue, le changement technique influera, et les risques de dislocation du pays sont désormais évoqués, clairement.

    On a parlé d’Obama comme d’un Gorbatchev, un dirigeant issu du sérail, mais qui démolit le système ancien. Toujours est il qu’il se comporte comme lui. Non dans le fait qu’il dit ce qu’il fera, qu’il enclenchera pérestroïka et glasnost.
    Non, il se comporte comme Gorbatchev en s’entourant d’hommes et de femmes du pouvoir central, plus connu pour être des dirigeants maitrisant les cercles et les rouages de pouvoirs, pouvant être à poigne, et constitués en Soviet
    C’est une situation proprement révolutionnaire, une concentration des pouvoirs absolue et sans précédent, dans le centre de pouvoir. La périphérie n’existe plus, le monde n’existe plus.
    Le bitume canadien, dans ce contexte là, risque d’avoir le futur du gisement de Kashagan. Il aura toujours un bel avenir

    Jeudi 27 novembre 2008

  • Deutsche Bahn : chute d’activité du fret de 40 %

    Deutsche Bahn : chute d’activité du fret de 40 %

    Db La chute d’activité du transporteur ferroviaire allemand atteint 40 % pour le fret.
    Contrairement à la France, où l’activité fret est devenue quasi marginale, la partie fret est une partie forte des chemins de fer allemand.
    Il faut dire que le pays est plus petit et ramassé, surtout sa part productive, que son réseau autoroutier est souvent engorgé et obsolète et que la culture du rail allemande est fondamentalement différente.
    Reste à constater, que 40 %, c’est beaucoup, comme les 12.7 % de baisse de consommation de produits pétroliers aux USA.
    Cela n’indique en rien, une récessionnette de 1 % (ou de 0.5, comme avouée), mais bien plus importante.

    Pour les USA, la chute de la consommation devrait atteindre 5 % au 4°trimestre. Le chiffre de la consommation était magique, il permettait de cacher la faiblesse de la croissance réelle, maintenant ce chiffre s’affaisse aussi. On va voir le roi nu, et une récession à l’islandaise, c’est à dire à moins 10 %. Et certainement pour plusieurs années de suite.
    Les déséquilibres doivent être corrigés. Les balances commerciales -toutes- doivent revenir à l’équilibre.
    En Chine, on rêve encore en pensant à une croissance de 7.5 %.
    On y a trop longtemps, là aussi, sacrifié les salaires.
    On mesure l’étendue de la fraude quand on constate les effondrements sectoriels constatés et la stagnation, ou le très léger recul global avoué.

    En Europe -Union européenne défunte-, Barroso a manqué le coche.
    Il pouvait demander une vraie relance. Il n’a fait qu’additionner les mesures nationales.
    Il a prouvé qu’il n’était rien, que l’Europe n’était rien.
    En attendant, il va y avoir du sport. Avec un tel déluge de mauvaises nouvelles, nos gouvernants devront se bouger à une allure oubliée depuis longtemps.

    Jeudi 27 novembre 2008

  • La Poste japonaise va tester de nouveaux véhicules électriques

    La Poste japonaise va tester de nouveaux véhicules électriques

    Subaruplugin                 La Poste japonaise va lancer des tests en vraie grandeur sur plusieurs modèles de véhicules électriques. Elle devrait tester un véhicule hybride rechargeable, la Stella de Subaru (FIG.) qui semble être au tout premier stade de prototype et également un modèle plus avancé qu’est la i-Miev de Mitsubishi Motors, 100% électrique, dont nous avons déjà parlé ici. La Poste nippone aurait l’intention de tester également un chariot de collecte du courrier qui serait équipé de batteries Lithium-Ion au phosphate de fer.

    Le 27 Novembre 2008.

  • Le silicate de fer et de lithium, un candidat pour les batteries au Lithium-Ion pour véhicules électriques

    Le silicate de fer et de lithium, un candidat pour les batteries au Lithium-Ion pour véhicules électriques

    Li2fesio4structure                       Dans la littérature on retrouve un article daté de 2004, cosigné par Michel Armand de l’université grenobloise, qui parle de l’électroactivité intéressante du silicate de fer et de lithium (Li2FeSiO4). Mais voilà que ce matériau ressort dans des études structurales japonaises, réalisées par Atsuo Yamada de l’Institut de Technologie de Tokyo. Outre la description de sa structure, Yamada insiste sur le faible coût potentiel du matériau et sur sa stabilité thermique qui en font un excellent candidat pour devenir un matériau électro actif positif pour les batteries Lithium-Ion des futurs véhicules électriques. C’est potentiellement le concurrent du phosphate de fer lithié (LiFePO4) dont la mise en oeuvre s’avère être relativement complexe en raison de la cohabitation de deux phases distinctes en forme oxydée et forme réduite. Les points clés vont reposer sur ses performances massiques du produit qui doivent être stables et supérieures à 140 Ah au kg et sur les tours de mains des chimistes sous-traitants japonais, imbattables pour en faire une poudre de forte densité, dans le but d’obtenir des électrodes de faibles épaisseurs et de fortes capacités volumiques.

    Alors, pour quand, les batteries au silicate de fer?

    Le 27 Novembre 2008.

  • Un nouveau jeu revient à la mode: quels seront les prix moyens du pétrole en 2009?

    Un nouveau jeu revient à la mode: quels seront les prix moyens du pétrole en 2009?

                           Après les prévisions à 200$/baril, et les visions à 250$/baril d’un manager de Gazprom qui avait du trop se désaltérer ce jour là, l’exercice du talent de visionnaire allumé était passé de mode. Mais le ridicule ne tuant pas, le jeu des prévisions repart de plus belle, mais cette fois il semblerait que l’outrance ait changé de sens. C’est à la baisse qu’on en rajoute. On avait vendu en début 2008 du papier pétrole à la hausse, en 2009 on va en vendre à la baisse, l’essentiel c’est de faire rentrer les commissions. Alors un Merril Lynch, nous annonce ex-cathedra, que les charlots de l’OPEP ne pourront pas suivre leurs engagements et qu’il faut s’attendre à un cours moyen pour 2009 de 50$/baril et peut-être à une remontée vers 70$ vers 2010.Panieropec

                          Une large partie du niveau des cours du pétrole en 2009 va effectivement dépendre de l’attitude de l’OPEP, puisque le marché est pour l’instant en surproduction. Mais qui peut préjuger du comportement de l’Arabie Saoudite dans les mois qui viennent. Une chose est certaine, elle vient de repousser bon nombre d’investissements dans le raffinage et dans l’exploration production. Tout se passe aujourd’hui comme si elle voulait avoir toute liberté financière pour assumer ses futures décisions. Rien ne permet de penser qu’elle se satisfera d’un cours à 50$/baril. Un simple examen des prix du panier OPEP depuis 1995 montre 50$ le baril effacerait pratiquement les hausses de prix des trois dernières années. Un point 2009 vers 75 ou 80 $/baril serait plus dans la continuité tout en gommant les cours aberrants de 2008.

                           Si l’Arabie le veut, elle peut lancer ses purs et durs que sont l’Iran et le Venezuela en première ligne pour animer le débat. Ils ne demanderaient que cela. Pour l’instant l’Iran fait la police auprès des membres de l’OPEP pour qu’ils appliquent les quotas et que la rupture de pente de production soit nette. On va régler des comptes en famille au cours de la prochaine réunion le 17 Décembre à Oran.

    Le 27 Novembre 2008.

  • Très forte chute des consommations américaines en produits pétroliers au mois de Septembre

    Très forte chute des consommations américaines en produits pétroliers au mois de Septembre

                              Les publications hebdomadaires de l’Energy Information Administration avaient indiqué de fortes baisses de consommations américaines en produits pétroliers, attribuables à la fois à la crise économique, à la réduction du trafic routier et aux formidables perturbations occasionnées sur les côtes du Golfe du Mexique par les ouragans successifs. Mais la publication mensuelle qui vient de paraître montre, pour le mois de Septembre, une chute plus vive qu’attendue avec des consommations à moins de 17,8 millions de barils/jour (FIG.). Ceci correspond par rapport au même mois de 2007 à une baisse de 12,7%. En cumulé depuis le début de l’année la consommation journalière moyenne ressort en recul de 6% à 19,5 millions de barils/jour.Usconsoptroliers200809

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    Le 27 Novembre 2008.

  • Le retour du massacreur…

    Le retour du massacreur…

    Janus Paul Volcker va revenir aux affaires. L’homme, qui, comme ancien président de la FED a, dans un accès de rage monétariste, massacré l’industrie américaine, et finalement, le capitalisme aux USA, est de retour.
    Par le simple jeu de la manipulation monétaire, sans égard aux performances réelles de l’économie américaine, il a multiplié par 3 la devise américaine entre 1978 et 1986, en montant les taux d’intérêts au ciel.
    Les maux des USA étaient curables, en 1978.
    L’industrie souffrait de l’effondrement de l’investissement en 1968, la dernière usine ouverte datait de 1969, sa gamme était vieillissante et sa qualité, devenue moyenne.
    Grâce à sa politique de taux d’intérêts, et conjugué à la stupidité de R. Reagan, le commerce extérieur s’est effondré, passant de – 20 milliards de $ à – 150 sous son administration.

    Les dégâts de ce triste sire ont été si importants sur l’industrie, la société et l’économie américaine, que les USA vont renoncer au monétarisme, pour ne plus y revenir. Greenspan, après cette période, apparaitra comme un homme mesuré et responsable.
    Des ravages de P. Volcker, on peut retenir les délocalisations (sous l’effet de la monnaie forte), le blocage des salaires et la bulle du crédit date de Greenspan sera la conséquence directe de cette période.

    De cette période, date un formidable archaïsme technique, juste tempéré par les importations de produits plus modernes, les firmes automobiles, particulièrement, se distinguant par leur non-innovation.
    A cette époque, les entreprises américaines avaient besoin de se moderniser techniquement, de renouveler leur cadre de pensée.
    A cette époque, la consommation énergétique, déjà aberrante a été sacralisée.
    Grâce à Volcker, les USA ont ratés ce rendez-vous de la fin du 20°siècle, pour un morceau de papier, dont ils ont usés et abusés.
    Il est aussi, directement responsable de la crise de la dette du tiers monde et des politiques régressives qui y ont été menés.
    Il aura droit à la figure de Janus. Il a mené la puissance américaine à être un empire et il a considérablement contribué à la détruire.
    C’est pour cela qu’il a sa place au pouvoir, pour finir le travail ?

    Mercredi 26 novembre 2008