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  • Belgique : les pieds dans le plat.

    Belgique : les pieds dans le plat.

    Images_2 Les politiques Wallonnes et bruxelloises sont remises en cause, et spécialement l’investissement et les subventions du photovoltaïque.
    " isoler un mur et placer un panneau photovoltaïque ", un jeune ingénieur l’a fait.
    L’isolation est 6 fois plus productive que le panneau, qui lui-même est 66 fois plus subventionné.
    Mais, pour le moment, c’est plus un placement financier (à 20 % en Wallonie et 30 % à Bruxelles), qu’un moyen d’économiser l’énergie.
    En Wallonie, un correctif est à l’étude, qui obligera à un bilan global (et passer par l’isolation).

    Là aussi, comme je l’ai souvent écrit, il existe, pour sauvegarder l’énergie, des niches où l’effet de levier est extraordinaire, c’est la maison, et ce sont des dépenses quasi passives, isolation, ventilation double-flux, puit provençal.
    Une fois réalisé, les dépenses d’entretien sont minimes, et les coûts énergétiques, minimes aussi.
    Dans le contexte actuel, si photovoltaïque et solaire ne sont pas compétitifs, ils pourraient l’être avec une autre articulation.
    Mécaniquement, la part des énergies renouvelables augmentera avec un déclin de consommation.
    Bien sûr, il faut le rappeler aussi, le photovoltaïque n’est pas le solaire thermique, qui lui est très compétitif et très au point.
    On assiste, d’ailleurs, sur ce plan là, à des montées en puissance, des "monstres" de 40 M2 de capteurs thermiques.

    Vendredi 21 novembre 2008.

  • Que restera t’il de la puissance ?

    Que restera t’il de la puissance ?

    Images Le rapport du NIC 2008 acte plusieurs réalités à l’usage de citoyens US, de la présidence, du monde.
    Il vient de reconnaitre que les USA ne seront plus une puissance dominante.
    Il vient de reconnaitre qu’un des attributs de la puissance, le roi pétrole aura perdu de sa superbe en 2025.
    Mais les erreurs sont encore multiples. L’Europe puissance est clairement en train d’émerger.
    C’est sur un très vieil axe, l’axe des nations franco-russe qu’elle vient de se bâtir.
    Les vieux ennemis de cet axe, l’Allemagne, a été battu, et la Grande Bretagne est en déconfiture économique et financière totale.
    En ce qui concerne l’état d’europe centrale passé sous contrôle mafieux, il existe déjà, c’est le Kosovo.

    En même temps, on rappelle des réalités : l’inexistence de Al Qaïda.
    Les prévisions de consommations étaient une projections, qu’on peut qualifier de "jeu du tout c..". On prend une évolution passée, les mêmes conditions qu’aujourd’hui, et on prolonge…
    Toutes les projections antérieures VEULENT ignorer les déséquilibres qui étaient passés sous silence, ou même magnifiés : la dépendance au pétrole étranger, l’effondrement du commerce extérieur, qualifiés hier de signes de "dynamisme".

    Au niveau économique, le grand vainqueur, c’est le capitalisme d’état. Vous savez, celui qui avait gagné la guerre froide. Pas la pitrerie libérale qui a suivie la fin de l’URSS.
    Photo : Un papier hygiénique d’avenir.

    Vendredi 21 novembre 2008.

  • Les taux d’inflation en Zone Euro mettent en lumière les erreurs de diagnostic de la BCE

    Les taux d’inflation en Zone Euro mettent en lumière les erreurs de diagnostic de la BCE

                                  Avec un taux de refinancement encore à 3,25%, la BCE participe activement à la mise en place d’un climat d’attente déflationniste en Europe. En effet bon nombre d’institutions financières ou d’investisseurs doivent attendre une baisse substantielle de ces taux administrés, soit pour baisser leurs taux pour les uns, soit pour investir pour les autres. La lenteur de réaction de la Banque Centrale Européenne ne peut s’expliquer que par des tergiversations de vieux banquiers dans l’erreur et qui renâclent à reconnaître leur peu de perspicacité. Un examen des courbes de l’inflation, la connaissance des cours déprimés du pétrole et du gaz, la faible demande des consommateurs, le marasme de l’industrie automobile, la stagnation des industries de l’électronique, la débâcle bancaire, etc., des centaines d’indicateurs permettent de prévoir une baisse rapide de l’inflation dans les deux à trois mois à venir.Inflationdouzemoisglissants

                              Le paramètre le plus simple à prévoir est le poste énergie. La courbe bleue nous montre un formidable effet de base de 4,2 points entre octobre et novembre 2007, ajoutons lui 1 à 2 points de baisse des prix du poste énergie entre les deux mois 2008 ce qui conduit à une baisse du poste énergie d’environ 6 points. Il affichera donc une croissance annuelle en dessous de 4% au mois de Novembre. Avec une inflation de base hors énergie et alimentation de 1,9%, la Zone Euro risque d’afficher au mois de Novembre une inflation de l’ordre de 2,6 à 2,7% selon les arrondis.Usbonds10years

                         Les symptômes de la déflation sont omniprésents dans le monde, il suffit de voir la formidable baisse des taux longs américains en une semaine (FIG.) pour s’en persuader.  A 3% de taux d’intérêts tout le monde achète des bons du trésor en dollar, c’est une affaire. Seule une équipe de ratiocineurs attendant toujours les hypothétiques phénomènes inflationnistes de second tour peut ne pas percevoir l’urgence à réagir et l’ampleur nécessaire de cette réaction, devant ce chamboulement économique. La BCE devrait baisser ses taux de 200 points de base, sans attendre.

    Le 21 Novembre 2008.

  • La baie de San Francisco veut devenir la « Capitale américaine du véhicule électrique »

    La baie de San Francisco veut devenir la « Capitale américaine du véhicule électrique »

    Sanfranciscobay                          Les maires de localités riveraines de la baie de San Francisco (San Francisco, San Jose et Oakland) se sont concertés avec le conseiller spécial du gouverneur Schwarzenegger pour mettre en place une politique locale de promotion et d’expansion pour l’utilisation de futurs véhicules électriques. Leur objectif est de faire de la zone "La Capitale américaine du véhicule électrique". Les mesures retenues vont de l’installation de chargeurs et de stations de recharge rapides, à l’octroi d’incitations fiscales pour favoriser leurs implantations dans les parkings d’entreprises, à la mise en place de politiques d’achats de tels véhicules par les diverses Administrations. Ces maires ont affirmé être prêts à travailler avec d’autres localités de la région si elles le désiraient.

                            Des groupes privés comme l’israélien Better Place ou l’américain Coulomb Technologies sont prêts à participer à ces projets d’infrastructures pour accompagner la montée en puissance de la diffusion de véhicules hauts de gammes "Smart and Green" qui vont faire la joie des riches riverains locaux.

    Le 21 Novembre 2008.

  • Los Angeles: Toyota présente une Camry hybride à gaz naturel comprimé

    Los Angeles: Toyota présente une Camry hybride à gaz naturel comprimé

    Cngcamryhybrid                       Les Etats-Unis disposent de larges réserves de gaz naturel qu’ils extraient par de nouvelles méthodes de forage, de leurs immenses gisements de schistes bitumineux ou de charbon profond. Le gaz naturel aux USA, contrairement à la situation européenne dépendante de quelques gros fournisseurs, est donc synonyme d’indépendance énergétique, chère à de nombreux citoyens américains. La proposition de Toyota présentant au Salon de l’Auto de Los Angeles, une Camry hybride à gaz naturel comprimé, joue sur ce ressort patriotique. Ce véhicule est équipé, à la place de la roue de secours, d’un équipement comportant deux réservoirs de gaz en matériau composite de la Société Lincoln. Ces réservoirs d’une contenance de 50 litres environ peuvent stocker, sous 248 bars de pression, 15 m3 de gaz chacun. En sachant qu’un m3 de méthane présente la même énergie qu’un litre de carburant, c’est donc l’équivalent de 30 litres d’essence que le véhicule peut emporter, lui conférant une autonomie de plus de 400 km.

                               Le grand problème du gaz naturel comprimé est de trouver sur le territoire américain des stations de recharge qui devraient faire l’objet d’un plan d’aménagement spécial dans certains Etats américains, producteurs de gaz naturel. Le lobby du gaz, avec le président de Chesapeake, milite activement pour cette solution. En attendant, le propriétaire pour faire le plein du véhicule peut disposer d’un tel équipement à son domicile.

    Le 21 Novembre 2008.

  • Goldman Sachs jette l’éponge, il ne fera plus de pronostics sur les cours du pétrole

    Goldman Sachs jette l’éponge, il ne fera plus de pronostics sur les cours du pétrole

    Goldmansachs_2                  Les spécialistes en "commodities" de chez  Goldman Sachs s’étaient illustrés en 2005 en pronostiquant un pétrole à 105 $ le baril, au grand étonnement du Marché, la suite leur avait donné raison. Forts de ce succès, ils avaient alors poussé la barre plus haut en pariant sur un baril à 200$ et là, leur pronostic fut complètement démenti par les faits. Mais la pire erreur qu’ils aient commise est leur prévision de reprise des cours au mois de Septembre dernier en pronostiquant une remontée vers 120 ou 140 $/baril vers la fin de l’année ou le début 2009, alors que les cours du pétrole chutaient par un défaut de demande et par manque de liquidités. Ces Messieurs essayaient d’enrayer la débâcle… en vain. Goldman vient de tirer les leçons de ces graves erreurs: il ferme le service de prévision des cours sur le pétrole. Ceux qui jusque là, ont suivi les recommandations de Goldman et ont du perdre beaucoup d’argent, doivent, sur la nouvelle, se sentir étrangement bernés.

    Le 21 Novembre 2008.

  • La pression monte…

    La pression monte…

    Dime Désormais, on agite la menace d’un impôt annuel, sur les véhicules les plus polluants.
    Les véhicules concernés, produisant plus de 250 grammes de CO2 par an, se verraient taxé à 160 euros par an, en plus du malus à l’achat.
    Ce genre de véhicule est souvent aussi, le plus cher à l’achat. Grosse voiture, grosse cylindrée, grosse consommation, et ne concernerait que 1 % du marché.
    Bien entendu, une telle manoeuvre, c’est évident est appelé à s’amplifier. Elle peut s’amplifier de deux manières. D’abord, qui est concerné ? Est-ce que cela touche les véhicules neufs, ou les véhicules d’occasion sont ils touchés aussi ?

    On peut très bien prévoir la taxe à chaque changement de propriétaire.
    Et bien entendu, ce plafond, élevé est amené bien sûr, à se rapprocher très vite du sol. Avec l’idée, cousue de fil blanc, de pousser au renouvellement du parc et on arrivera à l’idée que, finalement, tous les possesseurs d’automobile doivent payer la taxe.
    Les hommes politiques sont décidément trop prévisibles.
    Mais cette mesure vient bien tard, sans doute pour achever un segment de marché qui se portait très mal, dans un marché qui se porte mal.
    On vient de l’achever un peu plus vite.

    Mais, pour décourager la possession de grosses cylindrées, il y a une autre solution. Cela s’appelle l’impôt sur le revenu. Je rappellerais les mots du philosophe Alain : "Nous voilà sur la route, place à l’argent. Je double ceux qui sont plus petits et je suis doublé par ceux qui sont plus gros que moi". Une forte progressivité de l’IRPP découragerait aussi, la possession de grosses voitures, et on pourrait faire l’impasse sur ce genre de "petites escroqueries", pour pallier aux effets de ce non-sens qu’est le bouclier fiscal.

    Jeudi 20 Novembre.

  • Le cas OPEL et les USA…

    Le cas OPEL et les USA…

    Images_3 Opel défraie la chronique. La firme appel les états allemands au secours, alors qu’elle est bénéficiaire et que ses finances sont siphonnées par General motors.
    Sans sa filiale allemande, d’ailleurs, GM aurait cessé d’exister (3 milliards de US $ captés).
    Il faut dire que c’est sa seule filiale réellement rentable, et que c’est sa seule filiale qui dispose d’un savoir faire et d’une expérience réelle du "petit véhicule", qui pourrait aider GM dans un premier temps.
    Alors que GM vend tout ce qui est vendable, vendre Opel, ce serait mourir.
    Je ne rappellerais pas ce que dis un autre article du "blog énergie" sur le cas des constructeurs américains.
    Les hommes politiques nord américains jouent avec le feu, en ce qui concerne les "big three".
    La volonté de régression sociale imposée aux constructeurs par le biais d’un "chapitre 11", s’il épargnerait passablement

    les finances des constructeurs, créerait une crise sociale et économique difficilement maitrisable.
    Les grands constructeurs, les hommes politiques, n’ont jamais voulu créer de régimes généraux de santé. En conséquence, c’est aux salariés de s’assurer, et ce sont souvent les syndicats qui négociaient cela, comme les retraites d’ailleurs.
    Quand tout allait bien, GM ne VOULAIT pas être solidaire et PAYER pour les gros risques de santé, notamment.

    Bien sur, les constructeurs américains ont tout fait pour être antipathiques : suffisance démesurée, hypertrophie de l’égo, lobbying indécent, surdité aux demandes des consommateurs, idiotie économique démesurée, à l’échelle du secteur, incompétence…
    Mais le chapitre 11 risque de couter fort cher au contribuable, l’état devant se substituer socialement au constructeur et le cas "Opel", entrainé dans sa chute par la maison mère, risque de devenir le cas "Etats-unis", entrainé dans la chute du secteur automobile.
    Le plus probable est une hypothèse, dans ce cas là de "perestroïka" généralisée…

    Jeudi 20 novembre 2008

  • A Los Angeles, Carlos Ghosn plaide pour un véhicule ‘zéro émission’ dans tous les segments de marché

    A Los Angeles, Carlos Ghosn plaide pour un véhicule ‘zéro émission’ dans tous les segments de marché

    Ghosnlosangeles                           Après avoir souligné que la crise que traverse actuellement l’industrie automobile n’avait été anticipée par personne, que le plus urgent était d’éviter les hémorragies de cash et qu’il y aurait moins de constructeurs automobiles dans le monde, une fois la crise passée, Carlos Ghosn a rappelé quelques certitudes en marge du Salon de l’Auto de los Angeles. Quelles sont-elles?

    • il n’existe pas de substitut à la voiture pour au moins dix à quinze ans et l’achat de la première voiture constitue toujours un évènement majeur dans la vie d’une famille,
    • le réchauffement climatique est une vraie menace et ce n’est pas en réduisant les rejets de CO2 des véhicules de 20 ou 30% que le problème sera résolu,
    • les pays en développement ne peuvent pas choisir le modèle de voiture américain sinon il nous faudrait tout de suite une deuxième planète,
    • les futures voitures électriques, déclinées dans tous les segments de marché, ne pourront pas être hideuses. Elles devront être à la fois smart et électriques.

                           Telles sont les convictions de Carlos Ghosn qui va jouer avec Nissan et Renault la carte du véhicule à 100% électrique par une politique englobant tous les modèles, ne se cantonnant pas au seul véhicule urbain. Sa politique de démarrage est très intelligente en choisissant de lancer ses produits dans de petits Etats de faibles surfaces (Israël, Danemark, Tennessee, Portugal, etc.) mais très motivés pour lancer l’expérience et en s’alliant avec des acteurs locaux.

                            Il a d’autre part souligné qu’il serait disposé à fournir ses batteries à d’autres constructeurs, ouvrant ainsi la porte à de possibles futures alliances.

    Le 20 Novembre 2008.

  • Quelles sont les raisons qui font que les élus américains hésitent à aider leur industrie automobile?

    Quelles sont les raisons qui font que les élus américains hésitent à aider leur industrie automobile?

    Denki_cube                         Les dirigeants des constructeurs automobiles mais aussi le représentant du puissant syndicat United Auto Workers se sont présentés unis et en chemise devant le Sénat américain pour plaider leur cause et obtenir les subsides nécessaires pour prévenir tout dépôt de bilan. Mais leur cause n’est pas simple à plaider, la mauvaise image de marque de leur industrie conduit les Sénateurs à peser le pour et le contre. Les griefs des américains à l’encontre de leur industrie automobile sont nombreux:

    • inaptitude à créer des produits séduisants et respectant l’environnement,
    • intense lobbying contre la réduction des consommations des véhicules et la maîtrise du  réchauffement climatique,
    • forte entrave à la pénétration des concurrents étrangers plus en avance,
    • accords sociaux en décalage avec leurs performances économiques.

                               Ces arguments ne sont pas insensibles aux élus, auxquels s’ajoute la conviction qu’un passage par le "Chapter 11" de ces entreprises permettrait de remettre en cause plus facilement les multiples accords sociaux avec l’UAW qui font de cette industrie un colosse immobile. Enfin politiquement ce dossier enflammé serait l’échec de l’Administration Bush, ce qui éviterait au nouveau président de s’y brûler des plumes. L’héritage Bush va constituer un immense fardeau pour l’Amérique et donc pour le nouveau Président.

                        Certains économistes vont même jusqu’à proposer, en lieu et place, des investissements dans la modernisation des infrastructures, comme les ponts ou les réseaux de trains à grande vitesse, qui seraient beaucoup plus profitables à la nation que des versements de cash à fonds perdus, à cette industrie en décrépitude.

                         Mais c’est mésestimer tout le retard pris par l’ensemble du tissu industriel américain et du réseau de sous-traitants automobile. La nouvelle Administration va être obligée de verser des centaines de milliards de dollars pour tenir à bout de bras une industrie automobile structurante de la puissance économique des Etats-Unis. Seules des alliances avec les industriels nippons permettraient à ces grands groupes d’accéder rapidement aux technologies innovantes qui leur font cruellement défaut. C’est bien ce qu’a compris Carlos Ghosn prêt à échanger la technologie contre un accès plus libre au marché américain, au travers d’une grande marque.

                         Quand à l’Europe et plus particulièrement l’industrie automobile germanique, dans ce maelstrom, elle ferait mieux de se réveiller.

    Le 20 Novembre 2008.