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  • Hyundai présente sa vision de la voiture hybride pour 2010, au Salon de Los Angeles

    Hyundai présente sa vision de la voiture hybride pour 2010, au Salon de Los Angeles

                         Le constructeur coréen Hyundai veut rattraper le retard accumulé durant plus d’une décennie par rapport aux constructeurs japonais les plus avancés. Au Salon de l’Auto de Los Angeles, Hyundai a présenté sa vision de l’architecture du véhicule hybride qui équipera le futur modèle de la Sonata, prévue pour être commercialisée aux Etats-Unis en 2010 (FIG.). Son choix repose sur un système hybride monté en parallèle et dont la principale originalité repose sur une batterie de type Lithium-Ion polymère, (5,3 Ah, 270V), développée par le coréen LG. Les éléments de cette batterie sont constitués d’une enveloppe étanche thermo scellée et comportent un électrolyte gélifié contenant du LiPF6. L’électrode positive est à base de LiMn2O4, l’électrode négative comporte du carbone amorphe qui va accueillir le Lithium métallique formé durant la charge. Le séparateur, à sécurité renforcée, comporte des nanoparticules de céramique qui prévient tout court-circuit interne et présente une excellente résistance aux températures extrêmes, empêchant ainsi tout emballement thermique de la batterie. D’après le constructeur cette batterie est conçue pour une durée de vie du véhicule de dix ans et de 240 mille kilomètres (150 mille miles). Elle présent l’avantage d’être plus légère et plus compacte qu’une batterie traditionnelle de type Ni-MH et de n’utiliser ni Nickel, ni Cobalt, métaux aux cours parfois volatils.

                             Le fait de présenter cette vision de la voiture hybride plus d’un an avant son lancement commercial aux Etats-Unis, montre l’impatience du constructeur Coréen de sortir son premier modèle hybride, 13 ans après la sortie commerciale au Japon de la première Prius.Hybridbluedrive

  • Municipalisation du marché de l’eau parisien.

    Municipalisation du marché de l’eau parisien.

    Ecussonparis Le marché de l’eau parisien va retourner à la gestion municipale.
    La production était détenue par la ville et la distribution par Veolia et Suez.
    Bien entendu, les performances du secteur privé n’ont pas été éclatante du tout, sauf pour le montant à payer.
    Distribution et production vont donc être réintégrés dans une même société.
    Pour bien préciser les choses, l’idéologie libérale faisait l’impasse sur un aspect de la gestion privée ; les 15 % de rendement demandé par l’actionnaire, qui renchérissait les coûts, le court-terme de la gestion, qui faisait que le volume des investissements n’était souvent pas à la hauteur, toujours au profit de l’actionnaire, enfin l’opacité de la gestion, qui, comme dans tous les cas où les fluides sont concernés,

    (eau, électricité, gaz, pétrole…), on sombre dans un marécage.
    En effet, pour ce genre de produit, il est très difficile de donner un coût exact.
    On investit, en espérant que cet investissement rapporte et qu’en même temps, il dure le plus possible. Mais les infrastructures ont cela de commun qu’on ne sait jamais à l’avance, leur durée, les travaux d’entretiens nécessaires.

    Tout ce qui a été investi doit être désinvesti un jour (Keynes), mais il est difficile de tracer une frontière claire sur des dépenses courantes, des dépenses d’investissements, de savoir si celui-ci est fait correctement et que le suivi des équipements est correctement fait.
    En bref, s’il y a une leçon à tirer de ce passage au privé, c’est que dans le public et dans le privé, les hommes sont les mêmes, ni pires, ni meilleurs, les différences de rendements ne peuvent être que marginales. Les dérives des grandes entreprises privés, prouvées par la crise actuelle, montrent qu’elles peuvent très bien, elles aussi, être des bureaucraties irresponsables.

    Mercredi 19 novembre 2008.

  • Le jeu des constructeurs.

    Le jeu des constructeurs.

    Jeudeloie_2 Les constructeurs automobiles sont pitoyables.
    Mendiants, aux 4 coins du monde, on peut faire le détail d’une journée chargée.
    Pour commencer, les "Big Three" sont dans une situation catastrophique, jouent de cette situation, et le PDG de Chrysler va jusqu’à ne vouloir être payé, qu’un seul dollar.
    Ce voeu, il peut l’exercer parce qu’il en a les moyens, mais il faut le reconnaitre, un dollar, c’est encore trop payé. Comparé aux "talents" déployés, il devrait payer pour travailler.
    Le PDG de Ford est plus classique, les efforts, ce sont pour les employés.
    Les constructeurs US vendent leurs derniers bijoux, les participations chez les constructeurs nippons.

    Mais tous sont d’accord, la mort d’un d’entre eux, signifierait la mort pour tous.
    En conséquence, ils montent tous en ligne pour défendre le plan de soutien, vivement combattu par les républicains (et leur base électorale).
    L’inculture économique crasse, véhiculée par les médias, cache la vérité aux Yankees. La mort de l’industrie automobile, c’est la mort de l’économie US. Elle mettra un siècle à s’en remettre.
    En Allemagne, un acquéreur (solarworld) s’est présenté pour Opel, qui "n’est pas à vendre" selon GM. Enfin, pas pour tout de suite.
    Opel est la seule marque de GM ayant un savoir faire certain pour les petites voitures.
    Mais si la crise s’aggrave, Opel risque d’être nationalisé outre-Rhin (ou Landerisé).
    Le bon sens étant une chose peu répandue, Daniel schwarz, de Commerzbank a estimé : "Ni le gouvernement, ni SolarWorld ne peuvent séparer Opel de GM.  "
    Une cht’ite loi de nationalisation, un coup de goupillon et le tour est joué…
    Le PDG de Renault, lui, persiste et signe. Bien que Nissan ne fasse plus de bénéfice, que celui de Renault diminue ntoablement, et que les deux firmes risquent de se retrouver à sec de trésorerie, il ne veut reonnaitre, ni son conformisme (grandir, c’est bien), ni son erreur fondamental de jugement.
    En effet, dans les conglomérats, la crise fait que les entreprises se plombent les unes les autres.
    C’est désormais aux constructeurs britanniques d’appeler à l’aide, face à l’effondrement du marché intérieur.
    Bien entendu, l’Asie n’est pas épargnée.

    Le tableau général est donc que l’économie mondialisée, de par les canaux qui ont été crée, les interconnexions, généralise la crise. L’ouverture des marchés, des frontières, se révèle donc être la première cause de la crise généralisée de l’économie productive.

    Mercredi 19 novembre 2008.

  • La Chine voudrait construire un oléoduc-gazoduc traversant la Birmanie

    La Chine voudrait construire un oléoduc-gazoduc traversant la Birmanie

                           Un coup d’oeil sur une carte de l’Asie montre le caractère stratégique évident d’une telle liaison entre les côtes du Myanmar et le Sud-ouest de la Chine. Les pétroliers et les navires chargés de gaz naturel liquéfié venant du Moyen-Orient verraient leur trajet réduit et ne passeraient plus par le détroit de Malacca le long des côtes malaises. Les productions locales pourraient être expédiées directement en Chine. De plus la Birmanie ne peut rien refuser à son puissant voisin qui la protège.Birmaniechine2

    Le 19 Novembre 2008.

  • La montée des stocks américains en produits pétroliers est-elle provoquée par les prix bas?

    La montée des stocks américains en produits pétroliers est-elle provoquée par les prix bas?

                           La hausse lente des stocks hebdomadaires en produits pétroliers américains, au delà de 1,7 milliards de barils (FIG.), n’est compréhensible qu’en supposant des mouvements d’achats d’opportunité provoqués par des prix jugés bas, en anticipation d’une hypothétique reprise en Janvier ou Février. En effet en cette période de très faibles consommations, de baisse continue des prix, de raréfaction des liquidités qui peut bien vouloir mettre en stock du pétrole aux Etats-Unis? Deux hypothèses sont envisageables: soit les stocks publiés sont erronés, ce qui ne serait pas un scoop, soit certains anticipent une reprise de la consommation en raison de l’hiver, des prix bas des carburants et d’une reconstitution des en-cours tout au long de la chaîne logistique allant de la raffinerie au client final. La baisse "comptable" des stocks en fin d’année, pour éviter certaines taxes locales, peut être également un élément à prendre en compte. A suivre.Usastockshebdo200811

  • Etats-Unis : les prix de l’essence à la pompe divisés par deux, depuis le mois de Juillet

    Etats-Unis : les prix de l’essence à la pompe divisés par deux, depuis le mois de Juillet

                          Plus rien ne retient les cours des produits pétroliers: la crise altère profondément les consommations, tous les mois les prévisions de consommations américaines baissent, les importations d’essence à un cours inférieur à celui du pétrole, ont été réduites par deux. Même le fuel de chauffage ne trouve plus sa clientèle! Alors les cours s’effondrent, la spéculation joue la baisse, entretenue par certaines déclarations comme celles du patron de la pétrolière chinoise CNOOC, qui envisage un cours à 40 dollars le baril. Le côté positif de ce mouvement c’est la baisse des prix à la pompe qui pour l’essence ont été réduits par deux par rapport au mois de Juillet (FIG.), les prix passant en dessous de ceux de Janvier 2007. Les américains vont payer beaucoup moins cher pour rouler et se chauffer cet hiver. Comme régulateur automatique anti crise on ne pouvait imaginer mieux.Usaprixessence200811

    Le 19 Novembre 2008.

  • Grenelle de l’environnement, quelle logique ?

    Grenelle de l’environnement, quelle logique ?

    Devant l’annonce par JL Borloo de son plan "énergie renouvelable", on a une impression de gribouille.
    Images_3 Alors que la base de travail était relativement simple.
    Dans un premier temps, il fallait économiser massivement, là où l’effet de levier était maximum et les économies importantes et immédiates, c’est à dire, d’abord dans le bâtiment, ensuite dans l’automobile, enfin dans l’industrie, et pour ce qui est de la production, on pouvait se permettre de prendre du recul.
    Naturellement et mécaniquement, le recul de la consommation aurait fait augmenter les énergies renouvelables.
    Or, de quoi nous parle t’on ? De "mise en concurrence" pour l’hydroélectricité…
    De qui se moque t’on ? La concurrence est donc devenu le saint Graal, alors qu’il n’y a strictement aucun rapport de cause à effet, entre la mise en concurrence et la modernisation des barrages.
    De même, dans le solaire, on peine à trouver un fil conducteur. Simplification des procédures ? Et alors ?

    Panneaux solaire sur les toits des collèges ? Fort bien, mais quelle ligne directrice ?
    Encadrement règlementaire, fiscalité, là aussi, une bouillie assez peu engageante d’aspect…
    mais, tous comptes faits, on a oublié finalement, ce qu’était une planification.
    On s’en tient à un dogme, alors que c’est beaucoup plus basique que cela. D’un côté on définit un objectif, de l’autre, des moyens. Et après des périodes intermédiaires, on ajuste.
    Là, il n’y a aucune finalité, sinon ésotérique (les 20 % de ceci, de cela, les 20 millions de TEP économisées, mais sans dire la consommation globale en 2020), les moyens sont réduits.

    Parti sur de bonnes bases, le plan Borloo est devenu, donc, un empilement de mesures, signe de lobbying, plus que d’intérêt général et signe d’un mal plus général qui veut qu’on s’occupe de détails, tout en refusant de vraiment s’occuper de l’ensemble.
    Il n’y aura donc, là aussi, pas de résultat spectaculaire sans rejet de l’idéologie libérale, qui paralyse tout.

    Mardi 18 novembre 2008

  • Demande de pétrole en contraction.

    Demande de pétrole en contraction.

    Images_2 Pour la première fois depuis 25 ans, la demande de pétrole devrait se contracter.
    C’est, sans doute, la concomitance de deux pics. Le pic de la production, et celui de la consommation.
    Si, en effet, il reste beaucoup de pétrole sous la surface de la terre, le problème est désormais, à quel coût ?
    Le pétrole bon marché "permettait" de le gaspiller. Sa raréfaction, relative (forte dans certains pays du tiers-monde, faible en OCDE) seulement, est néanmoins un signal fort pour les usages non-vitaux.
    Le gaspillage ostentatoire souffre. C’est le plus visible dans une civilisation, même si ce n’est pas le plus important.
    Tout le monde pense aux gigantesques SUW US, aux tours de villes automobiles de la jeunesse, deux signes en voies d’extinction.

    Ce sont ces usages, clinquants, qui trinquent en premier.
    Mais il est clair que d’autres usages, moins visibles, plus liés à des flux économiques, sont bien plus dispendieux.
    La mauvaise construction coûte cher, le chauffage qu’elle nécessite, et la climatisation qu’elle réclame par la suite sont des gouffres bien plus importants, mais passent inaperçus.
    On peut aussi rajouter ces si bons haricots kenyans, que vous avez acheté à votre supermarché.
    Pour soigner l’un des symptômes, c’est facile. On peut continuer à sortir.
    A pieds. On peut réduire tout ce qui n’est pas strictement indispensable.
    Et investir. Dans des véhicules moins gourmands, dans des appareils moins gourmands, dans de la réhabilitation.
    Mais le pic de la consommation, vient sans doute d’un élément bien plus profond, c’est la remise en cause du système économique, du haricot kényan.
    C’est l’épuisement d’un schéma, de la croyance de la résilience éternelle du système, au delà de tous les aléas.

    Attali parle de 10 à 20 % de récession, Roubini, de 5 % (sur deux ans). La consommation des pays développés va dégringoler, mais celle des pays émergents aussi. Jamais la Chine, même avec son plan de soutien, ne pourra pallier la déconfiture économiques US, sans parler d’une japonaise et d’une européenne…
    Là aussi, sur le plan énergétique, le découplage est une idiotie. On a fait en sorte de mondialiser. Maintenant il faut payer la note. Sur le plan énergétique, les consommations vont donc chuter. Souvenez vous de l’URSS.

    Mardi 18 novembre 2008

  • Les ventes de wafers de Silicium dans le monde ont marqué le pas au troisième trimestre

    Les ventes de wafers de Silicium dans le monde ont marqué le pas au troisième trimestre

                             Indicateurs de la marche des activités électroniques et photovoltaïques les ventes de wafers dans le monde ont fortement progressé depuis le ralentissement de 2001. Une baisse de conjoncture économique se traduit par une contraction des stocks qui se répercutent immédiatement sur les volumes vendus. Après quatre trimestres plats en 2007 et début 2008, le deuxième trimestre avait marqué une embellie inattendue (FIG.) pout atteindre le record de 2,3 milliards de square inches de wafers de silicium vendus durant un trimestre. Mais le troisième trimestre 2008 s’affiche en léger recul de 2,6% par rapport au trimestre précédent à 2,24 milliards de SQI, nous indique le groupe des producteurs de silicium au sein du SEMI.

                       Kazuyo Heinink en charge du Marketing chez un producteur de silicium, MEMC, confirme que ces chiffres traduisent un ralentissement de la demande dans des secteurs jusque là épargnés par la crise.Wafersventestrim2008t3_2

    Le  18 Novembre 2008

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 18 Novembre 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 18 Novembre 2008

    Businessupdate                      Johnson Controls, équipementier malmené par la crise automobile annonce la fermeture prochaine d’une des dernières usines de batteries au plomb de notre pays. En effet sous un délai de trois à six mois, il a l’intention de fermer l’usine de Grand-Quevilly, Seine-Maritime, qui emploie encore 280 salariés. Les productions de batteries au Plomb du Groupe seront rassemblées sur sa dernière usine française de Sarreguemines. Voila un secteur industriel qui a été peu épargné depuis trente ans, par les ventes et les reventes en Europe, sous l’oeil toujours vigilent de la Commission Européenne, préférant, au nom d’une saine concurrence, voir disparaître l’activité plutôt que d’assister à une concentration inéluctable du secteur. Où sont passées les Fulmen, les Tudor et autres Varta. Allez donc le demander à ces messieurs de Bruxelles! C’était avant qu’ils démantèlent l’industrie de l’Aluminium.

              Warren Buffet et son célèbre fond Berkshire Hattaway continuent leurs emplettes. Ils viennent de monter à hauteur de 6% dans le capital du pétrolier américain Conoco-Phillips, sûrement une des pétrolières les mieux dirigées dans le monde par un patron hors pairs: Jim Mulva. Conoco possède des intérêts dans le pétrolier russe Lukoil.

    Abu Dhabi: Le patron de Total, Christophe de Margerie a rencontré le patron de l’IPIC, un fond d’investissement dans l’énergie des Emirats Arabes Unis pour parler de développements en commun et des opérations de Total dans la région. Le communiqué ne précise pas si les possibilités de projets électronucléaires ont été abordées.

    l’OPEP vient à son tour de revoir les consommations 2008 de pétrole une nouvelle fois à la baisse de 260 mille barils/jour pour pronostiquer une consommation de 86,19 millions de barils/jour en accroissement de 0,29 millions de barils/jour par rapport à 2007. Il sera sûrement nécessaire qu’il revoit encore ces chiffres à la baisse sur les consommations OCDE qu’il évalue pour l’instant à -1,17 millions de barils /jour et qui devraient plutôt se situer vers les -1,3 ou -1,4 millions de barils/jour.

    Le 18 Novembre 2008.