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  • Un fabricant de cellules photovoltaïques allemand de plus va disparaître

    Un fabricant de cellules photovoltaïques allemand de plus va disparaître

    Algatecsolar                       Après le rachat des unités de production de Conergy par le Coréen LG, voila un nouvel acteur allemand du photovoltaïque, Algatec Solar qui va disparaître, absorbé par la Société américaine Solar Thin Films spécialisée dans la construction clés en mai de lignes de production de cellules photovoltaïques en couche mince à base de Silicium amorphe. Le rachat va se faire par échange d’actions. Algatec dispose d’un carnet de commande pour 2009 de 92 MW dont 80MW sont destinés à Q-Cells le N°1 allemand du photovoltaïque. Les accords de fourniture OEM à Q-Cells expireront à fin 2009 et devront être renégociés. Algatec a réalisé sur les neuf premiers mois de 2008 un Chiffre d’Affaire de 8,6 millions d’euros et elle avait l’intention d’investir dans 5 nouvelles lignes de production dans son usine de Prosen en Allemagne, pour environ 35 millions d’euros.

                          La rentabilité d’une telle unité de production allemande, travaillant essentiellement en sous-traitance pour Q-Cells, et nécessitant des investissements importants pour suivre la demande  doit être des plus limites par les temps de crise qui courent. De plus, l’adossement de cette activité à un producteur d’équipements ne semble pas être, à prime abord, une solution d’une limpide pertinence.

    Le 10 Novembre 2008.

  • Les Groupes pétroliers russes n’exporteront que les trois quarts des volumes prévus au mois de Novembre

    Les Groupes pétroliers russes n’exporteront que les trois quarts des volumes prévus au mois de Novembre

    Kremlinmoscow_2                      Préalablement aux dernières décisions de réductions de quotas de l’OPEP de nombreuses réunions avaient été tenues entre les responsables du cartel et les autorités russes. Des communiqués soulignant l’unicité des points de vue entre les interlocuteurs avaient été publiés. On attendait donc un geste de solidarité de la Russie envers les mesures de restriction des volumes de l’OPEP. Il semblerait, d’après une information laconique de Reuters datée de Dimanche, que ces mesures soient en train d’être prises. Le gouvernement russe ayant peu réduit les taxes à l’exportation de pétrole, les Groupes pétroliers exportateurs annoncent qu’ils ne livreront que les 3/4 des volumes de pétrole initialement prévus pour le mois de Novembre.

                           Il est évident qu’une telle décision est pilotée par le Kremlin. Pour des raisons diplomatiques complexes, de non alignement de la politique russe du pétrole avec celle de  l’OPEP, l’information est communiquée en sous-main. Elle semble cependant importante pour juger de l’évolution des cours du brut d’ici à la fin de l’année.

    Le 10 Novembre 2008.

  • Ce que vous devez savoir avant de parler, avec humilité, à la radio ou à la télé des énergies renouvelables.

    Ce que vous devez savoir avant de parler, avec humilité, à la radio ou à la télé des énergies renouvelables.

                           Les émissions "vertes" qui parlent en abondance des énergies renouvelables sur nos ondes de radio ou de télé sont de plus en plus nombreuses et présentent, malheureusement, un niveau technique de plus en plus indigent. On y flingue avec allégresse et démagogie le charbon, le pétrole, le nucléaire au profit de je ne sais quoi. La plus grosse erreur généralement commise, est celle des ordres de grandeurs qui consiste à comparer des sources d’énergies distantes d’un facteur 100 en importances relatives. Alors il semble indispensable de rappeler quelques évidences, pour faire comprendre que même avec Monsieur Obama, les USA vont continuer à émettre dans l’azur leurs 5 à 6 milliards de tonnes de CO2, pendant encore bien des années. Energiesprimairesmonde2007_2

                           Il faut rappeler tout d’abord qu’en dehors des forces de gravitation responsable des marées, toutes les énergies que nous utilisons ont une origine thermonucléaire, soit de fission au coeur de notre planète, la Terre, soit de fusion au sein de notre étoile, le Soleil. La vie, grâce à la lumière, a permis durant des centaines de millions d’années d’accumuler le charbon et lignite, le pétrole et le gaz qui participent encore pour 83% des quantités d’énergie consommées par l’humanité (FIG.). Chaque année de ce siècle, nous consommons des ressources qui proviennent de biomasse accumulée pendant des dizaines ou des centaines de milliers d’année, puis transformée et compactée.

                         La première source primaire d’énergie consommée est le Pétrole avec 4 milliards de tonnes équivalent pétrole, sur un total de 12 milliards. Le pétrole est encore la première ressource d’énergie primaire consommée sur Terre et non pas le Charbon, comme on l’entend dire trop souvent. Cette situation privilégiée du pétrole, due à la simplicité d’utilisation des produits dérivés liquides, est une chance pour l’humanité. En effet il est essentiellement utilisé et gaspillé dans les transports: 70% du pétrole aux USA va dans les transports. Or ce secteur est en train d’amorcer une véritable révolution industrielle, subitement accélérée par la folie des cours du brut de cet été. Les consommations de pétrole vont se réduire dans le monde non pas parce qu’il est rare, mais parce qu’il est cher. Les applications autres que le transport telles que le chauffage ou la pétrochimie vont devoir s’orienter peu à peu vers de nouvelles ressources.

                            La deuxième énergie primaire la plus consommée est le Charbon avec 27% de part de marché, 3,2 milliards de tonnes équivalent pétrole sur 12 milliards. Il est au premier rang en Chine mais au troisième rang derrière le pétrole et le gaz aux Etats-Unis (22%) et en Europe (18%). En Asie Pacifique, il représente 50% de l’énergie consommée. Son utilisation va croître avec le développement de la Chine. Seul un vaste programme mondial de rénovation des centrales électriques et de substitution partielle par le nucléaire et le gaz devrait pouvoir faire décroître son utilisation dans le monde. Sans cela les émissions de CO2 continueront à battre des records olympiques.

                            Enfin dans le trio des énergies carbo-polluantes vient le Gaz Naturel, avec 22% de part de marché ou 2,6 milliards de TEP. Son utilisation est appelée à croître, il est second aux USA (25%) et en Europe (24%). Il est abondant sur terre et largement réparti dans le monde. Les techniques modernes de forage permettent de l’extraire des veines de charbon profondes (coal bed methane) ou des schistes bitumineux (oil shale). Ces nouvelles ressources vont rendre les Etats-Unis autosuffisants. Il va d’ici une décennie devenir le N°1 aux Etats-Unis, ce sera l’énergie de base de la deuxième partie de ce siècle. On devrait donc voir décroître les utilisations du pétrole et du charbon dans les pays de l’OCDE au profit de la montée du gaz. C’est de plus le supplément d’énergie indispensable pour pallier les défaillances des énergies renouvelables.

                             Vient par la suite l’ensemble des énergies peu ou non carbo-polluantes avec seulement 17% du marché. C’est l’hydroélectricité (6%), en plein développement en Amérique du Sud avec 28% de part de marché, qui tient la tête de ce deuxième peloton, puis vient le nucléaire (5,3%) et la biomasse très difficile à évaluer mais estimée autour de 5% du marché. Le développement de la biomasse se heurte tout bêtement à des problèmes de logistique  pour collecter un produit de très faible énergie massique et volumique (FIG.II). Elle n’est concevable que pour de petites unités agricoles ou municipales, proches des lieux de culture ou de collecte du bois. Les grands projets complexes et rentables sont difficiles à imaginer, leur approvisionnement en matière première limitant la taille du projet et donc disqualifiant les procédés trop complexes.Energiesvolumiquesmassiques 

                         Enfin de ce lot il reste moins d’un pourcent des 12 milliards de TEP, soit autour de 100 millions de TEP, pour l’ensemble éolien, géothermie et solaire. Ces productions demeurent donc pour l’instant marginales et non rentables. Elles subsistent grâce à l’existence de subventions qui pourraient alimenter des projets plus pertinents. Le seul espoir réside dans le fait qu’elles arrivent un jour à atteindre un seuil de rentabilité raisonnable. Le solaire photovoltaïque qui dispose d’immenses marges de progressions technologiques et industrielles semble être pour l’instant le seul éligible des trois.

                          Espérons donc un jour une émission de télé "verte" nous parlant des progrès réalisés dans les transports terrestres, maritimes et aériens. Nous ventant les mérites des nouvelles centrales électriques à eau hypercritique, nos expliquant les progrès à accomplir dans l’électronucléaire, nous présentant l’intérêt du transport du gaz sous forme d’hydrates de méthane qui permettrait de démocratiser cette matière première et de rendre son prix compétitif.

                         Cela nous changerait des chasseurs de primes qui hantent les antennes en nous expliquant que l’éolien va remplacer les autres sources d’énergie et que la capture et la séquestration du CO2 c’est pour demain.

    Le 9 Novembre 2008.

  • RDC : l’Angola en guerre ?

    RDC : l’Angola en guerre ?

    Congokinshasa_mappng Les convoitises pour les ressources minières de la république du Congo s’aiguisent.
    Oublions les prétextes et voyons une carte, c’est la géopolitique qui s’exprime ici.
    Le Rwanda voisin par chefs de guerre interposé entend mettre au pillage l’est du Congo.
    Le gouvernement Kinois qui n’arrive pas à reprendre seul le terrain pense visiblement à faire appel à une "épée" (fort bien équipée, aguerrie et combattive, grâce au pétrole), l’armée angolaise, armée importante aussi, faut il le signaler, plus importante qu’il ne faut pour les "besoins" du pays en matière de défense.

    L’armée angolaise a déjà appuyé la RDC de 1998 à 2003.
    Derrière chaque armée, derrière chaque chef de guerre, des multinationales.
    Les gouvernements occidentaux, notamment anglo-saxons ont quand à eux fermement réagi quand elles ont été mises en causes.
    Ils ont exigés (et obtenus) qu’on arrête d’en parler

    The show must gon on. Vous reprendrez bien quelques millions de victimes ?

    Dimanche 9 novembre 2008

  • Plan de relance chinois.

    Plan de relance chinois.

    Images_3 On annonce la chute des consommations en occident de 6 à 9 %, et une augmentation continue dans les pays émergents.
    Ce "ciseau" n’existe pas. Les pays émergents n’ont pas de marchés intérieurs et sont totalement extrovertis. C’est la Chine qui le reconnait.
    Elle annonce un plan interne de relance de 4 000 milliards de Yuan, soit 461 milliards d’euros.
    Bien entendu, certains se demandent où prendre cet argent, c’est simple, il suffit de le créer.
    Mais le problème, c’est que, rapporté à la population, c’est cacahouète.

    A quoi servirait cette relance ?  "La somme ainsi libérée sera consacrée à des investissements dans les infrastructures du pays, au système de protection sociale et à d’autres secteurs.  "
    La croissance officielle décélère doucement (de 10.5 % l’an à 9 %), mais la croissance chinoise est nettement exagérée et ne pourra, de toute façon, résister à une dépression occidentale, occident dont elle est l’atelier.
    Le "moteur interne" n’existe pas et la taille économique du pays est réduite.
    Les fuites d’entrepreneurs sont légions et la Chine a souvent connu ces développements fulgurants, notamment au début du XX°siècle.
    L’investissement, dans un contexte social houleux (les émeutes sont nombreuses, violentes) n’est sans doute pas perdurable, et la tentative actuelle de développement se brisera sur l’importance de la population.
    Le symbole de la police, la voiture, est fréquemment détruit, et ces phénomènes, malgré les peines sont en pleine expansion, même si le lock-out est important.
    Elles expliquent le plan de relance des autorités, mais en cas de récession, la Chine risque de passer du stade du pays du grand avenir, à celui du grand mirage.

    Dimanche 9 novembre 2008

  • New York Times : c’est la géorgie…

    New York Times : c’est la géorgie…

    Images_5 … qui est responsable du conflit du 7 août, et son usage "Exagéré" de la force…
    Comme le NYT est la "PRAVDA" des cercles de pouvoirs américains, c’est donc un changement politique interne que le journal  met en avant.
    Affaiblis politiquement et militairement, ne voulant pas lâcher sur l’Afghanistan et le Pakistan (guerre du prochain président), les USA sont obligés de relâcher la pression sur la Russie (reculer), sans doute, tout autant sur le dossier Ukrainien, et finalement sur le dossier BMDE.
    D’une manière générale, les forces américaines souffrent désormais de surextension.

    Le jour suivant l’élection présidentielle, la Russie a donné un avertissement clair, par des mesures militaires (ou la menace de mesures) abruptes et musclées, qui ont entrainées visiblement un réalignement de l’administration américaine.
    Désormais, il faut mettre en évidence qu’il faut DECRYPTER la politique américaine, comme il fallait décrypter la politique soviétique de la grande époque.
    Il ne faut pas attendre, du nouveau président un CHANGEMENT, il est un homme du sérail, porté par le sérail, le plus docile au sérail.
    Comme à l’époque vénitienne, théoriquement tout le monde peut accéder au pouvoir suprême.
    En réalité, il faut être désigné par un parti, républicain ou démocrate, pour être désigné par un des deux partis, il faut bien entendu ne pas déplaire à l’électeur, mais aussi montrer patte blanche au système, qui se charge de faire élire (ou de casser), le candidat docile et convenant le mieux à ses intérêts.
    GW Bush, par exemple, n’est pas un homme stupide, arriver à se faire passer pour un péquenot, alors qu’il est millionnaire et héritier de bonne famille, ce n’est pas une petite performance, mais une fois au pouvoir, il n’a pas eu de possibilités d’aller contre le système, Clinton aussi était très conformiste, les derniers présidents qui ont essayés de lutter contre le déclin (Bush père, J. Carter et G. Ford), ont vite été éliminés, au terme d’un mandat. 
    Le déclin est souvent confortable et lutter contre, ardu et difficile.

    Si il y a changement aux USA, c’est que le coeur du système aura commencé à bouger, le président pourra, alors, faire une politique et non pas rester sur un statu quo, cas de la présidence Bush. Pour cela, il faudra que la crise commence à détruire passablement le dit système.
    Le coup de gueule de Medmedev est aussi un coup de grande politique. Il fait voir où se situe la vraie puissance désormais. Bien que n’étant qu’une fraction de la puissance militaire soviétique, l’armée russe reste une puissance, et en matière énergétique, la Russie EST une hyperpuissance (le mot est américain).

    Samedi 8 novembre 2008

  • Les Chinois aux Pays Développés: « nos émissions de CO2 sont votre problème »!

    Les Chinois aux Pays Développés: « nos émissions de CO2 sont votre problème »!

                           Il est possible d’assister à un spectacle étonnant sur le plan de la diplomatie et des aides au développement. Il concerne les émissions de CO2 chinoises qui sont les plus importantes au monde, avec une estimation pour 2007, de 6,6 milliards de tonnes de CO2 largués dans l’azur (FIG.). Il s’est tenu cette semaine à Pékin une réunion de travail, sous l’égide des Nations Unies, pour étudier avec les Nations les plus avancées les possibilités de transfert de technologie et leur financement au moyen de contributions à la charge de ces mêmes pays. Les dirigeants chinois proposeraient même que ces aides pourraient atteindre 0,5% à 1% du PNB de ces Nations qui viendraient les aider. En contrepartie les Chinois sont prêts à "créer un environnement (législatif) favorable pour que les entreprises multinationales se sentent en confiance pour participer à ce programme" affirme Zou Ji, un très important professeur de l’Université de Pékin.Co2missions2007b

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                     On assiste donc à une sorte de chantage de la part de la Chine qui réclame des transferts de technologie gratuits et obligatoires de la part du monde développé, pour obtenir la participation de ce pays aux futures négociations portant sur les réductions d’émissions de CO2, lors des prochains rounds (Copenhague) sur les émissions de gaz à effet de serre. Dans l’hypothèse d’un refus de la part des pays les plus riches, la Chine pour justifier sa pollution croissante, pourra toujours argumenter qu’on n’a pas voulu l’aider.

                     "Nos émissions de CO2 sont votre problème" pourrait résumer la position chinoise en face des pays les plus développés, et le plus fort dans tout cela, c’est que c’est le cas.

    Le 9 Novembre 2008.

  • L’Europe disposera-t-elle de pneus économes en carburants et peu bruyants en 2020?

    L’Europe disposera-t-elle de pneus économes en carburants et peu bruyants en 2020?

                            La résistance au roulement des pneumatiques européens pourrait être fortement réduite par modification de la composition de la gomme et des charges, adaptation des procédés et optimisation de la largeur et du profil de la bande de roulement. C’est un gros chantier pour les fabricants de pneumatiques mais l’enjeu en vaut la chandelle puisqu’il s’agit de réduire les consommations des véhicules de 5% et  en même temps de réduire le bruit de roulement. La Commission Européenne a élaboré une proposition de règlement qui étale les modifications en deux phases entre 2012 et 2020 selon les types de véhicules pour trois catégories de pneumatiques (TAB.). Les véhicules de plus de 3,5 Tonnes devant être équipés, selon leur charge, de pneumatiques de catégorie C2 ou C3. Comme toujours, la Commission par manque de compétence et de méthodologie n’a pas associé les industriels du pneumatique dans sa démarche, c’est donc la grande charge des lobbies pour faire amender, a-posteriori, la proposition par le Parlement. Le gouvernement italien, inspiré par Pirelli, est à en tête du mouvement de fronde.Europepneumatiques

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                      Combat d’arrière garde, sûrement inutile, les constructeurs de véhicules qui voudront tous argumenter sur la faible consommation en carburant de leur produit, spécifieront des pneumatiques à faible résistance au roulement. Les producteurs de pneumatiques, norme européenne sévère ou laxiste, devront bien se soumettre sous la contrainte de la concurrence des plus techniquement avancés .

    LIRE le Projet de la Commission.

    Le 9 Novembre 2008.

  • Deux pour le prix d’une…

    Deux pour le prix d’une…

    Images_4 Si vous étiez concessionnaire, que vous êtes complètement emm… ielés par des stocks dont vous ne savez que faire, que faire justement ?
    Une PROMO !
    Deux pour le prix d’une…
    "Pour 22 000 € pour pouvez acheter deux  Dodge Avenger  SXT 2, 4i, sièges en cuir et air conditionné  "…
    Bien entendu, ce sont des voitures invendables dans la conjoncture actuelle, tenant plus, à l’américaine, du char d’assaut que de la voiture (essence bien sûr).

    Donc, c’est un achat que l’on peut conseiller à 80 % de la population, pressée de se délester d’un embonpoint financier qui devenait gênant (c’est difficile de se déplacer quand on a trop de lingots d’or sur soi). En plus, vous en aurez deux.
    22 000 clients auraient été intéressés, mais personnellement, j’attendrais qu’ils renouvellent l’opération, mais avec un véhicule genre C3 ou autre, vous savez, les modèles qui consomment moins de 5 litres au cent.
    Là, je suis sûr que les constructeurs auraient fait un tabac !

    Mais, d’un autre côté, il faut regarder le caractère ringard de certains modèles. Regardez en Islande, avoir un 4X4, c’est plus tellement mode, ça fait plutôt petzouille de première classe, surtout si on y joint le comble du mauvais goût : la mettre en vente, comme tout le monde…

    Samedi 8 novembre 2008.

  • FAO : la finance perturbe les récoltes.

    FAO : la finance perturbe les récoltes.

    Images_2 Aujourd’hui, c’est la FAO (après bloomberg) qui montre du doigt l’impact de la crise financière sur la production agricole.
    Alors que les prix alimentaires n’ont pas baissé dans les pays sous développés, La FAO reconnait en termes diplomatiques et feutrés que, oui, il y aura un impact, et elle ne le reconnait que sur les pays pauvres.
    En réalité, les agriculteurs entrepreneurs agricoles, notamment dans les pays développés sont très dépendants des banques, et plus que les agriculteurs traditionnels, sont captifs totalement du marché du crédit.
    Certains pays devraient d’ailleurs connaitre une crise profonde et générale, le bloc BRIC (brésil, Russie, Chine, Inde) auquel on peut rajouter l’Argentine, étant particulièrement touché.

    On parle d’ailleurs d’une récolte brésilienne en recul de 20 %.
    Les problèmes locaux devraient d’ailleurs s’accroitre, l’Inde et son épidémie de suicide des paysans (les semences OGM, se sont révélés pas aussi productive qu’ annoncées), le Brésil et sa canne à sucre (la baisse des cours du pétrole le touchera de plein fouet), renouant avec ses "cycles" de prospérité tournant à la déroute et emportant le secteur complet avec lui.
    La Chine dont les troubles sociaux s’accroissent chaque jours (les gigantesques émeutes sanglantes contre les autorités locales sont explosives) et la Russie, qui n’arrivait pas déjà à mettre toutes ses terres arables en culture (et qui devraient diminuer encore), auront aussi du mal à redresser la situation.
    Bien entendu, les agricultures des pays développés ne seront pas exempts de troubles. La faillite des entreprises de "bio" éthanol va entrainer la faillite de cultivateurs de maïs aux USA. En même temps, la baisse des cours va prendre en ciseau les agriculteurs des pays développés dont les prix des intrants avait passablement flambé.

    Que du bonheur ! Bien entendu, une sirène d’alarme bien plus puissante aurait du être déclenché, et si l’on parle d’une crise pire encore, on n’a pas encore eu le courage de parler vrai.
    La pauvreté absolue et la faim ne touchent pas "que" 900 et quelques millions de personnes, mais sans doute la moitié de la population mondiale. En effet, si le seuil de pauvreté était fixé à 1 $ par personne et par jour, peu au dessus, il y avait quand même beaucoup de monde…

    Samedi 8 novembre 2008