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  • Etats-Unis: consommation de pétrole en forte chute au mois d’Août.

    Etats-Unis: consommation de pétrole en forte chute au mois d’Août.

                            La consommation moyenne en produits pétroliers des Etats-Unis a chuté de 8,5% au mois d’Août, par rapport à celle du même mois en 2007, nous indique l’Energy Information Administration. Cette valeur ne fait qu’amplifier la tendance observée depuis le début de l’année (FIG.). En cumulé depuis le début de l’année, la baisse de consommation moyenne journalière est 5,2% soit 1,075 millions de barils par jour. Dans ces chiffres figurent les consommations de fuel éthanol qui elles sont en croissance de 24% en cumulé à 0,6 millions de barils/jour. Il en résulte, après correction de ces volumes d’éthanol, que la baisse des consommations cumulées en purs produits pétroliers est de 1,19 millions de barils par jour.

                          A ce rythme de baisse du gaspillage américain, les économies de produits pétroliers réalisées en Amérique du Nord compenseront et même au-delà les accroissements de consommations réunies de la Chine, de l’Inde, du Moyen-Orient et de l’Amérique du Sud. Les consommations mondiales de 2008 ont de bonnes chances d’être inférieures à celles de 2007. Usconsoptroliers200808

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    Le 6 Novembre 2008.

  • Les propos du Président (Medvedev).

    Les propos du Président (Medvedev).

    Kaliningrad Un président est élu, un autre le prévient. Pour contrer le bouclier anti-missile en Europe de l’Est, la Russie va déployer missiles et système de brouillage dans l’enclave de Kaliningrad.
    Quand à la politique prévue par Obama vis-à-vis de la Russie, elle n’est pas, pour le moment, très pacifique.
    En effet, on peut la résumer ainsi : Ukraine et Géorgie dans l’Otan, Abm en Pologne et en république Tchéque, retrait (très partiel) d’Irak (réduction des troupes à 80 000 hommes) pour pouvoir accélèrer la guerre en Afghanistan ET au Pakistan, soit ce qui est concerné, c’est l’arc de cercle sud de la Russie…

    Bien entendu, la politique américaine hésite entre la poursuite de la dérive bushiste, qui ne relevait pas que de lui, mais aussi du complexe militaro-industriel et un retrait ordonné en bonne et due forme.
    Plus que jamais, l’inconnu est celle d’Obama. En effet, celui-ci est un pur produit du système américain, donc très lié aux cercles de pouvoirs (mêmes déclinants).
    Il faudra donc attendre de savoir s’il continue la même politique agressive à l’extérieur, qui avait fait l’impopularité de GW Bush, et donc sa tentative de main basse sur les ressources énergétiques, ou s’il entérine une acceptation de la baisse de puissance économique, politique et militaire.

    Dans ce cadre là, les missiles Iskander à Kaliningrad sont une invitation. L’accélération des conflits serait pour le nouveau président une possibilité, bien qu’une folie.
    L’armée US, complétement usée est de moins en moins capable de faire face aux conflits en cours, sans parler d’un renouveau de guerre froide…

    Mercredi 5 novembre 2008

  • Le programme du président.

    Le programme du président.

    Images_3 Le président nouvellement élu des USA devra faire évoluer notablement son pays sur la question énergétique.
    Si ce n’est par choix, c’est par nécessité.
    Le détail du plan :
    – économiser davantage de pétrole que le pays n’en importe du moyen orient et du Vénézuela,
    – aider les foyers à faire face à la flambée des prix à la pompe,
    – créer 5 millions d’emplois grâce à 150 milliards d’investissements en 15 ans,
    – un million de voiture hybride en 2015, construits sur place,
    – réduire de 80 % les émissions de GES d’ici 2050,
    – 10 % de l’électricité devra provenir du renouvelable d’ici 2012 et 25 % d’ici 2025.

    A cela, on peut faire remarquer qu’il n’y a absolument rien d’infaisable, ni même de révolutionnaire dans ce programme.
    Aux USA, on s’est fort peu préoccupé des économies d’énergies, rejoindre le standard européen, c’est économiser la moitié, le standard européen n’étant pas parfait, qui peut, lui aussi, parfaitement réduire sa consommation de moitié, sans effort d’ici 2050.
    Un objectif donc, de réduction des GES de 80 % PARAIT ambitieux. Il n’est ambitieux que par rapport à la politique du chien crevé au fil de l’eau qui était la politique antérieure américaine, de la dérive de la consommation.
    Le montant des investissements envisagés est RI-DI-CU-LE, 150 milliards d’ici 2020, c’est peu, quand on voit le plan Paulson qui sert la confiture aux cochons banquiers.
    Le plan qui prévoit la stimulation de la production interne de pétrole et de se passer du Moyen-orient et du Vénézuela entérine la fin de l’empire.
    Il avoue implicitement que les USA ne seront plus en mesure de s’approprier les ressources.
    Le reste est assez classique comme facture : de l’investissement et de l’évolution technique.
    la relance, notamment de la prospection sera sans doute assez décevante. Le pétrole facile a été extrait. Les efforts ultérieurs ne donneront pas les résultats escomptés.

    Mercredi 5 novembre 2008

  • USA: les stocks hebdomadaires de produits pétroliers à la fin Octobre ont retrouvé leur niveau du mois d’Août

    USA: les stocks hebdomadaires de produits pétroliers à la fin Octobre ont retrouvé leur niveau du mois d’Août

                         La baisse des stocks occasionnée par le passage des ouragans dans le Golfe du Mexique à la fin de l’été est effacée: les stocks totaux de produits pétroliers à 1,7 milliards de barils ont retrouvé leur niveau atteint à la fin Août (FIG.). La montée des stocks de la semaine dernière correspond à un accroissement de produits finis et intermédiaires en raison d’une importation trop élevée de produits raffinés, pour une consommation toujours faible. Les Etats-Unis ont importé 3,2 millions de barils/jour de ces produits, dont 1 million de barils/jour d’essence. C’est beaucoup trop pour la consommation actuelle et l’activité des raffineries. Il est évident qu’en l’absence d’une reprise des consommations ces importations devront être réduites. Il y a là sûrement la raison qui pousse Total à envisager de réduire son activité de raffinage en Europe, en partie consacrée à exporter de l’essence vers les USA, à un prix au baril inférieur ou égal à celui du pétrole brut. Usastockshebdo200810

    Le 5 Novembre 2008.

  • Les traders découvrent que les membres de l’OPEP pourraient appliquer leur décision à l’entrée de l’hiver

    Les traders découvrent que les membres de l’OPEP pourraient appliquer leur décision à l’entrée de l’hiver

    Opec24102008                          Remontée nette des cours du pétrole hier sur les rumeurs qui créditent l’Arabie Saoudite de vouloir appliquer les décisions prises à la dernière réunion de l’OPEP, c’est à dire de baisser ses livraisons de 900 mille barils/jour. Il semblerait qu’elle ait commencé à envoyer les courriers à ses clients dans le monde pour les prévenir des baisses de livraison. En effet comme elle produisait en Août et Septembre  plus de 500 mille barils au-dessus de l’ancien quota, pour compenser les faiblesses du Nigeria et du Venezuela, l’alignement sur les nouveaux quotas compte double. Nous avions signalé cette nuance lors de l’annonce des décisions de la réunion OPEP (LIRE). L’objectif de l’Arabie est de faire remonter les cours vers les 80$ le baril. Avec l’aide de l’hiver, il n’y a aucune raison objective qui pourrait l’empêcher d’atteindre son objectif. En effet les baisses de consommations de carburants américaines vont s’arrêter, avec la baisse des prix à la pompe et les livraisons de fuel pour le chauffage vont croître dans tout l’hémisphère Nord.

    Le 5 Novembre 2008.

  • TOTAL : baisse des productions de pétrole et de gaz depuis trois trimestres consécutifs

    TOTAL : baisse des productions de pétrole et de gaz depuis trois trimestres consécutifs

                          Notre pétrolière nationale serait-elle tombée en léthargie? Certains indicateurs permettent de le penser. L’évolution  des productions moyennes trimestrielles, malgré des affirmations répétées des responsables opérationnels, présente une évolution inquiétante (FIG.). Les volumes extraits de gaz et de pétrole se réduisent depuis trois trimestres consécutifs. Bien sûr une partie de cette baisse s’explique par les accords de partage de production qui pénalisent mathématiquement les productions de la pétrolière quand les cours augmentent, bien sûr il y a le Golfe du Niger perturbé par le MEND, bien sûr il y a la déplétion des champs en exploitation, mais le résultat est là : la politique d’investissement en quantité et en qualité n’assure pas, pour le moins, le renouvellement des productions.Totalprod2008t3

                          Cette somnolence opérationnelle se traduit, comparée à 2007, par un accroissement très moyen des flux de trésorerie d’exploitation pour les neuf premiers mois, de 8% en euros et de 22% en dollars, à 22 milliards de dollars, malgré la formidable envolée des cours des hydrocarbures durant la période. L’Italienne ENI, avec des volumes de production inférieurs, génère plus de cash que Total (FIG.).

                         Une remise en cause de la gestion opérationnelle de cette Société semble nécessaire. Les superbes résultats de BP, avec un accroissement de cash généré de 59% sur les neuf premiers mois, montrent qu’un management plus percutant peut apporter assez rapidement des résultats dans cette industrie, où les causes d’évaporation de cash doivent être innombrables.

                         Le cours de l’action Total, déjà fortement déprimé, à 43 euros, perd 3,2% en Bourse par rapport à la veille sur un marché en baisse de 2,7%.

    .Petrolierescash2008t1t2t3_2

    Le 5 Novembre 2008

  • Le Japon devrait remettre en production le plus gros complexe de centrales électronucléaires du monde

    Le Japon devrait remettre en production le plus gros complexe de centrales électronucléaires du monde

                              La centrale électronucléaire japonaise de Kashiwazaki Kariwa comporte 7 réacteurs qui totalisent une puissance électrique de 8200 MW, ce qui en fait la plus grosse centrale électronucléaire du monde. Elle a été arrêtée en Juillet 2007 à la suite d’un puissant tremblement de terre qui a ébranlé une partie de la  côte Ouest du Japon. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (IAEA) vient d’annoncer qu’elle allait envoyer des inspecteurs pour faire le point avec les responsables japonais de la Sécurité Nucléaire et du Groupe Tokyo Electric Power. L’objectif de cette mission est de valider avec eux, la possibilité de relancer les productions d’énergie à partir du premier Décembre. Ce qui est surprenant pour cet arrêt de 18 mois c’est l’affirmation par l’AIEA précisant que lors précédente inspection, au mois de Janvier, ses inspecteurs "n’avaient décelé aucun dommage grave". On peut penser que les procédures administratives japonaises ont du créer le délai.

                     Ce démarrage des productions est très important pour réduire les consommations japonaises de pétrole et de charbon qui assuraient jusque là, les productions d’électricité nécessaires, sur des centrales thermiques à flamme. Japoncentraleslectronuclaires_2

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    Le 5 Novembre 2008.

  • Mirages européens…

    Mirages européens…

    Images_5 Les européens veulent faire partie intégrante de la direction de l’empire. Ils rêvent. "Les Européens proposent un partenariat d’égal à égal au prochain président des Etats-Unis  ".
    Ils sont une périphérie dominée depuis la seconde guerre mondiale, qui avait remis les pendules à l’heure. Les grandes puissances étaient énergétiques (Russie et USA), les autres, des féaux, des clients, des obligés, rien d’autre…
    Puis la roue tourna, l’URSS disparue et l’économie US se révèle bien malade, pire, le centre de gravité du monde semble être bien repassé en Europe.
    Un signe ne trompe pas. La récession est toujours précoce et plus dure en son centre, mais elle y dure moins longtemps.

    Cette pathologie des élites européennes, est une affection mentale. Celle de l’habitude. Les USA ne sont pas les USA de 1945.
    Ses ressources énergétiques sont très amoindries, son économie n’est plus qu’une force de nuisance, sa devise se caractérise par son laxisme.
    Plus rien ne justifie désormais un leadership US.
    "ll sera en ce sens très intéressant de suivre l’évolution de l’opinion dans les oligarchies financières occidentales. Elles éprouvent un sentiment de solidarité avec l’Amérique. Mais elles viennent aussi de se faire plumer  "…
    La périphérie de l’empire, ce n’est pas fait pour être égal. C’est fait pour être plumé. Plumé des produits industriels de consommation (Chine), de produits industriels d’équipements (Europe), de scientifiques en tout genre (Monde), de pétrole (pays arabes), de gaz …Et partout, de leur épargne…

    Ce sentiment de servilité est déplorable.

    Mardi 4 novembre 2008.

  • L’Asie bouge.

    L’Asie bouge.

    Images_4 L’Asie, loin des médias occidentaux, cherche un nouvel équilibre économique.
    Toujours la même donne, une hyperpuissance énergétique, la Russie, et des pays émergents gigantesques (Chine et Inde), qui regardent ses ressources avec envie et avec tout autant d’envie que l’occident.
    L’Europe, quand à elle, vivait confortablement. Le réseau gazier issu de l’URSS était tourné vers l’ouest, et on ne change pas la direction des gazoducs d’un claquement de doigt.
    La coopération sino-russe est encore plus poussée. Coopération militaire, politique, qui ne demande qu’à s’amplifier au niveau économique : on parle d’abandonner le $ comme monnaie d’usage entre les deux pays au profit du Yuan et du rouble.

    Cette volonté commune de se passer du dollar dans leurs échanges, donnerait un nouveau coup à la devise US et concrétiserait une volonté russe nouvelle : négocier ses ressources en roubles et faire de la devise nationale, une devise internationale, et non plus un billet de monopoly auquel on accorde peu de valeur.
    Le mouvement de désaffection vis à vis du dollar avait commencé par l’Irak, avant de se poursuivre par le Vénézuela, l’Iran et la Russie.
    Une bonne partie, donc, du commerce des hydrocarbure échappe donc désormais à la sphère dollar.
    Ce mouvement devrait se confirmer et s’amplifier .
    L’Asie a déjà vécue une économie autocentrée sur le continent et qui était florissante.

    Mardi 4 novembre 2008.

  • EDF peine à boucler l’achat de BE.

    EDF peine à boucler l’achat de BE.

    Image EDF, ou plutôt les banques qui ont en charge la syndication de l’emprunt de 11 milliards de £ destiné à l’achat de British Energy, on du mal à refourguer les lots. Il faut dire que les 7 banques en question, sont du "beau linge" : BNP Paribas, Société Générale, Calyon, HSBC, Royal Bank of Scotland, Barclays Capital et le japonais Mitsubishi UFJ, après cette opération, ils pourront s’attaquer au remake du "bal des morts vivants".
    En effet, ce n’est plus un pool bancaire, c’est un club de bras cassés.

    Quand au bien fondé de la continuation de l’opération, il tient à l’aveuglement d’un PDG qui ne veut pas avouer s’être monstrueusement trompé, et qui protège, simplement sa situation personnelle.
    On se demande d’ailleurs, pourquoi monter jusqu’à 65 % du capital ? Quand 50 % plus une voix suffisent ?
    Redécouvre t’on les vertus de la saignée, absolument nécessaire pour guérir EDF de son embonpoint ?

    La tâche des salariés et des consommateurs sera beaucoup plus simple : ils n’auront qu’à se serrer la ceinture un peu plus pour financer cette opération pharaonique et Délirante.
    Le gouvernement britannique, d’ailleurs, n’est pas en reste. Ayant nationalisé un certain nombre de banques, il devra les financer, notamment pour qu’elles fassent les prêts destinés à lui payer ses actions.

    Mardi 4 novembre 2008