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  • Le gouvernement chinois veut exporter plus de charbon vers l’Asie

    Le gouvernement chinois veut exporter plus de charbon vers l’Asie

                           La Chine décide deux fois par an des quotas de charbon qu’elle va consacrer à l’exportation à destination, essentiellement, du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan. La deuxième tranche de quotas 2008, en raison des perturbations apportées par les Jeux Olympiques, n’avait pas été publiée. La Chine vient de rattraper son retard en accordant un quota particulièrement élevé de 15,9 millions de tonnes de charbon exportable, alors qu’elle n’en a physiquement exporté que 35,7 millions de tonnes durant les neuf premiers mois de cette année. Cette annonce qui confirme que les stocks de charbon chinois sont élevés, va orienter un peu plus à la baisse du marché spot du charbon dont le benchmark en Asie est le cours au port australien de Newcastle (FIG.).Charbonnewcastlecours200810

                               Les autorités chinoises veulent rationaliser l’extraction du charbon chinois autour d’une poignée de grandes mines qui produiraient annuellement au moins 100 millions de tonnes chacune. La Chine veut également s’attaquer à l’amélioration du rendement d’extraction de la houille. Il faut extraire 1,25 tonne de minerai pour une tonne de charbon aux USA, la Chine extrait 3,3 tonnes de minerai pour la même tonne de charbon. IL y a donc quelques gains de productivité à faire et quelques pollutions à réduire. Mais faudrait-il encore que les Provinces soient d’accord?

    Le 4 Novembre 2008.

  • Les méthodes modernes d’exploration et d’exploitation des champs pétroliers existants accroissent l’estimation des réserves ultimes

    Les méthodes modernes d’exploration et d’exploitation des champs pétroliers existants accroissent l’estimation des réserves ultimes

    Peakoil                           Question de mode me direz-vous? Mais en ce moment les articles fleurissent sur la sous-estimation des réserves de pétrole récupérable dans le monde. Leurs auteurs sont prestigieux. Citons Tony Hayward, le patron de BP, qui à la "Abu Dhabi International Petroleum Exhibition and Conference"  a affirmé que les nouvelles méthodes d’extraction du pétrole par injection de gaz (EOR, Enhanced Oil Recovery) permettaient raisonnablement d’espérer récupérer 15 à 20 points de pourcent de plus du pétrole présent dans les nappes. On peut également citer l’ancien patron de la gestion des réserves de l’Aramco de 1998 à 2007, Nansen Saleri, qui affirme que le problème n’est pas celui de la découverte de nouvelles réserves, mais celui de l’amélioration au quotidien de l’extraction par les méthodes EOR, sur les gisements en exploitation. Pour lui c’est le moyen de porter le taux récupération dans les nappes de 35% à 66%. Mais pour cela il faut que les Sociétés Nationales (NOC) qui maîtrisent 90% des réserves, apprennent à appliquer ces nouvelles techniques, pour quasiment doubler leurs productions. Bien sûr il cite l’Aramco en exemple. Saleri estime les réserves ultimes récupérables à 6000 milliards de barils dont 1000 milliards ont déjà été extraits. C’est trois fois plus que les estimations des peak-oilers les plus dépressifs, coqueluches du printemps dernier, mais qui ne sont vraiment plus à la mode et sûrement honnis par quelques spéculateurs imprudents.

    Le 4 Novembre 2008.

  • Avec la crise, la débâcle des prix du Silicium a débuté plus tôt que prévu

    Avec la crise, la débâcle des prix du Silicium a débuté plus tôt que prévu

    Silicium1                         En raison d’investissements tous azimuts en Chine, au Japon, en Norvège, en Allemagne, etc. tout le monde s’attendait à une baisse des cours du Silicium polycristallin (polysilicon) pour 2009, en raison d’un excédent d’offre par rapport à une demande tirée essentiellement par une industrie photovoltaïque en forte croissance  de 40% par an (LIRE). Mais voila, la crise est arrivée, les besoins en Silicium pour l’industrie électronique sont en retrait et les industriels du photovoltaïque qui en ont bien profité jusque là, ont subitement des états d’âme. En effet leur activité repose sur deux pattes: des subventions gouvernementales et des investissements à la rentabilité sinon douteuse du moins très lointaine. Alors les cours du polysilicium ont perdu 20 à 30% en trois semaines. A 300 dollars le kilogramme il a perdu 100 dollars. Mais pour certains qui voient des baisses des commandes encore plus fortes au premier trimestre 2009, allant jusqu’à -60%, en raison de l’existence d’un encours important de matière première et de produits semi-ouvrés dans toute la chaîne d’élaboration des modules photovoltaïques, la baisse des prix devrait se poursuivre.

                        Un peu de concurrence dans cette activité permettra de faire repartir cette industrie du photovoltaïque sur de nouvelles bases assainies. Les prix astronomiques pratiqués par certains, par exemple en Espagne durant le premier semestre, ressemblaient à s’y méprendre à de l’escroquerie.

    Le 4 Novembre 2008.

  • Etats-Unis : la mévente de voitures au mois d’Octobre touche tous les constucteurs

    Etats-Unis : la mévente de voitures au mois d’Octobre touche tous les constucteurs

                          Les ventes globales de voitures au mois d’Octobre aux Etats-Unis apparaissent en baisse d’un tiers par rapport au même mois 2007. Elles atteignent même -41% pour les 4X4. En cumulé à fin Octobre, avec 11,5 millions d’exemplaires, ce sont 2 millions de voitures en moins qui ont été vendus par rapport à 2007, soit plus de 20 milliards de dollars de ventes perdues. Tous les constructeurs sont touchés par le mal (FIG.) du très atteint GM (-47%), il avait fait des promotions les mois précédents et gonflé ses ventes, aux inattendus Nissan (-35%), Honda (-28%) et Daimler (-27%) qui ne s’en étaient pas trop mal tirés jusque là. En cumulé sur l’année seul Daimler reste positif par rapport à 2007.Usvoituresventes200810

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    Le 4 Novembre 2008.

  • Les racines de la crise.

    Les racines de la crise.

    Images_6 Quelle est la racine profonde de la crise ? Immobilière ? Financière ? Ou Energétique ?
    La montée du prix de l’énergie a été elle-même causée par la tentative de spéculateurs mis à mal sur le marché immobilier de se refaire sur le marché des matières premières. Là aussi, cela a mal tourné.
    La flambée des matières premières en générale, du pétrole en particulier a rongé le revenu disponible des ménages et précipité la récession.
    Mais il est clair aussi que le revenu disponible des ménages stagne aussi pour des raisons politiques (politique de l’offre), vieille de 30 ans.
    Si le renchérissement des prix de l’énergie en général a désolvabilisé les ménages, ils l’étaient davantage encore par la compression de leurs salaires, le tripatouillage des taux d’inflation, allant du simple au triple aux USA, sans doute du simple au double en Europe.

    JC Trichet a donné des milliards aux spéculateurs véreux et brandis les foudres au moindre "risque" de "dérapage" salarial.
    Entre des revenus réels, au pire en baisse, au mieux stagnant, l’envolée des prix de l’énergie ne pouvait que produire une crise de grande ampleur.
    Mais, en 1974, j’ai bien souvenir que les salaires augmentaient fortement…
    Le grand écart entre les propositions de régulation au plan international du gouvernement français et la dérégulation sociale en France sont bien plus responsable de la crise que la flambée des prix du pétrole.

    D’ailleurs, davantage que la montée du prix du pétrole, c’est la réaction des ménages que est une des données de la crise : ils ont moins consommé d’énergie, soit en se modernisant, soit en se privant.
    Mais la tendance lourde (la modernisation), créera des contreparties à toute augmentation des prix. Curieux que des gens, soi-disant instruit considèrent les citoyens comme du bétail incapable de réaction…

    Lundi 3 novembre 2008

  • Virage à 180°

    Virage à 180°

    Images_4 Les puissances anglo-saxonnes amorcent un virage à 180°.
    La Grande Bretagne, désindustrialisée, désargentée, avec une production pétrolière qui se sent mal en mer du nord, une perception des USA comme "ayant passé la main", réaligne sa politique avec Moscou.
    La déshérence énergétique du Royaume a amené ce passage au réalisme et à Canossa. Mandelson a donc été s’étonner diplomatiquement des mauvaises relations antérieures de la Grande Bretagne avec la Russie (à vue de nez, ce mauvais état des relations remonte à 1815, il en aura fallu du temps…), causé par on ne sait plus quoi…
    La Russie devient donc le nouvel-ami-de-toujours-de-la-grande-bretagne, faisant s’étouffer de rage les derniers néo-cons.

    Mais le virage à 180° murit aussi outre-atlantique. Les problèmes des investissements de défense, le coût des voies de communications amène à la solution romaine : il devient indispensable de réduire les distances, réduire les coûts, réduire les consommations.
    L’usure de l’armée américaine, l’usure du matériel, l’usure des hommes, le coût de plus en plus dispendieux de la logistique, des approvisionnements, a eu raison de la puissance, fatiguée de la distance qu’elle a dans les jambes.
    La crise financière, la crise énergétique, oubliée, mais toujours là, entraine désormais une évolution qui parait évidente : il faut réduire la voilure…
    "Il s’agirait de tenter de régler les principaux conflits et crises en cours (Afghanistan, Irak, Iran, conflit israélo-palestinien) pour permettre un repli général des USA (et des autres puissances qui lui sont associées) et une concentration sur les grands problèmes intérieurs et les crises systémiques en cours.   "
    L’élection présidentielle américaine se fera demain, mais les mouvements au saint de l’establishment a sans doute déjà décidé une inflexion de la politique.
    L’amérique abandonne aussi quelques illusions, et, en même temps, l’influence de certains cercles sur le gouvernement diminue notablement.

    Lundi 3 novembre 2008

  • Les objectifs d’émissions de CO2 des voitures revus et corrigés par les gouvernements

    Les objectifs d’émissions de CO2 des voitures revus et corrigés par les gouvernements

                          Les gouvernements européens se seraient mis d’accord sur un compromis d’objectif d’émissions de CO2 moyen par gamme de constructeur de 130 grammes aux cent kilomètres à l’horizon 2015. Les 10 grammes pour atteindre les 120 grammes initialement envisagés par la Commission, proviendront par ailleurs des carburants verts et des accessoires (pneumatiques). Un objectif à 95 grammes à l’horizon 2020 a également été retenu. Cette nouvelle règle est à comparer aux objectifs du Japon: 136 grammes de CO2 aux cent km en 2015 et à ceux, retenus pour l’instant par les Etats-Unis, de 35 miles au gallon soit 155 grammes aux cent km, pour un véhicule à essence (FIG.). Un texte modifié va donc être présenté au Parlement Européen pour approbation. A suivre! Normesnationalesco2

    Le 3 Novembre 2008.

  • L’absorption de Sanyo Electric par Panasonic créerait un leader mondial dominant le marché des batteries

    L’absorption de Sanyo Electric par Panasonic créerait un leader mondial dominant le marché des batteries

                           Une telle fusion serait impensable en Europe, mais au Japon c’est une affaire de famille: Sanyo a été créé en 1947 par Toshio Inoue, le beau-frère de Konosuke Matsushita. Panasonic pèse 9000 milliards de Yens et Sanyo 2000. L’ensemble constituerait le plus grand Groupe japonais dans le domaine de l’électronique. Mais là où un tel rapprochement serait vraiment dangereux, c’est le domaine des batteries. Sanyo est le N°1 mondial, Panasonic le N°2 dans les petites batteries, c’est l’inverse dans les batteries Ni-MH pour voitures hybrides. La fusion des deux Groupes formerait un énorme leader mondial dans les batteries qui monopoliserait le marché et surtout aurait la main sur tout le réseau de sous-traitance japonais qui pouvait, jusque là, travailler pour l’un ou pour l’autre. Panasonic mettrait également un pied dans l’industrie en plein développement du photovoltaïque où Sanyo possède une place honorable. Les actionnaires de Sanyo qui sont les banquiers Sumitomo Mitsui, Daiwa et Goldman Sachs se donnent jusqu’à la fin de l’année pour trouver un accord avec Panasonic. La fusion pourrait avoir lieu au 1er Avril 2009, début de l’année fiscale japonaise.

    .Batteriesalliances200809_2

    Le 3 Novembre 2008.

  • L’Allemagne, la Pologne et la Grèce brûlent 54% du charbon européen

    L’Allemagne, la Pologne et la Grèce brûlent 54% du charbon européen

                           Eurostat nous apprend que la consommation en charbon et lignite de l’Europe des 27 a très légèrement baissé en 2007, à 835 millions de tonnes, par rapport à 2006 qui avait affiché une consommation de 838 MT. Cette légère décroissance est à mettre au crédit de la Grande-Bretagne (-7MT) et de la Pologne (-6MT). Par contre les consommations dans la Zone Euro  se sont accrues de 2%, soit de 9MT à 452 MT. Cette augmentation mal venue de la consommation est attribuable à l’Allemagne (+4MT), à la France (+2MT), à la Tchéquie et à la Grèce (+1MT chacune). L’Allemagne et la France avaient connu en 2007 des productions d’électricité d’origine nucléaire en baisse. Trois pays européens l’Allemagne, la Pologne et la Grèce représentent 54% des consommations européennes (FIG.).

    .Charboneurope2007

                          Une autre manière de quantifier ces consommations est de les ramener au nombre d’habitants concernés. L’Europe des 27 consomme annuellement 1,7 tonne de charbon et lignite par habitant, bébés compris. Cela fait plus de 5 tonnes pour un foyer de trois personnes. La Zone Euro dont la part d’électricité d’origine nucléaire est plus importante, consomme 1,4 tonne de charbon et lignite par habitant et par an. Parmi les 13 pays européens qui comptent plus de 10 millions d’habitants, la Grèce et la République Tchèque se distinguent avec 5,7 et 5,6 tonnes de consommations respectives (FIG.), puis viennent la Pologne (3,7 tonnes/habitant/an), et l’Allemagne ainsi que les petits pays européens avec 3 tonnes de consommation par habitant et par an.Charboneuropepartete2007

                           La France arrive en dernier dans ce classement avec 319 kg de charbon brûlé annuellement par habitant. Effectivement, Monsieur Borloo, comme vous l’avez déclaré de façon imprudente: nous sommes en retard!

                     Ce graphique simple illustre tout le travail à accomplir en Europe pour réduire nos émissions de CO2 liées essentiellement à la génération d’électricité. Un vaste plan européen pour aider la Grèce, la Tchéquie, la Pologne, la Roumanie et quelques pays moins peuplés (pays baltes) est absolument indispensable et urgent.

                       Pensez aux millions de tonnes de CO2 qui pourraient être économisés si les subventions à l’éolien étaient consacrées à la rénovation des centrales thermiques à flamme obsolètes de ces pays européens.

                          L’Europe des 27 importe 242 MT de charbon tous les ans. A 80 ou 90 euros la tonne livrée dans un port européen, cela représente dans les 20 milliards d’euros de facture annuelle en charbon provenant d’Afrique du Sud, d’Australie ou des Etats-Unis.

    Le 3 Novembre 2008.

  • Climatiseurs et PAC.

    Climatiseurs et PAC.

    Ventilateur Deux marchés voisins qui s’affrontent, le climatiseur et la pac. L’un est en pleine ascension, l’autre en dégringolade.
    La PAC, quand à elle, marche du tonnerre de dieu. Le marché est passé de 51 497 en  2007 à 100 000 voire 120 000 cette année (pas encore finie). Cette progression s’appuie sur des capacités industrielles neuves, des installateurs en nombre suffisant (plus de 400 en France), qui permet de rendre cette technologie généralisable, et s’appuie sur le crédit d’impôt, qui est conséquent.
    La climatisation, elle, est en recul.

    Le nombre de climatisateurs vendus devrait chuter de 520 000 en 2007 à 380 000 à 2008, soit retomber sur son chiffre de 2006.
    Il est clair qu’au vu des quantités vendus, les marchés ne sont pas les mêmes. La maturité est atteinte pour les climatiseurs, et c’est encore un marché de conquête pour les PAC.
    Néanmoins, la baisse du prix du fioul fait baisser la pression sur les installateurs de pac, baisse plus que bienvenue, car le manque d’appareil, de main d’oeuvre, de pièces d’équipement divers se faisait fortement sentir.
    Différence de finalité aussi. L’un est un progrès dans la frugalité énergétique, l’autre un gaspillage injustifiable, causé, lui aussi par des défauts de conceptions des bâtiments, un replâtrage.

    Dimanche 2 novembre 2008.