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  • La baisse des taux d’un demi point de la FED encourage les parieurs à jouer la reprise de l’économie

    La baisse des taux d’un demi point de la FED encourage les parieurs à jouer la reprise de l’économie

                         Qui aurait pronostiqué qu’une baisse des taux de la FED de 50 points de base de 1.5% à 1% pour le taux de base et à 1,25% pour le taux hypothécaire, taux auquel les Banques peuvent se refinancer, aurait un impact aussi massif sur les indicateurs économiques. Le dollar a stoppé son processus de raffermissement vis à vis de l’euro en revenant à 1,32 dollars pour un euro, les cours du pétrole WTI sont passés au dessus de 70 dollars/baril et les cours des "commodities" ont suivi le mouvement comme en témoigne le Reuters Jefferies CRB Index qui s’est apprécié de près de 6% par rapport à la veille à 274 $ (FIG.). Citons quelques progressions spectaculaires: le Cuivre à trois mois a pris 13% (+525$/tonne), le Nickel 8%, le Zinc 7%. Mais on a assisté également à une hausse du blé (+12%) du maïs et du soja (+7%).Crbindex200810 Les parieurs sur la reprise sont de retour, on va rejouer les "commodities" à la hausse, il faut dire qu’elles sont descendues bien bas pour certaines comme le pétrole ou le gaz naturel.

    Le 30 Octobre 2008.

  • RD Shell: les baisses de volumes du trimestre altèrent le résultat et la génération de cash

    RD Shell: les baisses de volumes du trimestre altèrent le résultat et la génération de cash

                          Les productions de pétrole de Shell ont baissé de 10% durant ce troisième trimestre en comparaison avec celles du même trimestre 2007. Celles de gaz ont elles aussi baissé de 2%. Cet impact du volume se répercute sur les résultats et surtout la génération de cash des opérations qui, malgré la formidable augmentation des prix, ne croît que de 38% à 12.6 milliards de dollars. En cumulé depuis le début de l’année cet apport de cash  atteint 33.6 milliards de dollars en croissance faible de 15% par rapport à 2007. Cette apport de liquidités est à comparer aux sorties de cash pour les investissements industriels en croissance de 165% sur les neufs premiers mois à 22,7 milliards d’euros.

                         Shell a donc été juste en liquidités pour investir par temps de cours du pétrole et du gaz très élevés, ce sera bien pire au quatrième trimestre avec des cours beaucoup plus déprimés. C’est peut-être là la raison de la future nomination d’un financier et non d’un industriel à la tête du Groupe.Shellcash2008t3

    Le 30 Octobre 2008.

  • Le Jourdain.

    Le Jourdain.

    Images_2 Pour répondre à la question d’un internaute sur le canal en projet de la mer Rouge à la mer morte, il est nécessaire de remettre les ordres de grandeur en tête.
    Le jourdain a un débit de un milliard de mètres cubes. Il y a soixante ans, c’était 13 milliards. La moitié de ce débit résiduel, c’est, soyons clair, les eaux d’égouts et dans 2 à 3 ans, il ne restera qu’eux.
    Le potentiel pour stabiliser le niveau de la mer morte, c’est donc 13 milliards de mètres cubes.
    De plus, soyons clairs. S’il est possible de réduire les gaspillages, c’est l’augmentation de la population qui crée la demande. Toute réduction sera marginale.

    La taille de la mer morte s’est réduite d’un tiers, l’industrie exploite aussi les minéraux de cette mer et les 800 à 900 millions de M3 d’eau douce que ce canal permettrait de produire réduirait la pression sur les faibles ressources hydriques de la région, notamment jordanienne, et seul 800 millions de M3 iraient jusqu’à la mer morte.
    Les problèmes écologiques doivent ils faire oublier que la population jordanienne ne dispose d’eau qu’un jour sur deux et que la première pollution de la région, c’est la guerre.
    Créer des projets communs sortirait aussi de la logique de guerre.

    La balance des pertes et des gains sur ce projet mérite donc qu’on s’y intéresse.

    Mercredi 29 octobre 2008

  • Les autorités chinoises sont très pessimistes sur les futures émissions de CO2 de leur pays

    Les autorités chinoises sont très pessimistes sur les futures émissions de CO2 de leur pays

    Chinoismoderne1                        Xie Zhenhua, sous-directeur de la puissante commission Nationale du Développement et de la Réforme chinoise a présenté un Livre Blanc sur les émissions de gaz à effet de serre de son pays. Ce livre reconnaît avec humilité que la Chine est arrivée au niveau des Etats-Unis, alors que le monde entier sait qu’en ajoutant toutes les émissions des diverses Provinces chinoises, les Etats-Unis sont, dors et déjà, battus à plate couture dans ce concours de la Nation la plus polluante au monde. Le vénérable Xie a également reconnu que compte tenu de l’explosion du nombre de centrales électriques au charbon dans son pays et de l’impossibilité de modifier le mix énergétique, les émissions de CO2 allaient poursuivre leur progression.

                            Nul doute qu’un plan d’urgence devra être décidé un jour par la Communauté Internationale pour aider les Chinois à résoudre sur deux ou trois décennies ce problème des émissions de CO2 qui nous concerne tous. La rénovation des centrales au charbon et l’accélération d’un plan électronucléaire poussif seraient à la base d’une telle action. Les éoliennes chinoises resteront des attrape-nigauds, paravents pudiques de la pollution de centrales électriques à charbon, modèle "Soviet 1950", dupliquées à plus soif.

    Le 29 Octobre 2008.

  • Etats-Unis: la baisse des prix des carburants va-t-elle entraîner une reprise des consommations?

    Etats-Unis: la baisse des prix des carburants va-t-elle entraîner une reprise des consommations?

                           Les multiples chocs pétroliers nous ont appris que l’émotion passée, une certaine tendance à la reprise des consommations revient rapidement. Seules les modifications profondes de consommation moyenne du parc de véhicules par la diésélisation, la réduction des masses et l’aérodynamisme des véhicules arrivent à faire décroître lentement les consommations. Or aux Etats-Unis, pour l’instant, l’offre n’a guère changée, seuls les consommateurs agissent en optant pour les voitures neuves les moins avides en carburants, en boudant les 4X4. Les consommations américaines hebdomadaires d’essence, peu fiables, nous indiquent pour l’instant qu’elles seraient revenues au dessus de 9 millions de barils par jour, après un plus bas à 8.7 millions de barils/jour à la fin du mois de Septembre. Les stocks hebdomadaires d’essence se sont repliés la semaine dernière en raison de ces consommations et d’importations plus limitées. La formidable baisse des prix à la pompe (FIG.) ne serait peut-être pas totalement étrangère à cette timide reprise des consommations. Le froid et la baisse des prix des carburants pourraient entraîner une certaine reprise des consommations américaines de fuel et d’essence dans les mois à venir. Prixessenceusa200810_2

    Le 29 Octobre 2008.

  • L’utilisation de la biomasse peut faire appel à de nombreux procédés plus ou moins complexes

    L’utilisation de la biomasse peut faire appel à de nombreux procédés plus ou moins complexes

    Biooil_2                   La forme la plus simple et de très loin la plus utilisée de la biomasse est le bois peu transformé sous diverses formes, bûches pour le feu, copeaux et sciure agglomérés ou non pour les chaudières ou comme additifs aux centrales électriques au charbon. Puis viennent les diverses huiles ou bio-oil obtenues par pyrolyse du bois à très haute température en l’absence d’oxygène. Ces huiles sont des mélanges instables de suie, d’eau et de produits chimiques oxygénés issus des constituants ligneux ou cellulosiques. Elles sont acides et instables. Elles peuvent être utilisées dans les quelques jours qui suivent leur production comme combustibles dans des chaudières industrielles (LIRE). Certains industriels comme l’américain UOP essaient de stabiliser et de valoriser ce produit.

                           UOP qui vient d’obtenir une aide du Department of Energy de 1,5 millions de dollars pour son projet veut tout d’abord stabiliser ce produit, puis par réaction catalytique le débarrasser de son oxygène pour obtenir un mélange riche en hydrocarbures cycliques qui permettront au travers d’une étape de raffinage d’obtenir des carburants à haute valeur ajoutée du type kérosène. UOP imagine des unités locales de pyrolyse et de stabilisation catalytique et une raffinerie centrale qui collecterait toutes les productions d’une région pour élaborer les produits finis (FIG.). Uoppyrolysis1

                    Puis viennent les nombreux procédés de production d’éthanol de deuxième génération par traitement physicochimique du bois ou extraction de la cellulose, action d’enzymes pour obtenir des sucres et fermentation alcoolique. Les industries qui ont le plus de chance de réussir dans cette filière sont celles, comme POET, qui produisent déjà de l’éthanol à partir de maïs. Elles ont leur fournisseurs, leur logistique et une partie du process, l’éthanol de deuxième génération à partir de tiges et de rafles de maïs est dans ce cas une extension du procédé avec amélioration des rendements.

                           Enfin les procédés très complexes du type Biomass to Liquid avec production de syngas, procédé Fischer Tropsch et hydrocracking catalytique n’ont de chance de voir le jour qu’en très petit nombre d’exemplaires dans le monde, auprès de très grosses et très riches industries du bois.

                            Ce foisonnement de procédés montre clairement que bien peu vont s’imposer. Le paramètre clé est la simplicité de mise en oeuvre autour de quelques exploitations agricoles, sortes de coopératives industrielles. Il est peu probable que de très grandes usines voient le jour, sinon en quelques rares exemplaires. Les problèmes de logistique s’opposent à la consommation sur un site de centaines de milliers de tonnes de bois par jour. Un procédé en deux étapes, le premier très simple et décentralisé comme proposé par UOP a peut-être ses chances. Encore faut-il valider la rentabilité de l’ensemble, pour des productions obligatoirement marginales.

    Le 29 Octobre 2008.

  • Canal de Mer Rouge à Mer Morte.

    Canal de Mer Rouge à Mer Morte.

    Images Le projet de canal de la mer rouge à la mer morte se fait plus pressant. Il serait réaliser en Jordanie uniquement, pour un cout vraiment très modique en cette période de n’importe quoi financier de 3.7 milliards d’euros, viserait à faire remonter le niveau de la mer morte, produire de l’électricité et de l’eau douce à destination des 2/3 pour la Jordanie et 1/3 pour Israël et la Palestine.
    L’électricité serait fournie par l’utilisation de la déclivité entre les deux mers, elle est en effet, considérable (400 Mètres).
    Le problème de cette région, est surtout celui d’une explosion démographique (passée). Les états du moyens orient avaient, en effet, des populations ridicules qui se sont considérablement accrues et dépassent les ressources hydriques désormais.

    Le jourdain n’est plus qu’un égout, et si l’on peut certes, invoquer des responsabilités en tout genres, comme le manque de coopération entre états, la surconsommation israélienne, sur un mode de vie américain, la perte d’efficacité de l’irrigation depuis sa privatisation, on doit se rendre à l’évidence, ce sont le nombre de personnes qui dépassent désormais, les ressources.

    Ce projet, pour un cout finalement très modique, comparé aux sommes dépensées dans la région pour faire la guerre serait d’ailleurs, à même de déclencher une dynamique beaucoup plus positive, porteuse d’avenir et d’espoir.
    Les besoins quotidiens, brimés et comprimés sont aussi une cause de frustration sociale intense.

    Mardi 28 octobre 2008.

  • BP, avec près de 15 milliards de dollars de cash, peut pousser ses investissements

    BP, avec près de 15 milliards de dollars de cash, peut pousser ses investissements

                          Avec un prix du brut aux environs de 115$ par baril et un prix du gaz naturel entre 10$ et 12$ les millions de BTU, les résultats du troisième trimestre,  des grands groupes pétroliers intégrès vont être superbes. BP, le premier à publier ses résultats, affiche une génération de cash par les activités de 14,9 milliards de dollars durant le troisième trimestre, ce qui en cumulé depuis le début de l’année porte ce poste à 32,5 mrds $, contre un peu plus de 20 mrds $ pour les 9 premiers mois de 2007. Dans le cadre de sa nouvelle politique plus industrielle, la Direction de ce Groupe a amorcé un spectaculaire virage stratégique qui se traduit dans les chiffres.Bp_cash_2008_t3

                        Depuis le début de l’année, les investissements croissants (FIG.) atteignent 17 mrds$ contre 9,5 mrds $ en 2007 à la même époque. C’est 52% du cash généré qui a été utilisé dans des équipements ou des acquisitions comme Husky dans l’Alberta qui permet à BP de faire son entrée dans les sables bitumineux, ou bien l’achat de gisements de gaz dans les schistes bitumineux à Chesapeake aux Etats-Unis.

                         Par contre BP a ralenti son programme de rachats d’actions qui ne représente plus en 2008 que 8% du cash généré par les opérations contre 28% en 2007. Mais BP s’est désendetté sur des lignes de crédit court terme de plus de 3 milliards de dollars depuis le début de l’année.Bpdepensescash2008t3

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                        BP cotait  462 pences à la Bourse de Londres cet après-midi en augmentation de  plus de 5%. En ces périodes de raréfaction de liquidités les belles pétrolières comme BP présentent un charme financier certain. Ses homologues qui s’appellent Exxon, Chevron, RD Shell ou Total vont majoritairement confirmer cette évidence dans les jours à venir, avec la publication de leurs résultats. La stabilisation mondiale des consommations de pétrole à un niveau très élevé ne veut pas dire la fin du pétrole, ni la fin des Sociétés pétrolières.

    Le 28 Octobre 2008.

  • L’IATA conteste la décision européenne d’intégrer le transport aérien dans les quotas d’émissions de CO2

    L’IATA conteste la décision européenne d’intégrer le transport aérien dans les quotas d’émissions de CO2

                                                                                          140pxiata_logoL’Association du Transport Aérien International qui représente 230 Compagnies Aériennes dans le monde, n’apprécie pas du tout la décision du Conseil de l’Europe d’intégrer à partir de 2012 le transport aérien dans les quotas d’émissions de CO2. D’après l’IATA cette décision présenterait un coût annuel supplémentaire de 3,5 milliards de dollars. L’instance représentante du transport aérien a beau jeu de rapprocher la rapidité de la décision d’imposer cette nouvelle taxe "écologique", à la lenteur que met la mise en place future d’un hypothétique "Ciel Unique Européen" qui nécessiterait la mise en pool européen de toutes les instances nationales de contrôle et de régulation du transport (LIRE) . Une navigation plus efficace dans le ciel européen permettrait, d’après l’IATA, d’économiser des milliards de dollars et de réduire annuellement les émissions de CO2 de 16 millions de tonnes. "Bruxelles agit dans une bulle, même au moment d’une grave crise économique globale" déclare Giovanni Bisignani le patron de l’IATA.

    Le 28/10/2008.

  • Les crocs limés.

    Les crocs limés.

    Pentagone Le poids énergétique mesure aussi le poids politique et militaire. Les deux grands gagnants de la seconde guerre mondiale, USA et URSS sont ceux qui bénéficiaient des barils de pétrole. L’après guerre n’a rien changé, et la chute du mur de Berlin, encore moins.
    Le poids militaires des USA était du à deux choses essentiellement : la marine et notamment sa pièce maitresse, l’aéronavale et l’aviation, subsidiairement, la capacité à produire plus vite de l’équipement que l’adversaire ne le détruisait.
    La bataille de Normandie en 1944 fut une caricature. Pendant que les anglo-américains perdaient 8000 chars, les allemands en perdaient 600.

    Mais la marine, et surtout l’aviation, grand gaspilleur de carburant devant l’éternel devient le grand malade de l’histoire.
    La crise actuelle est américaine, et le coeur de la crise est le pentagone, et sa capacité à maitriser les couts.
    Ou plutôt désormais, sa non-capacité à maitriser les couts.
    Après l’abandon du nouveau ravitailleur en vol, on a abandonné la refonte des anciens, et on revoit la taille des flottes : de 1800 à 1500 avions de combats à l’horizon 2010.
    On donne comme favori à l’élection présidentiel B. Obama, présenté comme pacifiste. Or, d’après certaines déclarations, il est pire que son concurrent Mac Cain, présenté comme le traineur de sabre par excellence.
    B Obama veut intensifier la guerre en Afghanistan en y envoyant des renforts.
    Le seul moyen d’y arriver, c’est d’évacuer l’Irak. Car la dérive bureaucratique, paperassière et parasitaire du pentagone n’est visiblement pas amendable du tout.
    Aucun complot la dessous, c’est pire. C’est un organisme qui métastase à tout va, et où personne ne contrôle plus rien. Les rallonges budgétaires depuis 10 ans, n’ont fait que propager la maladie.

    L’option qui restera au prochain président, qui déjà se fait jour avec Gates, option inimaginable ne serait-ce qu’au début de l’année, c’est une hypothèse gorbatchévienne de plus en plus vraisemblable.
    Plus de 50 % du budget militaire mondiale est consommé par les USA. Dans le coeur de la crise, il sera tentant -et inévitable- de remettre en cause la sanctuarisation de ce budget.
    Encore quelques millions de barils/jour qui vont encore encombrer le marché pétrolier…

    Lundi 27 octobre 2008.