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  • Une géothermie particulière…

    Une géothermie particulière…

    Images_3 La Suisse envisage d’utiliser ses égouts pour produire de l’eau chaude.
    Le constat est simple. Dans ces lieux qui ne sentent pas la rose, il ne fait JAMAIS froid.
    Pour une simple et bonne raison, les égouts sont situés sous terre.
    Le principal problème à envisager est la protection du matériel en cas de crue.
    Un pays comme la Suisse pourrait ainsi économiser l’eau chaude de 600 000 personnes, soit l’équivalent de 2.12 tWh par an.
    Encore, ce chiffre apparait il tronqué et prudent. En effet, les grandes villes qui possèdent les plus grands réseaux d’égouts et la plus grande "réserve d’énergie" ont sans doute la capacité de produire beaucoup plus.

    Mais il s’agit sans doute d’une estimation prudente, qui a de plus l’avantage de régler le problème de l’aérothermie (la mise hors service aux moments froids).
    L’homme s’aperçoit de la valeur de ses déchets, même de sa merde.
    On imagine l’énergie que l’on peut retirer dans les 2400 km d’égouts de ville comme Paris, par l’utilisation systématique de cette source d’énergie.
    On imagine aussi les bisbilles. Faudra t’il légiférer pour l’accès à la ressource ?

    Mardi 7 octobre 2008

  • L’allemand RWE l’emporte devant SUEZ pour exploiter la centrale nucléaire bulgare de Belene

    L’allemand RWE l’emporte devant SUEZ pour exploiter la centrale nucléaire bulgare de Belene

    Bulgaria                Pour adhérer à l’Union Européenne la Bulgarie avait dû arrêter deux des quatre réacteurs nucléaires de son usine de Kozloduy, sur les rives du Danube (FIG.). Depuis elle a en projet de construire une nouvelle usine électronucléaire à Belene pour laquelle le Russe AtomStroyExport fournira deux  réacteurs de 1000MWe à eau pressurisée et dans lequel AREVA et Siemens agiront en sous-traitants (LIRE le compte rendu du voyage de Poutine dans ce pays). Il restait à déterminer qui allait devenir copropriétaire et exploitant de la centrale à côté de la Compagnie Nationale d’Electricité  (NEK) bulgare qui garde 51% des parts. C’est finalement l’allemand RWE qui a été retenu par le Gouvernement Bulgare devant la filiale de GDF-SUEZ, Electrabel. RWE apportera 1,275 milliards d’euros et une avance de 300 millions. Le gouvernement bulgare a laissé à RWE la possibilité de faire entrer son challenger pour une part minoritaire dans le Groupement, s’il le désire. L’affaire devrait être administrativement bouclée en fin 2009.

    Le 7 Octobre 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 7 Octobre 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 7 Octobre 2008

    Breakingnews              Aluminium nucléaire russe : les Groupes Rusal, leader mondial de l’Aluminium de première fusion, et Rosatom ont en projet de construire deux complexes de production d’électricité nucléaire et d’électrolyse d’Aluminium en Russie. Le premier projet serait constitué de la deuxième tranche de 1000MWe de l’usine de Balakovo et d’une usine d’électrolyse d’un million de tonnes d’Aluminium par an dans la région de Saratov. Le deuxième projet est une centrale nucléaire de 4000 MWe, à Primorye, dans l’est du pays, qui serait couplée avec un électrolyseur de 600 mille tonnes d’Aluminium. Rappelons que la Russie produit 4,7 millions de tonnes d’Aluminium de première fusion par an.

                         Le Massachusetts un Etat américain en pointe: en signant le Green Communities Act au mois de Juillet dernier, le Gouverneur du Massachusetts a autorisé  les Compagnies d’Electricité opérant dans son Etat à pouvoir installer des panneaux solaires leur appartenant sur les toits de leurs clients. Cette démarche originale, qui doit se traduire concrètement par un deal entre le client et la Compagnie, semble porter ses fruits puisqu’un opérateur, la National Grid vient d’annoncer qu’elle venait de déposer une demande pour pouvoir installer une première tranche de 5 MW de panneaux solaires dans diverses agglomérations. La loi autorise chaque Société à pouvoir installer jusqu’à 50MW de panneaux jusqu’en 2010.

                       TOTAL: d’après certains lawyers britanniques les dédommagements relatifs aux plaintes déposées après la formidable explosion du dépôt de carburants de Bruncefield en Grande-Bretagne pourrait coûter jusqu’à 800 millions de Livres à Total. Il ne manquait plus que ça pour ringardiser un peu plus notre "fleuron" dont les cours s’effondrent comme ceux de la pire banque au bord du gouffre. Unbelievable!

  • Le système de croyance.

    Le système de croyance.

    Images_4 La consommation énergétique est avant tout lié à un phénomène n’ayant pas grand chose à voir avec l’énergie, mais est un phénomène de croyance.
    Explications.
    Hors une consommation de base indispensable, une consommation de confort, plus ou moins nécessaire, et plutôt moins que plus s’est crée.
    Et c’est elle qui l’emporte -de loin- sur la consommation strictement nécessaire.
    Cette croyance qui a conduit à cette surconsommation était, celle, Thatchérienne, du TINA. (Il n’y a pas d’alternative possible), croyance qui a imprégné jusqu’ à la moelle les hommes politiques, mais aussi le monde économique.

    En effet, même si certains nient l’évidence (le pic-oil, un jour ou l’autre), force est de constater que le VOLUME et le PRIX étaient des variables très aléatoires. N’importe quel comptable vous le dira. On ne maitrise, ni l’un, ni l’autre, mais des facteurs exogènes de toutes sortes peuvent faire varier l’UN et L’AUTRE de manière IMPORTANTE et ALTERNATIVEMENT.
    Seul un aveuglement quasi-religieux (on ne va pas contre le dogme), a pu mener bien des sociétés, notamment automobiles, à l’abime. Le monde économique est habitué, ou est censé être habitué, à la non-linéarité des marchés.
    Or, que constate t’on de toute part ? Les dogmes, plus que les analyses économiques, ont été les mêmes partout, et l’on emporté partout. La crise est patente dans l’automobile, mais existe dans tous les secteurs.

    La solution ? Elle est claire. Virer tous les PDG incompétents qui ont confondu économie et récitation d’une leçon bien apprise, et veiller à l’enseignement en économie. On doit apprendre à s’y poser des questions, et non avoir des réponses toutes faites, toutes fausses, récitables comme une prière.

    Lundi 6 octobre 2008

  • Matières premières

    Matières premières

    Images_3 Le cours des matières premières est orienté à la baisse très nettement et c’est d’autant plus remarquable dans le bâtiment.
    Les cours de tous les produits augmentent, mais le cuivre dégringole de 10 % en un mois, au niveau de la consommation finale.
    Même les spécialistes du recyclage du cuivre, les gitans, le disent.
    Toutes les matières premières sont touchées, à des doses inégales, et surtout la matière première reine, le pétrole.
    Pourquoi ? Parce que la crise financière, doublée d’efforts sans précédents d’économies d’énergie, contracte la demande.

    On a un double effet Kiss-cool : paupérisation et évolution technique accélérée.
    Les phénomènes de sevrage causé par les prix, qui se cantonnaient au tiers monde, touche aussi le monde développé.
    Ce mouvement, qui semble de fond, sur les matières premières, est semble t’il, causé par la dépression immobilière qui semble mondiale, et très mal médiatisée.
    La construction est un secteur fortement consommateur de matériaux, de métaux, et d’énergie.

    Rien d’étonnant, donc, à ce qu’il y ait, mécaniquement, une forte décote de tous ces produits. Cela ne remet pas en cause, finalement, la mécanique du Pic-oil. la baisse des prix, simplement, entraine la baisse du plafond (moindre investissement).
    Comme je l’avais déjà dit, le PO ne sera pas seulement géologique, mais politique, économique, social…

    Lundi 6 octobre 2008

  • L’industrie automobile européenne prise en étau entre crédit crunch, normes, demande et offre produit inadaptée

    L’industrie automobile européenne prise en étau entre crédit crunch, normes, demande et offre produit inadaptée

                      L‘industrie automobile a besoin de crédit pour assurer les prises de commandes de ses clients et pour mener à bien ses investissements. Le "credit crunch" survient alors qu’à la suite des envolées des cours du pétrole et des contraintes écologiques nationales ou européennes, la demande du marché s’est complètement inversée, passant du 4X4 rugissant à la voiture légère et économe en carburant, associée à une baisse globale de la demande (-16% au mois d’Août). Bien sûr le marketing n’avait rien vu venir, l’offre produit est largement inadaptée. Les techniques de véhicules hybrides et les systèmes batteries ne sont pas maîtrisés. L’industrie automobile européenne doit assurer une révolution technologique dans un contexte économique très défavorable. L’aide financière de l’Europe sera la bien venue.Automobilecrise

                     Parmi les constructeurs qui devraient normalement s’en tirer sans trop de difficultés se trouve Renault grâce à son alliance avec Nissan. Si les futurs produits Nissan sont performants et bien accueillis dans le monde, les produits Renault dérivés le seront également. Cette avance stratégique de Carlos Ghosn est fondamentale. Il joue d’ailleurs un rôle de leader au sein de la communauté des producteurs européens (ACEA) en proposant l’établissement de normes communes pour les futurs véhicules électriques.

                    Mais les autres constructeurs qui n’ont pas de liens forts avec un Groupe japonais vont devoir mettre les bouchées doubles pour essayer de rattraper un énorme retard.

                Pour illustrer ce retard il suffit d’examiner une page de la présentation de Valeo au Salon qui montre le chemin à accomplir entre le Stop & Start ou se trouvent les constructeurs européens et le Plug-in Hybrid  ou le 100% électrique sur lesquels expérimentent et industrialisent en ce moment les constructeurs japonais.

    .Valeohybridsteps

    Le 6 Octobre 2008.

  • Les Etats-Unis vont encourager financièrement les véhicules hybrides rechargeables et la capture du CO2

    Les Etats-Unis vont encourager financièrement les véhicules hybrides rechargeables et la capture du CO2

                          L‘Energy Improvement and Extension Act of 2008 voté par le Congrès américain, en même temps que la Loi sur le rachat (bailout) des actifs bancaires "toxiques", prévoit, comme cela a été relaté sur ce Blog, l’extension pour un an des aides sur l’énergie éolienne et pour 8 ans des aides aux investissements dans l’énergie solaire. Mais c’est également un gros catalogue d’aides diverses et de définition des champs d’application. Parmi les mesures importantes, on peut relever que les véhicules hybrides rechargeables (Plug-in) vont profiter d’une subvention comprise entre 2500 et 7500 dollars en fonction de l’énergie embarquée dans la batterie. C’est une aide considérable qui va en particulier permettre aux "Trois Grosses" d’équiper leurs lourds véhicules de batteries imposantes (FIG.) et qui va rendre abordables les mécanismes de leasing de batteries.Pluginaideus

                    Parmi les autres mesures significatives, il est possible de noter les aides aux investissements dans les procédés de gazéification du charbon couplés à la capture et la séquestration du CO2. Chaque tonne de CO2 enfouie dans le sous-sol recevra une subvention de 20$. Cette subvention sera réduite à 10$ la tonne si l’enfouissement se fait dans le but d’aider à la récupération de pétrole.

                   Le coût de l’ensemble des mesures de cette loi sur l’énergie est évalué à 7 milliards de dollars.

    Le 6 Octobre 2008.

  • Deux projections, deux manières de voir l’avenir.

    Deux projections, deux manières de voir l’avenir.

    Images_2 Deux manières de voir le monde, deux philosophies s’affrontent entre l’AIE (agence internationale de l’énergie) et l’EREC (conseil européen sur les énergies renouvelables).
    Pour la période 2003-2005, les deux ont des vus diamétralement opposés.
    L’une, l’EREC, voit la consommation électrique doubler, mais la part du fossile décroitre légèrement (passant de 11 000 téraWatt à 9 500) pour une consommation globale évoluant de 16 600 à 31 000 térawatt.
    Dans ce cas, les énergies renouvelables représenteraient 70 % de la production (21 500), toutes les énergies progresseraient, mais l’éolien se taillerait la part du lion, le nucléaire est voué à la disparition.

    Pour l’AIE, la consommation électrique passe de 16 500 téraWatt à 46 000 essentiellement appuyée sur le charbon et les fossiles passant de 11 000 à 36 000, le nucléaire stagne (2600 – 2700) et le renouvelable se contente de doubler de taille (3 000 téraWatt à 7500), essentiellement appuyé sur l’hydraulique.
    On peut donc tirer plusieurs constatations.
    Les prévisions sont essentiellement celle des lobbys qui agissent sur les uns et les autres.
    Ils est fort peu probable que les prévisions de l’AIE soient conformes. Il faudrait que les productions charbonniéres et gazières puissent suivre (multiplier pas 4 dans les deux cas) et celle du pétrole se maintenir.
    Que les industries énergétiques arrivent à ces exploits, c’est très douteux.
    Mais, pour les deux organismes, le sort du nucléaire est plié : marginal, il le restera dans le "meilleur" des cas, il disparaitra dans le "pire."
    Mais, petit à petit, l’AIE évolue, sous l’emprise du principe de réalité. Il concéde désormais que ce sera 50 % en renouvelable.
    Sans doute pour chasser sa grande peur : qu’elle diminue.

    Dimanche 5 octobre 2008

  • Ecroulement du cours des céréales.

    Ecroulement du cours des céréales.

    Sorgho Les cours des céréales s’écroulent à l’entrée en France, il a été, en un an divisé par deux.
    Cette inflexion a été causé par les mesures européennes, suppression de taxes à l’importation et importation de céréales OGM.
    Bien sûr, cela ne règle rien.
    La sécurité alimentaire est menacée (les prix des intrants augmentent), les marges diminuent, et l’afflux dans les ports européens se fait au dépens des moins solvables.

    Au contraire, on pourrait assister à des effets de siphonnages en cas de retour de crise aïgue.
    les quantités disponibles seront attirées par le plus solvable et non là où on en a le plus besoin.
    Le risque de grande famine s’en trouve donc passablement renforcé, mais c’est dans l’essence du marché et des cours en Yoyo qui intéressent beaucoup les spéculateurs, les cours, lourds et plats les rebutants.
    Le "capitalisme du désastre" est à l’oeuvre et "tant pis si quelqu’un se trouve sous les roues de mon grand char politique " (Napoléon).

    Photo : GNU free documentation license

    Dimanche 5 octobre 2008

  • Les présentations de Michelin au Salon illustrent le champ des progrès possibles dans la traction automobile

    Les présentations de Michelin au Salon illustrent le champ des progrès possibles dans la traction automobile

    Michelinactivewheelb_2                   La plus impressionnante des innovations de Michelin présentée cette année est l’Active Wheel qui intègre dans la roue l’amortisseur et le moteur tous les deux électriques (FIG.). La présence d’un moteur à chaque roue est sûrement une des options probables pour certaines solutions retenues dans l’architecture des futurs véhicules électriques, la présence de l’amortisseur électrique est un plus dans la simplification de l’architecture globale. Le nouveau pneumatique Energy Saver à résistance au roulement réduite, plus grande longévité et distance de freinage améliorée apporte une réponse qui va dans le sens des demandes prioritaires du marché.

    ECOUTER la présentation de Michel Rollier au Salon de l’Auto.

    Le 5 Octobre 2008.