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  • Baisse des cours du charbon australien sur fond de ralentissement des importations chinoises

    Baisse des cours du charbon australien sur fond de ralentissement des importations chinoises

                               Les cours du charbon au Port de Newcastle en Australie constituent le benchmark des cotations sur les places asiatiques. Après un maximum hebdomadaire à 195 $ la tonne (!) atteint le 4 Juillet, avec celui du gaz, du pétrole et d’autres nombreuses "commodities" dans le monde, les cours se sont fortement détendus pour atteindre 127$ la tonne à la fin de la semaine (FIG.). Ce cours est encore très élevé par rapport aux 88$ la tonne de fin 2007 ou aux 56 $/tonne du mois de Juin 2007. Ce mouvement de baisse s’inscrit dans le cadre d’un recul global des placements financiers sur les "commodities" mais aussi résulte de la réduction des importations chinoises.Charbonnewcastle200809

                            La Chine à fin Août serait exportatrice nette en charbon avec des importations cumulées à fin Août en recul de 18% à 28,7 millions de tonnes à comparer à des exportations stables à 33,6 MT. Les raisons de ce revirement du flux net chinois de charbon proviendrait tout d’abord d’un bon niveau de production. Shenhua le plus grand producteur de charbon du monde, a vu ses productions de charbon croître de 17% au mois de Juillet et de 14% au mois d’Août par rapport aux mêmes mois de 2007. De plus, dans les ports ainsi que dans les usines électriques, les stocks seraient élevés en raison d’une baisse d’activité économique dans le Sud et de bonnes livraisons d’électricité en provenance des barrages des Provinces de l’Ouest.

                           Comprendre les problèmes énergétiques de ce vaste pays est vraiment très complexe, mais il semblerait que la Chine ne soit pas en pénurie de charbon. Il est donc à prévoir que cette décroissance des cours du charbon australien devrait se poursuivre.

    Le 27 Septembre 2008.

  • Le changement de paradigme

    Le changement de paradigme

    Images_3 Nicolas-tête-à-queue, pourra t’on appeler not’bon président.
    Il avait une idée en tête, nous mettre sous la toise du modèle "indiscutable" de ce capitalisme anglo-saxon et admirait, comme beaucoup dans la classe dirigeante, tout ce qui venait d’Amérique ou d’Angleterre, même une merde, pourvue qu’elle soit enveloppée du drapeau adéquate.
    Le virage aura été spectaculaire, et le tête à queue fantastique.
    Ce nouveau paradigme aura des répercussions inouïs sur notre vie, bien qu’ici, nous les connaissions déjà.

    Le président a reconnu, qu’il faudrait gérer la rareté, ce que Braudel disait, il y a plus de trente ans : "Le plafond s’est reconstitué", disait il en jugeant le culte de la croissance comme surréaliste.
    C’est par une frousse et une peur carabinée que la classe dirigeante va agir, c’est parce qu’il y a urgence, que vulgairement, elle veut sauver sa peau.
    Le chantier est tout trouvé, ce sera une nouvelle révolution industrielle, axée sur les économies d’énergies, le renouvelable.
    Le Grenelle de l’environnement était une coquetterie, un gadget, là, la fin des dogmes sonnent, imparfaitement d’ailleurs, mais sonne quand même.
    C’est une récapitulation, une mise en mouvement, mais un commencement seulement.
    La dégradation de la situation économique entrainera cette remise en mouvement de plus en plus loin.

    On assistera donc à une montée en puissance de l’intervention étatique. Ce qui est prévu actuellement est plutôt timide ; écoprêt, jusqu’à 30 000 euros, enveloppes budgétaires à peine améliorées, bonus-malus automobile, ce n’est, pour l’instant, pas grand chose.
    Mais l’important n’est pas là, la chose la plus significative était d’enclencher le mouvement.
    Le reaganisme du début des années 1980 avait balayé toute politique d’économie d’énergie, laissant le marché agir et nous mener là où on est.
    "Dire la vérité aux Français, c’est leur dire que nous passons d’un monde d’abondance à un monde de rareté. C’est-à-dire d’un monde où l’on utilisait les ressources naturelles comme si elles étaient inépuisables à un monde où l’épuisement à venir des ressources naturelles sera une préoccupation de tous les jours.  "
    Le libéralisme n’existait que dans le gaspillage énergétique.

    Photo : il est définitivement mort.

    Vendredi 27 septembre 2008

  • Les biocarburants français n’ont plus la cote

    Les biocarburants français n’ont plus la cote

                           On attendait des biocarburants de notre beau pays monts et merveilles, ils allaient sauver l’agriculture française et le climat du monde. On les accuse maintenant de tous les maux, ils affament les pauvres. Bien sûr aucune de toutes ces opinions outrancières n’est vraie. Mais rigueur budgétaire aidant, le Loi des Finances 2009 prévoit de réduire les allègements de TIPP (Taxe Intérieure des Produits Pétroliers) dont ils jouissaient jusqu’à présent (FIG.) selon un échelonnement dans le temps qui fait disparaître cet avantage pour les ester méthyliques d’acides gras et l’éthanol à l’horizon 2012. D’après l’AFP cette mesure devrait rapporter au budget 400 millions d’euros dès 2009.Loifinances2009_2

    Le 27 Septembre 2008.

  • MidAmerican et Warren Buffet entrent à hauteur de 10% dans le Groupe chinois BYD

    MidAmerican et Warren Buffet entrent à hauteur de 10% dans le Groupe chinois BYD

    Byde61                   BYD (prononcer bi-ouaï-di pour faire international junior) est un des gros chinois des batteries qui ne cache pas ses ambitions de devenir un des leaders asiatiques des véhicules électriques et des véhicules hybrides rechargeables (Plug-in) ni de son appétit pour venir commercialiser ces produits aux USA et en Europe. Il est coté à la Bourse de Hong Kong. Le groupe américain MidAmerican qui possède plusieurs entreprises actives dans l’énergie (distribution de gaz) avec l’aide de la Société Bekshire Hathaway, du milliardaire Warren Buffet, vient d’annoncer qu’il venait d’acheter 10% des parts dans la Société chinoise. Pour l’instant aucune information n’a été fournie pour préciser la stratégie qui oriente cette acquisition. L’importance de l’avenir des constructeurs de systèmes batteries et de véhicules électriques ne doit cependant pas être étrangère à cette opération.

    Le site BYD.

    Le 27 Septemre 2008.

  • Etats-Unis: la consommation d’énergies primaires tirée vers le bas par le pétrole

    Etats-Unis: la consommation d’énergies primaires tirée vers le bas par le pétrole

                              Le pétrole, avec plus de 37%, est pour les Etats-Unis le premier poste de consommation d’énergies primaires (FIG.), puis viennent le gaz naturel (25%), le charbon (22%), le nucléaire (8%), la biomasse (3,7%), et l’hydraulique (2,7%). Les trois autres sources que sont l’éolien (0,48%), la géothermie (0,34%) et le solaire (0,08%) ne sont, pour l’instant, que des ressources anecdotiques dans le bilan énergétique du premier semestre 2008 des Etats-Unis.Energieprimairesconsousa2008s1_2

                         Ce constat est important pour éviter l’erreur la plus communément commise: celle qui consiste à se tromper d’ordre de grandeur. La ressource éolienne, malgré ses progrès importants, n’a représenté au premier semestre de cette année que 0,57% des consommations cumulées de pétrole, de gaz et de charbon américaines. Ce n’est donc pas de cette ressource que viendront les progrès immédiats les plus importants.

                          Le fait marquant économique et énergétique de ce premier semestre aux Etats-Unis est la baisse des consommations de pétrole de 4,5%, d’après l’Energy Information Administration, d’où sont tirées ces informations. Malgré une légère hausse des consommations de charbon et de gaz (FIG.) la consommation de matières carbo-polluantes est donc en baisse de 0,74% pour ce semestre comparé à celui de 2007. La baisse des consommations totales d’énergies primaires est de 0,32%.Energieprimairesconsousa2008s1b

                      Ces baisses de consommations de pétrole américaines vont se poursuivre et même s’amplifier en raison:

    • d’une prise de conscience des citoyens de la dépendance de leur pays à des approvisionnements incertains,
    • d’un virage à 180° de l’approche marketing du marché des voitures par les constructeurs qui vont axer leur communication sur les réductions de consommations,
    • et enfin par la baisse des consommations de gazole de la part des transporteurs qui ont du mal à supporter financièrement des prix de carburants supérieurs à 4$/gallon et qui vont tout faire pour réduire ce poste de dépenses.

                             L’Amérique du Nord (USA et Canada) peut réduire si elle le veut ses consommations de pétrole par deux en une quinzaine d’années, en revenant à des consommations par habitant de l’ordre de 12 barils par an (LIRE) alors que l’Europe est aujourd’hui à 11 barils/habitant/an. C’est de là que vont provenir les principaux progrès de réduction de consommation d’énergies primaires dans la décennie à venir. Le développement de l’utilisation du gaz et la reprise du nucléaire dans la génération d’électricité participeront également à la réduction des émissions de CO2 de ces pays.

    Le 27 Septembre 2008.

  • La nouvelle donne.

    La nouvelle donne.

    Images_5 Un changement de politique économique se fait pressentir, et un changement dont le besoin sera de plus en plus violent et urgent.
    La finance anglo-saxonne s’écroule, le chômage flambe, la récession s’annonce, et le premier ministre s’enfonce. Ni relance, ni austérité.
    L’austérité serait malvenue en ces temps de récession et ne ferait que l’aggraver, et F. Fillon n’a pas assez de ressources mentales et d’intelligence pour rompre avec la dialectique en cours il y a peu.
    Bien sûr, il devra y avoir relance, et on en voit les contours.

    Pour rendre supportable politiquement la hausse de l’énergie, il faut en premier l’économiser et en deux en produire différemment. L’importance de la crise, contraint l’UE à agir vite et à programmer une stratégie d’amortissement du choc énergétique.
    Quand à l’Allemagne, encore industrielle et fidèle à sa tradition productrice, elle se livre à une attaque d’une virulence extraordinaire contre le "modèle anglo-saxon" vaincu.
    Elle peut parler haut et fort, elle a déjà infléchie sa politique vers le renouvelable et les économies.
    En France, on prend aussi ce chemin, le prêt à zéro % verra le jour pour ce type d’investissements immobiliers.
    Ce sera le chemin, pour sortir de la dépression. Le tout est de savoir à quelle allure on va s’y engager.

    vendredi 26 septembre 2008

  • Russie-Vénézuela

    Russie-Vénézuela

    Images_4 La Russie est en lune de miel avec le Vénézuela.
    Au menu, l’Orénoque, le nucléaire et la finance.
    Les deux pays vont créer un consortium qui exploitera le gisement de Carabobo, c’est pratiquement la porte ouverte pour la Russie à tout le delta de l’Orénoque.
    Au niveau nucléaire, la Russie propose le développement du nucléaire civil, tout en renforçant leur coopération militaire.

    A ce sujet là, le Vénézuela bénéficierait d’un prêt d’un milliard de $ pour l’achat d’armements.
    Enfin, une banque commune serait créée pour les projets économiques communs.
    On le voit, c’est une coopération d’envergure qui se dessine, sinon une alliance.
    En arrière plan, toujours la confrontation des deux, avec les USA, mais des USA, désormais bien malades, sinon en phase terminale.
    Dans ce contexte, l’appui russe, même s’il reste symbolique, donne un allant et une confiance en eux extraordinaire aux dirigeants Vénézueliens.

    Vendredi 26 septembre 2008

  • La baisse des prix du Silicium de qualité photovoltaïque devrait s’amorcer en 2009

    La baisse des prix du Silicium de qualité photovoltaïque devrait s’amorcer en 2009

    Silicium                     L‘activité solaire photovoltaïque connaît dans le monde des croissances annuelles en volumes de 40%. Cette tendance, malgré d’importants investissements réalisés dans le monde pour assurer les fournitures en silicium de qualité photovoltaïque polycristallin (polysilicon), entraîne les prix moyens du silicium et des wafers à la hausse, pour le plus grand bonheur des industriels norvégiens, allemands, américains, japonais, chinois ou taiwanais produisant ces composants.

                            Au cours du premier semestre 2008 c’est l’Espagne qui a tiré le marché, stimulé par une demande artificiellement forte en raison des craintes d’arrêt des subventions espagnoles à la génération d’électricité d’origine photovoltaïque. Les cours du Silicium qui étaient de quelques dizaines de dollars le kg en 2002 ont atteint des centaines de dollars en 2008. Mais la Chine s’apprêterait à déverser des milliers de tonnes de Silicium sur le marché, certains parlent d’un flux annuel de 88 mille tonnes dont 44 mille seraient en cours de construction. Les analystes et bureaux d’études penchés sur ces problèmes prévoient donc un retour des prix du Silicium polycristallin vers les 100$/kg pour l’an prochain.

                           De telles hypothèses sont confirmées par les décisions récentes d’un très grand du silicium: le norvégien Renewable Energy Corp (REC) qui alimente le marché en silane, en silicium et en wafers de silicium. REC vient de revoir son plan de développement de son usine du Montana. Elle devait initialement produire annuellement 9000 tonnes de silane et 6000 tonnes de silicium. REC vient de décider d’accroître la production de silane de 2300 tonnes de plus, mais aussi de ramener celle de silicium à 4000 tonnes.

                          De la même façon, Shin Etsu qui sait produire un million de wafers par an dans ses usines au Japon et aux USA, a décidé d’amortir tous ses investissements sur trois ans.

                          Le sentiment que l’âge d’or va disparaître est général. Une baisse des prix stimulerait la demande et serait une excellente nouvelle pour l’ensemble de la filière photovoltaïque qui dépend d’aides tarifaires en Allemagne ou en Espagne qui intègrent déjà ces baisses de prix.

    Le 26 Septembre 2008.

  • Les émissions de CO2 en croissance de la planète atteindraient 31 milliards de tonnes

    Les émissions de CO2 en croissance de la planète atteindraient 31 milliards de tonnes

                        D‘après les experts américains des gaz à effet de serre du CDIAC (Carbon Dioxide Information Analysis Center) les émanations de CO2 en 2007 auraient atteint un niveau qui serait 38% au dessus des émissions de 1992. Elles atteindraient 31 milliards de tonnes de CO2 (rem. c’est du CO2 qui est émis et non du carbone, c’est donc lui qui doit être quantifié). Ces chiffres doivent être considérés comme des ordres de grandeurs, en raison des incertitudes qui altèrent les chiffres chinois, estimés au mieux à 10% près. La Chine serait le premier émetteur mondial avec des émissions comprises entre 6 à 7 milliards de tonnes de CO2, puis viennent les Etats-Unis avec 6 milliards de tonnes. Ce sont les deux leaders mondiaux incontestés dans le domaine avec 40% des émissions mondiales (FIG.).Co22007cumul

                         Il est cependant nécessaire de noter que les émissions de CO2 américaines qui se sont quasiment stabilisées entre 2005 et 2007 devraient commencer à décroître en 2008 en raison d’une moindre consommation de produits pétroliers et d’une substitution lente mais continue du charbon par le gaz, pour la génération d’électricité. La Chine, en l’absence de politique claire de rénovation de ses centrales électriques et de la faiblesse de son programme nucléaire va accroître ses émissions sensiblement au rythme de la croissance de son économie.

                       Vient ensuite, dans cette course infernale, un trio nettement détaché des deux premiers, constitué de l’Inde, la Russie et le Japon avec pour chacun, des émissions de CO2 comprises entre 1,3 et 1,7 milliards de tonnes. Ce serait l’Inde qui serait passée devant la Russie, mais les Russes n’ont pas dit leur dernier mot. Ils importent des 4X4 coréens ou japonais, dont plus personne ne veut dans les pays OCDE, pour consommer plus. Quand au Japon ses émissions sont à coup sûr en croissance, en raison de l’indisponibilité d’une partie de leur parc électronucléaire depuis le tremblement de terre de l’été 2007. A tous les trois ils représentent environ 15% des émissions mondiales de CO2 (FIG.).

                         L’Allemagne arrive en sixième position mondiale, ce qui n’est pas mal pour une nation qui se veut être un modèle de la démarche écologique. Quand à la France elle est dans les N° 16 ou 17 avec 1,3% des émissions mondiales de CO2, bien que le Ministre Borloo la trouve "très en retard".

                         En l’absence d’une politique mondiale efficace de réduction des émissions de CO2 basée sur l’efficacité énergétique des transformations et des consommations ainsi que sur l’accélération des programmes électronucléaires, celles-ci continueront inexorablement à croître dans le monde, année après année.

    Le 26 Septembre 2008.

  • Histoire Belge, une fois.

    Histoire Belge, une fois.

    Images_4 Ah, la dis donc, le prix de l’électricité une fois à augmenté de 35 à 50 % et celui du gaz de 50 à 90 %.
    Il faut pas chipoter (j’adore apprendre cette langue étrangère, le belge).
    La CREG(commission de régulation, qui visiblement ne régule, là aussi, rien du tout, se contente donc de dire oui-oui à toutes les demandes d’augmentations, d’autant plus facilement, que visiblement, elle est incapable de donner le pourcentage de celle-ci, sans doute un effet du bilinguisme.
    Alors, pour ceux qui n’ont pas compris, (si, si, il y en a), je rappelle le principe du jeu.
    On met en concurrence quelques compagnies, et c’est à celle qui augmentera le plus vite ses tarifs.

    Là aussi, la place au CREG, c’est très bien, c’est chauffé, on publie de belles brochures.
    Bien entendu, le bien fondé de la marge des entreprises n’est même pas discuté, alors que c’est un choix POLITIQUE indiscutable.
    Biien entendu, la question du volume de la consommation, est, là aussi, laissé complètement de côté.
    Car si l’augmentation des prix peut sembler inéluctable, il est du devoir de la puissance publique de la rendre SUPPORTABLE économiquement, en la réduisant.

    Jeudi 25 septembre 2008