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  • La Patate douce.

    La Patate douce.

    Images_4 Les études menées par l’ARS (agence de recherche agronomique), montrent que les patates douces et le manioc fournissent presque trois fois plus d’hydrate de carbone à l’hectare que le maïs (10.5 tonnes contre 3.7 à l’hectare).
    Il se rapproche du rendement de la canne à sucre.
    Mais le triomphe de l’éthanol-maïs aux USA s’explique avant tout par la force du lobby du maïs.
    Les producteurs de cette céréale sont puissants et organisés, ce qui compte plus que le rendement, minable  que l’on constate.

    Le Brésil est dans la même problématique, la canne à sucre s’y développe car l’industrie y était déjà forte AVANT le triomphe de l’éthanol.
    La crise financière que nous connaissons rendra sans doute de grands services à cette filière en détruisant tous les errements.
    Reste bien entendu, le fait que la crise alimentaire qu’elle a crée n’en serait pas réglée et sans doute aggravée.
    Une ressource rentable, moins consommatrice en entrants et en eau, serait plus viable, ce qui conduirait à l’aggravation de la concurrence homme/voiture.

    Lundi 22 septembre 2008

  • Tchernobyl sur Rhône.

    Tchernobyl sur Rhône.

    Tchernobyl Le nucléaire triomphant est plombé. Le Tricastin (on est abonné aux incidents par là bas) fait encore parler de lui.
    Lors du déchargement du combustible, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement ".
    Cet incident, non encore résolu, est extrêmement sérieux, surtout s’il concerne du MOX. En effet, il peut conduire à une évacuation des populations et d’épouvantables conséquences.
    la centrale de Nogent sur Seine avait connu ce genre de problème avec un seul assemblage. Il avait été long et délicat à résoudre.

    Cet incident n’arrive pas par hasard.
    La longue liste des précédents sur le même lieu indique un laisser-aller et un je-m’en-foutisme légendaire.
    Reste que même si la contamination restait confinée et l’incident contenu, même en cas de chute, le problème industriel deviendrait colossal.
    En même temps le problème politique deviendrait explosif.

    Lundi 22 septembre 2008

  • Le parti du Labour britannique veut accélérer la mise en chantier de nouvelles centrales électriques au charbon et nucléaires

    Le parti du Labour britannique veut accélérer la mise en chantier de nouvelles centrales électriques au charbon et nucléaires

    Johnhutton                             A la réunion du Parti Travailliste britannique actuellement au pouvoir, le secrétaire d’Etat au Business, John Hutton a mis les pieds dans le plat en déclarant :"La Grande-Bretagne doit accélérer la réalisation des nouvelles centrales au charbon et nucléaires pour maintenir la lumière allumée"."Nous sommes dans une bataille internationale pour la sécurité énergétique, …en 2020, 80% de notre gaz sera importé, en provenance de régions les plus instables de la planète"."Pas de charbon et pas de nucléaire cela veut dire pas de lumière, pas d’énergie, pas d’avenir (No coal plus no nuclear equals no lights. No Power. No Future.)"

                             En fait bien des Travaillistes britanniques, rejetant les critiques du lobby écologique, s’impatientent devant les atermoiements du Gouvernement. "Nous avons un plan", disent certains, "mais ce que nous ne voyons pas ce sont les actes".

                              Il est évident que les débats sur l’énergie en Europe vont devenir de plus en plus acerbes et vont même devenir trans-partisans, tant l’absence de politique énergétique claire est criante dans de grands pays européens tels que l’Allemagne, la Pologne, la Grande -Bretagne, l’Espagne ou l’Italie. Même au sein du mouvement écologique, européen des divergences de points de vue apparaissent. Laisser Daniel Kohn Bendit définir la politique énergétique européenne, sur laquelle il a des avis très arrêtés, comme sur bien d’autres sujets d’ailleurs, n’est peut-être pas une très bonne idée. Mais pour l’instant, Mme Merkel ne semble pas partager cet avis.

    LIRE l’article du Herald sur le sujet.

    Le 22 Septembre 2008.

  • Grandes manoeuvres dans les alliances autour des batteries pour futurs véhicules électriques

    Grandes manoeuvres dans les alliances autour des batteries pour futurs véhicules électriques

                              Une partie de plus en plus large de moyens de transport ou de manutention (voitures, utilitaires, camions, bus, engins de travaux publics, autorails, navires etc.) feront appel dans un futur proche à des auxiliaires électriques pour assurer une meilleure efficacité énergétique et pour s'affranchir en tout ou partie de la contrainte financière des carburants liquides. Cette inéluctable évolution, lancée il y a onze ans par Toyota et sa première voiture hybride, va révolutionner l'industrie des transports et conduire à de formidables économies de carburant. Les grands constructeurs automobiles, avec plus ou moins de retard, se lancent dans l'aventure. Certains découvrent un peu tard que la recherche d'alliances est obligatoire.Alliancesbatteries200809

                          Les systèmes batteries dans les véhicules hybrides, dans les véhicules hybrides rechargeables (Plug-in) ou les véhicules électriques sont d'une grande complexité. Seuls les fabricants de batteries possèdent le know-how électrochimique pour concevoir et développer ce genre de produits. Une partie importante d'électronique assure la surveillance du système, sa fiabilité, sa sécurité et le dialogue avec le véhicule et son utilisateur. Les traditionnels sous-traitants de composants automobiles se retrouvent largués par une large partie de technologie qu'ils ne maîtrisent pas et qui va constituer à terme, une large part du business.

                         Les alliances entre constructeur automobile- constructeur de batterie et industrie de sous-traitance vont bon train dans un climat de développement en pleine effervescence.

    1) Les alliances constructeur automobile- constructeur batterie:

                  Ce sont les plus anciennes avec l'alliance Panasonic EV Industry entre Toyota et Matsushita Electric pour la production du système batterie Ni-MH de la Prius et autres véhicules hybrides Toyota. Dans cette alliance c'est Toyota qui est majoritaire (FIG.) et qui apporte une large partie des capitaux nécessaires aux investissements industriels qui vont des produits chimiques complexes chez les sous-traitants, aux machines de productions en continu d'électrodes et aux lignes d'assemblages fortement automatisées d'éléments de de batteries. Ce genre d'alliance permet au fabricant automobile de vérouiller sa source de batterie devenue exclusive. Ce schéma d'alliance a été repris par Nissan-Renault avec NEC et la création d'Automotive Energy Supply et par Mitsubishi Motors avec GS-Yuasa dans Lithium Energy Japan. Dans ce dernier cas c'est le fabricant de batterie qui possède la majorité, mais GS-Yuasa est une Société dans la mouvance du Groupe Mitsubishi qui décide des montages financiers.

    2) Les alliances sous-traitant automobile – constructeur de batteries:

                    Les sous-traitants automobiles incompétents pour développer ces nouveaux systèmes de batteries ont parfois établi des alliances avec les constructeurs de batteries. C'est le cas de l'Américain Johnson Controls qui s'est emparé de la technologie des batteries Li-Ion pour l'automobile du français SAFT, en créant un joint venture où JC est majoritaire. C'est le cas de Continental qui s'est allié à la Société de R&D japonaise ENAX, dirigée par l'ancien chef de projet des batteries Li-Ion Sony. C'est le cas de Robert Bosch qui vient de s'associer avec Samsung dans SB Limotive en Corée. Dans ce genre d'association le sous-traitant automobile apporte sa connaissance du marché, assure le dialogue avec les fabricants de véhicules et apporte sa maîtrise de l'électronique embarquée. Ce peut être un très bon moyen pour internationaliser la clientèle du producteur de batterie.

                 Mais certains constructeurs batteries restent encore farouchement indépendants. C'est le cas de SANYO dont le leadership dans les batteries est un atout majeur et qui n'a jamais voulu céder la moindre part de liberté dans une quelconque alliance. Sanyo a en face de lui Honda, un gros client auquel il fournit déjà les batteries Ni-MH, mais il a aussi la cohorte de fabricants allemands, très en retard, parce qu'ils croyaient que les économies d'énergie allaient se cantonner à de simples discours de leurs dirigeants politiques, très doués pour donner le change.

                   Enfin signalons les fabricants automobiles plus ou moins largués comme Chrysler qui ne sait plus où aller, comme BMW très en retard, comme Peugeot qui s'est raccroché en urgence au consortium Mitsubishi qui va lui apporter les batteries et la technologie. Enfin après maintes péripéties, il semblerait que General Motors ait enfin opté pour un alliance avec Hitachi Vehicle Energy qui est un petit des batteries, mais dont la maison mère est puissante.

                   De toutes ces alliances c'est la compétence à développer les meilleurs produits aux moindres coûts qui sera le juge de paix de leur succès. Toutes ne réussiront pas. De plus, les fabricants de batteries essentiellement japonais, vont subir de très forte pressions pour transférer une partie de leurs productions aux Etats-Unis, où se trouve une large part du Marché pour ces nouveaux véhicules.

    Le 22 Septembre 2008.

  • Extension de 3400 MW d’une centrale électronucléaire au Texas

    Extension de 3400 MW d’une centrale électronucléaire au Texas

    Mitubishireactor                 Les Etats-Unis avec 806 TWh d’électricité électronucléaire produits en 2007, soit 19% de leur consommation, constituent le premier pays producteur de ce type d’énergie au monde. Le développement de leur parc de centrales nucléaires est appelé à connaître une nouvelle phase d’expansion.  L’intérêt des constructeurs de centrales électronucléaires français ou japonais pour les futurs projets américains est donc toujours aussi vif. Pour ces Groupes, une des façons d’emporter un marché est de s’associer financièrement avec l’électricien local, pour lui avancer ou l’aider à rassembler une partie des investissements au long cours nécessaires. Par exemple, Mitsubishi Heavy Industries, un des leaders mondiaux dans le domaine, vient de décider de créer un joint venture avec Luminant, un exploitant de centrales électriques du Texas et filiale du Groupe Energy Future Holdings. Leur projet commun est l’extension de la centrale électronucléaire de Comanche Peak près de Glen Rose au Texas. Ce projet consisterait à ajouter aux deux réacteurs déjà existants sur le site, deux nouveaux réacteurs de 1700 MWe de technologie avancée à eau pressurisée  (APWR). Une demande d’autorisation dans ce sens a été déposée auprès de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) américaine.

    Le 22 Septembre 2008.

  • Pendant ce temps-là à Detroit…

    Pendant ce temps-là à Detroit…

    Images_5 Un article de Paul Jorion, paru sur son Blog, hier :
    "En 2006, la General Motors avait obtenu d’un consortium de banques, une ligne de crédit de 4,5 milliards de dollars. Au début de l’année, elle a tiré 1 milliard sur cette ligne. Alors qu’on l’interrogeait en juin si elle avait l’intention d’utiliser le reste de ce prêt, elle répondit non : « Cela ferait mauvaise impression ! ». On apprend ce matin qu’elle s’est ravisée : elle a des besoins immédiats de trésorerie et s’adresser aux marchés de capitaux serait prohibitif, vu le taux qui serait exigé d’elle.
    Il est assez ironique que ç’aura été l’activité spéculative des fonds de pension, fondations, universités américaines, musées et autres, au printemps, qui aura précipité la chute d’un secteur industriel qui fut à une époque le fleuron de la nation : son industrie automobile. Le fait est bien sûr symptomatique de la fragilité acquise par le système financier du fait de sa complexité et des ravages que peuvent exercer des facteurs dont on vante le caractère positif aussi longtemps que tout va bien.
    C’est en effet la hausse du prix du pétrole qui aura achevé Détroit, la ville du Michigan où l’industrie automobile américaine est née dans les premières années du XXe siècle avec Ford et la General Motors. Deux cent cinquante mille Américains sont employés par les constructeurs et l’industrie tout entière, concessionnaires, mécaniciens, pompistes, etc. emploie aux États–Unis cinq millions de personnes.
    Dans un pays à l’habitat très dispersé, les navetteurs parcouraient sans sourciller 100 kilomètres jusqu’à leur lieu de travail en raison du faible prix d’un carburant à peine taxé. L’automobile représentait donc un poste budgétaire que les ménages pouvaient aisément ignorer. L’augmentation du prix de l’essence fit l’effet d’une bombe et les consommateurs se détournèrent rapidement des modèles jusque-là vedettes : les « gas guzzlers », les véhicules « bâfreurs », comme les 4 x 4, ou les « pick-up trucks », les fourgonnettes débâchées au moteur très puissant.
    Les consommateurs se précipitèrent en foule vers les véhicules hybrides et les voitures de petite taille, absents de la gamme US de la General Motors, de Ford et de Chrysler. Leurs ventes tombèrent en un an de plus de 20 %.
    Le prix de revente des véhicules délaissés plongea lui aussi, faisant du jour au lendemain de la formule du « leasing », qui représentait jusque-là 20 % de leurs transactions et constituait pour les constructeurs une activité hautement lucrative, une formule désormais sans avenir, qu’ils délaissèrent aussitôt.
    En 2007, les constructeurs avaient obtenu du Congrès américain, dans le cadre d’un programme global consacré à l’énergie, un accord de principe portant sur des prêts d’un montant total de 25 milliards de dollars, et ceci pour leur permettre de mettre au point – sur un certain nombre d’années – l’automobile « verte » de demain. L’aggravation de la crise les a encouragés à exiger du Congrès un doublement de la somme, prêt dont le coût immédiat pour le contribuable américain serait de 3,75 milliards de dollars. Ils assortissent cette demande d’augmentation, d’une requête que la définition des postes auxquels les sommes empruntées seront affectées, soit rendue plus vague. Cette dernière clause attire bien entendu l’attention sur le fait qu’il ne s’agit plus seulement avec cette demande de fonds de l’« automobile verte », mais plutôt de la survie-même de l’industrie.
    Chrysler est au bord de la faillite (– 36 % de ventes sur l’année écoulée). Ford et General Motors ne sont pas en meilleure forme : l’action de cette dernière a perdu plus de 15 % de sa valeur au cours de la seule séance du 3 juillet pour retomber à son niveau de… septembre 1954, les analystes voient mal en effet comment elle pourrait émerger indemne de l’année 2009 : ses lignes de production continuent de cracher les « bâfreuses » victimes aujourd’hui d’un rejet généralisé.
    La General Motors a déclaré dans un communiqué de presse que ses réserves et ses actifs étaient suffisants pour lui permettre d’atteindre la fin de l’année 2009. Ford, qui mit en gage la plupart de ses avoirs en 2006 pour se refinancer, a préféré garder le silence.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.  "

    Bien entendu, On peut rappeler la vieille règle des historiens français qui se sont penchés sur les siècles passés.
    Aucune génération n’a vécu comme la précédente. La manière éternelle de vivre n’existe pas.
    Le mode de vie des Yankee était "non-négociable".
    Il était assis sur une consommation de plus en plus importante de pétrole.
    Pour lui, deux pays sont occupés et en guerre, l’Irak et l’Afghanistan.
    Mais ce mode de vie était récent. La gourmandise sans fin avait commencée avec le triomphe du marché en 1980.
    Aujourd’hui, le tournant est pris.
    D’une manière ou d’une autre le mode de vie change et l’industrie automobile américaine finira nationalisée, de manière ouverte ou honteuse.
    Elle voulait mettre tout le monde en camion, et y avait presque réussi.
    Mais pour la majorité des gens, le camion, ce n’est pas franchement utile.
    Detroit, quand à elle, renaitra. Son positionnement est superbe. Mais il correspond à une économie de production, terrestre et non pas ouverte sur l’extérieur.

    Dimanche 21 septembre 2008.

  • Nicaragua : le retour du canal

    Nicaragua : le retour du canal

    Images_5 On reparle du canal de Panama… Au Nicaragua.
    Explications.
    Quand les USA reprirent le projet de percement de l’isthme d’ Amérique Centrale, ils hésitèrent pendant quelques mois, entre le tracé de Panama, ou la compagnie Française du canal avait déjà réalisé le 1/3 des terrassements prévus, avant de tirer le rideau, et un tracé plus au nord, au Nicaragua.
    Puis les arbitrages et une éruption volcanique un peu montée en épingle, décidèrent le gouvernement US à reprendre le projet de De lesseps.

    Le canal de Panama doit être modernisé, pour permettre le passage de navire pouvant aller jusqu’à 130 000 tonnes, mais le projet au nord, lui, permettrait de voir des tankers de 270 000 tonnes, soit le double.
    A l’inverse du projet du début du XX° siècle, les Etats-Unis sont totalement absents du projet, que ce soit dans sa conception ou sa réalisation.
    Mieux, il se réaliserait CONTRE eux.
    Serait partie prenante, Vénézuela, Nicaragua (bien sûr), Chine et Russie.
    Pour H. Chavez, il s’agit de diversifier sa clientèle, et d’alimenter la Chine en pétrole, plutôt que les USA.
    La Russie entend aussi reprendre des projets suspendus avec le Nicaragua, notamment des barrages hydroélectriques.

    Dimanche 21 septembre 2008

  • Le premier terminal offshore de gaz naturel liquéfié du monde en Mer Adriatique

    Le premier terminal offshore de gaz naturel liquéfié du monde en Mer Adriatique

                        Exxon Mobil (45%), Qatar Petroleum (45%) et la filiale italienne d’EDF, Edison, se sont associés pour installer à 15 km de Porto Levante, sur la mer Adriatique, le premier terminal offshore de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde.Gnlterminaladriatique

                   Ce terminal, capable d’accueillir des bateaux de GNL contenant jusqu’à 152000 m3 de gaz liquéfié, avec une fréquence d’environ deux chargements par semaine pourra fournir 10% environ des besoins de gaz de l’Italie en 2009 avec une capacité de regazéification, à bord du terminal, de 8 milliards de m3 de gaz par an. Le GNL proviendra des immenses réserves du North Field du Qatar qui est aussi le gisement de South Pars du côté de l’Iran.

                   Cet exemple montre que la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe peut-être fortement réduite par des fournitures de GNL provenant d’autres régions, moyennant quelques investissements de terminaux le long des côtes. Rappelons que la Russie ne représente que 20% des productions mondiales de gaz, que l’Iran (3,8%) et le Qatar (2%) ne produisent pas à la hauteur de leurs réserves et que les Etats-Unis devenus quasiment autosuffisants avec leur gaz de schistes (gas shale), ne vont importer que des quantités confidentielles de GNL, laissant ainsi de la disponibilité pour l’Europe ou l’Asie.

                    Le gaz naturel est la ressource énergétique fossile la plus répandue dans le monde. Les 20 premiers producteurs ne produisent que 60% du gaz naturel mondial. L’exploitation plus souple des gisements de gaz isolés de tailles moyennes, ne pouvant pas justifier économiquement l’installation d’un gazoduc ou d’une unité de gazéification, le seront soit par l’utilisation d’hydrate de méthane solide qui se transportera dans des navires frigorifiques soit par la synthèse sur place de DME (diméthyl éther) qui se conditionne comme du propane et qui peut remplacer le gazole.

    Le 21 Septembre 2008.

  • Aviation civile: les économies de carburant par optimisation des phases de vol

    Aviation civile: les économies de carburant par optimisation des phases de vol

    Aucklandsanfrancico                       Air New Zealand présente sur un site dédié son programme Asia South Pacific Initiative to Reduce Emissions (ASPIRE) et les résultats de réduction de consommation de kérosène qu’elle a obtenu sur ses vols Auckland-San Francisco (FIG.). Ce programme d’optimisation de chaque phase de vol lui permet en moyenne d’économiser 4000 litres de kérosène (1173 gallons) soit 3% environ du carburant emporté sur un Boeing 777-300. Ces économies sont réalisées à 67% par l’optimisation du plan de vol, son altitude et sa vitesse. Ces paramètres choisis juste au moment du départ peuvent être modifiés en vol si nécessaire. 22% des économies sont obtenues durant la phase d’approche et d’atterrissage et enfin 11% sont réalisées au sol en minimisant l’utilisation de l’APU (génératrice de courant embarquée), en faisant le plein au tout dernier moment compte tenu du plan de vol choisi.

                    D’autres économies sont possibles par modification des avions existants (rajouts d’ailerons, rajout de dispositifs de déshumidification électrique des zones situées entre la carlingue et la cabine qui peuvent contenir jusqu’à 200 kg d’eau) et par l’achat d’avions plus modernes.

    VOIR le bilan détaillé.

    Le 21 Septembre 2008.

  • Les Marchés ont-ils peur des énergies renouvelables?

    Les Marchés ont-ils peur des énergies renouvelables?

                               Il n’y aura pas de bulle spéculative sur les cours des actions de Sociétés spécialisées dans les  énergies renouvelables, la nouveauté fait maintenant peur. Les aventures lointaines n’ont plus la cote auprès des investisseurs, la peur l’a emporté sur le lucre. L’éthanol américain, mis en corner par les cours du maïs, entravé par les problèmes de logistique d’un produit non transportable dans les pipe-lines locaux, se révèle être un vrai fiasco pour les moins performants. Pacific Ethanol a presque atteint le statut de "penny stock" et VeraSun a dû retirer à toute vitesse une augmentation de capital de 20 millions d’actions, devant la débandade de son cours. Il devrait être en perte au troisième trimestre.Renouvelablescours200809

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                             Dans les énergies solaires les résultats boursiers sont loin de traduire le dynamisme du secteur. Le premier chinois, Suntech et le premier taiwanais, Motech ont perdu la moitié de leur valeur, tirés vers le bas par la baisse des bourses asiatiques. Seul l’américain First Solar avec sa technologie économique au Cd-Te qui devrait résister aux baisses de prix, apparaît comme une exception avec un cours quasiment inchangé. En Europe, Théolia à la trésorerie mal en point, perd 44%. L’espagnol Iberdrola Renovable (FIG.) qui devait être un modèle de réussite a perdu 38% et EDF Energies Nouvelles qui doit se recapitaliser par un appel de fonds, n’a perdu que 22%, un miracle. Le modèle économique de ces trois dernières Sociétés a du mal à tenir le coup, laminé par les prix exubérants des investissements, payables d’avance et la montée des taux du crédit. Iberdrolarenovable200809_2

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    Le 20 Septembre 2008.