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  • Les britanniques -surdoués- découvrent le tas de fumier

    Les britanniques -surdoués- découvrent le tas de fumier

     

    Images_8 Il n’y a pas à dire, les britishs sont des surdoués. Ils viennent de découvrir que des bactéries peuvent produire de l’alcool (peut-être en allant aux Waters ?).
    "Si on utilisait des bactéries – les mêmes que celles trouvées dans les tas de compost – pour convertir les déchets en éthanol, il serait alors possible de fournir jusqu’à 10% des besoins énergétiques dans le secteur du transport au Royaume-Uni.  "
    Bon, c’est déjà un pas, il ne reste plus qu’à trouver les 90 % restant, ou réduire de 90 % les besoins en énergie pour l’automobile.
    C’est sans doute un panachage de deux variables : les pauvres à pied et réduction des consommations unitaires.

    Lord Bret Sinclair n’utilisera plus un 4X4, mais une mini.
    Reste qu’il faudra un nombre considérable de "petites mains" pour faire ceci avec un gain énergétique.
    Ce cas de figure, à condition qu’il ne consomme pas trop d’humus et ne nécessité pas trop d’engrais, montre aussi les limites de cette "trouvaille". C’est en effet une organisation économique totalement différente -possible-, qui permettrait de sauvegarder, -pour certains- quelques centaines de milliers de véhicules.
    Les propriétés énergétiques du fumier étaient connus longtemps, et notamment au moyen-âge.
    Sur les assaillants des châteaux, on ne jetait pas de l’huile bouillante -trop rare-, mais des boules de fumiers enflammées.
    On l’utilise aussi pour faire du méthane. C’est la concurrence entre toutes ces utilisations qui pose problème. Il n’y en aura pas assez. Comme à dit je sais plus qui, "quand la merde vaudra de l’or, les pauvres se débrouilleront pour naitre sans trou du cul."

    Samedi 20 septembre 2008

  • Sur fond d’énergie, les puissances régionales s’affirment.

    Sur fond d’énergie, les puissances régionales s’affirment.

    Images_3 La montée en puissance de complexes régionaux s’affirment. La Turquie, est près à avaler -en partie- son chapeau pour l’amélioration de ses relations avec l’Arménie, pour son électricité et être et paraitre une puissance mûre et responsable. Elle reconnaitra, en partie, le génocide arménien, indemnisera symboliquement et fera quelques excuses. le reste est question de susceptibilités.
    Cette nouvelle Turquie retrouve une vocation impériale, en ayant une diplomatie active et qui sert ses intérêts. Dans cette optique, c’est déjà une position post-OTAN, et elle a largement calmé le jeu dans la crise géorgienne.
    Le Brésil, lui aussi, parle haut et fort. Il n’acceptera pas ni les troubles, ni le démembrement de la Bolivie.

    Il est appuyé dans cette démarche par le voisin argentin, avec qui il tisse des liens monétaires post-dollar, et le Mercosur pourrait s’étendre au Vénézuela. L’aventurisme d’au moins une partie de l’administration US ne leur plait guère non plus.
    L’OTAN, quand à elle, est en voie de dislocation. Le télescopage entre Britanniques et américains d’une part, français, allemand et italien, d’autre part, est frontal sur le dossier géorgien, et sur l’élargissement. C’est d’autant plus remarquable que ces pays sont dotés des gouvernements les plus pro-USA depuis longtemps. Le réalisme, c’est à dire pétrole et gaz russes, auront pesé plus lourd que la servilité.
    Même la si faible afrique a des vélléités d’indépendance.
    Le Centcom s’est installé à la marge, au Maroc.
    La brutalité de la politique Bush, n’aura pas affirmé une puissance, elle l’aura usé plus vite. Reste à savoir s’il est possible, pour eux, de retourner à une "doctrine Brzezinskî", guère moins agressive, mais plus habile et présentable.

    La palme d’or de la blague du jour revient au "Figaro" : "Quand la Russie a tort, l’Europe doit le dire  ".
    Mais comme c’est Khodorkovsky, ex-milliardaire russe et actuel Taulard, son avis risque de ne pas être tout à fait objectif. Ex-Oligarque, s’il y a une chose qu’il n’a pas volé, c’est son séjour en prison. Il était lui-même très lié aux britanniques, et son élimination est concomitante à l’élimination des compagnies britanniques pétrolières en Russie. Libre marché, vous avez dit ?

    Samedi 20 septembre 2008

  • Air France : récession en vue.

    Air France : récession en vue.

    Bonheur Les lecteurs du "blog énergie" auront été les premiers prévenus des problèmes du transport aérien (Ils en ont de la chance, les petits canaillous ! Ils ont droit au symbole du bonheur).
    "Depuis la faillite de Lehman, le message des banques est clair: elles ne financent plus les entreprises. Du coup, mardi matin, toutes les entreprises se sont réunies et ont décidé de geler leurs investissements, de réétudier ceux qu’elles avaient déjà décidé de réaliser et de réduire les frais généraux  ".
    De plus, ayant fait appel amplement au leasing, les sociétés de transport aérien, n’ont aucune profondeur de bilan :
    " éviter de se trouver en rupture de trésorerie  ".

    La crise, énergétique et bancaire qu’ils traversent devraient donc en laisser beaucoup sur le carreau. Les fragilités intrinsèques du secteur : flottes souvent vieillotes et gourmandes en kérozéne, leasing pour les appareils les plus récents, bilans uniquement financiers, distributions de dividendes et rachats d’actions dans des périodes plus fastes, ont globalement conduit le secteur au massacre.
    On commence par les plus faibles, et on continue.
    Seuls survivront quelques compagnies, recentrées sur les aéroports à plus gros débits, dans des situations d’oligopoles et de monopoles.
    Bien entendu, la décision de gel va donner des sueurs froides à Airbus et Boeing. La liquidation de certaines compagnies devrait d’ailleurs, peser sur les constructeurs en remettant en vente à prix cassés des appareils en nombre important.

    Samedi 20 septembre 2008

  • La Chine et Taiwan tirent vers le haut la croissance de l’industrie du photovoltaïque

    La Chine et Taiwan tirent vers le haut la croissance de l’industrie du photovoltaïque

                            Dans un marché global historiquement en croissance de 40% par an, le premier chinois et deuxième mondial du photovoltaïque, Suntech présente un Chiffre d’Affaires au deuxième trimestre en hausse de 51% après un premier trimestre lui même en hausse de 76%. Suntech qui affirme avoir une capacité de production de 660 MW à mi-2008, a revu ses prévisions de ventes de 530 à 550MW en 2008. Suntech confirme d’autre part sa projection de capacité de production annuelle de 1000 MW à partir de la fin 2008. Du côté de Taiwan les six grands producteurs de photovoltaïque que sont Motech, Gintech, E-Ton Solar, Sino-American Silicon Products, Sinonar et Green Energy, dont les trois premiers font partie du TOP-15 mondial, annoncent des Chiffres d’Affaires au premier semestre 2008 en hausse moyenne de 70%. Cette remarquable performance est due à la forte demande de l’Allemagne et de l’Espagne qui ont fait croître à la fois les volumes vendus et les prix de ventes moyens unitaires. Photovoltaiqueprod2008_2

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                             Le marché 2008 du photovoltaïque devrait donc afficher des performances de très bonnes qualités et tendre vers les 4,5 GW de puissance électrique vendue, soit une croissance de 60% par rapport à 2007 (2,8 GW). Le vote attendu par les Sénateurs américains de la reconduction des subventions à l’investissement, les contraintes légales imposant une part d’électricité d’origine renouvelable dans certains Etats américains, la reprise en 2009 des aides japonaises au photovoltaïque, devraient permettre d’assurer la croissance du Marché en 2009, malgré le désengagement partiel de l’Espagne. La baisse des prix annoncée ne semble toujours pas au rendez-vous, mais les énormes investissements industriels réalisés pour accroître les capacités de production, devraient amener les prix de marché à être enfin définis par la demande et non par l’offre.

    Le 20 Septembre 2008.

  • Le SER répond à Montaigne.

    Le SER répond à Montaigne.

    Images_4 Le Syndicat des Energies Renouvelables répond à l’institut Montaigne, qui reprochait à l’éolien d’être subventionné, non rentable et n’arriverait jamais à subvenir aux besoins, même de manière partielle.
    La réponse est simple. Elle est ici. Je n’y reviendrais donc pas.
    Mais je rajouterai ceci :
    Toutes les énergies ont été, seront subventionnées, on paie pour le charbon, c’est nous, la collectivité, c’est l’état qui paie les retraités, les dégâts sur l’environnement, les remises en l’état, et ce, à perte de vue. Sans en voir le bout.
    Le problème est le même pour le nucléaire, subventionné à mort pendant sa construction, son exploitation, son démantèlement et ses dégâts sur l’environnement.

    Les dégâts induits de manière directs ou indirects par le gaz et l’électricité, les douceurs réclamés par les compagnies pétrolières, l’imposition indécente de modestie de Total, c’est de la subvention.
    Le fossile est donc subventionné. le renouvelable l’est aussi.
    Et alors ? Toutes les énergies le sont, d’une manière ou d’une autre.
    Aucune n’arrive à régner sans partage.
    Toutes sont polluantes, d’une manière ou d’une autre. Même le nucléaire rejette énormément de CO2.
    Comment ? Par le complément qu’il nécessite au moment des pics de production électrique et par l’extraction, la transformation, le transport.

    le reste est une question de choix politique.

    Vendredi 19 septembre 2008

  • Erratum.

    Erratum.

    Images_3 A force de faire de la lecture rapide, pour ingurgiter pas mal d’articles chaque jour (une centaine), on arrive à faire des erreurs.
    j’ai donc, commis une lecture rapide en travers, qui m’a fait commettre une boulette dans l’article en référence. C’était AIG le propriétaire.
    Mais, sur le fond, le reste est correct. le secteur aérien va rester plombé, faute de financeur.

    Mais, quand on commet une bêtise (et je m’en excuse auprès du lecteur, et notamment de ceux qui me l’on signalé), on est toujours ravi de trouver plus bête que soit : "Bigre, et la planète entière croit que ILFC appartient à AIG.  "
    La "planète entière", ça doit représenter 1 habitant sur 1000 (et encore avec de la chance).
    Je présente encore mes excuses à ce 1 pour mille, espérant qu’il ait survécu à ce drame horrible de la désinformation, et, si parmi eux certains considèrent représenter la "planète entière" (dont 1500 millions d’affamés, qui n’en ont rien à braire, ayant des sujets de préoccupation plus importants que ma bourde ou ILFC), il faut d’urgence envisager un traitement d’ordre psychiatrique.

    Il y a quelques générations déjà, le "tout Paris", était déjà de l’antiphrase. Il ne représentait que lui-même. Mais il faut voir le bon côté des choses aussi. Certains ont commencés à réfléchir.

    Vendredi 19 septembre 2008

  • L’Iran annonce vouloir investir en urgence dans le raffinage

    L’Iran annonce vouloir investir en urgence dans le raffinage

    Southpars_3                           L’Iran produit 4 millions de barils de pétrole brut par jour et ne sait en raffiner que 2 millions environ. Ce pays a du mal à alimenter en produits pétroliers les besoins des 70 millions d’Iraniens. On sait également que l’Iran éprouve des difficultés à vendre son pétrole lourd, qu’elle stocke dans des tankers amarrés dans le Golfe Persique quand la demande fléchit. Alors, voulant faire comme le grand saoudien d’en face, l’Iran veut investir 22 milliards de dollars  pour construire 7 nouvelles raffineries qui pourraient produire 1,5 millions de barils par jour de produits pétroliers supplémentaires. Son objectif d’après Aminollah Eskandari, directeur du raffinage iranien, est de voir ces nouvelles unités produire au plus tard en 2012.

                               Réaliser sept raffineries en 4 ans semble être un objectif bien ambitieux et hors d’atteinte pour une nation bien isolée. Retenons donc que l’Iran veut investir dans le raffinage et attendons les appels d’offres.

    Le 19 Septembre 2008.

  • Volvo annonce une nouvelle plateforme hybride de quatrième génération

    Volvo annonce une nouvelle plateforme hybride de quatrième génération

    Volvo7700hybrid1                         Volvo annonce vouloir développer et commercialiser une nouvelle génération de produits hybrides, dans sa large gamme de produits incluant camions, bus, bennes à ordures et engins de travaux publics.  Leif Johansson, le PDG de Volvo affirme: "Dans quelques années, la technologie hybride ne sera plus une solution spéciale, mais elle sera largement utilisée dans les bus et les camions de livraison de nos villes. Volvo avec sa quatrième génération s’est doté du potentiel pour rendre un tel développement possible". Les bennes à ordure hybrides plus silencieuses et consommant 20% de moins de carburant sont déjà en service en Suède (VOIR la video). Les premiers bus de type 7700 hybride (FIG.) avec des consommations réduites de 30%, seront livrables en 2009. Les engins de travaux publics présentant des réductions de consommations de 10% seront commercialisés en 2010. La technologie dite de quatrième génération repose sur deux moteurs en parallèles, l’un thermique, l’autre électrique. Les batteries sont de type Lithium-Ion.

    Le 19 septembre 2008.

  • Le système supraconducteur destiné à ITER qualifié au Japon

    Le système supraconducteur destiné à ITER qualifié au Japon

    Iter_poloidal_coil_test1                     Un câble, réalisé en Russie et constitué de 1440 brins d’un alliage Niobium-Titane, revêtu d’une gaine d’acier en Europe, a été validé au Japon sur une boucle de test d’un mètre cinquante de diamètre et pesant 6 tonnes par la Japan Atomic Energy Agency. Les tests de la boucle supraconductrice avec un courant de 52000 Ampères a généré une induction électromagnétique de 6,4 Teslas. Ce type de champ magnétique est de nature à pouvoir contenir en équilibre les quelques grammes de plasma Deutérium-Tritium qui devraient provoquer les réactions de fusion prolongée attendues dans le futur tokamak ITER. Cette phase de qualification de la boucle supraconductrice était un des points clés du projet.

    Le 19 Septembre 2008.

  • Edf : la confusion.

    Edf : la confusion.

    Images_2 A l’heure où les prix de ventes se réduisent comme peau de chagrin, la reprise de British Energy et de ses infâmes casseroles nucléaires par EDF vire à la confusion.
    Et si EDF s’était aperçu que non seulement BE ne valait rien, mais avait une valeur négative ?
    Les uns annoncent la conclusion, les autres le retrait, enfin, on ne peut que constater une valse hésitation.
    Valse hésitation dont le consommateur/contribuable français ferait bien d’être attentif.
    Dans le contexte actuel, toute reprise est suicidaire pour EDF

    A savoir nous rentrons dans un crédit-crunch et une crise économique qui a engendré une dépression, déjà visible et très forte en Grande-Bretagne.
    EDF voudrait donc investir et conquérir le marché électrique d’un pays qui, à force d’avoir été "l’homme malade" de l’Europe, finit par en mourir.
    Bien sûr, il faut faire l’effort d’oublier toute la propagande et les bêtises qu’on a dit sur le Royaume-Uni.
    C’est un pays en déconfiture et EDF risque d’acquérir "a grands frais, beaucoup de regrets".

    Il faut le répéter, il n’y a rien à attendre de cet "investissement" au moment où devient visible une crise économique de grande ampleur et de longue durée.
    Les augmentations de tarifs outre Manche auront sans doute été le pain blanc des compagnies. Arrivé à un certain point, ce n’est plus des bénéfices que l’on amasse, ce sont des emmerdements qui s’entassent.

    Jeudi 18 septembre 2008.