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Les consommations du Moyen-Orient en produits pétroliers vont-elles finir par poser problème?
Dans un monde où les consommateurs ont tendance à gérer chichement leur consommation en produits pétroliers, les pays du Moyen-Orient puisent allègrement dans leurs réserves.

En 2008 les consommations de cette région devraient atteindre 10,86 millions de barils/jour en croissance de 0,25 millions bl/j par rapport à 2007. Cette consommation, largement subventionnée, en particulier en Arabie Saoudite (LIRE) qui en assure 20%, représente plus de la moitié de la consommation des Etats-Unis et une fois et demi celle de la Chine. Il est projeté qu’elle atteigne 11,8 millions de barils/jour à l’horizon 2012 (FIG.) ce qui représentera alors les trois quarts de la consommation américaine.
A ce rythme de progression des consommations, de 3,4% par an depuis 2001, cette région de 315 millions d’habitants en 2006 (FIG.), en forte croissance démographique, pourrait devenir en un peu plus d’une décennie la plus grande consommatrice du monde avec une consommation dépassant les 15 millions de barils par jour.

Mais me direz-vous, le Moyen-Orient consomme ce qu’il possède! Effectivement l’Arabie Saoudite confirme son plan de pouvoir produire 12,5 millions de barils/jour à fin 2009. Un demi million de barils provenant des territoires neutres partagés avec le Koweït et exploités pour l’Arabie, par une filiale de Chevron dont le contrat de sous-traitance vient d’être renouvelé jusqu’à 2039. Avec un investissement de 60 milliards de dollars, c’est près de 3 millions de barils par jour de nouvelles extractions qui vont être mises en route.
Mais pour une simple question d’image, il serait de bon ton que l’Arabie Saoudite mette fin à ses subventions et que les nations les plus riches de la région essaient de modérer leur gaspillage. Le développement de l’énergie solaire est pour ces pays l’opportunité de réduire leur addiction au pétrole et de recycler les précieux pétrodollars.
Le 15 Septembre 2008.
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Alitalia : la fin.
La compagnie Alitalia est à vendre. Presque tout le monde pourrait la racheter, tellement elle est peu chère, personne n’en veut, à l’image de Lehman Brothers.
La crise, elle est simple. C’est le prix du kérosène, allié à un défaut d’investissement classique dans les économies néo-libérales.
le genre de crise qu’elle occasionne, en "tout ou rien", est tout aussi simple aussi.
Des destinations peu ou pas du tout rentables sont abandonnées. les aéroports en question, deviennent de simples sites de club d’aéronautique de tourisme.
Comme, globalement, le trafic progresse encore un peu ou se maintient, mais à partir de grands aéroports,on ne voit pas la crise arriver.
Toujours est il que ce genre de restructurations aident peu.
En effet, elles impliquent qu’une partie de la flotte est surnuméraire, c’est à dire que le déficit gonfle encore, au lieu de se réduire.
Le personnel devient aussi pléthorique, mais pour celui, très qualifié, les compagnies hésitent à s’en séparer.
Là aussi, le souvenir de reprises précédentes où techniciens de maintenance et pilotes avaient fait défaut, les freinent.
La déréglementation du début des années 1980 avait pu sembler donner quelques fruits. Les appareils et les infrastructures aéroportuaires étaient neufs.
Aujourd’hui, tout est suranné, et les compagnies n’ont plus les moyens financiers d’y remédier.Dimanche 14 septembre 2008.

Les Zeurodéputés s’agitent.
Les zeurodéputés ont trouvés un motif de travail, ben plus passionnant que leur dernier grand dossier, qui était de définir au niveau européen, ce qu’était le chocolat.
Ils avaient rejoint dans la stupidité les byzantins, qui à l’époque où les turcs prirent leur ville, déparlaient du sexe des anges (prozac pour tous).
Le 11 septembre a été une période de rupture, mais en Europe cette fois-ci.
La législation déblaie en effet le terrain à des investissements massifs et l’éolien pourrait devenir le plus grand client de la sidérurgie d’ici 2013.
Le vent de l’histoire souffle, et la grande parenthèse libérale se referme.Une nouvelle révolution industrielle va avoir lieu, et bien plus que les roulements de mécaniques des traineurs de sabres, elles est une réponse aux tensions géopolitiques autour des régions productrices.
C’est là, et cela a toujours été, la grande angoisse saoudienne, qu’on se passe du pétrole, bien sûr, le même raisonnement peut être appliqué aux énergies fossiles.
Les nouvelles vagues de révolutions industrielles ne sont de "bonnes périodes" que vu postérieurement. Il y faut beaucoup de travail, de chamailleries, de procès, de coups fourrés avant qu’on voit se dégager une dynamique.
Cette dynamique s’articulera sur plusieurs axes : économie, notamment dans le bâtiment, solaire, éolien, hydraulique, très délaissé aujourd’hui, mais aussi changement d’attitude, amplement commencé dans les pays de l’OCDE.
SUW, 4X4, retourneront à ce qu’ils n’aurait jamais du cessez d’être : le véhicule de quelques professionnels à l’activité spécifique, et non le gadget de m’as-tu-vu, dépensiers, pompeux et pédant.Bien entendu, les objectifs (20 % de renouvelable) seront sans doute trop timides, et auront ils des chances d’être pulvérisés. La création d’un lobby du renouvelable sera aussi un élément important.
Quand à la campagne de désinformation sur l’éolien en France, elle est largement l’oeuvre du lobby nucléaire, mais risque d’avoir des résultats paradoxaux et d’y assurer ultérieurement une victoire plus large : les prix auront baissés, et des progrès techniques intégrés.Dimanche 14 septembre 2008.

Le Honduras rejoint l’ALBA.
Le Honduras vient, dans l’indifférence générale, de basculer.
Alléché par le pétrole et les subsides Vénézueliennes, ce pays, qui fut un des plus solides alliés des USA depuis très longtemps rejoint l’ALBA (alternative bolivarienne pour les amériques).
Dans les années 1980, il joua le rôle de "pare-feu" et de tampon, face au Nicaragua et à la guerre civile qui sévissait au Salvador.
Des médecins cubains aussi, sont arrivés en masse.
Mais, ce qui est le plus cocasse est le passage des dirigeants honduriens à une réthorique révolutionnaire, qu’ils ne pratiquaient guère et qui, il y a peu, leur paraissait ridicule et qui visiblement fait même sourire Chavez.
Ce basculement, malgré la re-création de la IV° flotte US dans les Antilles est significatif de l’affaiblissement des USA en metière stratégique, économique et politique, y compris dans cette région.Cela marque aussi d’une manière significative, l’échec de l’accord de libre-échange qui liait les pays de la région et les USA. Visiblement, le retour sur investissement de cet accord, a été nul.
Enfin, cet accord n’accordait pas ce que demandaient le plus ces pays, c’est à dire la libre circulation avec les USA des personnes.
Les difficultés financières du Honduras avec le FMI montrent que les crocs de celui-ci sont passablement élimés et que, dans un premier temps, il est souvent profitable de changer d’alliance.
Les rats quittent le navire. le prochain sera sans doute le Salvador, théâtre naguère d’une guerre qui fit
100 000 victimes et qui dura 12 ans.Le délitement d’une puissance crée aussi des conflits et des rivalités. On peut sans avoir aucune chance de se tromper voir une rivalité Vénézuela/Brésil se profiler, chacun arguant de ses cartes et avantages géostratégiques, dont l’énergie est loin d’être la moindre.
Dimanche 14 septembre 2008

La consommation mondiale de pétrole doit se stabiliser à 1000 barils par seconde
Un premier objectif de maîtrise de la consommation mondiale de pétrole devrait être exprimé dès aujourd’hui par un postulat très simple: les consommations mondiales de pétrole NE DOIVENT PLUS CROÎTRE, les baisses de consommations des pays riches de l’OCDE compensant la croissance des consommations des pays NON OCDE. Cette consommation mondiale doit être stabilisée à 86 millions de barils par jour (ou a mille barils par seconde!). En effet il est une quasi évidence dans toutes les études prospectives qui paraissent, quelques soient leurs auteurs, institutionnels ou non institutionnels: les consommations en produits pétroliers croissent chaque année. PERSONNE n’a jusqu’à présent "challengé" cette pseudo évidence. Cependant une étude analytique des consommations par grandes zones, la mesure de l’impact de la récente hausse des prix du brut sur les consommations en produits pétroliers, l’ensemble des mesures prises dans le monde pour réduire les consommations de carburants dans les transports, amènent à penser qu’un objectif de stabilisation des consommations mondiales de pétrole est tout à fait réaliste. Les estimations de consommations mondiales du premier trimestre 2008 comparées à celles du même trimestre 2007 publiées par l’Energy Information Administration illustrent parfaitement le réalisme d’un tel objectif (FIG.).

Que disent ces chiffres du premier trimestre? Ils montrent tout simplement que les consommations des pays de l’OCDE tirées vers le bas par les Etats-Unis ont baissé de 1,08 millions de baril/jour. Cette baisse de 2,2% des consommations OCDE, compense quasiment la croissance des besoins chinois et asiatiques (+0,45 millions bl/j) et des autres pays NON OCDE (+0,7 millions de bl/jour).
Ce résultat montre qu’il n’est pas vrai que la croissance des pays NON OCDE va tirer inéluctablement les consommations mondiales vers le haut, à condition que les pays riches arrêtent leur politique de gaspillage, que les prix du pétrole demeurent supérieurs à 90$ le baril pour maintenir la pression qui lentement oblige les acteurs économiques à trouver des solutions à un pétrole cher, à condition enfin que les subventions à la consommation de pétrole régressent, évaluées par l’UNEP vers les 100 à 150 milliards de dollars dans le monde (LIRE).
Il est à noter que durant ce premier trimestre certaines consommations ont été très fortes par rapport à celles de 2007, comme par exemple celles de l’Allemagne qui a consommé beaucoup de fuel (+0,1 millions de bl/j) ou celles du Japon qui a brûlé du pétrole pour produire de l’électricité, en raison de ressources électronucléaires réduites.
Les chiffres connus pour l’OCDE au deuxième trimestre permettent de penser que cette stabilité des consommations mondiales de pétrole se poursuivra dans le courant de la première moitié de l’année.
Ces chiffres qui n’ont rien de confidentiel, pourraient être exploités par les Administrations pour montrer à leurs citoyens que leurs efforts paient, que la gabegie n’est pas inéluctable et qu’ils doivent poursuivre dans ce sens. Mais pour on ne sait quelles raisons obscures il est de bon ton de ne pas inciter le bon peuple à devenir économe en énergie. Ceci est vrai aux USA mais aussi en Europe où l’on préfère parler indirectement d’émissions de CO2, plutôt que de réduction de consommation d’énergie.
La stabilisation des consommations de pétrole dans le monde dans les quinze ans à venir (LIRE) n’est pas une utopie, il est dommage qu’un tel objectif ne soit pas repris par les organismes internationaux se préoccupant de ces sujets.
Le 14 Septembre 2008.
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Enculage de mouches et préservation de l’eau…
Les systèmes de récupération d’eaux pluviales pourraient s’avérer être une catastrophe économique pleine et totale pour les multinationales de la distribution d’eau.
Avec une moyenne de 0.8 M par M2, les précipitations, une fois valorisées peuvent les envoyer "aux poubelles de l’histoire".
Alors, quand on ne veut pas faire quelque chose, on dit qu’on ne peut pas la faire, ou gouvernementalement parlant, on l’enterre sous un déluge bureaucratique.
C’est la voie de l’enterrement bureaucratique qui a été choisie.Je vous laisse découvrir ICI, les délires Kafkaïens et ubuesques de l’administration française, acharnées à défendre les dividendes de ces sociétés.
En même temps, la bureaucratisation est naïve.
Quelques cours de plomberie, niveau CAP, lui montrerait que ses exigences sont enfantines et désuètes.
Ils ne connaissent même pas l’existence d’un By-pass.
lamentable.Dimanche 14 septembre 2008

« opérations de maintien de l’ordre »
La guerre d’Algérie, ne fut, officiellement, qu’une "opération de maintien de l’ordre". P. Lellouche, laisse tomber la langue de bois pour l’Afghanistan : "C’est une guerre, pas une opération de police", contredisant H. Morin, pour qui cette intervention est une opération de police internationale (je vais me sentir mal, chaque fois que je me gare mal. Et si un F117 rasait le parking ?).
Les USA, quand à eux, ne renonçant pas aux techniques qui perdent, et se souvenant du Cambodge de 1970, ont étendus la guerre aux zones tribales du Pakistan.
Le Pakistan, malgré une armée forte et nombreuse, a le plus grand mal à contrôler ces zones.
Mais, en même temps en a un soin jaloux.
Entre la sémantique du ministre, le parler vrai du député et l’escalade sur le terrain, tout le monde devinera qui est pitoyable dans son approche.Nixon, en 1970, lança donc des opérations de destructions des sanctuaires Viet-cong au Cambodge. L’effet est connu. Des centaines de milliers de civils furent tués, la piste Ho-chi-minh, ne souffrit aucune interruption, et bénéficiant d’un espace de manoeuvre élargi, les Viet-congs ne furent jamais en difficulté militaire réelle, un mouvement khmer rouge sanguinaire surgit du bain de sang.
Ce même schéma est en train de se produire sur les zones tribales du Pakistan, zones habitées par des tribus guerrières aguerries, et on ne sait quelle sera la réaction de l’armée pakistanaise.
Beaucoup de chose jetées au hasard, pour voir, pour continuer une guerre, dont l’objectif premier avoué (lutte contre le terrorisme) ou réel (accés aux ressources gazières de l’Asie Centrale) est désormais oublié, pour une simple logique d’escalade.
Quand à l’accès au gaz iranien, il est possible pour les européens, à la seule condition de se découpler politiquement des USA.
Ce découplage a été commencé dans la crise géorgienne, ou une bonne partie du noyau historique, s’est refusé à prendre partie contre la Russie.
Cet accès au gaz iranien, d’ailleurs, ne manquerait pas de créer des tensions russo-iraniennes, car les intérêts des deux puissances, sont sur long terme, divergentes.
Bien entendu, les utiliser demanderait une autre chose que "des opérations de maintien de l’ordre" ou "diplomatie boum-boum" (vous reprendrez bien un B52 ou vous préférez un bretzel ?).Samedi 13 septembre 2008

Le gaz iranien est une des clés du succès pour le gazoduc Nabucco
Le Ministre du pétrole iranien Nozari vient de relancer la Société pétrolière autrichienne OMV qui est un des six actionnaires du consortium (FIG.), pour qu’elle accélère la signature d’un accord avec l’Iran qui fournirait une large partie du gaz naturel au gazoduc Nabucco, pour alimenter les besoins en énergie européens en évitant la Russie. "Tout le monde sait que le Projet Nabucco ne peut pas marcher sans le gaz iranien, on ne peut pas ignorer une nation qui possède 16% des réserves mondiales de gaz dans un tel projet" a déclaré Nozari.L’Iran menace de se désengager de ce projet si les affaires traînent trop. Mais s’il est un projet à forte connotation géopolitique c’est bien ce projet Nabucco. La concurrence entre la Russie et l’Iran sur le commerce du gaz naturel est appelée à être de plus en plus rude dans les années à venir. Les productions de gaz iraniennes, avec 3,8% des productions mondiales, ne sont pas à la hauteur des réserves de ce pays. Seuls quelques journalistes naïfs peuvent croire que l’Iran va ouvrir les portes à Gazprom, pour qu’il se serve dans les réserves iraniennes. L’Occident peut jouer cette compétition pour affaiblir les positions énergétiques russes, mais encore faudrait-il que l’Iran compose sur ses velléités guerrières et nucléaires. Quand aux groupes pétroliers il faudra choisir l’un ou l’autre. Total par exemple, a choisi le gaz russe en ce désengageant de South Pars au profit de Shtokman. Nabucco donne des boutons aux dirigeants russes qui feront tout pour le saborder, alors, l’Autriche hésite. A suivre!
Le 13 Septembre 2008.
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L’AIEA revoit en légère hausse ses prévisions d’électricité d’origine électronucléaire pour 2030
L‘Agence Internationale de l’Energie Atomique à revu ses prévisions de production d’électricité d’origine nucléaire dans le monde à l’horizon 2030. Elle manipule deux scénarios extrêmes: le premier avec une faible croissance mondiale de la demande en électricité (1,9%) et dans lequel la part électronucléaire baisserait avec une progression annuelle de 1,3%; le deuxième scénario suppose une croissance mondiale de la demande en électricité forte (3,3% par an) et une part d’électricité d’origine électronucléaire qui reste constante autour de 14%. Dans ce dernier cas les ressources électronucléaires croissent de 3,3% par an comme la demande globale. Par grandes zones l’AIEA maintient la part d’électricité électronucléaire aux Etats-Unis entre 18% et 20,6% selon le scénario (contre 19% aujourd’hui), elle fait décroître la part en Europe à 15% ou 20% en 2030 (contre 27% en 2007) et elle fait croître la part en Asie vers 12% à 14% (contre 10% aujourd’hui). Un tel scénario signifierait que les pays européens ne réaliseraient pas leur développement électronucléaire comme prévu, ils auraient donc le choix entre le gaz (Russe?), le charbon polluant et les énergies renouvelables.
Ces prévisions conduisent à des puissances électronucléaires en croissance dans le monde (FIG.) à 473 GW pour l’hypothèse basse et à 748 GW pour l’hypothèse haute, mais en très forte décroissance en Europe dans le cas de l’hypothèse basse, où des nations, autres que l’Allemagne abandonneraient tout ou partie de leur puissance électronucléaire en ne renouvelant pas leurs centrales obsolètes?
Le 13 Septembre 2008.