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  • La reconstitution du plafond.

    La reconstitution du plafond.

    Images_3 Les grands historiens des siècles passés, notamment Braudel qui l’a dit explicitement, pensaient à la "reconstitution du plafond", la croissance devenant nulle (ou plutôt très faible).
    Le plafonnement des ressources gazières, pétrolières, charbonnières à un horizon plus lointain, nucléaire à échéance proche semblait indiquer que ce plafond était proche.
    Mais, si la détérioration de la machinerie économique provoquait, tout simplement, un plafond, non pas géologique et technique, mais une tempête, telle que ce soit les inégalités de revenus, les défauts d’investissements d’un côté, le surinvestissement chronique de l’autre.

    Le surinvestissement, par exemple est manifeste en matière de transport maritime.
    700 grandes unités -plus de 150 000 tonnes- seront livrées dans les trois années à venir.
    Pendant ce temps, le prix du fret dégringole, et pire, il n’y a pas que les transporteurs.
    Les ports aussi connaissaient des embouteillages chroniques.
    Les infrastructures y menant sont à bout de souffle (USA), engorgés (cas de la vallée du Rhin, ports australiens), ou insuffisants (Chine).
    Bien entendu, le tiers monde connait ces trois phénomènes conjugués.
    On pourra donc voir un transport maritime ruiné par des surcapacités, parce que, en même temps, rien n’a suivi à l’arrière.
    Bien entendu, la paupérisation des ménages devrait aussi avoir son lot de conséquences (pour arriver à ce niveau là, il faut voir dans quelle merde on est !)

    Jusqu’où ?
    Photo : l’origine de l’envol économique de l’Europe.

    Dimanche 7 septembre 2008

  • L’allemand RWE voudrait lancer un projet de génération de courant au lignite avec récupération de 90% du CO2

    L’allemand RWE voudrait lancer un projet de génération de courant au lignite avec récupération de 90% du CO2

    Turbinegaz                     L’électricien  RWE Power en 2007, a produit en Allemagne 179 TWh d’énergie électrique dont 80% à base de lignite, de charbon et de gaz. Ces productions ont entraîné l’émission de 158 MT de CO2, soit 1,1 tonne de CO2 par MWh thermique produit, ce qui fait de RWE un des grands émetteurs de CO2 allemands. RWE voudrait lancer un projet industriel de production d’énergie électrique à partir de lignite selon un procédé dit IGCC (Integrated Gasification Combined Cycle) avec capture et séquestration du CO2. Ce procédé à cycle combiné turbine à gaz et turbine à vapeur, donc à rendement thermodynamique élevé, repose sur la combustion de l’hydrogène qui serait obtenu à partir de la gazéification du lignite en Syngas (CO + H2), suivie d’une conversion catalytique du monoxyde en CO2 et de la capture de ce CO2 par un solvant ou autre procédé. Ce projet concernerait une unité de 450 MW qui serait implantée près de Cologne et alimentée de lignite local. Un pipe-line permettrait d’évacuer 90% du CO2 généré vers un endroit de stockage à déterminer. RWE estime le coût d’un tel projet à 2 milliards d’euros. Il pourrait être opérationnel en 2014, à condition que tous les obstacles administratifs et règlementaires soient levés dans des délais raisonnables et que le financement soit bouclé. D’autre part, pour les dirigeants de RWE, l’adhésion de l’opinion publique à un tel projet est jugée indispensable à sa réussite.

    Le 7 Septembre 2008.

  • Une puissance électronucléaire mondiale entre 600 et 1200 gigawatts à l’horizon 2030

    Une puissance électronucléaire mondiale entre 600 et 1200 gigawatts à l’horizon 2030

                               Dans un climat d’angoisse croissante devant les risques de réchauffement climatique de la planète et paradoxalement, de pénurie en énergies primaires, jamais les décisions énergétiques structurantes des grandes nations n’auront été aussi ambiguës, confuses et incertaines.Nucleaire2030_2

    Les gouvernements avec beaucoup d’emphase, décident à la marge de programmes mineurs comme ceux sur les biocarburants, sur la prématurée capture et séquestration du CO2, sur des programmes éoliens ou solaires locaux, etc. Mais pour ce qui concerne l’essentiel c’est plutôt le silence radio. Que fait-on des centrales électriques polluantes au lignite ou au charbon en Chine, en Europe, aux USA? Rien, aucune idée! Va-t-on les rénover, les remplacer par d’autres types de centrales? Les programmes électronucléaires traînent en longueur. Trois ou quatre ans minimum pour obtenir un feu vert administratif pour la construction d’une centrale aux Etats-Unis, à condition que le futur Président en place y soit favorable et soit par la suite, réélu. La Grande_Bretagne qui s’enlise dans la recherche d’une organisation industrielle où apparaîtrait un semblant de concurrence; l’Allemagne qui a décidé d’arrêter le nucléaire alors que tous les dirigeants savent que ce n’est ni possible, ni raisonnable; l’Italie qui revient sur ses décisions mais qui ne sait pas faire et ne veut pas le dire; une Espagne qui hésite; le Japon quasiment arrêté dans son développement par le tremblement de terre de 2007. Voila à ce jour, le spectacle de désolation de la politique énergétique de la planète. Alors la World Nuclear Association qui désirait faire de légitimes  prévisions sur l’activité future de ses membres, a choisi un horizon dans la durée et politiquement peu contestable: 2100! Elle a donc publié un Nuclear Century Outlook. Mais qui peut savoir ce que sera l’industrie électronucléaire dans 92 ans? Alors dans ce papier ce qui est intéressant c’est la prévision pour 2030 et c’est déjà bien.

                     La WNA manipule deux hypothèses: l’une basse très conservatrice, où la croissance du parc correspond à 8 ou 9 tranches annuelles moyennes de 1000MW. L’autre, hypothèse haute, correspond à une croissance de 38000 MW par an. Cette fourchette très large, ne traduit que les incertitudes politiques du moment. Elles sont cohérentes avec les hypothèses de travail de Siemens par exemple qui estime entre 2008 et 2013 un marché mondial de 18000 MW par an. L’hypothèse basse rejoint les prévisions de Toshiba qui envisage d’ici à 2030 un marché mondial de 156 tranches nucléaires (LIRE).

                      La WNA segmente ses prévisions en quatre grands groupes: les programmes majeurs qui concernent le grandes nations dont certaines, comme la Chine et l’Inde, sont des nains nucléaires ou bien d’autres  comme les USA, le Canada, La Grande-Bretagne ou la Russie dont la part d’électricité nucléaire est encore inférieure à 20% de leur consommation. Puis elle segmente le Marché entre les programmes plus petits, les nouvelles nations ayant un projet nucléaire (où se trouve la Pologne) et enfin celles qui pourraient d’ici à 2030 rejoindre le club des nations utilisant l’énergie nucléaire civile, on y retrouve l’Italie par exemple.

                      Parmi les grands projets ce sont La Chine, les USA et l’Inde qui tirent la demande (FIG.) suivies de la Russie et du Brésil. Dans l’hypothèse basse ni l’Allemagne, ni la Grande-Bretagne ne sont supposées accroître leur puissance électronucléaire.Nuclaire2030annuel

    LIRE le Century Outlook Data.

    Le 7 Septembre 2008.

  • Tchou-Tchou, le petit train.

    Tchou-Tchou, le petit train.

    Images_5 Plus que de techniques nouvelles et d’inventions géniales, il apparait dans le monde qu’il y a une carence phénoménale d’investissements.
    C’est l’Argentine qui flambe cette fois, et pas au figuré, ou du moins des trains de banlieues, incendiés.
    Le 3 septembre, c’est 8 wagons qui ont flambés, une trentaine depuis le début de l’année.
    Les transports de la compagnie TBA (Transports de Buenos Aires) sont TRES critiqués, voyages dangereux, risqués, sur les marche-pieds ou sur les toits, rançon d’un trafic qui explose et d’investissements qui ne suivent pas.

    En outre, les maux sont comparables à ceux que l’on connait en France. 2.4 milliards pour des TGV, mais peu pour les trains classiques et leur réseau, antédiluvien, une population de l’intérieur, abandonnée.
    Partout, dans les pays industrialisés, ont été abandonnés l’investissement, pour recréer une rentabilité fictive, mais dans l’air du temps.
    Bien entendu, une fois que les profits, privatisés ne rendront plus assez, les compagnies privatisées reviendront dans le giron public, prié d’investir suffisamment.
    En attendant, tous les jours pâtissent des "usagers" vraiment très usés et qui se sentent fort peu client, mais plutôt comme ces soldats de 1914 : "chevaux 10,  hommes 40"…
    Les chevaux étant mieux traités.

    Samedi 6 septembre 2008

  • Un « rapport d’initiative » voté par le Parlement Européen vise à favoriser le ferroviaire comme mode de transport du fret

    Un « rapport d’initiative » voté par le Parlement Européen vise à favoriser le ferroviaire comme mode de transport du fret

                                                                                      Fretferroviaire Le Parlement Européen vient de voter un "rapport d’initiative" demandant à la Commission d’allouer au moins 40% des crédits d’infrastructures pour les transports au ferroviaire en se focalisant tout particulièrement sur le fret. La priorité doit être accordée à la modernisation des infrastructures et des terminaux. Les projets à grande vitesse multinationaux, en particulier dans le transport de fret devraient être encouragés.  La Commission devrait présenter un plan d’action dans le domaine des transports ce mois-ci.

                                 La question que l’on peut sérieusement se poser est la suivante: que peuvent faire de vraiment sérieux les Sociétés de transport ferroviaire européennes, dans le domaine du fret, sans un réseau maillé de voies ferrées exclusivement ou au moins largement dédiées à ce mode de transport? En tous les cas en France, c’est clair les trains de marchandises circulent à petite vitesse en louvoyant entre les trains de passagers. C’est peut-être mieux en Allemagne où le fret ferroviaire est plus important.

    LIRE le texte concernant le rapport d’initiative.

    Lire les idées générales de la Commission dans le domaine, avec la création de corridors.

    Le 6 Septembre 2008.

  • La révolution industrielle britannique.

    La révolution industrielle britannique.

    Images_4 "Le principe se vérifie pour la plupart des nations qui ont réussi à reproduire la révolution industrielle anglaise. Mais attention, l’Angleterre elle même n’a pas vraiment suivi ce principe. Par exemple les infrastructures telles que routes et canaux commencèrent à s’y développer en tant qu’initiatives privées. Bon, on peut noter qu’au quatorzième siècle, Edouard 3 a netttement poussé le développement de la production textile, et ainsi fait échapper l’Angleterre à son statut de pays de la périphérie (braudel) ne produisant que la matière première, la laine. Et on peut aussi créditer la plupart des gouvernements d’y avoir favorisé toute l’activité maritime. Mais le rôle de l’Etat en Angleterre n’est pas vraiment allé au delà.
    ça ne remet pas en question le principe général du rôle de l’Etat. C’est simplement que ce principe ne pouvant pas être connu initialement, ce n’est pas en l’appliquant, mais juste par hasard, que le premier décollage industriel d’un pays s’est réalisé.
    Le hasard a consisté en la combinaison de quelques facteurs: la situation insulaire de l’Angleterre, qui permettait une accumulation du capital dans des conditions bien plus sures, car le risque réduit d’invasion limitait les risques militaires sur le capital. C’est-à-dire d’une part les destructions par l’ennemi (la révolution industrielle aurait surgi d’abord dans les Flandres, très certainement, si elles n’avaient été envahies une ou deux fois par siècle), et d’autre part le cout de la "protection" par la classe militaire nationale (dont la tendance naturelle est de dévier l’accumulation du capital vers des usages très diversifiés mais presque toujours improductifs). Donc pour l’Angleterre un avantage en capital accumulé, qui va se combiner à une pénurie de matière première agricole (bois, fibres, nourriture), le territoire n’étant pas si étendu. C’est ainsi qu’il y est devenu plus rentable d’utiliser le charbon d’une part, et de fabriquer industriellement toutes sortes de bidules exportables pour importer les matières premières agricoles. "

    Deux remarques à cette intervention, le rôle des guerres anglo-hollandaises, et la carence française.
    Au niveau économique la montée en puissance est concomitante avec l’affaiblissement des "fourriers des mers", hollandais.
    Les guerres du 17 siècle vont grandement ébranler la puissance hollandaise, et le krach de 1763 (la Hollande, neutre, avait pris en charge le commerce extérieur des pays belligérants ennemis de la Grande-Bretagne pendant la guerre de 7 ans), font que celle-ci ne sera plus que l’ombre d’elle-même, avant que la dernière guerre entre les deux pays ne provoque la fin de toute influence hollandaise en 1780…
    On ne peut que noter la concordance des faits, et la révolution industrielle…
    La carence française aussi dans ses relations avec l’Angleterre lui laissera le temps de respirer.
    A partir de 1475, la monarchie française stoppe la guerre de 100 ans et trouve plus expéditif en la personne de Louis XI de fomenter des troubles en Grande-Bretagne, plutôt que d’y intervenir directement.
    D’abord, il y a les remuants Gallois (jasper Tudor), l’allié Ecossais, et l’Irlande jamais domptée.
    Fin du XVII° siècle, les troubles intérieurs britanniques ne sont plus que rares et espacés, la périphérie vaincue et la flotte française incapable de franchir la Manche.

    On le voit donc, peu de considérations techniques permettront le développement industriel britannique, mais surtout une conjonction d’éléments fortuits et indépendants.
    Bien entendu, aussi, l’absence de dépenses superflues, comme celle de défense nationale boulimiques, tel qu’il existe aux USA depuis 1948 explique aussi le succès.

    Samedi 6 septembre 2008.

  • Rapprochement Turquie-Arménie.

    Rapprochement Turquie-Arménie.

    Images Le Caucase est une région aussi instable qu’ importante au niveau de l’approvisionnement énergétique.
    Aujourd’hui, on assiste à un dégel des relations entre l’Arménie et la Turquie, au point mort pour cause de génocide de 1915.
    Allié à la Russie, l’Arménie a aussi largement été aidé dans sa guerre contre l’Azerbaïdjan par l’Iran et reste au contraire, en froid avec la Géorgie.
    Par contre, Pour les Azéris c’est la perplexité face à la Turquie qui les a toujours soutenus.
    En effet, pour eux, quel est le but Turc ?

    Rien n’est clair, ni affirmé.
    Rien ne l’explique, à moins que la guerre Russo-géorgienne n’ait déclenché AUSSI un mécanisme turque d’autonomie, vis-à-vis de la "communauté internationale" (lire, l’occident) et qu’elle n’ait fini par passer par profits et pertes un certain nombre "d’acquis" : OTAN et rentrée dans l’union européenne et entrepris de reconstituer une politique autonome, qui dans ce cas, donnerait une certaine importance à l’Arménie, celle de glacis, alors que les bonnes relations avec Bakou, finalement ne l’intéresse que relativement.
    Là aussi, on peut envisager une satellisation économique voire économique arménienne, mais l’Azerbaïdjan s’est révélé, au cours des siècles passés comme une pomme de discordes Iran/Russe, mais dans sa position excentrée, la Turquie peut difficilement y jouer un rôle.
    Passé le mirage des pipelines, le retour au principe de réalité dicterait un but accessible à une diplomatie turque (la satellisation de l’Arménie, d’une manière ou d’une autre), un but turque, pour la Turquie uniquement.

    Samedi 6 septembre 2008.

  • Le mois de Juillet a été décevant pour le transport aérien nous informe l’IATA

    Le mois de Juillet a été décevant pour le transport aérien nous informe l’IATA

    A380a                               L’International Air Transport Association (IATA) vient de faire le point sur l’activité mondiale du transport aérien au mois de Juillet et a revu à la baisse ses prévisions de trafic pour 2008. Le plus décevant est le transport de fret en baisse au mois de Juillet de -1,9% par rapport au même mois de 2007. C’est le résultat de l’Asie qui représente près de la moitié du trafic, à -6,5% qui plombe la tendance. Par contre le trafic du fret en Europe (-1,2%), en Amérique du Nord (+4,4%) et au Moyen-Orient (+12,9%) qui représentent près de l’autre moitié de l’activité sont globalement en croissance. Ces résultats conduisent l’IATA à revoir les prévisions de croissance du fret pour 2008 à 1,8% au lieu des 3,9% qui étaient la prévision annuelle jusque là.

                             Quand au trafic passagers il a globalement crû de 1,9% pour le mois de Juillet, avec une légère baisse en Asie (-0,5%), une croissance légère en Europe (+1,3%) et une croissance plus nette en Amérique du Nord (+4,2%), au Moyen-Orient (+5,3%) ou très nette en Amérique Latine (+8,1%). L’IATA a revu ses prévisions 2008 du transport passagers à +3,2% pour une prévision précédente à 3,9%

                             Ces résultats, surtout ceux du fret, indiquent une baisse de la croissance dans les échanges mondiaux mais avec des résultats contrastés entre une Asie  ou une Europe en retraits et une Amérique Latine ou un Moyen-Orient en bonnes formes. L’Amérique du Nord maintenant le cap, au milieu de ses péripéties financières.

    Le 6 Septembre 2008.

  • Les prix de l’électricité d’origine photovoltaïque seront compétitifs dès 2010 en Italie et partout en Europe en 2020.

    Les prix de l’électricité d’origine photovoltaïque seront compétitifs dès 2010 en Italie et partout en Europe en 2020.

    Epialogo1                          Une cinquantaine de managers des industries photovoltaïques du monde entier, s’est réunie à Valence (Espagne) à l’occasion de la 23ème Conférence Européenne sur le sujet, sous l’égide de l’European Photovoltaic Industry Association (EPIA). Elle a affirmé que les prix de l’électricité d’origine photovoltaïque arriveraient à parité (grid parity) avec les prix de détail de l’électricité des divers pays européens entre 2010 et 2020. Le plus précoce, en 2010, serait l’Italie où les prix de l’électricité sont deux fois plus élevés que les prix français. Puis viendrait l’Espagne (2012), l’Allemagne (2015) et donc la France vers 2020. Ces chiffres doivent être pris avec prudence, mais ils sont indicatifs des formidables réductions de coûts attendues pour les dix ans à venir dans ce secteur: elles vont être considérables! Les principaux ingrédients qui expliquent cette évolution prévisible sont les suivants:

    • une concurrence acharnée des nombreux acteurs industriels asiatiques, américains et européens sur un marché mondialisé, où la spécialisation de sous-traitants sur une étape du processus permettra de tirer les prix vers le bas du composant intermédiaire (wafer, film transparent, verre conducteur, cellule, etc.)
    • une formidable évolution des technologies que ce soit en Silicium cristallisé ou en couches minces (Si amorphe, CuIn(Ga)Se, CdTe, etc.)
    • des procédés industriels en continu, adaptés aux productions de masse,
    • l’absence de nuisances du processus de production d’électricité photovoltaïque (rejets, bruits) et de servitudes, sinon quelques lignes électriques, qui en font une technologie aisément acceptable et implantable un peu partout sous le soleil.

                          L’EPIA et ses invités en ont déduit que 12% de l’électricité européenne pourraient être d’origine photovoltaïque en 2020. Ceci correspondrait à 400 TWh d’électricité produite, soit une puissance installée de 200 GW pour un ensoleillement de 2000 heures par an. Ce score ne sera peut-être atteint que postérieurement à 2020, mais il est indéniable qu’une énergie alternative ne nécessitant ni subventions ni aides tarifaires présentera des arguments très forts pour s’imposer.

    LIRE le très intelligent communiqué de l’EPIA.

    Le 6 Septembre 2008

  • Photovoltaïque en surchauffe.

    Photovoltaïque en surchauffe.

    Images_4 L‘industrie Photovoltaïque surchauffe, avec une augmentation de 40 % des capacités installées dans le monde, avec un risque, celui de la surproduction.
    A vrai dire, cette évolution n’a rien d’étonnante.
    Que faut il pour installer des panneaux ? Des producteurs, et des poseurs.
    Les poseurs, eux, sont apparus pour poser du photovoltaïque thermique, chose qui était bien au point, depuis longtemps. Or, il n’y a pas grande différence de charge de travail entre solaire thermique et solaire photovoltaïque, souvent, les personnes qui les font, font les deux.
    C’est le cas typique d’un goulot d’étranglement résolu, par le passage de la main d’oeuvre, d’un secteur à l’autre, voisin, très voisin, ou simple variante.

    On retombe sur un problème industriel, on ne peut plus classique : produire, installer et absorber la production subséquente, avec ses avantages et inconvénients.
    Que ce soit l’éolien ou le solaire, on (re)découvre ce qu’est une révolution industrielle.
    D’abord un produit cher, qui se vend peu, pas franchement encore au point, mais dont le taux de croissance est phénoménal.
    Ensuite le taux de croissance faiblit, mais les parcs deviennent significatifs, suffisamment pour faire de l’ombre aux concurrents.
    Enfin, le taux de croissance devient normal. L’industrie est à maturité.
    Elle passe du non-rentable, au rentable et compétitif.

    Là aussi, inutile de rappeler qu’une grande partie du chemin, ce sont les économies d’énergies qui le feront.
    D’ailleurs, n’ayez aucune crainte (je me rappelle plus qui a dit cela), l’autorisation vient d’en haut (ça serait-y-pas une bulle, des fois ?).

    Vendredi 5 septembre 2008.