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  • SAFT, Conergy et Tenesol veulent stocker l’énergie photovoltaïque

    SAFT, Conergy et Tenesol veulent stocker l’énergie photovoltaïque

                            L‘énergie photovoltaïque de par son caractère cyclique (jour/nuit) et variable en fonction de l’ensoleillement peut être radicalement fiabilisée par l’utilisation d’un système de stockage en tampon de l’électricité générée. De tels dispositifs de stockage peuvent être imaginés au niveau d’un lotissement, d’un immeuble ou d’une maison individuelle. Saft avec l’allemand Conergy et le fabricant de panneaux solaires Tenesol (filiale Total/ EDF) viennent de lancer le projet SOLION qui va permettre de concevoir, de réaliser et d’évaluer un système de stockage en tampon, à l’aide de batteries de type Lithium-Ion, pour des applications résidentielles. L’objectif est de concevoir un système d’une durée de vie de 20 ans. C’est en tout 75 systèmes qui vont être installés en Allemagne et en France pour évaluer leurs performances et leur viabilité économique. Un des intérêts majeurs d’un tel système est de permettre de réduire ou de supprimer les appels de courants de l’appartement ou de la maison en heure de pointe.

                             Dans la future lutte où leur survie sera en jeu, les industries du photovoltaïque qui pourront offrir une prestation complète à l’aide de systèmes sophistiqués, à forte valeur ajoutée, auront un avantage concurrentiel évident par rapport à leurs concurrents. SHARP, par exemple, l’a bien compris en s’associant avec le constructeur japonais de batteries Li-Ion économiques ELIIY Power. Il y a donc toute une stratégie de prestations à assurer autour de l’énergie photovoltaïque qui ne doit pas être négligée. Les fabricants de batteries pourront devenir, tout comme dans le marché automobile, des sous-traitants clés de ce secteur.       

    LIRE le communiqué de SAFT pour connaître les multiples acteurs associés à ce projet.Solion1

    Le 30 Août 2008.

  • Le LiFePO4 fait l’objet d’intenses recherches de perfectionnement au Japon

    Le LiFePO4 fait l’objet d’intenses recherches de perfectionnement au Japon

                                  Un des points clés économiques des futures batteries au Lithium-Ion pour véhicules électriques ou hybrides rechargeables est d’éviter de mettre en oeuvre, dans leur électrode positive, des produits à base de métaux onéreux tels que le Cobalt ou le Nickel. En effet une batterie de 16 kWh constituée de 88 éléments d’accumulateur de 50Ah (exemple de la i-MIEV) comportera dans les 30 kg de matière électroactive. Parmi les matériaux possibles il faut donc proscrire le LiCoO2 très utilisé dans les petites batteries, il faut éviter le LiNiO2 lui aussi trop cher, on pourra accepter le LiMn2O4 en raison du faible coût du Manganèse mais le matériau idéal, d’un point de vue économique, serait sans nul doute le LiFePO4 (phosphate de Fer lithié). Mais ce produit présente la désagréable propriété de présenter un vieillissement intempestif en charge et en décharges rapides qui sont les régimes électriques privilégiés lors d’un freinage avec forte récupération d’énergie ou d’une accélération subite d’un véhicule. Les laboratoires japonais travaillent donc activement sur des formes nanométriques (20 à 40 nm de diamètres) enrobées de 1 à 2 nm de carbone de type semi-graphite (FIG.) qui permettent de mieux répartir les densités de courant au sein du matériau comme le montrent les petits électrons roses de la figure b. Lifepo4coatinggraphite

                            C’est l’Institut National of Advanced Industrial Science and Technology japonais (AIST) associé à la Japan Society For the Promotion of Science (JSPS) qui travaille sur ce sujet. On est là dans la démarche typiquement japonaise, les recherches amont sont diffusées et partagées par tous les acteurs du Marché, il leur appartiendra par la suite de développer et d’industrialiser leur propre solution avec leur sous-traitant. L’AIST a donc réussi à synthétiser des nanoparticules de LiFePO4 de structure olivine de 20 à 40 nm de diamètres enrobées d’une fine couche de semi-graphite obtenue par décomposition d’un coating organique. Bien sûr tout est dans le tour de main pour enrober chacune des nanoparticules au bon moment de leur croissance, avant qu’elles ne s’agrègent entre elles et de carboniser le dépôt organique à température suffisamment basse pour éviter le grossissement des grains. Le procédé doit être très pointu.

                              Ce revêtement poreux de carbone (loupe de la Figure b) permet de réduire la distance de déplacement des ions Li+ au sein du cristal et s’affranchit également de la faible conductivité électrique de ce produit. L’AIST revendique de pouvoir charger ou décharger ce matériau aux régimes de 30C ou 60C  sans détérioration des caractéristiques et de pouvoir réaliser 1100 cycles à 100% de charge  sans perte de la capacité initiale de 165 mAh par gramme.

                              Nul doute qu’en ce moment plein de chimistes japonais refont les recettes de l’AIST en les perfectionnant et en essayant de les rendre industrielles. L’enjeu est de taille!

    Le 29 Août 2008

  • UE : déculottage agressif.

    UE : déculottage agressif.

    Images_3 Les faits sont têtus, les vrais puissances, les vrais puissances.
    La donnée du monde actuelle est aussi incontournable.
    Les USA sont dépendants en tout. Que ce soit en énergie ou produits industriels.
    Cette dépendance vis-à-vis de l’extérieur contribue à une agressivité certaine de la politique étrangère.
    Mais dans le même temps, la puissance militaire décroit.
    Les pays européens de l’OTAN ont quasiment supprimés leurs armées, réduites à rien.
    L’armée américaine, bureaucratique et enlisée ne vaut guère mieux.
    Pendant ce temps là, on avait oublié la donne fondamentale.

    Il y a toujours parité nucléaire entre Russie et Etats-unis.
    La Russie possède la technologie anti-aérienne capable de neutraliser l’USAF et, mais c’est nouveau, la technologie capable de neutraliser la thalassocratie (on a vu, ces dernières années, l’US navy être fréquemment "surprise", par l’aviation ou la marine russe, voire chinoise).
    La "force" américaine est toute relative, on l’a vu dans l’affaire géorgienne.
    Même équipée, entrainée et encadrée par les yankees, renforcés par des mercenaires, l’armée géorgienne n’a pas tenu le choc, même s’il n’y avait pas, sur le terrain une différence sensible de force militaire.
    Seulement voilà. la couverture aérienne géorgienne n’existait pas, détruite ou neutralisée, la puissance de feu, stupidement employée, n’a servi à rien.
    Pourquoi ? Les russes s’en tiennent à la leçon de la seconde guerre mondiale.
    "La principale arme du blindé, ce n’est pas le canon, mais le moteur" (Heinz Guderian).
    L’armée américaine et son clone géorgien s’en tenaient eux aussi à la leçon de la seconde guerre mondiale.
    Quand on rencontre une résistance, on l’écrase sous l’artillerie.
    Mais cela ne fonctionne que contre des adversaires très affaiblis ou très inférieurs, ou mieux, des civils.
    Les européens, englués dans leur vassalité sont incapables de penser autrement que par la voie US.
    Ils sont tout aussi incapables de négocier avec les russes, qu’ incapables de les affronter.
    La Géorgie, logiquement, devrait se dissoudre en luttes internes.
    Plus rapidement encore que pour l’ Irak et l’Iran, le commandement militaire US, conscient de la disproportion des forces veut éviter tout conflit avec les russes, menant sa propre politique d’apaisement, alors que la réthorique de Washington s’enflamme.
    Beaucoup de pays de l’union européenne, notamment les pays proches de la Russie, veulent l’affronter, oublieux de leur strip-tease militaire, achevé, ainsi que de leur dépendance énergétique, immense.
    Le programme de l’union européenne est simple :
    – reconstruire  une défense,
    – construire une indépendance énergétique, la vraie, celle des économies,
    – ne pas regarder les slaves comme des sous développés, mais les traiter, comme des êtres humains, avec respect (pour certains, ce sera dur),
    – éviter de provoquer ses voisins, par des politiques irresponsables, notamment les tchèques, lituaniens et polonais (sans parler du Kosovo, bien sûr).
    A l’ouest, il n’y a pas de guerre ni prévisible, ni préparée.
    Il serait bon que les pays de l’est européen acceptent, eux aussi, l’histoire du siècle dernier.
    Quand à toute sanction contre la Russie, elle trouverait l’ Allemagne très peu favorable.
    Son conflit avec l’URSS a laissé des traces épouvantables et elle n’a visiblement aucune envie de remettre le couvert.

    Bien entendu, l’arriération de la position de certains ministres, notamment, B. Kouchner est criante.
    Mais, leur position est celle d’un croyant. Il leur est difficile de renoncer partiellement à leur foi en la toute puissance US. La foi ne se partage pas. On l’a entièrement, ou pas du tout.
    En attendant, l’union européenne s’est condamné à faire le petit chien, celui qui jappe, de loin, comme un fou, débordant de rage, mais trop froussard pour approcher.   

    vendredi 29 août 2008.

  • Toyota lance la FCHV-adv à pile à combustible, 830 km d’autonomie avec un plein d’Hydrogène

    Toyota lance la FCHV-adv à pile à combustible, 830 km d’autonomie avec un plein d’Hydrogène

    Toyota                         Il vous en coûtera un peu plus de 5200 euros (840 mille Yens) par mois pendant trente mois (157 mille euros au total TTC) pour vous offrir la dernière voiture de Toyota à pile à combustible, mais il vous faudra pour l’instant vivre au Japon et apprendre à rouler à gauche. Chef d’oeuvre technologique qui a du demander des millions d’heures de R&D de la part des équipes de Toyota et de leurs sous-traitants. Mais voila, pour en faire un véhicule pour tout le monde il faudrait réduire le coût par dix, savoir produire de l’hydrogène avec une énergie renouvelable à un prix décent et installer un réseau de distribution d’hydrogène sur tout le territoire concerné. La bouteille d’hydrogène comprimé de secours dans le coffre serait offerte avec le véhicule.

                           Bien des décennies s’écouleront entre cet évènement et l’application de série. Mais après le lancement de la FCX Clarity de Honda (LIRE), Toyota ne pouvait pas ne pas proposer une voiture à pile à combustible. C’est le budget communication qui doit payer.

    Le 29 Août 2008.

  • EDF Energies Nouvelles a un besoin impérieux de Cash!

    EDF Energies Nouvelles a un besoin impérieux de Cash!

    Edf_en                    On ne se prive de rien chez EDF Energies Nouvelles, la politique de dépenses est largement débridée, une vraie fille de riche. Au premier semestre de cette année les opérations courantes et les impôts ont absorbé 160 Meuros de liquidités (avec une augmentation du BFR de 207 Meuros!), pour un résultat de 31 Meuros. Les investissements durant ces six mois 2008 ont permis de dépenser 367 Meuros de cash supplémentaire et les opérations financières (frais financiers et versement de dividende) ont absorbé 68 Meuros de plus. C’est donc pas loin de 600 Meuros en six mois qui sont sortis en cash du compte en banque de cette aimable Société, pour un chiffre d’affaire de 309 Meuros. Heureusement, les parents sont riches! Alors EDF EN va lancer une augmentation de capital de 500 Meuros, bien sûr les actionnaires EDF et le Groupe Moratoglou suivront. Elle veut se lancer plus a fond dans le photovoltaïque et agit comme si la pénurie en panneaux solaires allait durer encore longtemps. Il y a peut-être là un risque stratégique à ne pas prendre.

                          EDF EN (EEN.PA) perdait 3,5% à 44,7 euros, en début d’après-midi, à la Bourse de Paris.

    Le 29 Août 2008.

  • Daimler rationalise son organisation dédiée aux poids lourds hybrides

    Daimler rationalise son organisation dédiée aux poids lourds hybrides

    Fusohev                     Daimler produit avec succès des bus hybrides aux Etats-Unis  dans sa division Daimler Buses North America (LIRE) qui possède plus de 1100 bus en commandes pour le marché nord américain. Il produit également au Japon, sous la marque Mitsubishi Fuso Truck and Bus corporation, des camions de 7,5 Tonnes hybrides (LIRE) et il dispose également d’équipes de R&D allemandes qui travaillent activement sur la réduction des consommations en carburant des poids lourds. Il y a donc là une forte dispersion des moyens, caractéristique des grands Groupes, avec duplication des approches Marketing, des études, des développements, des fournisseurs et des lieux de production. Il semblerait que le management veuillent remédier à ce joyeux désordre, en unifiant la direction et la synchronisation des études, de façon globale, à partir de son nouveau centre japonais de Kawasaki, appelé le "Global Hybrid Center". La décision de localiser les développements de gros véhicules hybrides au Japon ou se passe TOUT ce qui est sérieux dans le domaine des véhicules hybrides est certainement une bonne approche.

                             L’Europe traversée quotidiennement du Nord au Sud par des cohortes de poids lourds et dont les villes sont bien souvent polluées par des bus coincés dans des embouteillages, gagnerait énormément à lancer un grand programme d’incitation auprès des constructeurs (Mercedes, Iveco, Volvo, Man, Daf, Scania, etc.)  à la commercialisation de poids lourds et de bus hybrides. Un objectif de consommation de 20 litres aux cent kilomètres pour un poids lourd à remorque serait un bel objectif. Nul doute qu’un tel produit qui permettrait de réduire les coûts d’exploitations des Sociétés de transport, rencontrerait un large succès auprès des professionnels. C’est aux économistes européens de promouvoir une politique de l’offre par l’innovation. Voila un exemple évident.

    Le 29 Août 2008.

  • Mitsubishi Electric veut poursuivre sa croissance dans le photovoltaïque

    Mitsubishi Electric veut poursuivre sa croissance dans le photovoltaïque

                          Le gouvernement japonais va reprendre sa politique de soutien à l’énergie photovoltaïque en accroissant dès 2009,le budget du METI dédié aux aides aux énergies renouvelables (LIRE), la demande croissante de l’opinion publique américaine pour plus d’énergies d’origines renouvelables (LIRE), toutes ces données concordent vers une forte croissance du marché de l’énergie d’origine photovoltaïque dans les années à venir. Un des derniers opérateurs japonais sur ce marché des panneaux solaires à annoncer ses intentions d’investissements dans le domaine est Mitsubishi Electric. Il va porter sa capacité de production de 150 à 220 MW dès le mois d’Octobre. D’autre part, il va construire une nouvelle usine de production dans la région de Nagano où se situe son pôle photovoltaïque, pour porter sa capacité de production à 600 MW en 2012. Sharp est focalisé sur la technologie Silicium polycristallin haut de gamme, avec un rendement de conversion de 18,6%.

                         Cette annonce, recoupée avec celles des acteurs de second rang, derrière Sharp, comme Sanyo ou Kyocera montre qu’ils ont tous les trois l’intention de porter leurs capacités de production vers les 500 à 600 MW (FIG.) d’ici à 3 à 4 ans.Photovoltaicjapon2

    Le 29 Août 2008.

  • La « considération » des russes…

    La « considération » des russes…

    Bouffon_2 Dans tous les drames, il y a une note comique.
    Une est apportée par notre impayable ministre des affaires étrangères, "A l’évocation de sanctions, Moscou ironise sur "l’imagination maladive" de M. Kouchner  ".
    Les échanges, fort peu diplomatiques, ont eu lieu.
    Il y a un mot en langue russe pour M. Kouchner, c’est Dourak.
    Et visiblement, il les a fait beaucoup rire.
    Les Pays de l’est, la grande-bretagne sont pour des sanctions, la France, la Russie, l’Italie, contre.
    Il faut l’unanimité en la matière, et Moscou saquera impitoyablement les trop agressifs.
    On ne saurait, de plus, trop ignorer que depuis Bismarck, il y a toujours eu une branche de la diplomatie allemande, pro-russe, y compris pendant la seconde guerre mondiale.
    Ce bloc est aujourd’hui prépondérant, l’énergie n’y est pas étranger.

    De plus, Les sanctions ne peuvent s’appliquer que dans le sens Russie/UE, les russes exportant de l’énergie et des matières premières.
    En ce qui concerne l’écart technologique, l’ouest n’a plus d’avance sur la Russie, et celle-ci pourra toujours se fournir vers des pays plus compréhensifs.  
    En ce qui concerne l’isolement de la Russie, il est tout relatif, le groupe de Shanghaï visiblement ne lui veut pas et lui apporte son soutien.
    La plupart des pays tiers, d’ailleurs, saluent la position russe. 
    Elle est isolé simplement de l’UE et des EU, même les si pro-occidentales Turquie et Jordanie ont eu des contacts -fructueux, apparemment- à une date récente.
    Bien sûr, on prétend que le soutien est timide, gêné. Mais il est là. 
    Le Guardian, lui dresse un constat : "Georgia is the graveyard of America’s unipolar world. ".
    Les européens vont devoir donc réapprendre l’art du choix et de la politique, alors que depuis 20 ans, c’était la politique de l’alignement.

    Jeudi 28 août 2008.

  • EPR, quand tu nous tiens…

    EPR, quand tu nous tiens…

    Images L’EPR, vous savez, cette crotte de brontosaure, prend du retard, explose les budgets et constitue désormais, la parfaite vitrine de l’industrie nucléaire française.
    "un manque de rigueur inacceptable  " et "Ils ne savent pas construire un EPR dans les délais et le budget annoncés. Ce retard va entraîner un dépassement budgé taire : qui va payer la facture ? Combien va coûter cet EPR aux Français ? On n’en sait rien. Et on s’entête à le construire. Nicolas Sarkozy ose même annoncer qu’on va en faire un deuxième !  ".
    En outre, on semble oublier que l’EPR français n’est pas le premier, mais le second.
    L’EPR finlandais connait les mêmes déboires, la même absence de professionnalisme, la même légèreté 

    dans le traitement du dossier.
    La centrale d’Olkiluoto est un gouffre. Permettra t’ elle le moindre soupçon de retour sur expérience ?
    C’est douteux. Quand on veut aller trop vite, en construire un deuxième puis un troisième, sans avoir digéré les enseignements du premier, il est logique d’aller à l’échec, de refaire les mêmes bêtises et "d’acquérir, à grand frais, beaucoup de regrets ".
    N’ayez crainte pour Areva, la firme ne supportera pas le cout des foirages des chantiers Finlandais et de Flamanville, c’est vous.
    D’autant que si l’EPR Finlandais, qui devrait désormais être fini en 2011, a déjà dérapé de 1.5 milliards, il dérapera encore d’un autre milliard et demi, d’ici là.
    Areva aurait mieux fait d’entretenir son parc existant, au lieu d’accumuler les impairs et les contaminations normales et non plus accidentelles, tellement elles étaient courantes.
    L’explosion des couts se poursuivra et se retrouve finalement caricaturale. C’est l’augmentation des prix de l’énergie classique qui plombe et plombera de plus en plus le nucléaire.

    Jeudi 28 août 2008.

  • En 2007 c’est encore la Suède en Europe qui a acheté les voitures les plus polluantes

    En 2007 c’est encore la Suède en Europe qui a acheté les voitures les plus polluantes

                          Le choix d’une voiture neuve par un consommateur éclairé peut dépendre de bien des paramètres: de l’offre des constructeurs, de la préférence nationale, des prix et des incitations de type Bonus-Malus, de l’image véhiculée par la Marque et de son statut, de la Mode, des performances techniques, de l’usage, du climat, de la consommation en carburant, des émissions de CO2, etc. et plus généralement de la pression sociale du moment. C’est ainsi qu’on a vu il y a quelques années émerger dans les rues étroites des villes françaises de stupides 4X4 tout-terrain qui ont balayé la mode des Berlines haut de gamme. Conduire haut perché était devenu "fashion"! Le choix des véhicules en Europe, bien que l’offre soit sensiblement la même dans tous les pays, illustre ces variations de critères de choix entre le Portugal et la Suède. La consommation moyenne des véhicules neufs vendus dans l’année illustre ce propos (FIG.). C’est la Suède qui détient pour 2007, le pompon des voitures neuves les plus polluantes à 180g/km malgré une baisse de l’indicateur de 7g/km par rapport à 2006. Vient ensuite un autre pays nordique: la Finlande, puis la Lituanie qui s’embourgeoise, depuis son adhésion à la Communauté et qui est la seule à voir ses émissions de CO2 croître. Saluons particulièrement le bel effort de l’Irlande (-3% à 160 g/km).Co2pays2007

             

                        La moyenne pondérée du nombre de voitures vendues (le barycentre) ressort à 158g/km, la faire descendre à 130 g en 2012 va demander des efforts, même pour le Portugal (143 g/km), l’Italie (146 g/km) et le France (148 g/km) qui sont pourtant les bons élèves de l’Europe sur ce critère.

                        La moyenne européenne dépend essentiellement des performances de cinq pays qui représentent 80% des émissions des voitures neuves: l’Allemagne (23%) la Grande-Bretagne (17%), l’Italie (16%), la France (13,5%) et l’Espagne (9%) FIG.Co2ponderation2007

    Le 28 Août 2008.