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  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 28 Août 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 28 Août 2008

    Fueling_revolution21                       Voiture électrique: Mitsubishi Motors vient d’annoncer qu’il produira 2000 exemplaires de sa voiture électrique i-MIEV en 2009 et 4000 en 2010. Par la suite, dès 2011, il abordera la production industrielle de son véhicule. Ces premières productions en petites séries lui permettront de faire tester son véhicule dans divers pays et par diverses administrations ou entreprises dans le monde. Mitsubishi prévoit de 12 voitures en Europe dès cette année pour lancer des tests.

                         Un vendeur de voitures Toyota de Palo Alto (Californie) prend des pré-commandes de réservation pour la prochaine Prius Hybride rechargeable (Plug-in) annoncée à quelques centaines d’exemplaires pour 2010. Il en coûte 500$ pour prendre rang et pour pouvoir figurer parmi les "happy few" qui posséderont le nouveau modèle en 2010 ou 2011. C’est un bon moyen de pression pour motiver les équipes de Toyota à livrer les nouveaux modèles en priorité aux USA.

    Lignol2               Lignol un Groupe canadien de Vancouver, impliqué dans les biocarburants de deuxième génération, voudrait installer une usine pilote dans le Colorado avec l’aide du Department of Energy américain qui devrait financer le projet à hauteur de 30 millions de dollars, couvrant ainsi 66% de la dépense. Son procédé repose sur un procédé original d’extraction de la cellulose par solvant, ce qui simplifie par la suite la transformation enzymatique en sucres puis en alcools. D’autres fractions d’extraction conduisent à divers dérivés chimiques comme le furfural (FIG.). La partie non extractible conduit à un résidu solide de lignine qui peut être valorisé sous forme de panneaux de bois. C’est donc un procédé très intelligent, développé par Kendall Pye, qui essaie de valoriser au mieux la ressource. Cette première usine pourrait absorber 100 tonnes de bois par jour. Lignol fait partie des candidats sérieux au développement d’une nouvelle filière de production de fuel éthanol aux USA.

                                           Mitsui Chemical annonce qu’il va installer un pilote au Japon pour produire du méthanol par hydrogénation catalytique du CO2. Cette information ne prend d’intérêt que lorsque le même Mitsui annonce que l’Hydrogène sera produit par photoélectrocatalyse sur un film mince de TiO2 avec un rendement quantique de 60%. Cette unité devrait produire dans les 100 tonnes de méthanol par an et elle sera opérationnelle en 2010. A suivre.

    Le 28 Août 2008.

  • Les subventions mondiales à la production et la consommation des énergies fossiles atteindraient 300 milliards de dollars

    Les subventions mondiales à la production et la consommation des énergies fossiles atteindraient 300 milliards de dollars

                          Un rapport de l’UNEP (United Nation Environment Program) souligne que les subventions pour encourager la production, l’acheminement et la consommation des énergies fossiles dans le monde s’élèveraient à 300 milliards de dollars. Les plus grands pourvoyeurs de ces subsides seraient la Russie, l’Iran, la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Inde, l’Indonésie, l’Ukraine (FIG.). On peut constater que les montants en jeu peuvent être considérables, ils dépassent les 40 milliards de dollars dans le cas de la Russie. Ces subventions ne concernent pas que les pays les plus démunis, l’Arabie Saoudite en est une preuve et le rapport souligne aussi le cas intéressant de l’Allemagne. Notre aimable et très "verte" voisine qui brûle chaque année plus de 330 MT de charbon et de lignite, subventionne à hauteur de 2,5 milliards d’euros par an (4 milliards de dollars) les mines de la Ruhr qui emploient encore 28000 mineurs, ce qui fait environ 90 mille euros par mineur d’aide annuelle! (Bizarre elle ne figure pas sur le graphique de l’UNEP?).Unepsubventions

                        L’UNEP souligne que dans certains cas ces subventions ont des effets positifs. Le programme d’électrification des campagnes chiliennes est pris en exemple. Mais il souligne les effets souvent pervers de ces programmes massifs d’aide à la consommation d’énergie fossile que sont:

    • une consommation exacerbée et donc une pollution importante associée,
    • les dépenses budgétaires importantes (ou les non recettes) qui retardent des investissements de structures importants,
    • l’entrave à la concurrence envers des solutions d’économies de consommation ou d’autres sources d’énergie alternatives.

                      Ceci étant dit, la Russie continue à subventionner son gaz et l’Iran ses produits pétroliers, "as usual". Quand aux autres pays du Moyen-Orient ils poursuivent leurs consommations effénées de gaz et de pétrole qu’en général ils produisent. Ces dépenses pouvaient paraître sympathiques tant qu’ils n’étaient que quelques bédouins au volant de leur Cadillac, mais l’immigration massive et le développement du train de vie font des habitants de ces pays des consommateurs massifs d’énergie. S’ils payaient le juste prix de leur dépense, ce serait déjà un geste positif vers la maîtrise du gaspillage.

    Le 28 Août 2008.

  • Ossétie/Abkhazie…

    Ossétie/Abkhazie…

    Images_2 En 1908 eu lieu une crise internationale qui nous menât aux portes de la guerre.
    Elle eût lieu à l’occasion de l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche-Hongrie.
    L’Autriche-Hongrie l’administrait depuis près de 40 ans, et, une fois que la crise se fut dénouée, le roi d’Angleterre eut une remarque, en tout petit comité.
    "et tout ça pourquoi ? Pour un léger changement de statut des populations concernées !"
    On peut dire aussi cela de l’indépendance des républiques Ossétes et Abkhazes.
    Sous perfusion de Moscou, elles subissent à peine, une léger changement de statut.

    Les géorgiens, eux, jugent leur pays depuis longtemps. Ils votent avec leur pieds.
    La population y atteint 4.3 millions d’habitants, un million de moins que lors de l’indépendance, ce million vivant souvent… en Russie…
    Quand à la "guerre froide" dont certains ont reparlé, elle est fort improbable.
    En effet, il n’y a aucun moyen de faire face à la Russie.
    Elle posséde plus de 8 000 nucléaires, mais aussi le pouvoir de mettre à bas l’occident : 9 millions de barils jours de pétrole, du gaz et de l’uranium.
    En face, l’armée US n’existe quasiment plus.
    Elle est embourbée en Irak et en Afghanistan, présente dans 800 bases dans le monde, en surrextension.
    Et elle est mise en difficulté par son budget, qui la noie, plus qu’il ne l’aide.

    Ce qui se passe ? C’est une crise de nerf occidentale, devant la reconnaissance de son impuissance et de sa faiblesse.
    En réalité, la seule marge de manoeuvre des occidentaux dans cette histoire est TRES simple.
    Il s’agit de définir une POLITIQUE de REDUCTION des consommations énergétiques.
    C’est compliqué. Faire la morale au nom des droits de l’homme, tout en massacrant à tout va, c’est beaucoup plus dans les possibilités actuelles.

    Mercredi 27 août 2008

  • Etats-Unis: au premier semestre la consommation en produits pétroliers était en retrait de 900 mille barils/jour

    Etats-Unis: au premier semestre la consommation en produits pétroliers était en retrait de 900 mille barils/jour

                          La publication des consommations mensuelles en produits pétroliers du mois de Juin par l’Agence d’Information de l’Energie américaine, est l’occasion de faire le point sur les consommations du premier semestre 2008 par rapport à celles du premier semestre 2007. Elles ont globalement baissé de 928 mille barils par jour soit de 4,5%. Sur le seul mois de Juin elles ont baissé de 5,7% ce qui signifie que le mouvement de repli des consommations s’est accéléré sur la fin du semestre. Un examen détaillé par types de produits montre que tous les postes participent à cette décrue (FIG.). Les raffineries ont produit des volumes sensiblement équivalents à ceux de 2007 mais elles ont exporté plus. Au mois de Juin les exportations à 2,16 millions de barils/jour étaient en augmentation de 62% par rapport à Juin 2007 (+0,83 millions de barils/jour).

                       Ces chiffres confirment l’impact puissant qu’ont eu les hausses de prix des produits pétroliers sur les consommations américaines. Les indications ponctuelles de ces dernières semaines permettent de penser que ce mouvement de repli va se poursuivre durant le deuxième semestre.Usaconso2008s1

    Le 27 Août 2008.

  • Le gouvernement japonais veut accroître son aide aux énergies renouvelables de 50% en 2009

    Le gouvernement japonais veut accroître son aide aux énergies renouvelables de 50% en 2009

    Eisan11                          Des objectifs du protocole de Kyoto non respectés, des émissions de CO2 aggravées par les problèmes de la filière nucléaire fragilisée par les tremblements de terre de l’été 2007, une industrie du photovoltaïque mise en difficulté par l’arrêt des subventions aux panneaux solaires pour les maisons individuelles en Mars 2006, telle est la situation du Japon aujourd’hui. Alors le METI veut relancer les subventions gouvernementales aux énergies renouvelables et aux voitures propres. Il est question de porter ces subventions à 1,2 milliards de dollars, soit une augmentation de 50%. Près d’un quart de ce montant serait destiné à reprendre le financement des installations solaires résidentielles ainsi qu’aux complexes solaires de grandes tailles.

                          Ces décisions politiques de soutien financier à la filière solaire nipponne partent de la conviction des décideurs japonais qu’avec l’accroissement de taille des unités de production, les prix des panneaux solaires vont fortement décroître. Takao Kashiwagi du Tokyo Institute of Technology, homme influent au METI, affirme que: "l’atteinte de capacités de production de 1000 MW permettra de réduire les coûts par deux". Sharp, Kyocera ou Sanyo peuvent donc investir, ils ont l’appui de l’Administration japonaise.

    Le 27 Août 2008.

  • Toshiba veut accroître sa capacité de production de centrales nucléaires à eau pressurisée en sous-traitant des équipements en Corée du Sud

    Toshiba veut accroître sa capacité de production de centrales nucléaires à eau pressurisée en sous-traitant des équipements en Corée du Sud

    Ap1000                        En achetant en 2006, Westinghouse Electric Toshiba a acheté deux choses primordiales: tout d’abord la nationalité américaine et l’accès au marché US mais aussi la technologie PWR à eau pressurisée, alors qu’il ne maîtrisait jusque là, que la filière à eau bouillante. Cette technique qui est la plus avancée techniquement, a permis à Toshiba de rentrer dans la cour des grands du nucléaire et même d’en devenir le leader. Devant la croissance du Marché des centrales nucléaires Toshiba a décidé d’élargir son réseau de sous-traitants et de faire appel au coréen Doosan Heavy Industries & Construction auquel il va confier la réalisation de toute la partie eau pressurisée, pour les commandes de centrales chinoises. C’est la Société d’ingénierie japonaise IHI Corp. qui aura en charge de définir tout le système de production.

    La filière nucléaire de la Ceinture du Pacifique se met en place.

    Le 27 Août 2008.

  • Un indicateur très important: les émissions moyennes de CO2 des véhicules vendus par constructeur

    Un indicateur très important: les émissions moyennes de CO2 des véhicules vendus par constructeur

                            Si les grandes Nations veulent voir les consommations en carburants de leur parc automobile décroître rapidement, il est indispensable qu’elles mettent la pression médiatique, sur l’opinion publique, à la réduction des émissions de CO2 et qu’elles émettent des lois et règlements qui officialisent et anticipent ces choix, auprès des constructeurs automobiles. La mise en place de taxes incitatives de type Bonus-Malus agit également de façon puissante sur le "mix" des produits commercialisés et donc sur la composition future du parc automobile. Les Etats-Unis se sont pour l’instant fixé un objectif de 35 miles par gallon (6,7 litres/100 km) à l’horizon 2020 (c’est bien tard!) comme autonomie moyenne par constructeur (CAFE), la Commission Européenne a proposé un objectif d’émission moyen de CO2 par constructeur de 130g par km à l’horizon 2012. Pour mesurer les progrès accomplis il est donc important de suivre l’évolution de ces indicateurs au cours du temps, constructeur par constructeur. Les constructeurs européens en 2007 ont présenté dans l’ensemble des gammes de produits moins consommatrices en carburant qu’en 2006 (FIG.). Co2constructeurs2007

                           C’est BMW (TAB.) qui a le plus réduit ses émissions de CO2 moyennes de 7% en passant de 184 g/km à 170 g/km, il est suivi par Hyundai (-4%) et par Daimler (-3,5%). Seul Honda se singularise de tous les autres constructeurs par un accroissement des consommations. L’objectif 2012 par constructeur le plus probable qui sera retenu après l’accord entre l’Allemagne et la France, varie entre 122 et 137 grammes de CO2 par km. On peut constater que le chemin à parcourir est encore long pour certains. Pour l’instant c’est PSA Peugeot-Citroën qui est le plus proche du but.

    .Co2emissionsconstructeurs2007

                        Il est à anticiper que les performances 2008/2007 seront meilleures que celles-ci en raison de l’impact de la hausse des carburants et des incitations fiscales  sur les choix des consommateurs.

                     L’objectif moyen représente une baisse des émissions de CO2 de 26 g/km et donc des consommations de carburants des véhicules commercialisés de 17% d’ici à 2012. Nul doute que ces mesures couplées à l’accroissement de la part des biocarburants et à l’apparition de véhicules électriques où hybrides rechargeables, entraîneront l’Europe vers une vertueuse réduction des consommations de pétrole.

    Le 27 Août 2008.

  • Industrie photovoltaïque: la course aux premières places mondiales est lancée

    Industrie photovoltaïque: la course aux premières places mondiales est lancée

                           Dans un marché des panneaux photovoltaïques en croissance de 40% par an, la formidable progression de l’allemand Q-Cells en 2006 et 2007 (FIG. courbe verte) a permis à cette Société de ravir en 2007 la première place mondiale à SHARP, le leader japonais du secteur. Q-cells avec près de 400 MW de capacité commercialisée en 2007 espère conserver cette première place en 2008 avec des prévisions de réalisations proches des 600 MW. Sharp, considérant ses déboires 2007 comme un épiphénomène, a lancé un grand plan d’investissement en technologie Silicium polycristallin et en Silicium en couche mince pour porter son potentiel de production à 2000 MW en 2010 ou début 2011, réparti 50/50 entre les deux technologies. Enfin le troisième larron, le chinois Suntech, fortement implanté commercialement aux Etats-Unis, veut atteindre 1000 MW de production en 2009. L’avenir de ces trois Groupes dans l’industrie photovoltaïque semble assuré, bien que son activité commerciale soit tributaire de subventions étatiques ou de tarifs spéciaux d’achat de l’énergie électrique.Photovoltaicfirstplaces_3

                               Derrière ce trio de tête, déterminés et en lutte pour décrocher les premières places, les challengers se bousculent. En effet le marché et sa centaine d’opérateurs du moment va devoir se rationaliser en ramenant le nombre d’entre eux entre 10 et 20, selon la fulgurance de la baisse des prix qui va suivre la formidable poussée d’investissements que connaît actuellement la profession. Lorsque le marché sera saturé, les nouveaux venus vont l’attaquer par les prix que les leaders vont suivre à la baisse, pour ne pas perdre de parts de marchés. Ne survivront alors que ceux qui pourront à la fois présenter une notoriété de qualité et de respect des délais mais aussi des prix compétitifs. La course au volume est donc lancée, beaucoup devront jeter l’éponge en route.

                                Dans ce paquet d’outsiders on peut mentionner les Japonais Kyocera et Sanyo qui veulent poursuivre leurs investissements et leurs avancées techniques (LIRE). Il faut aussi citer Showa Shell Sekiyu qui n’est autre que la filiale photovoltaïque de Shell au Japon. Elle dispose donc des moyens financiers pour réussir et veut investir massivement en technologie couche mince CIS (Cuivre Indium Sélénium) pour atteindre 1000 MW en 2012 (LIRE). Aux Etats-Unis on peut mentionner FirstSolar qui vient de faire une entrée remarquée avec une technologie en couche mince CdTe, très compétitive en prix. On peut aussi retenir SunPower qui veut atteindre 650 MW en 2010 et qui investit en Malaisie (LIRE). Puis viennent les chinois, très agressifs et qui peuvent gaillardement suivre des prix à la baisse, même avec la technologie onéreuse hors de Chine du Silicium polycristallin.  Les Groupes comme Motech (taïwanais) ou Solar World ou Yingli et bien d’autres sont les plus cités. Un ou deux gros chinois désignés par le Parti devront un jour fédérer toutes ces ardeurs. Enfin il faut bien sûr un coréen pour assurer l’équilibre asiatique: c’est Hyundaï qui semble le mieux placé et qui voudrait atteindre 300 MW en 2010. Les véhicules électriques auront un panneau solaire sur le toit pour gagner 10% d’autonomie en plus. Comme indien c’est Moser Baer qui devrait démarrer ses productions en 2008.

                               Les prévisions de croissance de la demande et de répartitions des technologies les plus diverses sont avancées par diverses études. La part des technologies en couche mince va de 25% pour les uns (LIRE) à 66% pour les autres (Mizuho Securities). L’hypothèse de Sharp d’une répartition 50/50 entre silicium polycristallin  et couche mince de la demande n’est donc pas stupide.

                              Une chose semble certaine: il reste au maximum trois ou quatre ans aux retardataires pour rejoindre le peloton de tête. Après il sera trop tard.

    Le 26 Août 2008.

  • Les douraks occidentaux.

    Les douraks occidentaux.

    Images Les occidentaux semblent atteints de folie. Des douraks.
    A l’heure actuelle, ils ont grandement besoin de la Russie, pour des raisons politiques, militaires, mais aussi économiques et énergétiques.
    La Russie a beaucoup moins besoin d’eux. Pays autocentré, autosuffisant, le "socialisme dans un seul pays" s’appuyait sur cette réalité.
    Donc, après les provocations diverses, guerre contre la Serbie, occupation du Kosovo, indépendance dans des conditions très contestables de celui-ci, agression de l’Ossétie du sud, il fallait, bien évidement compter sur une réaction.
    Elle a eu lieu sous deux formes.

    La punition de l’agression, et la reconnaissance des indépendances Ossétes et abkhazes. Pour commencer.
    On peut, bien entendu supposer que les punitions russes se poursuivront.
    D’abord l’Afghanistan. On peut imaginer toute une gamme de rétorsions, allant de l’interruption du flot de ravitaillement de l’OTAN passant par la Russie à l’aide directe aux insurgés.
    Dans ce cas, la situation des forces de l’OTAN vireraient à la catastrophe.
    Déjà, la simple rupture de l’approvisionnement signifierait une montée en flèche du coût humain et financier de l’occupation.
    Les convois passant par le Pakistan sont fréquemment détruits, et le transport aérien est dispendieux.
    Dans le même temps, les autorités officielles afghanes sont de plus en plus agacées contre les bombardements.
    L’Irak, si satellisée, s’émancipe. On fixe un terme à l’occupation.
    La Géorgie devient problèmatique, la Syrie sera rééquipée militairement, la situation iranienne sera consolidée.
    Le président Ukrainien multiplie les agressions anti-russes,  au contraire de son gouvernement qui glisse vers une position plus russophile qu’à l’origine.
    En bref, la suffisance de l’occident risque de tourner à la catastrophe.
    Elle bombe le torse, mais ses moyens militaires sont désormais inexistants.
    On parle d’isolement de la Russie, un isolement qui est tout relatif d’ailleurs, en oubliant qu’elle est membre de l’OCS, et que l’OCS n’ a pas fait signe de se désolidariser.
    En outre la position occidentale est cocasse finalement.
    Prétendre à l’illégalité de la mesure, alors qu’on a pris la même mesure pour le Kosovo, qu’on pousse à la roue dans le Sinkiang et le Tibet, en même temps que les géorgiens ont fait preuve de l’incapacité militaire de l’occident.
    Le "kriegspiel" osséte est l’application des doctrines militaires des USA et de la Russie.
    Les résultats géorgiens ont été terrifiant contre les civils, mais contre des militaires, la débandade a été  caricaturale.
    Quand à la question démocratique ? Foutaises ! Quand à la grande idée des occidentaux dans la région, elle portait le nom prédestiné de nabucco.
    Ce nom était très mérité.

    Mardi 26 août 2008

  • Faut-il prévoir des changements dans l’ordre hiérarchique des grands producteurs mondiaux d’Aluminium de première fusion?

    Faut-il prévoir des changements dans l’ordre hiérarchique des grands producteurs mondiaux d’Aluminium de première fusion?

                              Les trois premiers producteurs mondiaux d’aluminium qui sont dans l’ordre, le russe Rusal, Rio Tinto Alcan (issu de l’achat du canadien Alcan par Rio Tinto pour 38 mrds$) et Alcoa présentent des volumes de productions d’Aluminium de première fusion très voisines. En 2007 elles se sont échelonnées entre 3,7 et 4,2 millions de tonnes. Le volume mondial de production d’Aluminium en 2007 a été aux environs de 39 MT, dominé par les productions chinoises qui ont représenté un tiers du total. Un autre tiers est donc détenu par ces trois groupes. Les résultats semestriels de production d’Alcoa avaient été très bons avec une croissance de 12,5% par rapport au même semestre 2007 (FIG. en rouge). Par contre les résultats de production du Groupe Rio Tinto Alcan qui viennent d’être publiés sont très décevants, avec une pseudo croissance de 1,3% obtenue après avoir enlevé les volumes produits en 2007 par l’usine de Lannemezan, fermée depuis, et ceux d’une autre unité néerlandaise désinvestie. Ces médiocres résultats d’Alcan sont imputés à des incidents dans les unités de production et à des manques chroniques de puissance électrique en Nouvelle Zélande, en raison de la sècheresse.

                              Il ne serait pas donc impossible que l’ordre hiérarchique des producteurs d’Aluminium soit transformé au profit d’Alcoa qui devrait doubler Alcan au poteau en 2008. De plus Alcoa dispose de réserves de capacités de production d’alumine qui lui permettront sans problème, de poursuivre sa croissance.Alu2008s1

    Le 26 Août 2008.