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  • Les Italiens favorables à la construction de centrales électronucléaires dans leur pays.

    Les Italiens favorables à la construction de centrales électronucléaires dans leur pays.

    Atmea_6001                       Un sondage réalisé du 25 au 30 Juillet, pour le compte de la Confesercenti, une Confédération de diverses entreprises italiennes, auprès de 800 citoyens italiens indique que 54% des personnes interrogées sont favorables ou très favorables (17%) à la construction de centrales électronucléaires en Italie et 36% d’entre eux sont défavorables, dont 21% tout à fait défavorables. Mais à la question proposant de construire ces centrales en dehors de l’Italie, dans un Etat voisin, 82% se déclarent opposés à cette solution et 11% se déclarent favorables.

                                    Une explication possible : les prix au détail TTC de l’électricité en Italie (238 euros/ MWh) étaient deux fois plus élevés que les prix français (121 euros/MWh) au 1er Juillet 2007, d’après Eurostat. Les Italiens voudraient peut-être aussi que leur production d’électricité dépende moins des fournitures de gaz russe ou de gaz libyen.

    LIRE les détails du sondage.

    Le 7 août 2008.

  • Témoignage.

    Témoignage.

    Images_2 Certains aiment, d’autres pas.
    je pense que les témoignages d’internautes ont leur valeur, même si on ne partage pas forcément toutes leurs approches, ni leurs idées.
    La force d’un forum est qu’on peut y défendre ses convictions même si c’est parfois jugé maladroit par d’autres internautes.
    Après tout, au forum antique, il y avait de tout comme interventions, et l’on ne se formalisait pas forcément de la forme.
    La bastonnade y était courante et dans certains endroits, obligatoire.

    voici donc un témoignage, à mon avis, significatif :
    "Et toujours des bouteilles d’eau au Conseil municipal de ma ville, Clamart. Une bouteille d’eau par conseiller(ère) posée là, sur la table, accompagnée d’un gobelet en plastique. Une exception toutefois : parmi les élu(e)s il y a celle qui vient avec sa carafe et ses verres… en verre. Qui vient avec sa carafe car il est trop facile de défendre de grands projets en oubliant les petits gestes simples du quotidien ; Qui vient avec sa carafe parce que le Maire ne s’est pas donné la peine de répondre à sa demande de remplacer les bouteilles en plastique… rien que pour elle, si les autres ne veulent pas. Qui vient avec sa carafe et qui passe pour une "écolo hallucinée" (même pas du groupe Verts, pourtant !!!) Et cette conseillère municipale d’une ville de taille modeste pense à : tous les autres conseils municipaux ; intercommunaux, régionaux, départementaux… toutes les conférences, toutes les rencontres… Et à toutes ces bouteilles d’eau en plastique, souvent moitié bues, toujours gaspillées et créant encore plus de déchets  ".
    le gaspillage semble si naturel.
    Ces "petits gestes", si anodins, si "peu coûteux", mais qui chaque année, représentent quelques millions de tonnes de pétrole.
    L’habitude est l’ennemi du progrès. A l’heure actuelle, on parle beaucoup "d’audits", d’analytique, héritier quelque part du fayolisme et du fordisme.
    On voit l’actualité de ces doctrines qui reposait aussi, sur l’analyse, le bien fondé de chaque geste.
    Plus la critique est fondée (le gaspillage), plus la réaction qu’elle entraine est violente.

    Jeudi 7 août 2008

  • Michelin en difficultés.

    Michelin en difficultés.

    Image le fabricant de pneus est en difficultés, pris, comme les autres en étau par l’augmentation du prix des matières premières et la baisse des marchés automobiles.
    "Forte dégradation des marchés en Amérique du Nord et Europe" et recul de certaines devises (dollar, peso, livre) pénalise bibendum.
    Ses parts de marché sont en hausse, mais on voit aussi les limites d’une multinationale mondialisée.
    Elle a largement contribué à comprimer les salaires, mais maintenant, elle devient aussi victime de cette politique.

    Comme à son habitude, elle privilégie le progrès technique pour tirer son épingle du jeu et, il faut le reconnaitre, avec succès, ses produits sont excellents.
    Il reste que l’ équipementier ne peut rester indifférent vis-à-vis de la tenue de son marché mère, l’automobile, et l’évolution de celui-ci n’est guère bon.
    Il recule en effet, en volume et en gamme.
    Les petites voitures ont, en effet des pneus bien moins couteux, les SUW, chers naguère aux américains, eux étaient tout bénéfice.
    Reste que vouloir maintenir sa marge à 10 % est illusoire. La crise ne fait que commencer, et l’on sait bien qui paierait ce maintien : les salariés.
    Bien sûr, là aussi, pas la moindre réflexion sur les débouchés : c’est ailleurs, ou "ça ne nous concerne pas".
    Mais cela, est un problème général au patronat.

    Photo : on s’aperçoit d’ailleurs que la roue est devenue beaucoup plus confortable qu’au 16° siècle.

    Jeudi 7 août 2008

  • La responsabilité des entreprises.

    La responsabilité des entreprises.

    Images_6 Aujourd’hui, on blablate sur les responsabilités sociales des entreprises, mais ce n’est que du bla-bla.
    La seule chose qui est intouchable, c’est le dividende, les compressions de personnels et pressurer les fournisseurs (cost-killing), sont à l’oeuvre.
    Bien sûr, la question de savoir qui achètera les voitures, n’est pas évoquée. C’est toujours pour des marchés "ailleurs". Avec les dernières négociations de l’OMC, c’est l’extraversion totale.
    Surtout, interdit de produire sur place, interdit de distribuer des salaires.
    Reste à savoir la question marrante. Une fois qu’auront sauté les déficits extérieurs espagnols, US et britannique, soit à vue de nez 90 % de ceux-ci, bien entendu, tous entretenus à grands coups de prêts jamais remboursés, qui jouera le rôle du consommateur ?

    Le PDG surdoué de Renault, lui fait dans le classique.
    Le petit c’était devenu déshonorant. Il faut du gros, du 4 X 4, de la marge.
    En industrie, justement, on sait que la grosse marge, elle arrive souvent d’on ne sait où.
    La plupart de l’activité n’en produit pas, et quelques productions, souvent marginales, en font une énorme.
    Vouloir être bénéficiaire sur toutes les lignes, à 15 % l’an chacune, c’est idiot.
    Et c’est impossible.
    En attendant, la concurrence, elle, se développe toujours sur le créneau délaissé, méprisé, celui abandonné par les entreprises établies.
    D’ailleurs, la plupart des créateurs d’entreprises géniaux étaient des marginaux.
    Louis Renault travaillait dans son atelier, au fond du jardin, il faisait le désespoir de ses parents, c’était, ce que nous appellerions un marginal.
    Bill Gates, aussi était un marginal.
    On peut aujourd’hui constater deux choses : le génie des uns, et le conformisme bêlant des autres.

    Jeudi 7août 2008

  • Le coût de l’uranium.

    Le coût de l’uranium.

    Images_3 L’augmentation enregistrée pour le cours de l’uranium sur les 7 dernières années atteint 1000 %.
    Plusieurs choses l’expliquent.
    Les stocks constitués pour la sécurité énergétique, le désarmement, l’arrêt de la prospection et de l’investissement pour l’exploitation minière.
    67 000 tonnes d’uranium consommée et 40 000 produites, le reste étant assuré par les stocks militaires et civils.
    Le retraitement en assure une très faible part (3%).

    La production semble scotchée à son niveau, avec une très faible élasticité à la hausse dans le futur.
    Il faut bien voir que le nucléaire civil n’a été possible qu’avec les considérables et illimités budgets militaires consacrés à l’extraction et constitution des stocks.
    Ces stocks étaient tellement immenses qu’ils ont pu approvisionner la machinerie pendant plus de 20 ans.
    La leçon de l’histoire ?
    En théorie, les solutions, décrites par bien des internautes, sont abondantes.
    En réalité, il n’y a ni le pouvoir, ni le vouloir pour procéder à des investissements -colossaux- nécessaires ne serait-ce que pour faire fonctionner l’existant.
    Bien des solutions, aussi sont irréalistes.
    On ne sait récupérer aucun des métaux qui abondent dans l’eau de mer, ni économiquement, ni techniquement.

    Jeudi 7 août 2008

  • Fusion British Airways American airlines.

    Fusion British Airways American airlines.

    Images_3 Les choses vont vite dans la déconfiture du transport aérien.
    Non content d’une fusion avec Iberia, British airways veut désormais s’allier avec American Airlines.
    " Plusieurs compagnies déposeront le bilan en 2008. Le prix du carburant, la baisse de confiance des consommateurs et le ralentissement économique global sont en train de ravager cette industrie ", qu’on peut qualifier d’inutile.
    En réalité, cette alliance a toutes les chances d’être un foirage de première catégories.
    Si, en faisant des liaisons communes, AA et BA peuvent économiser quelques vols, cela ne change rien

    au fait que les flottes de tous ces intervenants sont vieilles, gourmandes en carburant, en résume, un parfait exemple d’économie libérale.
    Montrés en exemple à une époque, BA, summum de la politique de privatisation n’est qu’un gros canard boiteux, qui veut s’allier à d’autres canards boiteux.
    Cela ne changera en rien.
    On ne fait pas un crack avec plusieurs tocards.

    Image : l’avion du futur. En tassant beaucoup, beaucoup, beaucoup les passagers, on peut en transporter un max (et si ils sont pas contents, ou ouvre la soute).

    Jeudi 7 août 2008

  • La victime.

    La victime.

    Images_4 Cela sent la crise, et le salopiot de salariés est prié d’être la victime consentante et dévouée :
    – de son patron qui comprime les salaires,
    – de son banquier qui ferme le crédit,
    – du banquier central qui combat l’inflation, et donc comprime aussi son salaire.
    Bien entendu, du sort de la demande, il n’est en aucun cas question.
    " Nous envisageons d’exporter de notre usine américaine vers l’Europe, car bientôt, nos coûts aux Etats-Unis seront moins élevés qu’en Pologne " (le PDG d’alstom).

    Le marché est donc toujours vu, "en exportation", le marché intérieur, en recul, faute de moyens.
    Bien sûr, on revoit les errements des années 30 et les limites de ces politiques.
    Quand tout le monde en est réduit à la survie, le marché n’existe plus.
    La loi de l’offre et de la demande n’opère d’ailleurs plus. Bien que le marché soit en régression, pour préserver leurs marges, l’heure n’est pas à la baisse des prix, mais à leur augmentation.
    C’est le cas pour l’automobile.
    Quand est ce que certains cesseront de parler de mécanismes qui n’existent que dans leurs fantasmes ?

    Vase  : Charybde et scylla

    Jeudi 7 août 2008

  • Les consommations de pétrole des pays de l’OCDE ont baissé de plus de 700 mille barils/jour

    Les consommations de pétrole des pays de l’OCDE ont baissé de plus de 700 mille barils/jour

                            Répétons-le! Ce ne sont pas les quelques dizaines de milliers de barils/jour en plus ou en moins importés vers la Chine qui détermineront l’équilibre du marché pétrolier après la fin des Jeux Olympiques, comme le raconte une Fable. Ce sont les consommations des pays de l’OCDE qui vont déterminer les tendances du marché. D’après l’Energy Information Administration américaine les consommations cumulées de l’OCDE des quatre premiers mois de l’année avaient baissé en moyenne de 720 mille barils par jour (FIG.) soit de 1,5%. Cette baisse importante est due essentiellement à la baisse des consommations américaines de 876 mille barils par jour sur ces quatre mois (-4,2%). Elle s’est d’ailleurs poursuivie au mois de Mai qui a enregistré une baisse de 906 mille barils/jour par rapport à il y a un an.Consoocde200804

                         Parmi les pays de l’OCDE le plus décevant sur ces quatre premiers mois de l’année est l’Allemagne qui a vu ses consommations de pétrole croître de plus de 5,3% soit 124 mille barils/jour de plus qu’en 2007, en raison de fortes consommations de fuel domestique. Le Japon également, englué dans ses centrales nucléaires abîmées par les tremblements de terre, brûle du pétrole pour générer de l’électricité. La France en raison d’un mois d’Avril fort (?) voit également ses consommations croître. Par contre, la Corée du Sud, l’Italie et la Grande-Bretagne participent aux économies.

                         La question de l’évolution de ces consommations durant 2008 reste posée. On le sait, au travers des statistiques hebdomadaires qui voient les stocks américains croître, malgré l’augmentation des exportations US de gasoil, les consommations américaines de cet été seront en fort retrait par rapport à celles de 2007. Il est raisonnable de penser qu’elles resteront en retrait de 800 mille à un million de barils/jour par rapport à celles de 2007. En espérant que nos amis Allemands éteindront leurs chaudières et laisseront leurs 4X4 au garage, il est possible de pronostiquer que les variations de consommations cumulées de l’OCDE par rapport à 2007  devraient tendre à la fin du mois d’Août, vers -800 mille barils par jour, ce qui ramènerait la croissance mondiale de consommation de pétrole aux environs de 200 mille (+ ou – 200 mille) barils/jour.

    Le 7 Août 2008.

  • Sanyo voit le marché de l’énergie photovoltaïque atteindre 40 à 45 GW en 2020

    Sanyo voit le marché de l’énergie photovoltaïque atteindre 40 à 45 GW en 2020

                          Sharp a projeté une taille du Marché photovoltaïque à 15 GW en 2012 (LIRE). Sanyo, lors de l’inauguration de sa nouvelle usine de Shiga au Japon a annoncé prévoir une taille de Marché annuel en 2020 comprise entre 40 et 45 GW. L’unité de compte de capacité de production industrielle dans l’industrie photovoltaïque va donc devenir assez rapidement le gigawatt. Pour l’instant Sanyo qui avait une capacité de production de 260 MW à la fin du mois de Mars 2008 a planifié d’atteindre 600 MW à la fin du mois de Mars 2011. L’usine de Shiga capable de produire 40MW de cellules fait partie de ce plan d’accroissement qui devrait atteindre une première étape de 340MW à fin Mars 2009.

                        Tetsuhiro Maeda, le patron de la division solaire de Sanyo, affirme vouloir porter la capacité de production de Sanyo à 4 GW en 2020, la moitié en technologie Silicium et l’autre moitié en technologie couches minces pour atteindre 10% de part de Marché mondial. Les possibilités d’évolution de ce marché sont gigantesques parce que les progrès technologiques possibles sont énormes. C’est la grande différence entre l’éolien quasiment au bout du rouleau technologique et le photovoltaïque dont les progrès attendus sont considérables. Bien sûr ces chiffres en 2012 et 2020 impliquent que les coûts du MWh photovoltaïque soient compétitifs et les ventes exemptes de toute subvention.Photovoltaique2020

    Le 6 Août 2008.

  • Verenium vend sa technologie de production de fuel éthanol de deuxième génération à BP pour 90 M$

    Verenium vend sa technologie de production de fuel éthanol de deuxième génération à BP pour 90 M$

    Verenium                   Verenium n’allait pas financièrement très bien, ce que traduisait son cours de bourse qui, au dessus de 6$ il y a un an, avait frôlé les 1$ au mois de juillet pour remonter vers les 2$ récemment. Verenium fait partie des multiples entreprises américaines qui veulent produire de l’éthanol à partir de déchets  ligno cellulosiques par un procédé d’hydrolyse acide, suivie d’une étape de fermentation puis d’une séparation de l’éthanol. Elle dispose d’une unité pilote à Jennings en Louisiane, aidée par des subventions du DOE. Elle a accordé une licence à Bioenergy Japan, une Société d’Osaka qui vient de construire une usine en Thaïlande de 3 millions de litres par an et qui a beaucoup travaillé sur les effluents. BP vient de former avec Verenium une SPE (Special Purpose Entity) 50/50 grâce à un apport de 90 millions de dollars qui seront versés à Verenium durant une période de 18 mois de fonctionnement de cette entité qui lui donne accès à la connaissance de la technologie. Par la suite cette alliance pourrait déboucher sur une association de type JV plus opérationnelle.

                             Cet achat permet à BP d’accéder, à peu de frais, à la  technologie artisanale et agricole d’élaboration des biocarburants de deuxième génération. Il est peu probable qu’il en fasse grand chose, sinon d’améliorer son image verte aux Etats-Unis.

    Le 6 Août 2008.