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  • Possibilité d’effondrement du pétrole ?

    Possibilité d’effondrement du pétrole ?

    Images_6 L’Iran et un certain nombre de pays producteurs, sont inquiets.
    En effet, ils parlent, à demi-mot, de possibilité de chute très forte des cours.
    "En cas de baisse continue des prix du pétrole, les quotas de sa production seront examinés au cours de la prochaine réunion de l’OPEP  ".
    La récession, l’inflation, tout cela menace les positions des pétroliers, mais aussi la modernisation des flottes automobiles, des parcs de machines, de chaudières, etc.

    On voit donc la coexistence de deux phénomènes : la paupérisation qui entraine une réduction non voulue, et l’investissement qui entraine une réduction voulue, et en même temps, le renchérissement qui amène à se poser des questions justement sur l’intérêt de ces investissements.
    Mais, là, l’alerte aura été trop importante et trop profonde, même si le pétrole redescend à des niveaux acceptables.
    Toute une génération en a été marquée, la possibilité du manque a été là.
    Manque, physique dans certains pays, manque par désolvabilisation dans d’autres.
    La leçon a été claire et efficace, surtout aux USA, désormais, il faut consommer moins, envolé l’ego du SUW, bienvenue la nécessité, impliqué par le mode de vie, en attendant la modification de celui-ci.
    La nuance, même si ce n’est qu’une nuance est importante, surtout pour ce consommateur géant.
    C’est la différence, pour les zétazuniens entre la dépendance et l’indépendance énergétique.

    Mardi 5 août 2008

  • La mission de Lula

    La mission de Lula

    Images Lula a bien appris son rôle de représentant de puissance émergente.
    Il représente fidélement le lobby du bio-carburant sucrier.
    En effet, quoi de plus différend que le Brésil, le Burkina-Faso, l’Inde ou la Chine ?
    La population fragilisée au niveau agricole par le cycle de Doha représenterait 4 fois la population du Brésil en Inde, et 5 fois en Chine.
    Comme disait Mao, on imaginerait le potentiel révolutionnaire de la paysannerie ruinée, affamée et sans emploi.

    De plus, s’entendre entre Chine, Inde, USA et Brésil, laisse beaucoup de monde de côté.
    On imagine aussi le nid de vipère de l’UE, le peu d’empressement des candidats-députés UMP en France à massacrer une clientèle électorale solide, qui lui assure une majorité inaltérable au sénat.
    Le Brésil lui-même est dans une situation fragile.
    Cela fait 5 siècles que son économie va de cycles en cycles, et à chaque fois, les possédants le juge "éternel".
    En plus cette évolution, elle-même se fait au dépens de tout aménagement de structure sociale.
    Le pays a peut-être la structure économique agricole la plus déséquilibrée.
    A côté de latifundia, au Brésil, il n’y a rien.
    A l’heure actuelle, les états producteurs d’alcool de cannes à sucre importent tout. Absolument tout. 

    "Le Brésil est une puissance d’avenir. Ce sera d’ailleurs toujours une puissance d’avenir" G. Clemenceau

    Mardi 5 août 2008

  • Ranimer la flamme ? Ou recherche…

    Ranimer la flamme ? Ou recherche…

    Images_9 … couillon de premier acabit ?
    Le gouvernement britannique met la pression sur EDF pour faire racheter British Energy.
    Le prix, gargantuesque déjà offert, sans rapport avec une valeur nulle ou négative devrait donc encore gonfler ?
    Pour avoir le droit de… dépenser encore plus d’argent ?
    Pour nettoyer le site des centrales et en construire d’autres ?
    A l’heure actuelle, même EDF n’a pas les reins assez solides pour construire une vingtaine de centrales nucléaires outre-manche, à moins, bien sûr de doubler le prix de l’électricité en France.

    Quand au "développement majeur" agité comme une carotte, il se ferait dans le cadre d’une économie privée, où EDF assumerait le risque économique, chose jamais vue dans le nucléaire.
    Partout dans le monde, ce sont les états qui, d’une manière ou d’une autre ont pris en charge ces constructions, l’exploitation pendant un temps assez long, le démantèlement, et, bien entendu, les risques éventuels, moins une obole des compagnies électriques et des assureurs.
    Mais, je vous rassure tout de suite, cette obole est plus que symbolique en cas d’accident, elle est même ridicule.

    mardi 5 août 2008

  • « Optimiser » le potentiel hydraulique en France…

    « Optimiser » le potentiel hydraulique en France…

    Images_2 On parle "d’optimiser" le potentiel hydraulique de la France, alors que ce potentiel est réduit aux gros barrages, et largement abandonné depuis le 19° siècle.
    Dans les photographies du début du 20°, on voit les cours d’eau utilisés en quasi totalité, et encore, à cette période, le monumental appareil qui équipait nos rivières était il -déjà- à l’abandon, devant l’assaut des combustibles fossiles.
    N’en déplaisent aux écologistes de tous poils, les fleuves, les rivières n’ont rien de sauvage en France, ce sont plutôt des "friches industrielles" qui auraient besoins de reconstruction.

    On préfère, à l’heure actuelle de grosses capacités de productions, alors que ce qui est le plus facilement faisable, c’est une capacité locale, pour des besoins locaux, et qui assurait, par le passé, bien des besoins énergétiques.
    Je crois que l’on serait incapable de dire, à l’heure actuelle, le montant de TEP (tonnes équivalents pétrole), produit par la France en 1800.
    Si le compte serait facile pour le charbon, un peu plus ardu pour le bois, il serait colossal mais impossible à établir pour l’éolien et l’hydraulique de l’époque, qui, à défaut d’être massif, était généralisé et décentralisé.

    Certainement, donc, pour le futur, une voie à (ré)-explorer.  D’ailleurs j’avais personnellement constaté dans des inondations en 1980, non seulement le côté énergétique des installations, mais aussi leur côté protecteur, fort bien pensé d’ailleurs, il y a quelques siècles.
    Pour ce qui est des barrages actuels, il serait bon qu’au lieu de la confiture aux cochons actuels (les dividendes), les sociétés, y compris EDF se soucient de l’entretien.

    Photo : GNU Free documentation license.

    Mardi 5 août 2008

  • Craquements de bulles…

    Craquements de bulles…

    Images_7 La bulle des matières premières a craqué au mois de juillet, les baisses se situent ainsi :
    – 32 % pour le gaz naturel,
    – 20 % pour le maïs,
    – 16 % pour le nickel,
    – 11.7 % pour le pétrole (WTI).
    La menace de réglementation de la spéculation par le congrès des USA montre l’étendue du poids des politiques, ainsi que la porosité entre milieu d’affaires et milieu politique
    En effet, si l’économie réelle a commencé à craquer, elle aussi, son recul est loin d’avoir eu encore une influence.

    Le recul des consommations aura une incidence, mais plus tard, pour propulser les cours vers le bas.
    Là aussi, la stabilité n’existe guère et les matières premières ont prouvées qu’elles pouvaient baisser fortement et longtemps.

    Mardi 5 août 2008

  • Entre la peur et la cupidité, c’est la première qui l’emporte sur les marchés de l’énergie

    Entre la peur et la cupidité, c’est la première qui l’emporte sur les marchés de l’énergie

                            "Fear and greed", la peur et l’appât du gain sont les deux moteurs des Marchés. Pour l’instant, sur les marchés de l’énergie, c’est toujours la première qui l’emporte. Les prix du gaz naturel au Henry Hub en Louisiane, support du Marché de New York, sont passés en dessous des 9$ le million de BTU, ils étaient au plus haut à 13.3$ le 2 Juillet (FIG.). La pseudo pénurie de gaz annoncée à fait un Flop, les centrales électriques consomment moins de gaz qu’attendu, la tornade Edouard ont perdu de sa vigueur, les investisseurs qui avaient des positions longues sur les futures du gaz naturel ont quitté le navire, les cours baissent. Pour le pétrole c’est la même chose, la publication demain, de stocks hebdomadaires en hausse pourrait pousser les cours vers les 110$/baril qui devrait être le point d’équilibre de la fin 2008. On n’entend plus les soi-disant spécialistes de Goldman Sachs et leur 150$/baril au mois d’Août, quand à ceux de Morgan Stanley et leur 200$ le baril à fin 2008, ils sont partis en vacances. Les fondamentaux ne sont plus ce qu’ils étaient. Même les cours du charbon se détendent, un vraquier n’attend plus que onze jours, au lieu de 13 il y a une semaine, au port de Newcastle en Australie pour embarquer son précieux chargement pour l’Asie! Wtigas200808

    Le 5 Août 2008.

  • Etats-Unis: le manque de disponibilités limite les ventes de voitures hybrides

    Etats-Unis: le manque de disponibilités limite les ventes de voitures hybrides

                              Le carnet de commande est plein, la liste d’attente comprend 300 clients, alors le vendeur de voiture hybride américain majore le prix catalogue de 3000 dollars. Ainsi va le commerce aux Etats-Unis: on brade les SUV’s mais on majore le prix des véhicules économiques, l’offre et la demande jouent dans les deux sens. Le manque de voitures économes en carburant limite les ventes à près de 27000 exemplaires au mois de Juillet, dont 20400 Toyota et 3400 Honda. En cumulé sur les sept premiers mois les ventes de 2008 sont stables par rapport à celles de 2007 à 210000 voitures hybrides vendues. Toyota n’avait pas anticipé l’engouement du début d’année et certains, jaloux, prétendent qu’il préfère les vendre au Japon, où elles sont, là aussi, très recherchées. Hybrides200807

    Le 4 Août 2008.

  • Ford et GM discuteraient de possibles coopérations pour réduire les coûts de développement

    Ford et GM discuteraient de possibles coopérations pour réduire les coûts de développement

      Breakingnews                                                           La crise de l’industrie automobile américaine aidant, il semblerait d’après des informations du journal bien placé pour savoir, "The Detroit News" que GM aurait contacté Ford pour analyser les possibilités de coopération dans le développement de futurs moteurs ou de futures transmissions.  GM apporterait même ses connaissances  dans le domaine des véhicules électriques avec son prototype Volt. Les premières réunions auraient été encourageantes. Ford et GM ont déjà collaboré dans le passé ave succès dans le développement d’une transmission à six vitesses largement utilisée par les deux Compagnies. Il faut aussi savoir que les trois grands américains ont déjà pris l’habitude de se rencontrer depuis de nombreuses années sur des programmes amonts en partie financés par le Department of Energy et par le consortium USCAR regroupant les trois américaines dans la recherche. C’est le cas pour le programme USABC (United States Advanced Battery Consortium) concernant les batteries pour divers véhicules électriques.

    A suivre.

    Le 4 Août 2008.

  • Flambée de la hausse des prix industriels et de leur composante énergie au mois de Juin en Europe.

    Flambée de la hausse des prix industriels et de leur composante énergie au mois de Juin en Europe.

                            Eurostat informe que les prix industriels (hors construction) de la zone euro ont augmenté au mois de Juin dernier, de 8%. Cette augmentation sans les prix de l’énergie n’est que de 4% (FIG.). Le trophée ce mois-ci revient à la Belgique dont les accroissements de prix hors énergie très maîtrisés à 2,6% sont multipliés par cinq avec les prix de l’énergie. A 12,8%, les quatre cinquièmes de l’augmentation des prix belge provient de l’énergie. Les autres victimes des prix du gaz naturel de la Mer du Nord sont les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Cette dernière affichant un chiffre record de hausse des prix industriels annuels proche de 20% dont près des 2/3 proviennent des prix de l’énergie. Heureusement que la part de l’industrie dans l’économie anglaise n’est pas très importante. La France à 7,3% et l’Allemagne à 6,7% d’augmentations apparaissent comme les bons élèves de la Zone Euro.Prixindus200806

    Le 4 Août 2008.

  • Biocarburants américains: objectif 50 tonnes de lignocellulose à l’hectare

    Biocarburants américains: objectif 50 tonnes de lignocellulose à l’hectare

    Mais1_2                      La réussite industrielle des biocarburants de deuxième génération nécessitera trois conditions essentielles: 1-des procédés simples et peu polluants, à la taille d’une exploitation agricole, 2- des ressources concentrées sur une surface réduite de territoire (quelques km2) et 3- une rentabilité acceptable. Seules quelques grandes unités seront opérées par l’industrie du bois qui dispose des infrastructures et des moyens logistiques pour approvisionner une usine importante, mais l’essentiel proviendra de petites unités agricoles ou urbaines, dispersées sur le territoire. Pour satisfaire aux conditions de concentration et de rentabilité, l’industrie des semences veut développer des plants (sorgho, switchgrass, miscanthus…) à l’aide des outils de la biotechnologie, qui permettront d’atteindre des récoltes annuelles de 50 tonnes de biomasse par an et par hectare. C’est le cas de l’américain Ceres qui travaille activement à la sélection de gènes qui multiplient le nombre de cellules des plantes et oriente les productions vers plus de parois de cellules faites de cellulose, d’hémicellulose et de lignine.

                            Sur la base de rendements de productions de 100 gallons d’éthanol (380 litres) par tonne de biomasse que devraient atteindre les usines de deuxième génération les plus performantes et pour un prix de commercialisation de l’éthanol de 2$/gallon (0,34 euros/litre), une usine produisant 10 mille barils par jour d’éthanol consommera 1,5 millions de tonnes de biomasse par an (4200 tonnes/jour) approvisionnées à partir de 30000 hectares de plantations, pour un chiffre d’affaire annuel de 200 millions d’euros. Telle est l’équation spatiale et économique posée. Bien sûr il sera impératif, pour sa pérennité, qu’une telle activité ne soit pas subventionnée. Un prix de la biomasse livrée à l’usine à 40 euros la tonne (2000 euros/hectare) serait acceptable.

                              Ces chiffres montrent qu’une usine basée sur des procédés complexes de type Ficher-Tropsch suivis d’hydrocraking catalytique (procédé Choren-Shell en Allemagne) ne peuvent pas être viables pour des unités de tailles moyennes ou petites. Elles seront donc peu nombreuses et les productions seront marginales. Par contre de petites usines agricoles de deuxième génération pourraient peu à peu supplanter et remplacer les productions actuelles à base de maïs.

    Le 4 Août 2008.