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  • Renault : atteinte qu syndrome GM.

    Renault : atteinte qu syndrome GM.

    Images Le donneur de leçon Carlos Goshn butte sur la réalité.
    La réalité, c’est la paupérisation de sa clientèle qui renonce aux grosses berlines, dans un marché qui globalement décline.
    Renault, va donc supprimer 6000 emplois, participant à la récession générale (5000 de structures et 1000 industriels).
    Le "cost-killing" (pressurer les fournisseurs) contribue aussi à la curée.
    Dans les deux cas, on voit la limite de la politique de voiture chère, dans un monde où tout le monde est gêné financièrement parlant.

    En même temps, protéger à tout prix la rentabilité financière et les marges (ce n’était pas forcément la politique d’ il y a trente ans) est terriblement réducteur.
    En effet, toutes les firmes automobiles qui ont privilégiées ce créneau sont en difficultés.
    Ce qui compte, sur le long terme, c’est la part de marché, la gamme, qui doit commencer par des véhicules peu coûteux, en carburant, à l’achat, en entretien.

    La performance de Goshn au Japon chez Nissan, était finalement très facile.
    On réduit, et on laisse aux autres le soin d’acheter les voitures que les nippons achètent de moins en moins.
    Maintenant, fini la rigolade pour les "prophètes".
    Le ventre du monde, les USA, sont en récession, probablement aussi l’Europe.
    Les constructeurs automobiles ne peuvent plus, dans leur mentalité d’assistés, compter sur "les autres" pour acheter leurs produits.
    C’est le Fordisme ou la mort pour eux.

    Samedi 26 juillet 2008.

  • Les cours du gaz naturel illustent l’évolution des cours de l’énergie

    Les cours du gaz naturel illustent l’évolution des cours de l’énergie

                           Il a été déjà souligné ici combien il est important de suivre les cours du gaz naturel sur le NYMEX, annonciateurs d’une possible évolution des cours du pétrole en raison du caractère fortement spéculatif du processus d’établissement des cours de ces formes d’énergie qui ne souffrent d’aucune pénurie, ni aux USA, ni dans le monde. Un "energy strategist" de la Société Générale, Michael Haigh, affirme que "la demande n’est pas forte" et que la Marché pourrait connaître "une fin 2008 très bearish". Alors les cours n’arrêtent pas de chuter (FIG.) et tout le monde espère l’arrivée d’un prochain ouragan sur le Golfe du Mexique pour stopper le mouvement plongeant qui pourrait se propager sur les cours du pétrole.Coursgaz200807

                        On attend avec impatience les commentaires des "spécialistes", les mêmes qui nous expliquaient que la hausse ne reflétait que les fondamentaux du Marché et qui vont nous expliquer maintenant pourquoi les cours de l’énergie ne peuvent que descendre dans les jours à venir.

    Le 26 Juillet 2008.

  • Stabilisation ou réduction de la consommation mondiale de pétrole pour les 15 ans à venir

    Stabilisation ou réduction de la consommation mondiale de pétrole pour les 15 ans à venir

                         La répartition des consommations de pétrole en 2007 pour une moyenne quotidienne de 85,4 millions de barils était répartie pour 49 millions dans les pays de l’OCDE et pour 36,4 millions dans les pays NON OCDE. Les consommations annuelles de pétrole par habitant présentent de très grandes variations d’un pays à l’autre, d’une zone économique à l’autre (FIG.). Elles vont de 0,9 baril par habitant en Inde à 26 barils au Canada. La moyenne mondiale est aux environs de 5 barils par habitant, celle de l’Europe des 27 est de 11 barils, celle des pays de l’OCDE de 15 barils et chaque américain consomme plus de 25 barils par an. Devant l’ampleur de ce problème plusieurs analyses sont possibles. Il en est deux extrêmes, forcément porteuses de catastrophes, qui sont régulièrement évoquées. Consoparhabitant_2

                          La première position politique est de reconnaître le droit des pays en développement tels que la Chine et l’Inde à accroître librement leurs consommations, à émettre sans contrainte des gaz à effet de serre, avec pour objectif un rattrapage plus ou moins rapide du retard accumulé par rapport au pays de l’OCDE qui eux, avec leurs 1,2 milliards d’habitants, conservent leurs niveaux de consommation actuels. C’est le scénario catastrophe que nous vivons.

                          La deuxième position extrême, comme l’a déclaré un lecteur de ce blog c’est "de vivre Gandhi", est de ramener toutes les consommations  au niveau de celle de l’Inde ou à peu près (garderait-on les ambulances et les hôpitaux?). Position de pur idéologue qui n’a que bien peu de chance de trouver son public.

                          La seule voie possible est de trouver le ou les scénarios qui permettraient de réduire cette dispersion des consommations en partant des deux extrêmes à savoir une réduction des consommations des pays OCDE et une croissance maîtrisée des PAYS NON OCDE, tout en conservant ou en réduisant légèrement la consommation moyenne mondiale par habitant pour tenir compte des  mouvements de croissance démographique. Un scénario résultant d’un accord mondial entre nations qui fixerait un certain nombre de règles et d’objectifs serait préférable à l’alternative d’une résolution barbare du problème.

                           Une approche, parmi d’autres variantes possibles, serait de demander aux pays de l’OCDE de mettre en place des politiques permettant de réduire leurs consommations tous les ans d’un million de barils par jour, avec pour objectif de porter à terme les consommations moyennes de l’OCDE à 10 barils par habitant et par an. Un tel scénario qui est très proche ce ce qui est en train de se passer spontanément, sous la pression des prix en 2008, demanderait 16 ou 17 ans  pour atteindre l’objectif de réduction d’un tiers des consommations. Cette réduction des consommations de 16 à 17 millions de barils par jour des pays OCDE pourrait être en tout ou partie utilisée pour accroître le niveau de vie des pays les plus défavorisés. La répartition des consommations en millions de barils par jour  OCDE/NON OCDE de 49/36 actuelle pourrait ainsi devenir 33/50 en un peu plus de 15 ans (FIG.).Consoocdenonocde_2

                  La réduction d’un tiers en seize ans des consommations de pétrole des pays de l’OCDE est un objectif réaliste. Elle devrait même être supérieure à un tiers (50%) en Amérique du Nord, ou le gaspillage est le plus important et où les progrès immédiats sont les plus faciles.

                      La vertu d’un tel scénario est de maintenir stable ou légèrement décroissante la consommation mondiale de pétrole dans les quinze ans à venir (FIG.).

                             Si les nations ne s’engagent pas raisonnablement vers de tels objectifs, au travers d’un accord mondial sur l’Energie qui dépasserait les problèmes d’émissions de CO2, la poussée des prix sur le Marché, les crises économiques qui en résulteraient et la naissance de conflits armés destructeurs se chargeraient d’assurer l’inéluctable équilibre entre l’offre et la demande. Une politique de l’énergie sera obligatoirement mondiale.

    Le 26 Juillet 2008.

  • Les limites du tourisme.

    Les limites du tourisme.

    Images_3 Le tourisme se révèle un cadeau empoisonné pour bon nombre de pays.
    Non content de paralyser tout véritable développement, il contribue à la création d’une infrastructure en bâtiment très (trop) importante et pèse fortement sur les ressources hydriques, à un moment où elles sont faibles.
    Le touriste consomme deux fois plus d’eau qu’un habitant local, et le tourisme de luxe, 3 fois plus qu’un tourisme ordinaire. Piscines, espaces verts et golfs…
    la population du pourtour méditerranéen passe de 150 millions d’habitants à 400 en pleine saison.

    On voit les problèmes que cela pose à l’Espagne, mais, tous les pays sont concernés.
    Là aussi, la solution viendra peut être du choc énergétique.
    Les déplacements, plus rares et plus coûteux freineront une progression que certains voient atteindre pour le pourtour la bagatelle de 637 millions de résidents estivaux en 2025.
    Bien entendu, les personnes qui font ce genre de projections reprennent stupidement les projections passées pour les reporter à l’avenir.
    Elles font l’impasse sur la paupérisation et sur la crise énergétique.

    Et elles ne pose pas la question : à quand les guerres de l’eau, le stress hydrique étant démultiplié par les politiques de privatisations.

    Vendredi 25 juillet 2008

  • FORD ECOnetic.

    FORD ECOnetic.

    Images_2 Les efforts de Ford pour sortir des véhicules plus sobres sont désormais méritoires, bien qu’il semble que ce soit désormais trop  tard.
    8.7 milliards de $ de pertes aux deuxième trimestre 2008 sont la rançon de l’aveuglement/complicité, vis-à-vis des pétroliers.
    Là, Ford, sort un véhicule aux antipodes de la Ford de Starsky et Hutch (25 litres au 100), pour " l’ECOnetic Fiesta (la consommation) est de 3,7 l/100 km sur route et de 3,2 l/100 km sur autoroute ".

    "L’amélioration aérodynamique (son coefficient de traînée est de 0,33), une réduction du poids, des pneux moins sensibles aux frottements, et l’amélioration du process de lubrification moteur   ".
    Comme on voit, des choses très révolutionnaires, si révolutionnaires qu’on n’aurait pas pu les faire avant.
    Reste qu’il est bien tard. Sans doute trop tard pour Ford et consorts aux USA, dont les ventes sont encore constituées de 60 % de véhicules lourds et très peu sobres.
    La "manie de la marge" a plombé les constructeurs US, délaissant les parts de marchés, ils l’ont payés chers et certains font, sans doute, les mêmes erreurs.

    vendredi 25 juillet 2008

  • Réaction d’internaute…

    Réaction d’internaute…

    Images "N’en faisons pas un fromage. Mme Lauvergeon s’est excusée : "Lors d’une conférence de presse sur la base nautique des Girardes (Vaucluse), non loin du site nucléaire de Tricastin, Mme Lauvergeon a également réitéré ses excuses pour l’émotion suscitée et promis des indemnisations aux agriculteurs et maraîchers autour de l’usine Socatri.".
    Elle s’est excusée de "l’émotion", pas des fuites. Et elle a ajouté qu’en d’autres temps cet incident serait passé inaperçu. Et oui, le plus préoccupant, ce sont les fuites dans la presse ! Sans cela, pas d’émotion, ça passe inaperçu.
    Sur le site web AREVA en milieu de semaine il y avait : "SOCATRI renouvelle ses regrets pour les inconvénients suscités par l’incident et ses conséquences médiatiques."En clair, on s’excuse des fuites dans la presse, et de ne pas avoir pu tout camoufler comme d’habitude ! (Déduisez en que la presse est dangereuse, et le nucléaire inoffensif, que la France est transparente et mérite le nucléaire)  ".

    Je trouve cette réaction d’ internaute savoureuse et je me permets donc de la publier in-extenso.
    Difficile de dire pourquoi le mur du silence s’est rompu après tant d’années.
    Mais, c’est désormais un fait. Après, il sera difficile de faire rentrer le génie dans sa bouteille.
    On nous annonce plein d’EPR. C’est peut-être pour cela.
    Les centrales françaises sont vieilles désormais et comme tout équipement industriel qui vieillit, il a besoin d’entretien, de maintenance.
    Toutes les opérations concernant les tuyauteries sont les opérations de maintenance les plus classiques.
    80 % de celle-ci ayant été externalisées, on peut donc se douter que les contaminations ne sont pas d’hier.
    Ne nous leurrons pas, vue l’âge des centrales, il en faudra de plus en plus.
    Là aussi, la seule solution est de planifier la baisse des consommations.

    Musique de détente : "Non, ne t’éveilles pas encore…", et après, mangez bien vos 6 légumes venus des coteaux du Tricastin.

    Vendredi 25 juillet 2008

  • EDF Energy relève ses tarifs électriques de 17% et gaziers de 22%… en Grande-Bretagne.

    EDF Energy relève ses tarifs électriques de 17% et gaziers de 22%… en Grande-Bretagne.

    Electriciteeuropejuil2007                              La facture énergétique de la deuxième partie de 2008 sera salée dans de nombreux foyers européens. EDF Energy, la filiale britannique de notre leader national, informe ses clients d’augmentations substantielles des prix au détail, pour la deuxième fois de l’année, de 17% pour l’électricité et de 22% pour le gaz en raison de la montée des prix de ses approvisionnements. Les prix du charbon ont augmenté de 70% depuis la dernière augmentation et ceux du gaz de 63%. Tout le monde a été surpris que ce soit EDF qui commence le second train de hausses de l’année. Ses concurrents affirment que pour l’instant ils n’y avaient pas pensé! Mais tout le monde s’attend à une revalorisation généralisée des tarifs.

                             La hausse d’EDF représenterait, d’après Reuters,  une dépense supplémentaire de près de 4 Livres par semaine pour un foyer anglais moyen qui s’approvisionne pour les deux ressources auprès d’EDF, c’est donc important. Il est donc à prévoir la poursuite de l’impact important de l’énergie sur l’inflation en Europe au deuxième semestre.

    Le 25 Juillet 2008.

  • L’effet thermoélectrique : une des voies pour économiser de l’énergie à bord des véhicules.

    L’effet thermoélectrique : une des voies pour économiser de l’énergie à bord des véhicules.

                          A partir du moment où un véhicule dispose d’une batterie et d’un moteur électrique il est possible, à bord de ce véhicule, de récupérer diverses formes d’énergies, de les transformer en énergie électrique pour l’utiliser directement ou la stocker dans la batterie. Un exemple visible est l’utilisation d’un panneau solaire en guise de toit de la voiture, ce qu’a décidé Toyota pour tous ses futurs véhicules hybrides ou électriques. Une autre idée est de récupérer sur les véhicules hybrides une partie des pertes thermiques provenant des gaz d’échappement du moteur au moyen de dispositifs thermoélectriques. C’est une des raisons pour lesquelles un grand nombre de laboratoires travaillent à l’amélioration des propriétés de ces matériaux, afin d’amener leur rendement à des valeurs économiquement acceptables.

    . Thermo

                           Les matériaux sont caractérisés par leur coefficient de mérite ZT qui dépend de la température de fonctionnement, du coefficient de Seebeck qui les caractérise et de leurs conductibilités électriques et thermiques. (Pour plus de détails on lira l’article français de Wikipedia qui est très bien fait). Les professionnels considèrent que les premières applications grand public nécessiteront des matériaux présentant des coefficients de mérite de l’ordre de trois, pour présenter des rendements électriques permettant de justifier les prix de ces produits.

                          Joseph Heremans de l’Université de l’Ohio vient d’annoncer qu’il venait de faire faire un net progrès aux alliages classiquement utilisés à base de tellurure de Plomb dopés au Sodium en remplaçant le dopant par du Thallium (FIG.). Avec 2% de Thallium par rapport au Plomb il arrive à atteindre un coefficient de mérite de 1,5 aux températures proches de celles des gaz d’échappement.

                         J. Heremans ne perd pas espoir d’accroître encore cette caractéristique sur de nouveaux matériaux.

                          Aux USA le Department of Energy  finance des recherches sur ces matériaux. Une autre idée en utilisant les propriétés de refroidissement de ces matériaux, serait de les utiliser pour refroidir les sièges de voitures permettant ainsi d’améliorer le bilan énergétique du conditionnement d’air, en amenant le froid localement.

    Le 25 Juillet 2008.

  • L’Arctique contiendrait plus de 20% des réserves mondiales conventionnelles de gaz et de pétrole

    L’Arctique contiendrait plus de 20% des réserves mondiales conventionnelles de gaz et de pétrole

                             L‘US Geological Survey (USGS) a réalisé, à partir des connaissances géologiques du moment, une estimation des ressources de gaz et de pétrole de l’Arctique (LIRE). Sur un ensemble de 33 bassins, l’USGS a retenu 25 bassins où la probabilité de trouver du gaz ou du pétrole était supérieure à 10%. A partir de cette approche probabiliste l’organisme a estimé les réserves globales de gaz et de pétrole de l’Arctique, récupérables avec les méthodes actuellement développées, à 412 milliards de barils, soit plus de 20% des réserves mondiales. Ces réserves, sur ce territoire qui représente 6% de la surface terrestre (42 fois la surface de la France) seraient constituées de 90 milliards de barils de pétrole, de 44 milliards de gaz liquéfiable et de 278 milliards de barils équivalent pétrole de gaz naturel soit respectivement 13%, 20% et 30% des réserves mondiales.Usgsrservesarctiquesmap

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                           L’Arctique est donc très riche en gaz (FIG.II) grâce aux réserves de l’Ouest de la Sibérie (WSB sur la carte), de l’Est de la mer de Barents (EBB) et de l’Alaska (AA).Arctiquegaz

                      Les réserves de pétroles (FIG.III) et de condensats de gaz (liquides) sont abondantes en Alaska, dans l’Ouest Sibérien et à l’Est du Groenland (EGR).Arctiqueliquides

                    84% de ces réserves estimées seraient situées sur des champs offshore. Nul doute que dans le futur, au fur et à mesure des prospections, ces chiffres de réserves seront affinés.

    Le 24 Juillet 2008.

  • FMI : le génocidaire silencieux

    FMI : le génocidaire silencieux

    Images Comment exterminer une population sans risques de se faire accuser en justice, traduire devant un tribunal ?
    Le FMI l’avait trouvé, faire des prêts "conditionnés", qui répandait la pandémie de tuberculose aux pays sortant du communisme, à l’inverse, à chaque fois que cette rigueur monétariste se desserrait, l’épidémie reculait.
    Cette conclusion provient des chercheurs de l’université de Yale et de ceux de Cambridge.
    Le monétarisme, donc, n’a qu’une finalité, c’est empêcher les gouvernements de subvenir aux besoins des populations.
    Pendant ce temps là, la masse monétaire destinée à jouer aux sous (spéculations), gonflait à chaque seconde.

    Bien sûr, on peut voir le même mécanisme à l’oeuvre contre la pandémie de Sida, et le pareil appliqué au système de soins étazuniens, qui lui réussi une performance : des résultats très médiocres couplés avec un coût délirant.
    Bien entendu, cette "manne" bénéficie à une minorité et plus à la population.
    Bien sûr, certains trouveront à redire sur le fait que cet article soit dans le "blog énergie".
    La première force de travail, la plus ancienne, c’est l’homme.
    On peut en voir les effets économiques dans les pays ou les hommes adultes sont décimés par le sida.
    Autre remarque : dans la Russie actuelle, 90 % de la population dit regretter le communisme. On aurait voulu le réhabiliter, on ne s’y serait pas pris autrement.

    Jeudi 24 juillet 2008