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  • Nouvelle de brut.

    Nouvelle de brut.

    Images Un nouvel article dans "Terre de brut".
    Pour l’auteur, on a constaté une remontée en puissance de la production saoudienne et Irakienne.
    La remontée saoudienne a été longue, délicate et laborieuse.
    Et pour lui, les ultimes marges de manoeuvres ont été consommées, avec de lourdes retombées à l’automne.
    En réalité, ce témoignage (trop) pessimiste est trop noir pour un certain nombre de raisons.
    D’abord les sacrifices se répartiront inégalement.
    Celui qui ne consomme rien, ne perd rien.
    Celui qui consomme beaucoup, va s’apercevoir qu’il peut consommer beaucoup moins.

    C’est certaines activités qui vont énormément pâtir, comme le transport aérien (le 1/4 de la consommation), et la réaction sera rapide : fermetures des lignes les moins fréquentées, dépôts de bilans, choix de moyens de transports alternatifs.
    Sera touchée aussi une activité, finalement pas très utile, le tourisme.
    D’une manière générale, le tri sera vite fait entre l’important, le vital et l’accessoire.
    L’accessoire va énormément souffrir.
    Pour l’indispensable, il faudra investir, c’est ce qui se passe et une réduction de consommation à hauteur de 2 % l’an n’apparait pas comme démesurée, mais comme un effort assez moyen.
    Bien entendu, si les états et les classes politiques percutent, cela peut aller beaucoup plus vite.
    Le pétrole obéit à la loi générale : recettes – dépenses = solde. Dans ce cas là, la recette diminue, mais la dépense est susceptible de s’effondrer encore plus rapidement.
    On peut s’attendre, donc, à des cours en dents de scie. Une remontée brutale fera baisser brutalement les consommations, jusqu’à ce que la flambée des cours amène une nouvelle vague d’économies.

    Dimanche 20 juillet 2008

  • OMC : la fin d’une époque.

    OMC : la fin d’une époque.

    Images_3 Il parait que la libéralisation du commerce est bénéfique à tous.
    Bien entendu, on fera l’impasse sur la liste des pays qui ont des déficits commerciaux "GEANTS".
    " L’UE a épuisé ses marges de manoeuvre et ne peut pas aller plus loin". L’union européenne, cette nef des fous, ne va nul part.
    Les prises de positions des gouvernements sont trop divergentes et à part les britanniques, complètement décervelés dans leur soutien au libre-échange, les intérêts sont trop contradictoires.
    En outre, la plupart des pays ne sont pas prêts à renoncer à leur sécurité alimentaire, d’autant que la crise alimentaire qui se déroule semble encore loin de s’apaiser.

    Quand à l’apparatchik dirigeant l’OMC, Pascal Lamy, il prend lui des airs tout à fait soviétiques.
    Les lendemains vont chanter.
    Le ministre brésilien Celso Amorim (citant Goebbels), crée lui la polémique : "si l’on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient la vérité  ".
    Pour P Lamy, les bénéfices se chiffreraient de 50 à 100 milliards de $ par an.
    1/3 iraient aux pays émergents le reste au pays développés.
    Dans son idéologie, il ne s’aperçoit pas que ces chiffres représentent "peanuts" (0,1 à 0.2 % du pib mondial), que c’est hors d’état de créer une dynamique, et que, de toute façon, ces chiffres, mêmes vrais ne bénéficieraient qu’à une poignée de "compradores".
    En tout cas, existerait il des structures et des transports bon marchés pour ce commerce "bienfaisant" supplémentaire ?

    Dimanche 20 juillet 2008

  • L’avenir éolien ? Du vent !

    L’avenir éolien ? Du vent !

    Images_2 L’éolien est dans le collimateur en France.
    Les pouvoirs publics vont durcir la législation, grâce à la DPPR (direction prévention pollutions et risques), car considérées comme installations risquées et polluantes.
    On ne rit pas.
    Le seul effet est de créer un parcours du combattant, enfin, surtout à éviter que des mal-inspirés, des moins-que-rien, viennent se mettre dans l’idée d’installer des centrales éoliennes pour leur compte.
    L’électricité, c’est un truc de grand(e compagnie).

    Bien sûr, la procédure pour l’installation de centrales de toutes sortes, y compris nucléaires, sera plus aisé qu’installer une centrale éolienne.
    Autant dire, on crée un oligopole éolien, ce qui est le but de la manoeuvre.
    Celle-ci fut facile, il suffit de s’appuyer sur les caractériels locaux qui refuse toute nouveauté, sauf les leurs.

  • Etats-Unis: les consommations en produits pétroliers auraient baissé de 3% au premier semestre 2008

    Etats-Unis: les consommations en produits pétroliers auraient baissé de 3% au premier semestre 2008

    Api_logo1                              L‘American Petroleum Institute estime que les consommations américaines de produits pétroliers à 20,08 millions de barils/jour durant le premier semestre 2008 ont baissé de 630 mille barils/jour, soit de 3% par rapport à celles de la même période l’année précédente. Il faudra attendre les chiffres mensuels de l’EIA pour disposer de chiffres plus précis. On peut cependant noter que la demande d’essence globalement en baisse de 1,7% sur le semestre a été en retrait de 2% durant le deuxième trimestre et de 3,2% au mois de Juin, ce qui laisse à penser que la consommation de carburant était en phase de réduction durant cette deuxième partie du semestre, sous la pression des prix à la pompe.

                           Une telle nouvelle qui était anticipée à partir des données des quatre premiers mois de l’année (LIRE), devrait  encourager l’Agence Internationale de l’Energie à poursuivre ses révisions de consommations mondiales à la baisse et par contre coup, à pousser les cours du brut vers plus de sagesse encore.

    Le 20 Juillet 2004.

  • Les Groupes japonais veulent normaliser les batteries au Lithium-Ion pour véhicules électriques

    Les Groupes japonais veulent normaliser les batteries au Lithium-Ion pour véhicules électriques

                           Les futurs leaders des véhicules écologiques sont  japonais. Leaders en tant que fabricants de véhicules hybrides ou électriques avec Toyota, Honda, Nissan, Mitsubishi Motors mais aussi leaders en tant que concepteurs et producteurs de batteries, sans lesquelles aucun véhicule électrique n’est concevable, avec Sanyo, Panasonic EV Industry, GS-Yuasa, AESC-NEC,etc. Alors tout ce beau monde et quelques autres ont décidé de standardiser les batteries de type Lithium-Ion pour véhicules sous la haute autorité du METI (Ministère de l’Economie, du Commerce (trade) et de l’Industrie). Ils voudraient en particulier normaliser les tests électriques et mécaniques mais aussi les tests de sécurité. Enfin ils voudraient définir les modes de charge ou plus précisément les modes de dialogues entre chargeur et batterie,  pour que la conception de bornes de recharge universelles soit rendue possible.

                           Ce leadership incontestable des Groupes japonais dans le domaine, en comparaison avec des industriels américains ou européens quasiment tous largués, montre l’avance des industries nippones acquise par des millions d’heures de recherche et de développement de ces Sociétés et de leurs sous-traitants méconnus du public mais combien stratégiques. La révolution énergétique accélérée par la flambée des prix de l’énergie et la prise de conscience écologique du grand public, permet ainsi au Japon d’affirmer sa primauté technologique dans le domaine des économies d’énergies dans le secteur du transport. L’établissement et la généralisation de normes japonaises apportera un avantage supplémentaire aux industries nippones sur leurs concurrents étrangers.Toyotaenergie

    Le 20 Juillet 2008.

  • Honda repousserait à plus tard la production de véhicules hybrides en Chine

    Honda repousserait à plus tard la production de véhicules hybrides en Chine

    Hondacivichybrid                            Honda devait établir une production de Civic hybrides en Chine pour 2009. D’après le Shangai Daily ce projet serait reporté sine die, sur l’argument que les consommateurs chinois ne seraient pas encore suffisamment sensibilisés aux problèmes environnementaux et donc pas assez mâtures pour bien accueillir des véhicules écologiques. En fait il semblerait que le prix de ces véhicules soit un vrai obstacle à une vente de masse et que la décision d’instaurer une aide financière par l’Etat chinois fasse l’objet de discussions animées au sein des instances dirigeantes.

                       Le fait que Toyota ait décidé de produire la nouvelle gamme Prius aux Etats-Unis peut également inciter Honda à privilégier une production sur le marché américain très demandeur de ce type de véhicules.

    Le 20 Juillet 2008.

  • Tous les taxis de New York City devraient être hybrides en 2012

    Tous les taxis de New York City devraient être hybrides en 2012

    Cab1                  Avec la montée des prix de l’essence à plus de 4 dollars le Gallon, la plupart des dix mille taxis new-yorkais ont vu leur marges quotidiennes qui étaient de l’ordre de 100 dollars par jour s’effondrer à 30 dollars environ. Le maire de la ville, M. Bloomberg, ne veut pas leur accorder le droit d’appliquer une surcharge carburant de 1 ou 2 dollars par course. Cependant une catégorie de chauffeurs de taxis sauvent les meubles: ce sont les 1300 propriétaires de taxis hybrides déjà en service à New York. Ce nombre devrait croître de 300 par an grâce à un effort de Nissan qui a promis 200 modèles Altima hybrides, GM et Ford qui de leur côté accordent 50 exemplaires chacun (une vraie misère). En 2012 les taxis devront pouvoir parcourir au moins 30 miles par gallon (moins de 7,8 litres aux cent kilomètres) ce qui implique qu’ils soient hybrides. A la cadence de livraison actuelle il n’est pas nécessaire d’être un grand mathématicien pour voir que l’objectif 2012 ne sera pas tenu.

                        L’offre de modèles économes aux USA, fait vraiment défaut, mais la pression de la demande est tellement forte que cette offre verra bien un jour son aboutissement. Les grands constructeurs américains ont vraiment accumulé un retard considérable dans la technologie hybride, par rapport au leader Toyota et son suiveur Honda.

    Le 19 Juillet 2008.

  • Les prix du pétrole vont-ils poursuivre leur folie financière, ou revenir sur les tendances longues?

    Les prix du pétrole vont-ils poursuivre leur folie financière, ou revenir sur les tendances longues?

                         La crise des "subprimes" durant l’été 2006 a sifflé le signal de la débandade financière des Fonds de Pensions et des cagnottes des Universités américaines, pour quitter le navire des prêts immobiliers qui prenait l’eau de toutes parts. La tourmente financière qui s’en est suivie et qui sévit encore, a d’autre part rendu les investissements en Actions très risqués. Alors des milliards de dollars se sont massivement investis sur le marché étroit des matières premières et de l’énergie: les "commodities", par l’intermédiaire d’indices composites, sortes de paniers de la ménagère, regroupant plusieurs produits allant du pétrole aux abats de porcs maigres en passant par le gaz, les métaux et les céréales. On a vu alors des cours du pétrole brut WTI passer d’une croissance raisonnable de 10 dollars par an qui stimulait intelligemment l’offre, à des variations de cours jamais vus jusque là, de 10 dollars par mois. Les cours ainsi atteints ont altéré la demande (FIG.). Seul ce transfert massif de fonds de l’immobilier et du Marché des actions vers les commodities peut expliquer la rupture de pente évidente, aucun évènement géopolitique nouveau majeur entre le deuxième semestre 2006 où les cours baissaient et le premier semestre 2008 où les cours s’envolaient ne peut sérieusement justifier ce revirement du marché.Courswti200807

                          Le caractère financier de cette hausse partant de l’été 2007 est peut-être encore plus net sur les cours du gaz naturel au Henry Hub à New York (FIG. II) qui ont, jusqu’à ces derniers jours, accompli une ascension jamais égalée jusqu’à 13.5 dollars le million de BTU, alors qu’aucune pénurie de gaz naturel n’était perceptible dans le monde.Gaz200807
                       Devant ce phénomène brusque de nombreux exégètes sont venus justifier a posteriori ces phénomènes financiers avec tout un tas de bonnes raisons mais qui étaient toutes aussi vraies auparavant citons pour mémoire: le peak oil, l’incapacité de l’Arabie Saoudite de produire plus de 12 millions de barils par jour (alors que le Marché ne lui en achète que moins de 10 millions), l’insuffisance des capacités mobilisables en réserves en cas de coup dur, l’Iran et le détroit d’Ormuz, l’Irak et les attentats, les grèves au Brésil, les mouvements de résistance au Nigeria, etc.

                         Mais voila cette phase d’emballement financier des cours aura joué un rôle éminent dans le monde: celle de sensibiliser les industriels, les consommateurs et leurs dirigeants de la nécessité d’une approche plus économe des modes de vie ou de fonctionnement. Les consommateurs américains ont fortement réduit leurs achats de 4X4 et le nombre de leurs trajets en voitures, les constructeurs automobiles japonais ont accéléré leurs programmes de véhicules électriques, les gouvernements des pays en développement ont réduit leurs ruineuses subventions aux carburants, les compagnies aériennes vont mettre à la casse leurs vieux avions de lignes et fermer des lignes peu rentables. Alors, quasi miraculeusement les consommations de carburants se replient aux USA, elles le feront de même dans tous les pays appartenant à l’OCDE. Un pourcent de consommation en moins représente 500 mille barils/jour d’économies. Il n’est pas utopique de penser que les pays de l’OCDE, sous la pression des prix, pourraient réduire d’au moins 2% par an en moyenne leur consommation de pétrole, ce qui libèrerait le million de barils/jour supplémentaire nécessaire aux pays émergents. Aurait-on atteint un pallier de consommation mondiale autour de 85 millions de barils par jour?

                       Mais alors que vont devenir les cours du pétrole et ceux du gaz, me direz-vous? Il est clair que depuis quelques jours les financiers quittent à toute vitesse ces marchés comme le montre le décrochement de la courbe des cours du gaz naturel au Henry Hub(FIG.II). Mais la question qu’il faut se poser est en fait la suivante: les capitaux flottants vont-ils avoir un autre point de chute que ceux des "commodities" pour s’investir? Les cours de Bourse sont bas, les Groupes financiers se vendent à la casse, les Groupes pétroliers diversifiés vont être des valeurs refuge recherchées en cas de remontée des cours, il va falloir suivre une reprise éventuelle de la Bourse pour savoir si dans un mouvement de retour de balancier habituel les fonds ne se mettent pas à quitter le bateau "commodities" pour rejoindre le bateau amiral du marché des actions. Un tel mouvement est à mon avis probable, il s’accompagnerait d’un retour des cours du brut vers les 110$ (+ ou – 10$) le baril ce qui serait sur la  vertueuse tendance longue.

    Le 19 Juillet 2008.

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  • Bulle pétrolière explosive.

    Bulle pétrolière explosive.

    Images_3 Les bulles se suivent, se ressemblent, s’aggravent et explosent, en faisant toujours, toujours plus de victimes.
    La bulle immobilière avait vu doubler les prix, plus rarement multiplié par trois.
    La bulle pétrolière et la bulle alimentaire, elles ont largement dépassé ce ratio.
    Si pour la majorité des gens, au moins dans l’économie de tous les jours c’est une bonne nouvelle, car passer à une économie plus sobre et plus économe demande temps et argent, les dégâts seront au moins, aussi grave que ceux de la bulle immobilière, déjà considérables, et en beaucoup moins de temps.
    11, 14 16 dollar de baisse pour le baril, on peut penser raisonnablement que la bulle pétrolière vient

    d’éclater.
    Il y a une double conséquence, d’abord un changement de mentalité.
    Après un épisode pareil, c’est toute une génération qui vient d’intégrer les économies d’énergie et la nécessité d’être sobre.
    C’est une leçon dure, sévère, mais qui devrait perdurer et même  propulser la "société civile" dans une évolution  que les hommes politiques, trop perméables aux lobbys énergétiques, n’ont pas voulus, jusqu’à maintenant impulser. 
    Enfin, s’il y a détente, il y aura des remontées, sans doute pas au même niveau, mais qui serviront de "piqures de rappels".
    Enfin, il apparait que toute l’ingénierie financière n’a pas protégé l’économie réelle contre les dérives, mais les a accrus.
    Enfin, on s’aperçoit que la rentabilité de certains secteurs économiques, est, sur long terme, très réduite.

    Samedi 19 juillet 2008
    Hors règlementation, ni le transport aérien, ni le transport par camion ne dégage de marges de rentabilité correct. Ce n’est pas nouveau.

  • L’énergie nucléaire.

    L’énergie nucléaire.

    Images_2 C’est, économique, comme l’EPR,
    c’est propre, comme Tricastin,
    C’est renouvelable, comme le pétrole.
    Que des qualités.
    Bien sûr, on voit que beaucoup de "fuites" se produisent en ce moment, mais ce que l’on a du mal à voir, c’est la nature des fuites.
    C’est plus des fuites dans l’information qui ont l’air de se généraliser, que les fuites sur le terrain, car les fuites physiques, avaient l’air d’être aussi généralisées, voire banales que cachées.

    Bien sûr, mettre l’ensemble des installations nucléaires sous haute surveillance est une évidence, dont on attend toujours la réalisation, et dont on voit qu’elle est un argument sur le papier, mais guère mis en pratique.
    Bien entendu, on sait que certaines installations sont dangereuses.
    Une autre évidence serait leur fermeture.
    Encore une autre évidence serait que l’autorité chargée de la surveillance ait des pouvoirs de contraintes, de sanctions, que ces contraintes et sanctions soient immédiatement applicables et massives, pour être dissuasives, contrairement à celle de l’ASN, indicatives, jamais sanctionnées et dont les recommandations se perdent dans les brumes du futur.

    Image : Une personne (notre photo)vient d’être interpellée à la suite de la fuite nucléaire du Tricastin.
    Le suspect, d’origine chinoise est actuellement entendu par l’ASN.

    Samedi 19 juillet 2008.