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  • La nouvelle donne…

    La nouvelle donne…

    Images "C’est une stratégie qui créera des millions de nouveaux emplois bien payés et qui ne pourront être délocalisés  ", B. Obama a promis un investissement massif dans les énergies renouvelables.
    On peut penser aussi que les économies d’énergies ne seront pas oubliées.
    Vu le retard américain, colossal, en la matière, une simple modernisation ferait baisser la consommation de plus de moitié.
    Mais, apparemment, les deux candidats principaux ne sont pas en reste sur ce point.
    On peut donc, raisonnablement escompter une inflexion significative, déjà commencée, par la société américaine et une accélération du mouvement.

    Ces deux politiciens, bénéficieront, l’un ou l’autre de plusieurs fenêtres pour lancer une nouvelle politique.
    D’abord, parce que dans les mentalités, les choses mûrissent.
    Le consommateur, pragmatique en diable ne verrait absolument aucun inconvénient à réduire ses consommations, et donc ses factures à confort égal.
    Ceux qui n’auront pas les moyens de payer ou plutôt ceux qui n’ont déjà plus les moyens de payer deviennent économe, par force.
    En même temps, le cercle de pouvoir à Washington se décompose.
    Le complexe bancaire vient de se noyer tout seul, le complexe militaro-industriel est plombé par deux guerres, le complexe énergétique par son représentant de commerce à la maison-blanche et par les prix.
    Le nouveau président aura donc une opportunité forte.
    Pendant le même temps, on voit clairement les limites de l’expansion de la production classique par les lobbys énergétiques.
    Les investissements sont démesurés, pour un résultat faible, simplement maintenir la situation en l’état.

    Samedi 19 juillet 2008

  • Le rebond américain.

    Le rebond américain.

    Images_2 Al Gore se distingue et surfe sur un mouvement profond de la société américaine, contre l’establishment.
    Les Yankees ont pour habitude, lorsqu’ils identifient un problème d’y consacrer toute l’énergie et toutes les ressources possibles pour le résoudre.
    C’est ce qui fait la plastique de la société, et ses revirements, souvent étonnants, sans arrière-pensée, à mille lieux de l’habitude européenne de dissoudre le peuple, indigne de l’aristocratie qui la gouverne.
    La politique économique de Lincoln fut un de ces revirements, le new deal aussi.
    Aujourd’hui, c’est l’american way of life qui pose problème et sa gabegie énergétique.
    Mieux, tout le monde, là-bas en prend conscience et prend conscience qu’il faut agir.

    Et agir, c’est quoi ? Bush a agi, il a dit que l’american way of life n’était pas négociable et pour cela a envahi l’Irak et l’Afghanistan.
    Il voudrait bien aussi se payer l’Iran, mais les prétoriens sont hostiles (après tout ceux de Rome préféraient aussi bénéficier des douceurs de "protéger" l’empereur à Rome, que de guerroyer aux frontières).
    Bien sûr, on peut investir, pour accroitre l’offre.
    Mais l’investissement est d’ailleurs de plus en plus lourd, financièrement, politiquement et techniquement.
    C’est souvent, ces signes d’investissements démesurés et avec très peu ou sans rendement, qu’on a vu le glas d ’empires multiples, Khmer, maya, romain, Parthe et plusieurs empires chinois.
    Gore décloisonne le système, fond toutes les crises en une crise unique et finalement, c’est la partie d’Alexandre, face au noeud gordien.
    C’est toutes les crises qu’il faut affronter, ensemble, pour les résoudre toutes.
    Laisser les "spécialistes", tel Ben Bernanke affronter une crise partielle est sans issue.
    En même temps, l’alternative finalement est la moins couteuse, la plus simple, la plus évidente.
    Il faut cesser de compliquer l’usine à gaz, qui n’en a plus besoin.
    "Ce qui nous importe est que souffle l’ouragan et qu’il désigne désormais la cause humaine centrale de cet épouvantable effondrement d’un système de civilisation : le système lui-même.  "
    Résoudre la crise énergétique, la crise tout court est simple. Il faut des objectifs clairs et compréhensibles de tous,  à court terme.
    42 ans pour réduire de 50 % les GES est idiot, 10 ans est tentable.
    Même si on sait que l’on n’y arrivera pas, le chemin accompli sera gigantesque et l’effort restant, résiduel, même si le plus gros reste à faire. En effet, les structures seront en place et fonctionneront.

    Vendredi 18 juillet 2008

  • La passoire…

    La passoire…

    Images Donc la vérité s’est levé sur l’état réel de la sécurité nucléaire en France. C’est une passoire.
    En fait de "culture de la sécurité", on a eu droit à l’amateurisme et au je-m’en-foutisme le plus élémentaire et le plus complet.
    D’abord avec des terrils d’uranium abandonné, ensuite par des contaminations cachées pendant 30 ans, et la plus élémentaire des pannes industrielles, c’est à dire la rupture de canalisation qui arrive…Il y a plusieurs années de cela
    Bien entendu, ce genre d’incident doit être légion, et non isolé.

    Car, s’il y a eu " sous-investissement dans la sécurité, la protection de la santé humaine et de l’environnement  ", c’est généralisée, car c’est un coût brut.
    Et l’économie actuelle veut réduire les coûts. Donc, banalement, on a laissé filé la radio-activité dans la nature et par de multiples fuites, dont la réparation et encore moins la recherche, était le cadet des soucis des "responsables".
    Le Rhône, entre autre, est devenue une poubelle, poubelle dont on se sert amplement en agriculture.
    Quand aux "normes" AIEA et OMS, elles n’engagent que ceux qui y croient (ou font semblant d’y croire), les conseilleurs n’étant pas les payeurs…

    Image : le nouveau logo de la sureté nucléaire.

    Vendredi 18 août 2008

  • Zone Euro: la vigueur des exportations à fin Avril arrive à limiter le déficit commercial du aux poste « énergie »

    Zone Euro: la vigueur des exportations à fin Avril arrive à limiter le déficit commercial du aux poste « énergie »

                          A la fin du mois d’Avril nous dit Eurostat, le déficit du poste "énergie" dans la Zone Euro atteignait 100 milliards d’euros, cumul de 4 mois à 25 milliards de déficit sur ce poste, en aggravation de 29 milliards d’euros par rapport à 2007 à la même époque (FIG.). Malgré ce handicap le déficit cumulé commercial global se maintient à moins de 10 milliards de déficit (-8,6 milliards) en raison de superbes exportations qui à 520 milliards d’euros, sont en croissance de 9% par rapport à celles de 2007. Hors poste énergie, les exportations progressent de 8% (+36 milliards) par rapport aux quatre premiers mois de 2007 alors que les importations ne progressent que de 4% (+16 milliards).Balanceenergie200804

                           En cumul annuel le rythme actuel conduirait la Zone Euro à un "trou énergie" de 300 milliards d’euros. Ce chiffre permet de comprendre l’importance de réduire chaque année de quelques points de pourcents les consommations d’énergies dans la Zone Euro qui réduiront de plusieurs milliards la facture énergétique en jouant à la fois sur les volumes et les prix unitaires du baril de pétrole ou de la tonne de charbon importé.

    Le 18 Juillet 2008.

  • Transcanada va investir 7 milliards de dollars dans un oléoduc qui relliera l’Alberta au Golfe du Mexique.

    Transcanada va investir 7 milliards de dollars dans un oléoduc qui relliera l’Alberta au Golfe du Mexique.

    Keystoneproject_2                      Alors que certains parlent d’épuisement des ressources, de fin du pétrole, de domination des énergies renouvelables, d’autres plus pragmatiques, conscients que le monde ne sera pas refait, une fois de plus, en une semaine anglaise, investissent dans les infrastructures susceptibles de transporter le pétrole ou le bitume dilué des lieux de production vers les raffineries. C’est pourquoi un des leaders nord-américains du transport de gaz et de pétrole, Transcanada, en association avec ConocoPhillips et peut-être Valero, envisage de construire un nouvel oléoduc, en complément du pipeline Keystone existant, qui permettra de relier Hardisty dans l’Alberta aux raffineries du Golfe du Mexique dès 2012 (FIG.). Sa capacité de transport serait de 500 mille barils par jour, ce qui portera la capacité de transport de l’ensemble à 1,1 millions de barils/jour. Celle ci par l’adjonction de stations de pompage supplémentaires pourrait être portée ultérieurement à 1,5 millions de barils/jour.

    Le 18 Juillet 2008.

  • La chute des cours du gaz américain amplifie le mouvement de retrait des cours de l’énergie

    La chute des cours du gaz américain amplifie le mouvement de retrait des cours de l’énergie

                          Il a été souligné ici, depuis quelques semaines, que la spéculation sur les cours du gaz et de ceux du pétrole connaîtrait une phase de retournement. Il avait été souligné que, compte tenu du caractère très spéculatif des cours du gaz sur le Henry Hub, ce sont eux qui donneraient en premier le signal de la débandade. Il semblerait que ce signal ait été clairement donné ces derniers jours, en l’absence de tornade sur le Golfe du Mexique.  Un retour vers les 7 ou 8 dollars le million de BTU est du domaine du probable. Quand aux cours du pétrole ils vont dépendre de la vitesse avec laquelle les informations sur les consommations des américains vont être diffusées et relayées. Mais Jeffrey Currie et Giovanni Serio de Golman Sachs hier maintenaient toujours leur "prévision" de 149$ le baril de brut à la fin de l’année. (Notez qu’ils n’ont pas osé dire 150$ ce qui prouve que le doute a progressé, au Poker on dirait que c’est un mauvais coup de "bluff"). Il est une certitude: "les cours du pétrole ne monteront pas jusqu’au ciel" (LIRE).Coursgaz2008juil

    Le 18 Juillet 2008.

  • Il faudra 15 ans et 200 milliards de dollars pour rendre les véhicules à pile à combustible compétitifs estime le NRC.

    Il faudra 15 ans et 200 milliards de dollars pour rendre les véhicules à pile à combustible compétitifs estime le NRC.

    Nrc1                          Malgré les énormes travaux de recherche et de développement menés dans le monde et plus particulièrement au Japon, la technologie des piles à combustibles a beaucoup de mal à monter à bord d’un véhicule (Honda va produire 200 véhicules hors de prix en trois ans, LIRE). Ce constat que tout le monde peut faire, en listant les espoirs déçus par les technologies de PAC durant les 40 dernières années, a été réalisé dernièrement par le National Research Council américain (LIRE). Cet organisme de l’Académie des Sciences, qui est chargé de la définition des grandes orientations de l’Administration américaine en termes de recherche ne perd cependant pas espoir. Il préconise de poursuivre les efforts de R & D dans ce domaine et il estime qu’il faudra investir dans les 15 ans à venir 55 mrds de dollars pour l’Administration et 145 mrds de dollars pour l’industrie privée, afin d’aboutir en 2023 à un véhicule compétitif produit à plusieurs millions d’exemplaires.

                           Il est une certitude: la technologie des PAC aura une possibilité de s’imposer le jour où l’homme saura produire et distribuer de l’hydrogène à bon marché et en grandes quantités. C’est une condition nécessaire non satisfaite à ce jour. Il n’est pas évident qu’elle le sera dans 15 ans.

                          Requête: Messieurs du gouvernement qui gérez nos maigres deniers, oubliez donc la PAC et ses mirages! Financez en attendant une recherche de pointe sur la synthèse à moindre coût et en grandes quantités de l’Hydrogène, en évitant impérativement de partir du méthane! La source d’énergie primaire privilégiée pourrait être l’énergie solaire et partez du principe que les prix des cellules photovoltaïques seront divisés par 10 ou par 20 en 10 ans.

    Le 18 Juillet 2008.

  • Al Gore lance un défi: 100% de l’électricité US d’origine renouvelable d’ici à dix ans!

    Al Gore lance un défi: 100% de l’électricité US d’origine renouvelable d’ici à dix ans!

    Algore                           Dans un discours prononcé à Washington, Al Gore a lancé un défi à la future Administration des Etats-Unis: sortir des solutions qui échouent et lancer un grand programme pour que 100% de l’électricité américaine soient d’origines renouvelables (solaire, éolienne, géothermique) d’ici à 10 ans. Il compare un tel projet au programme Apollo  de Kennedy qui en 1969, a voulu que des astronautes américains marchent un jour sur la Lune. Il part d’un constat très sombre (crise financière, crise de l’énergie, conflits en Irak et en Afghanistan, réchauffement climatique) pour justifier une nouvelle approche plus radicale des problèmes américains. Mais "promettre quelque chose pour dans 40 ans n’a aucune signification pour le public", affirme-t-il. Il faut donc un programme plus ambitieux, sur 10 ans, qui nécessiterait la reconstruction complète du réseau électrique, sur l’ensemble du territoire, pour relier entre elles toutes les sources d’électricité renouvelable. Il faut lancer un vaste programme de véhicules électriques (Plug-in) et modifier les modes d’imposition: "nous devons taxer ce que nous brûlons et non pas ce que nous gagnons".  Il cite en particulier une phrase choc d’un dirigeant de l’OPEP: "L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres".

                                 Il est très peu probable que dans 10 ans l’électricité américaine soit totalement d’origine renouvelable, mais la radicalisation du propos montre que ce genre de discours a un certain écho au sein de la population américaine qui se met à douter de l’avenir de son pays. N’oublions pas que Gore est d’abord un homme politique qui se positionne ainsi dans la partie la plus radicale du Parti Démocrate.

    LIRE le discours d’Al Gore sur son Blog.

    Le 18 Juillet 2008.

  • « Ajustement » des prix du gaz.

    « Ajustement » des prix du gaz.

    Images_4 G W Bush a eu un mérite. Faire haïr tout ce qu’il représente.
    C. Lagarde (et son boss), pareil.
    Elle parle "d’ajustements" des prix du gaz, pour ne pas parler de "hausses", car le locataire de l’Elysée n’a rien à refuser à son enfant chéri, la société née de la fusion GDF-Suez.
    Il faut d’ailleurs aller sur la presse étrangère, pour voir autre chose que des bêlements de satisfaction.
    On jettera des cacahouètes aux plus pauvres, et la classe moyenne (au dessus de 1000 euros, c’est à dire d’une moyenne médiocrité), sera pressurée.
    Au terme d’une telle évolution, aux USA 72 % des américains ne peuvent plus voir leur président, et 82 % leurs représentants…

    la crise énergétique et économique va entrainer la "Elstinisation" (lire : carbonisation totale), des politiques en place.
    Face à tous les problèmes de la vie courante des populations, les hommes politiques, perroquets sans cervelles sont incapables de dire autre chose que "le libéralisme c’est bien".
    Avec bien entendu, aucun résultat, autre que des statistiques truquées, servant à justifier une politique ayant largement échouée.
    Ou en est la prochaine inflexion ? A savoir les politiques MASSIVES d’économies d’énergie ? Nulle part !
    Dans 42 ans, on aura réduit de moitié les rejets de GES, disent ils. On pourrait faire beaucoup plus, et cesser de s’occuper des actionnaires de GDF-Suez, espèce complètement inutile, nuisible et malfaisante.
    Le conformisme a ce point là, c’est l’absence totale d’idée personnelle.

    Jeudi 17 juillet 2008

  • Borloo, borl’eau, vous avez dit borl’eau ?

    Borloo, borl’eau, vous avez dit borl’eau ?

    Images_3 Borloo s’intéresse à la qualité de l’eau, c’est d’autant méritoire pour lui.
    Il veut tester toutes les nappes phréatiques à proximité des centrales.
    Donc, on n’aura même pas eu besoin d’un Tchernobyl pour qu’on ait nos zones interdites "bien d’chez nous" (et oui, je regrette feu Jean Nohain).
    "qu’il se penche sur la situation radio-écologique de l’ensemble des sites nucléaires et que l’on vérifie notamment l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises  ".
    Je savais pas que Borloo était affilié à "sortir du nucléaire", "greenpeace" ou "Amis de l’apéro la terre".

    On peut voir les limites de "la culture de la sécurité".
    En effet, il n’y a aucun risque… mais ne contrôlons surtout rien.
    Ce n’est guère sérieux. Après les déchets nucléaires du Tricastin, installés à l’air libre, comme un vulgaire terril de houille, lessivé par les pluies, contaminant la nappe phréatique, on peut voir que cette "culture" était un simple argument médiatique.
    En effet, la sécurité semble assurée de façon correcte dans l’exploitation.
    Mais si a un bout de l’échelle, on fait n’importe quoi, il y a de quoi inquiéter.
    En effet, à quoi sert prétendre faire les choses dans les règles de l’art, si, à l’autre bout, pour les déchets les moins dangereux, on se contente de la rivière, de la décharge municipale, ou d’un simple terril ?
    Il ne peut y avoir d’exceptions, ni de déchets "sans importance".
    En même temps,  prétendre, comme certains benêts de service que "les normes sont en dessous des normes OMS" est idiot.
    D’abord parce que les normes de l’OMS sont plus politiques que médicales, ensuite, Il faudrait avoir fait les mesures de radio-activité, sur tout le territoire, depuis le début du nucléaire, et non pas une mesure qui tombe du ciel, la première depuis 30 ans.
    S’il y a une chose que l’on peut déduire de la réaction de M. Borloo, c’est que rien n’a été fait et que l’obscurité la plus totale, règne.
    "Dysfonctionnement",  c’est comme cela qu’on appelle un comportement qui mériterait plutôt le nom de "porcin".

    Jeudi 17 juillet 2008